Clause de non-responsabilité
 
16 mai 2019 Niv. 1
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Création de l'alerte : 10 avr. 2018 Turquie

Des journalistes détenus en raison de publications sur les réseaux sociaux critiquant l'opération militaire à Afrin

1 Journaliste en détention
Source de la menaceEtatique
CatégorieDétention et emprisonnement de journalistes
Auteur FEJ/FIJ
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ
Au moins quatre journalistes ont été arrêtés lors de raids de police depuis le 20 janvier 2018 dans le cadre de la répression visant des individus ayant partagé des commentaires critiques concernant l'opération "Rameau d’olivier" lancée par l'armée turque contre la ville syrienne d'Afrin.
Le journaliste de Van, Idris Yılmaz, a été arrêté le 21 janvier à la suite d'une descente de police à son domicile dans la province de Van. Il a été arrêté le 23 janvier 2018 pour "propagande terroriste". Sa maison a été perquisitionnée par la police le 20 mars 2018 et, selon son épouse, les membres de sa famille ont été intimidés.
Le 22 janvier, Ishak Karakaş, rédacteur en chef du journal Halkın Nabzı et chroniqueur pour Artı Gerçek, a été arrêté lors d'une descente de police chez lui à Istanbul. Un tribunal d'Istanbul a officiellement arrêté Karakaş le 26 janvier. Ses publications sur les médias sociaux critiquant l'opération de l'armée turque à Afrin ont été retenues comme preuves pénales.
La journaliste de l'agence de presse Mezopotamya, Seda Taşkın, a été placée en détention le 22 janvier suite à une descente de police à son domicile à Ankara. Taşkın a été arrêtée le 23 janvier pour "appartenance à une organisation terroriste".
Le 23 janvier, Haydar Ergül, rédacteur en chef du magazine Demokratik Modernite, détenu depuis son interpellation à l'aéroport de Diyarbakır le 16 janvier, a été arrêté par un tribunal d'Istanbul pour "propagande terroriste" et "appartenance à une organisation terroriste".
Mises à jour
Nouveau 16 mai 2019
Le 15 mai 2019, Seda Taşkın a été acquittée des charges de “soutien à des groupes terroristes" par la Cour d'appel, mais a été condamnée à un an et 11 mois de prison pour "propagande terroriste". Sa peine a été ajournée.
Nouveau 05 avr. 2019
Le 5 avril 2019, la 22ème Haute Cour Pénale d'Istanbul a rendu une décision provisoire décidant la libération de Haydar Ergül, en attente de son procès. Le tribunal l'a placé sous contrôle judiciaire : il est frappé d'une interdiction de quitter le territoire et doit se présenter au commissariat de police le plus proche une fois par mois. Le tribunal a fixé au 28 juin 2019 la date de la prochaine audience.
Nouveau 05 avr. 2019
Le 26 mars 2019, la 28ème Haute Cour Pénale d'Istanbul a condamné İshak Karakaş pour "diffusion systématique de propagande en faveur d'une organisation terroriste" et l'a condamné à une peine de prison d’un an, six mois et 22 jours. Le tribunal a accordé un sursis.
21 janv. 2019
Le 17 janvier 2019, la cour d'appel a rendu une décision provisoire ordonnant la libération de Seda Taşkın dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel. Le 10 octobre 2018, la 2e Haute Cour pénale de Muş avait condamné Taşkın à une peine totale de 7,5 ans d'emprisonnement - 4 ans et 2 mois d'emprisonnement pour avoir "aidé une organisation terroriste sans en être membre" et à 3 ans et 4 mois d'emprisonnement. pour "propagande en faveur d'une organisation terroriste". La décision a été portée devant la cour d'appel.
07 janv. 2019
La période de détention initiale d’Idris Yılmaz devait prendre fin le 16 mai 2018. Il est toutefois resté en prison en raison d’une nouvelle enquête ouverte en février 2018, sous le chef d'accusation "d’appartenance à une organisation terroriste". Le 3 janvier 2019, la cinquième chambre du tribunal pénal de Van a condamné İdris Yılmaz à une peine de six ans et trois mois d'emprisonnement pour ce chef accusation. Le 31 décembre 2018, son avocat a introduit un recours devant la Cour constitutionnelle.
12 oct. 2018
Le 10 octobre 2018, la deuxième haute cour criminelle de Muş a condamné Seda Taşkın à un total de sept ans et six mois de prison. La Cour a condamné le journaliste à trois ans et quatre mois de prison pour "propagande en faveur d'une organisation [terroriste]" et à quatre ans et deux mois pour "avoir aidé et encouragé une organisation [terroriste] sans en être membre". La journaliste est actuellement détenue à la prison pour femmes de Sincan.
25 sept. 2018
Le 18 septembre 2018, la 28ème chambre de la haute cour pénale d'Istanbul a décidé de lever la mesure de contrôle judiciaire contraignant le défendeur s'enregistrer chaque semaine auprès des autorités, mais a rejeté la demande de levée de l'interdiction de quitter le territoire.
09 mai 2018
Le rédacteur en chef du quotidien local d'Istanbul Halkın Nabzı et éditorialiste d'Artı Gerçek, İshak Karakaş, a été libéré sous contrôle judiciaire lors de sa première audition lors de l'audience du 8 mai 2018.
Suites données
21 janv. 2019
Soulagé d'apprendre la lbération de Seda Taşkın , le Représentant de l'OSCE espère qu'elle sera acquittée en appel.
12 oct. 2018
Le représentant de l'OSCE est consterné par la condamnation à 7,5 de prison prononcée par la deuxième haute cour pénale de Muş à l'encontre de la journaliste de Seda Taşkın pour "aide et assistance à une organisation terroriste sans y appartenir".
Journalistes en détention

