Les discours de haine qui s’expriment tant en ligne qu’hors ligne et leurs répercussions sur les sociétés européennes sont une source majeure de préoccupation pour le Conseil de l’Europe ; en effet il s’agit bien souvent de manifestations de discrimination qui constituent, ou peuvent entraîner, des violations des droits de l’homme.

Le Comité des Ministres a fait du Conseil de l’Europe la première et la seule organisation internationale et intergouvernementale à avoir adopté une définition officielle du discours de haine. Les instances politiques de l’Organisation, l’Assemblée parlementaire et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, conjointement avec le Comité des Ministres, ont adopté des chartes et des recommandations énonçant des lignes directrices et établissant des normes en matière de droits de l’homme à l’intention des Etats membres pour les aider à lutter contre le discours de haine et à prendre des mesures pour soutenir les victimes.

La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance surveille les problèmes de racisme, de xénophobie, d'antisémitisme, d'intolérance et de discrimination. Basé sur des résultats de surveillance, l'ECRI a publié la Recommandation de politique générale N°15 sur la lutte contre le discours de haine, qui fournit aux États membres du Conseil de l'Europe,  des lignes directrices pour contrer ce phénomène.

L’Organisation combat le discours de haine et la discrimination dans le cadre des travaux qu’elle mène avec les Etats membres, les organisations européennes de la société civile et les organes de défense des droits de l’homme à travers la Conférence des ONG internationales, le Commissaire aux droits de l’homme, la Cour européenne des droits de l’homme et des programmes pour promouvoir la démocratie, les droits de l'homme et l'Etat de droit.