La Convention contre le dopage est un instrument juridique international de référence dans la lutte contre le dopage et est la marque d’un engagement concret et concerté dans cette voie.


La Convention a été ouverte à la signature le 16 novembre 1989 et est entrée en vigueur le 1er mars 1990. Depuis lors, elle a été ratifiée par 52 Etats et ouvert à la signature d’Etats non-membres du Conseil de l’Europe. Elle a été adoptée par l’Australie, le Bélarus, le Canada et la Tunisie. La Convention n’a pas pour objectif de créer un modèle uniforme de lutte contre le dopage mais d’établir un certain nombre de standards et de règlements communs engageant les Etats Parties à adopter des mesures législatives, financières, techniques, éducatives et autres.

Le but principal de la Convention est de promouvoir une harmonisation nationale et internationale des mesures à prendre contre le dopage. Dans leurs dispositions constitutionnelles, chaque partie contractante s’engage à :

  • Créer un organe de coordination national ;
  • Réduire le trafic de substances dopantes et l’usage d’agents dopants interdits ;
  • Renforcer les contrôles anti- dopage et améliorer les techniques de détection ;
  • Soutenir des programmes d’éducation et de visibilité ;
  • Garantir l’efficacité des sanctions prises contre les contrevenants ;
  • Collaborer avec les organisations sportives à tous les niveaux y compris au niveau international ;
  • Recourir aux laboratoires antidopage accrédités.
     

En outre, la Convention décrit la mission du Groupe de Suivi établi pour suivre sa mise en œuvre et réexaminer périodiquement la Liste des substances et méthodes interdites qui se trouve en annexe du texte principal.

Un Protocole additionnel est entré en vigueur le 1 avril 2004, il a pour but d’assurer la reconnaissance mutuelle des contrôles anti-dopage et de renforcer la mise en œuvre de la Convention par un système de contrôle obligatoire.