Actuellement en détention (1) :

Idris Yılmaz
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15 mai 2019 Niv. 1
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Création de l'alerte : 15 mai 2019 Grèce

La voiture de Mina Karamitrou, journaliste de CNN Grèce, détruite par une bombe

Source de la menaceInconnue
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur CPJ FEJ/FIJ
Aucune réponse
Auteur CPJ FEJ/FIJ
Du liquide inflammable placé sous la voiture de Mina Karamitrou a explosé le 14 mai 2019 vers 2h30 du matin, alors que la voiture était garée devant le domicile de la journaliste à Papagou, dans la banlieue nord d'Athènes, selon les informations de la presse locale. La voiture a été détruite mais personne n'a été blessé, selon les médias. Karamitrou est journaliste spécialiste des affaires de police pour l'édition grecque de CNN, d'après sa page de présentation sur le site web de la chaîne. Elle travaille aussi pour la chaîne privée OPEN TV.
La police a ouvert une enquête sur l'attentat à la bombe, selon le site d'information grec Skai.
CNN Grèce a condamné l'attaque dans un communiqué, la qualifiant d' "attaque contre le monde journalistique tout entier".
Le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, a condamné l'attaque sur Twitter, la qualifiant de " atteinte délibérée " à la liberté de la presse et affirmant que les auteurs devront répondre de leurs actes. Le syndicat de journalistes des quotidiens d'Athènes (ESIEA) a condamné l'attaque et déclaré que la “violence,les menaces et le chantage ne forceront pas nos collègues à se taire".
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15 mai 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 15 mai 2019 Turquie

Le journaliste Yavuz Selim Demirağ violemment agressé

Source de la menaceInconnue
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur FEJ/FIJ RSF
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ RSF
Le journaliste turc Yavuz Selim Demirağ a été violemment attaqué par un groupe d'hommes non identifiés armés de battes de baseball, le vendredi 10 mai 2019 à Ankara. L'agression a eu lieu après que le journaliste, critique du président Recep Tayyip Erdoğan, a fait une apparition dans une émission de télévision dans la soirée. Il a été immédiatement emmené à l'hôpital avec un nez cassé et un traumatisme cérébral, d'après son journal Yeniçağ. Six personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque ont été arrêtées puis libérées un jour plus tard au motif que les blessures du journaliste ne mettaient pas sa vie en danger.
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14 mai 2019 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 05 oct. 2015 Turquie

La journaliste du quotidien Cumhuriyet Canan Coşkun risque 23 ans de prison pour insulte

Source de la menaceEtatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ
Auteur FEJ/FIJ
La journaliste du quotidien Cumhuriyet Canan Coşkun risque plus de 23 années de prison. Elle est accusée d'avoir “insulté des fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions” dans un reportage affirmant que des membres du personnel judiciaire de haut niveau ont eu la possibilité d'acquérir des résidences à prix réduit auprès d'un office public en charge de projets immobiliers.
La journaliste du quotidien Cumhuriyet Canan Coşkun avait rapporté qu'une lotterie destinée à sélectionner les acheteurs de résidences d'un projet immobilier développé dans le quartier Başakşehir à Istanbul avait été truqué en faveur d'un groupe de juges et procureurs ayant des liens avec le parti de la Justice et du Développement (AKP), le parti au pouvoir.
Mises à jour
Nouveau 14 mai 2019
Canan Coşkun a été arrêtée le 10 mai 2019 en raison de l'amende impayée de 12 600 TL au paiement de laquelle elle avait été condamnée pour "insulte à un fonctionnaire". Le 11 mai 2019, Canan Coşkun a comparu au Palais de Justice d'Istanbul après avoir passé une nuit en garde à vue. Elle a été libérée après paiement de l'amende.
27 janv. 2017
Le 26 janvier 2017, la deuxième Cour pénal de 1ère instance d'Istanbul a condamné la journaliste Canan Coşkun à une amende de 12.600TL pour son reportage sur l'acquisition par des juges et procureurs de logements à tarifs préférentiels .
Réponses de l'État
Suites données
17 mars 2016
La Commission de Venise préconise que l'article 301 du Code pénal turc (Dénigrement de la Nation turque, de l'Etat de la République turque, les organes et les institutions de l'Etat) soit ré-écrit et amendé dans le but d'éclaircir et de préciser les notions qu'il contient La mise en oeuvre de cette disposition devrait aussi être limitée aux déclarations incitant à la violence et à la haine.
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09 mai 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 09 mai 2019 Azerbaïdjan

La journaliste azerbaïdjanaise Osmanqizi victime de harcèlement et de menaces de divulgation de photos intimes

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur CPJ RSF
Aucune réponse
Auteur CPJ RSF
Le 7 avril 2019, en Azerbaïdjan, la chaîne de télévision pro-gouvernementale Real TV a diffusé un enregistrement, que CPJ a vérifié, qui comprenait des extraits d'une conversation privée entre la journaliste de télévision en ligne Sevinc Osmanqizi, qui vit aux États-Unis, et un autre journaliste qui vit en Europe. Au cours de l'émission, un présentateur de Real TV a accusé Mme. Osmanqizi de mener des activités contre l'Azerbaïdjan. Osmanqizi anime une émission de télévision en ligne, "Osmanqizi TV", qui traite de questions politiques en Azerbaïdjan et met en vedette des personnalités de l'opposition politique d'Azerbaïdjan. Elle a déclaré au CPJ que la conversation qui a fait l'objet d'une fuite avait eu lieu début avril grâce à la fonction d'appel audio de Facebook, et qu’elle ignorait comment Real TV avait obtenu l'enregistrement de la conversation.

Le 21 avril, Real TV a diffusé un autre segment, que CPJ a passé en revue, au cours duquel un présentateur a menacé de publier des photos intimes de la journaliste dans sept jours, à moins qu'elle ne cesse son émission de télévision en ligne et ne présente des excuses. Il ressort d’un examen de sa page YouTube mené par le CPJ, qu’à la date du 7 mai, Mme Osmanqizi continuait de diffuser son émission.
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09 mai 2019 Niv. 1
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Création de l'alerte : 09 mai 2019 Fédération de Russie

La police russe frappe au moins un journaliste et en arrête deux lors des manifestations du 1er mai à Saint-Pétersbourg.

Source de la menaceEtatique
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur CPJ RSF
Aucune réponse
Auteur CPJ RSF
Le 1er mai 2019, un groupe d'au moins cinq policiers a agressé puis arrêté Timur Hadjibekov, un photojournaliste indépendant travaillant sous le nom de George Markov, et arrêté Oleg Nasonov, un photojournaliste de la chaîne d'information en ligne Dva Stula de Saint-Pétersbourg, alors qu'ils couvraient une marche du 1er mai, selon Nasonov et Hadjibekov, qui se sont entretenus avec le CPJ et des médias locaux.

Des policiers se sont approchés de Hadjibekov et de Nasonov, qui se trouvaient à proximité des manifestations, auxquelles participaient plusieurs partis politiques et militants qui criaient des slogans anti-Poutine ; Hadjibekov s'est identifié comme journaliste et la police l'a ensuite frappé dans les côtes et à la tête puis arrêté, a-t-il déclaré au CPJ. Nasonov a déclaré au CPJ que la police l'a attrapé et l'a jeté à terre avant de l'arrêter. Hadjibekov a déclaré que les policiers l'avaient emmené dans un poste de police sans donner de raison pour son arrestation et l'y avaient détenu pendant environ deux heures. Il a ensuite été transporté à l'hôpital pour recevoir des soins pour ses blessures, a-t-il dit au CPJ.

Des agents ont dit à Nasonov qu'il était en état d'arrestation pour avoir désobéi à un policier, et l'ont gardé au poste de police pendant environ quatre heures, a-t-il déclaré au CPJ. Lorsqu'il a été libéré, les policiers ont déclaré qu'il avait été accusé d'atteinte à l'ordre public et qu'il serait tenu de comparaître devant le tribunal. Selon le code administratif russe, il pourrait être condamné à une amende de 10 000 à 20 000 roubles (152 à 305 dollars) s'il est reconnu coupable.
M. Hadjibekov a déclaré qu'il avait l'intention de déposer une plainte officielle contre la police de Saint-Pétersbourg. Nasonov a déclaré au CPJ qu'il avait l'intention de soumettre son cas à la Cour européenne des droits de l'homme.
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09 mai 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 09 mai 2019 Ukraine

Un journaliste ukrainien dans le coma suite à une agression

Source de la menaceInconnue
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur CPJ RSF
Aucune réponse
Auteur CPJ RSF
Le 4 mai 2019, un passant a trouvé le journaliste d'investigation Vadym Komarov au centre-ville de Tcherkassy, une ville de l'est de l'Ukraine, gravement blessé à la tête et a appelé une ambulance et la police, selon les médias. Il a été transporté dans un hôpital local et est tombé dans le coma après avoir subi une opération du cerveau le même jour ; son état a été décrit comme étant "grave", selon la presse. Le jour de l'agression, la police de Tcherkassy a publié une déclaration annonçant qu'elle avait ouvert une enquête. Le 5 mai, l'affaire a été qualifiée de tentative d'assassinat, selon les informations rapportées par la presse. La police n'a pas précisé si elle croyait que Komarov avait été visé en raison de ses reportages. Le 3 mai, Komarov a écrit sur sa page Facebook qu'il prévoyait de publier des informations relatives aux écoles de sport "dans les prochains jours". Le travail le plus récent du journaliste comprend un reportage sur les manifestations dans les prisons pour le site d'information indépendant ukrainien Dzvin.
Informations additionnelles
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07 mai 2019 Niv. 1
L'État a répondu
Création de l'alerte : 21 nov. 2017 Ukraine

Un journaliste de la télévision géorgienne agressé par les services de sécurité et déporté

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur Index FEJ/FIJ
Auteur Index FEJ/FIJ
Tamaz Shashvishvili, un journaliste de la chaîne de télévision géorgienne Rustavi-2, a été arrêté par la force à Kiev le 16 novembre 2017 et déporté en Géorgie le 17 novembre. Le journaliste a été détenu dans l’appartement qu'il louait à Kiev. 15 individus armés appartenant aux services de sécurité ukrainiens auraient pris d'assaut son appartement, l`auraient frappé au visage avec un pistolet et lui auraient bandé les yeux. Le 17 novembre, Shashvishvili a été expulsé vers la Géorgie par un voyage en ferry de deux jours depuis le port maritime d'Odessa, avec un groupe de citoyens géorgiens accusés d'avoir commis des activités contraires aux intérêts de la sécurité nationale ukrainienne. Le SBU a rejeté les allégations du journaliste relatives à l’usage de la violence, affirmant que ses agents n'avaient pas frappé le journaliste et ne l'avaient pas soumis à un traitement inhumain lors de son expulsion. Olena Hitlianska, la porte-parole du SBU, a déclaré que "le SBU a décidé d'expulser ces étrangers sur la base de preuves présentées par le Service national des migrations et la police nationale d'Ukraine, qui ont montré que ces étrangers avaient agi contre les intérêts de la sécurité nationale ukrainienne". Shashvishvili a réalisé plusieurs reportages sur les activités du politicien de l'opposition Mikhaïl Saakachvili en Ukraine.
Réponses de l'État
07 mai 2019
Nouveau Réponse du Gouvernement ukrainien
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07 mai 2019 Niv. 1
Aucune réponse
Création de l'alerte : 09 janv. 2019 Turquie

La journalist Pelin Ünker condamnée à une peine de prison pour avoir rédigé des articles sur les "Paradise Papers"

Source de la menaceEtatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ Index IPI
Aucune réponse
Auteur FEJ/FIJ Index IPI
Le 8 janvier 2019, un tribunal d'Istanbul a condamné la journaliste Pelin Ünker à 13 mois et 15 jours d'emprisonnement, assorti d'une amende supplémentaire. La peine, assortie d'une amende de 8 600 livres turques (1 370 euros), a été infligée pour "injure et diffamation envers un fonctionnaire". L’article d'Ünker a été publié dans le journal laïc de gauche Cumhuriyet, pour lequel elle ne travaille plus. L'ancien Premier ministre turc, Binali Yıldırım, et ses deux fils ont poursuivi Ünker en novembre 2017 pour un article portant sur les liens présumés de ses fils avec cinq sociétés offshore basées à Malte. Pelin Ünker, membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), a été reconnue coupable de «diffamation et insulte» pour avoir écrit sur les sociétés maltaises appartenant à Binali Yıldırım et à ses fils. La journaliste n'a pas été immédiatement emprisonnée et a encore la possibilité de faire appel. Elle a l’intention d’en faire usage en arguant du fait que la famille Yıldırım a admis que les articles relatifs à leurs affaires maltaises étaient exacts. Binali Yıldırım est actuellement président du Parlement turc et devrait se porter candidat à la mairie d'Istanbul pour le parti au pouvoir, le Parti de la justice et du développement (AKP).
Mises à jour
Nouveau 07 mai 2019
Le 6 mai 2019, la Chambre criminelle de la Cour régionale de justice d'Istanbul (Cour d'appel) a cassé la condamnation de Pelin Ünker à une peine de prison au motif que la plainte avait été déposée hors des délais de prescription. La Cour a néanmoins confirmé la condamnation au paiement d'une amende.
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06 mai 2019 Niv. 1
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Création de l'alerte : 27 juil. 2016 Turquie

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

78 Journalistes en détention
Source de la menaceEtatique
CatégorieDétention et emprisonnement de journalistes
Auteur FEJ/FIJ Article 19 AEJ CPJ Index IPI
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Auteur FEJ/FIJ Article 19 AEJ CPJ Index IPI
Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, İnan Kızılkaya, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin.

Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention.

Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş.

Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin.

Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux.
Mises à jour
Nouveau 06 mai 2019
Le 3 mai 2019, la Cour constitutionnelle de Turquie a rejeté les requêtes individuelles de Nazlı Ilıcak et Ahmet Altan, déclarant qu'il n'y avait pas eu violation de leurs droits pendant leur détention avant jugement et lors des poursuites. Le 3 mai 2019, la Cour constitutionnelle a statué en faveur d'Ali Bulaç, affirmant que son droit à la liberté d'expression et à la sécurité personnelle avait été violé. (Le tribunal a examiné les violations des droits des personnes arrêtées après la tentative de coup d'État, mais ses décisions n'ont pas automatiquement d'incidence sur les condamnations pénales).
19 févr. 2019
Le 19 février 2019, la 3ème Chambre pénale (la cour d'appel) de la Cour régionale de justice İstanbul a confirmé le verdict dans l'affaire du journal Cumhuriyet. Il s'agit d'un jugement définitif pour les accusés condamnés à moins de cinq ans de prison : le journaliste Kadri Gursel et l'avocat Bulent Utku ne retourneront pas en prison en raison de la peine déjà purgée ; les journalistes Hakan Kara et Guray Oz, le dessinateur Musa Kart, l'avocat Mustafa Kemal Gungor, Onder Celik, un des administrateurs du cabinet et le comptable Emre Iper vont retourner en prison pour terminer leur peine. Le rédacteur en chef Murat Sabuncu, les journalistes Ahmet Sik, Hikmet Cetinkaya, Orhan Erinc, Akin Atalay et Aydin Engin, tous condamnés à plus de cinq ans, feront appel contre leurs condamantions.
07 déc. 2018
Le 22 novembre 2018, le journaliste Murat Aksoy, condamné à 25 mois de prison en début d’année, s’est présenté au tribunal d’Istanbul pour purger sa peine confirmée en octobre 2018 en appel. Aksoy a été arrêté et envoyé à la prison de Metris.
15 nov. 2018
Le 14 novembre 2018, la deuxième haute cour criminelle d'Uşak a condamné Ali Ünal à 19 ans et six mois d'emprisonnement pour avoir dirigé un groupe terroriste. La Cour l'a acquitté de "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel".
02 nov. 2018
Le chroniqueur et auteur Mehmet Gündem, qui avait travaillé pour plusieurs journaux et organes de presse comme Zaman, Gündem, Tercüman, Yeni Şafak, TRT Haber et Milliyet, a été arrêté le 9 novembre 2017 dans le cadre d’une opération ciblant la Fondation des journalistes et des écrivains (GYV), qui a été fermée par décret-loi. Gündem a été inculpé d’ «appartenance à une organisation terroriste», ainsi que deux autres journalistes, Behram Kılıç et Nuh Gönültaş. Ce dernier est également détenu dans le cadre de la même opération contre la GYV. Kılıç a été libéré le 1er novembre 2018, dans l’attente de son procès. Le 14 août 2018, Gündem a comparu pour la première fois, après 10 mois de détention préventive. Il est accusé d’utiliser "ByLock", une application de communication cryptée pour les mobiles réputée avoir été utilisée par les adeptes de Fethullah Gülen. La prochaine audition de Gündem est prévue pour le 8 mai 2019, le Tribunal a demandé un rapport d’expert sur les outils numériques à présenter. Gündem avait déjà été détenu en juillet 2016 dans le cadre d’une opération reposant sur des mandats d’arrêt visant 42 journalistes délivrés après la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016.
26 oct. 2018
Le 24 octobre 2018, la 2e chambre criminelle de la Cour régionale de justice d'Istanbul s'est prononcée sur l'appel d'un jugement rendu par la 25ème cour criminelle d'Istanbul le 8 mars 2018, introduit par 25 journalistes, dont 19 journalistes emprisonnés. La Chambre a confirmé les condamnations des accusés Cihan Acar, Bünyamin Köseli, İbrahim Balta, Bayram Kaya, Cemal Azmi Kalyoncu, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal; Çulhaoğlu, Ahmet Memiş, Ali Akkuş, Muhammet Sait Kuloğlu, Mustafa Erkan Acar, Oğuz Usluer, Davut Aydın, Ufuk Şanlı, Yetkin Yıldız et Cuma Ulus. La chambre a en outre décidé le maintien en détention des 19 journalistes emprisonnés. Dans sa décision, la chambre a enfin rejeté les appels interjetés par les procureurs contre les décisions des juridictions inférieures concernant le chroniqueur et chanteur Atilla Taş et le journaliste Murat Aksoy.
03 oct. 2018
Le 2 octobre 2018, la Cour d'appel a confirmé la peine de prison à perpétuité incompressible prononcée à l'encontre de Nazlı Ilıcak, Fevzi Yazıcı et Yakup Şimşek.
06 juil. 2018
Le 6 juillet 2018, un tribunal d'Istanbul a condamné six anciens journalistes de Zaman à des peines d'emprisonnement pour appartenance à une organisation terroriste, tout en acquittant cinq autres accusés. La Cour a ordonné la libération sous contrôle judiciaire d’Ahmet Turan Alkan et d’İbrahim Karayeğen dans l’attente de l'appel.
25 mai 2018
Le 24 mai 2018, un tribunal d'Istanbul a condamné la rédactrice en chef du quotidien Yeni Asya Naciye Nur Ener Kılınç à 7 ans et demi de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le tribunal a également décidé de prolonger son assignation à résidence dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel
14 mai 2018
Le 11 mai 2018, la 13ème Haute Cour pénale d'Istanbul a décidé de libérer le chroniqueur Ali Bulaç et l'ancien directeur de la rédaction de Zaman, Mehmet Özdemir, de détention préventive, tout en ordonnant la levée de l'assignation à residence de Şahin Alpay. Le tribunal a également imposé des interdictions de voyager à l'étranger à Bulaç et Özdemir et a placés les trois accusés sous contrôle judiciaire. Les prochaines audiences auront lieu les 7 et 8 juin.
10 mai 2018
Le 30 avril 2018, un tribunal d'Istanbul a condamné 10 personnes affiliées au groupe Feza Media, éditeur du quotidien Zaman, pour des chefs d'accusations liés au terrorisme. Tous les accusés ont par contre été acquittés des charges de "tentative d'élimination de l'ordre constitutionnel". Murat Avcıoğlu, Cuma Kaya, Alaattin Güner, Hüseyin Turan et Zafer Ozsoy ont été libérés dans l'attente de l'issue de la procédure d'appel.
30 avr. 2018
Le 24 avril 2018, un tribunal de la ville d'Antalya a condamné Tuncer Çetinkaya, ancien reporter du journal Zaman et de l'agence de presse Cihan, à sept ans et six mois de prison pour "appartenance à une organisation [terroriste]". Le tribunal a ordonné que Çetinkaya soit libéré sous contrôle judiciaire afin de recevoir un traitement médical pour insuffisance rénale.
19 mars 2018
Le journaliste Şahin Alpay a été libéré de la prison de Silivri Prison Durant la nuit du 16 mars 2018. Il a été assigné à résidence.
19 mars 2018
Le 15 mars 2018, la Cour constitutionnelle turque a ré-évalué la demande de Şahin Alpay. Cette seconde requête a été déposée après que la première décision de la Cour constitutionnelle eut été cassée par les tribunaux locaux en janvier 2018. La Cour a réitéré sa décision antérieure selon laquelle les droits du journaliste avaient été violés et qu'il devait être libéré. La décision de la Cour suprême turque intervient alors que la Cour européenne des droits de l'homme doit rendre sa decision le 20 mars.
09 mars 2018
Le 8 mars 2018, la 25ème Cour d’assises d'Istanbul a condamné les prévenus Ahmet Memiş, Ali Akkuş, Muhammet Sait Kuloğlu, Multlu Çölgeçen, Seyid Kılıç, Ünal Tanık, Erkan Acar, Oğuz Usluer, Davut Aydın, Ufuk Şanlı, Yetkin Yıldız et Cuma Ulus à 7 ans et 6 mois de prison pour "appartenance à une organisation illégale". Le tribunal a ordonné la ré-arrestation du journaliste Ali Akkuş, qui avait été libéré en avril dernier. Cihan Acar, Bünyamin Köseli, İbrahim Balta, Bayram Kaya, Cemal Azmi Kalyoncu, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Yakup Çetin, Hüseyin Aydın, Abdullah Kılıç et Gökçe Fırat Çulhaoğlu ont été condamnés à 6 ans et 3 mois de prison pour le même chef d’accusation. 13 accusés ont été acquittés du chef d’accusation "tentative de coup d'Etat". La cour a condamné Atilla Taş et Murat Aksoy pour "avoir sciemment et volontairement aidé une organisation illégale en tant que non-membre" sans pour autant "faire partie de la structure hiérarchique de l'organisation". Ils ont été respectivement condamnés à 3 ans 1 mois et 15 jours de prison et 2 ans et 1 mois. Considérant le temps qu'ils ont déjà passé en détention, la cour a rejeté la demande de ré-arrestation de Taş et Aksoy émanant du procureur et a levé l'obligation de s’enregistrer régulièrement auprès d’un poste de police. Elle a néanmoins statué en faveur du maintien de leur interdiction de quitter le territoire.
21 févr. 2018
Le 20 février 2018, Nur Ener Kılınç a été libérée dans l'attente de son procès et assignée à domicile. La prochaine audience est prévue pour le 19 avril
16 févr. 2018
Le 16 février 2018, Nazlı Ilıcak, Yakup Şimşek et Fevzi Yazıcı ont été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité incompressible.
16 janv. 2018
Le 12 janvier 2018, après avoir revu les décisions motivées de la Cour constitutionnelle, la 13e Cour pénale d'Istanbul a annulé le verdict de la Cour constitutionnelle en affirmant qu'elle avait dépassé les limites de ses pouvoirs législatifs et usurpé l'autorité de la Cour pénale. Le 15 janvier 2017, la 14e haute cour pénale d'Istanbul a rejeté la demande de libération de Şahin Alpay.
12 janv. 2018
Le 11 janvier 2018, la Cour constitutionnelle de Turquie a ordonné la liberation de Şahin Alpay. Sa remise en liberte a été arreté par la 13e Haute Cour pénale d'Istanbul, qui a annoncé que sa détention serait réexaminée après la communication officielle des décisions motivées de la Cour constitutionnelle.
22 nov. 2017
Le 21 novembre 2017, la 14ème haute cour pénale d'Ankara a condamné Ayşenur Parıldak, correspondante du quotidien Zaman , à sept ans et six mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste armée.
22 nov. 2017
Le 8 novembre 2017, un tribunal d'Istanbul a ordonné la libération du journaliste Bekir Gökmen Ulu du quotidien Sözcü. La décision est assortie d'une interdiction de sortie du territoire.
25 oct. 2017
Murat Aksoy a été libéré de détention provisoire par un tribunal d'Istanbul le 24 octobre 2017. Selon la décision de la 25e Haute Cour pénale d'Istanbul, Aksoy a été libéré après que le tribunal ait établi que le suspect n'avait pas de compte bancaire auprès de Bank Asya et n'avait jamais utilisé l'application de téléphone mobile ByLock, deux faits considérées par les autorités turques comme une preuve de liens avec le mouvement Gülen.
23 oct. 2017
Le 17 octobre 2017, le 2nd tribunal des crimes graves d'Eskişehir a condamné Mehmet Kuru à six ans et trois mois d'emprisonnement pour «appartenance à une organisation terroriste».
15 oct. 2017
Murat Dağdeviren, propriétaire du journal Demokrat, a été arrêté le 31 juillet 2016. Le 10 octobre 2017, il a été condamné à 7 ans et 6 mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le journal démocrate Gebze a été fermé par décret.
05 oct. 2017
Yüksel Durgut a été libéré pour raisons de santé dans l'attente de son procès le 29 septembre 2017.
29 sept. 2017
Abdullah Özyurt a été remis en liberté le 15 septembre 2017.
29 sept. 2017
Le 22 septembre 2017, Mediha Olgun a été libérée.
18 sept. 2017
Burak Ekici, l'éditeur en ligne du quotidien Birgün, a été arrêté le 16 août 2017, accusé de liens avec le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. Ekici a été placé en détention pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage pour téléphone mobile Bylock, que les procureurs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
07 sept. 2017
Mehmet Dener et Muhammet Taşçılar ont été libérés le 1er septembre 2017.
23 août 2017
Le 18 août 2017, le.25ème tribunal pour infractions graves d'Istanbul a libéré Cihan Acar, journaliste pour le journal Bugün, et le journaliste du magazine Aksiyon, Bünyamin Köseli, dans l'attente de leur procès. Ils sont poursuivis pour «tentative de coup d'Etat».
21 août 2017
Le 18 août 2017, Ali Ahmet Böken, ancien coordinateur de TRT News et ancien chroniqueur de la chaîne désormais fermée Samanyolu TV, a été arrêté. Accusé d' "appartenance à une organisation terroriste", il encourt jusqu'à 15 ans de prison.
17 août 2017
Le 10 août 2017, la police d'Istanbul a arrêté Cüneyt Seza Özkan, ancien rédacteur en chef de la chaîne Samanyolu TV, selon les médias. M. Özkan était est l'un des 35 journalistes et travailleurs des médias dont l'arrestation avait été ordonnée la semaine précédente par un tribunal turc dans le cadre d'une vaste opération de purge des partisans présumés du prédicateur exilé Fethullah Gülen. L'arrestation d'Özkan s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur des journalistes et d'autres personnes qui auraient utilisé l'application Bylock. Les autorités allèguent que l'utilisation de l'application de messagerie cryptée constitue une preuve d'appartenance à l’organisation FETÖ/PDY.
25 juil. 2017
Hülya Karakaya a été libérée le 18 juillet 2017 et place sous contrôle judiciaire.
20 juil. 2017
Nizamettin Izgi, propriétaire du journal Batman, a été arrêté le 11 décembre 2016. Le 17 juillet 2017, un tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire.
01 juin 2017
Le 27 mai 2017, un tribunal turc a officiellement arrêté Mediha Olgun (rédactrice Internet) et Gökmen Ulu (correspondant de presse à Izmir), deux journalistes d'opposition travaillant pour le quotidien Sözcü en raison d' "un article et de photographies publiés dans le journal un jour avant le coup d'état et révélant où Erdogan passait ses vacances et d'un mot croisé contenant le nom caché du président", selon l'agence de presse publique Anadolu. Les deux journalistes de Sözcü sont accusés d'avoir notamment "aidé sciemment et encouragé l'organisation terroriste FETÖ sans faire partie de sa structure hiérarchique" et "soutenu la tentative d'assassinat du président".
30 mai 2017
Idris Okur, journaliste pour Cihan à Çorum, a été placé en détention le 1er août 2016. Son procès a débuté en mai 2017 devant le 2ème tribunal pénal des infractions sérieuses de Çorum.
29 mai 2017
Özkan Mayda a été libéré le 24 mai 2017.
26 mai 2017
Olgun Matur a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté 3 jours plus tard, le 2 avril. Il a été à nouveau libéré le 24 mai 2017.
05 mai 2017
Le 4 mai 2017, Ozan Kaplanoğlu, rédacteur en chef de la plate-forme en ligne @BursaMuhalif et membre du Conseil d'administration de la branche de Bursa du Contemporary Gazeteciler Derneği, a été placé en détention suite à une descente matinale à son domicile. Un tribunal de Bursa a ordonné son arrestation, le 5 mai, pour avoir diffusé en ligne de la propagande pour une organisation terroriste via ses comptes deréseaux sociaux.
02 mai 2017
İbrahim Karayeğen, rédacteur en chef du journal Zaman, a été arrêté le 26 septembre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat. Karayeğen, qui avait été arrêté le 16 juillet 2016 à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, a été formellement placé en détention provisoire le 24 juillet 2016 par un juge d'instruction du 2ème tribunal pénal d'Istanbul. Le 27 avril 2017, un tribunal d'Istanbul a inculpé Karayeğen et 29 autres anciens employés de Zaman Media Group de tentative de renversement du gouvernement, de la Constitution et du Parlement. Chaque suspect risque trois condamnations à perpétuité consécutives. L'acte d'accusation envisage également 15 ans de prison supplémentaire pour chaque suspect pour appurtenance à une organisation terroriste.
20 avr. 2017
Ali Akkuş a été libéré le 31 mars 2017 et re-placé en détention quelques heures plus tard. Il a à nouveau été remis en liberté le 15 avril 2017.
18 avr. 2017
Le 5 août 2016, Yakup Şimşek, ancien directeur du marketing de Zaman, a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête portant sur une publicité controversée faisant soi-disant allusion à un coup d'Etat imminent neuf mois avant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet. Le 14 avril 2017, l'acte d'accusation rédigé par le bureau du procureur général d'Istanbul envisage trois condamnations à perpétuité consécutives pour 16 personnes, dont Şimşek, pour coup d'Etat. Le 29 mars 2016, des adminsitrateurs judiciaires avaient limogé Simsek ainsi que cinq collègues des quotidiens Zaman et Today's Zaman, pour avoir «abusé de la confiance de leur employeur» et «agi contre la bonne volonté et la moralité ainsi que l'image de l'entreprise».
17 avr. 2017
Yakup Cetin et Yetkin Yıldız ont été libérés le 31 mars 2017 et détenus à nouveau quelques heures plus tard. Ils ont été formellement ré-arrétés le 15 avril 2017.
13 avr. 2017
Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut et Zafer Özsoy, Ahmet İrem, Ali Hüseyin Çelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
05 avr. 2017
Serhat Şeftali, chef du bureau régional de Zaman pour la méditérannée, a été arrêté le 21 juillet 2016. Il est accusé d'avoir préparé le terrain pour la tentative de coup d'état de juillet 2016 au nom du mouvement Hizmet. Le 1er avril 2017, Serhat Şeftali a été placé en liberté sous surveillance judiciaire par la 2e Haute Cour criminelle d'Antalya avec 20 policiers et sept autres journalistes, dont Tuncer Çetinkaya et Olgun Matur, en attendant la fin de leur procès. Cependant, la 3ème Haute Cour pénale d'Antalya a statué en faveur de la ré-arrestation de 16 d'entre eux, y compris Şeftali suite à des objections à leur libération soulevées par les procureurs.
05 avr. 2017
Tuncer Çetinkaya a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté le 2 avril.
31 mars 2017
Kenan Baş a été libéré le 29 mars 2017.
10 mars 2017
Nur Ener, rédactrice en chef du journal Yeni Asya, a été place en détention le 3 mars 2017 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au mouvement Gülen. Ener a été officiellement arrêté le 6 mars 2017 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen. Ener est actuellement en détention provisoire à la prison fermée pour femmes de Bakırköy, à Istanbul.
06 mars 2017
Erdem Mühirci a été libéré le 28 février 2017.
28 févr. 2017
Vedat Demir a été libéré le 18 février 2017.
03 févr. 2017
Hamza Günerigök, présentateur de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 30 janvier 2017 par la sécurité des frontières dans une zone militaire alors qu'il tentait de fuir la Turquie vers la Grèce de manière illégale. Les autorités avaient émis un mandat d'arrêt contre Günerigök pour son lien présumé avec le mouvement Gülen.
30 janv. 2017
Le 18 janvier 2017, Ünal Tanik, propriétaire et rédacteur en chef du portail d'information Rota News, qui fait partie des médias fermés à la suite du coup d'État, a été arrêté après avoir été détenu la veille, à Yalova. Le verdict d'arrestation de la 11ème Cour pénale de paix d'Istanbul était basé sur l'accusation d'appartenance présumée au mouvement Gülen. Tanik risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable.
23 déc. 2016
Özcan Keser, reporter de la radiotélévision turque (TRT), qui avait précédemment travaillé avec l'agence de presse Cihan, a été placé en détention le 12 août 2016. Il a été officiellement arrêté le 19 décembre.
22 déc. 2016
Ömer Oruç, ancien reporter de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 18 décembre 2016. Oruç est actuellement emprisonné à la prison d'Isparta.
19 déc. 2016
Eda Şanlı a été libérée dans l'attente de son procès le 18 décembre 2016.
16 déc. 2016
Le 14 décembre 2016, Mehmet Anıl a été libéré.
12 déc. 2016
Nadir Yücel, rédacteur en chef du Çorum Yıldız, a été arrêté le 4 décembre 2016 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au movement Gülen
31 oct. 2016
Beytullah Özdemir, le représentant à Düzce du journal Zaman a été arrêté le 27 octobre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'état manqué du 15 juillet 2016.
26 oct. 2016
Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016
Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
05 oct. 2016
Ramazan Alkan, journaliste du journal Yeni Akit, a été arrêté le 30 septembre 2016 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
12 sept. 2016
Çölgeçen, rédacteur en chef du journal Millet, a été arrêté le 9 septembre 2016. Çölgeçen est l'un des 29 journalistes accusés d'avoir participé à la "branche médiatique" du mouvement Gülen. Il risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable
05 sept. 2016
Le 2 septembre 2016, Ahmet Memiş, un reporter travaillant pour le site d'information Haberdar, a été arrêté dans le cadre de la purge des journalistes prétendument lié au religieux Fethullah Gülen basé aux Etats-Unis. M. Memiş est accusé d'appartenir à la 'branche média' du mouvement Gülen. Il est détenu à la prison de Silivri.
01 sept. 2016
En août 2016, le procureur général d'Ankara a ordonné la mise en détention de 34 employés de TRT (Turkish Public Broadcasting Service) désignés comme étant des utilisateurs de ByLock, un logiciel de communication crypté qui aurait été utilisé parmi les membres de la communauté de Gülen. Selon Bianet, huit employés de TRT figurent parmi les journalistes d'abord placés en détention provisoire sous l'état d'urgence déclaré le 20 juillet puis arrêtés. Il s'agit de Ahmet Yavaş (correspondant de TRT radio Erzurum), Ali Yüce (responsable de la diffusion radio de TRT), Ersin Şanlı (responsable des informations nationales de TRT), Hakan Aksel (coordonnateur assistant du Département des informations et des sports TRT et producteur), Halil İbrahim Mert (caméraman pour TRT TV Erzurum), Nuri Durna (correspondant de TRT Erzurum), Yalçın Güler (correnspondant de TRT Erzurum ), Seyid Kılıç (correspondant TRT). Depuis août 2016, ces huit journalistes sont maintenus en détention dans le cadre de l'enquête lancée par le gouvernement après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.
29 août 2016
Le 21 août 2016, Ali Aşikar, un journaliste travaillant pour le quotidien de langue kurde Azadiya Welat, a comparu devant un tribunal de Van qui a ordonné son incarcération dans l'attente de son procès. Il est accusé d'avoir commis des crimes au nom d'organisations [terroristes] et d'avoir été en possession d'explosifs . M. Aşikar est détenu à la prison de type M de Van depuis le 28 août 2016.
25 août 2016
Burçin Dokgöz, reporter pour le journal Zaman et pour l'agence de presse Cihan dans la ville de Çorum, dans le nord de l'Anatolie, a été arrêté le 21 août 2016.
24 août 2016
İsmail Efe, le conseiller de presse de la Direction du tourisme d'Izmir, a été arrêté dans le cadre des opérations contre des partisans présumés de Fethullah Gülen à la suite de la tentative de coup d'Etat avortée. Efe est actuellement emprisonné à la prison d'Aliağa à Izmir.
24 août 2016
Erol Yüksel, vice-président du département d'information de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 19 août 2016 dans le cadre de l'enquête menée suite à la tentative de coup d'Etat.
15 août 2016
Le 10 août 2016, Yener Dönmez, du site Habervaktim et fondateur du journal Vahdet, a été détenu au bureau Habervaktim Ankara, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'une vidéo érotique impliquant l'ancien leader du Parti républicain du peuple (CHP) Deniz. Baykal. La vidéo a été publiée pour la première fois sur le site non officiel d'Akit, Habervaktim, en 2010. A l'époque, l'enquête n'avait pas abouti à des arrestations. Dönmez avait déjà été arrêté plus tôt dans l'enquête post-coup d'État.
15 août 2016
Le 13 août 2016, Tahsin Kürklü, chef du service logistique du journal Zaman, aujourd'hui fermé, a été arrêté par des officiers de la gendarmerie dans le district de Gürün, dans la province de Sivas. Un tribunal de Sivas a par la suite ordonné son incarcération. Il serait l'ancien chauffeur d'Ekrem Dumanlı, l'ancien rédacteur en chef du quotidien Zaman, incarcéré pour "tentative de coup d'Etat" et "formation d'une organisation avec intention criminelle".
11 août 2016
Le 10 août 2016, Erdal Şen, ancien correspondant d'Ankara pour le quotidien Habertürk, a été condamné par un tribunal pénal d'Ankara, soupçonné d'avoir aidé un membre présumé de haut rang du mouvement Hizmet à s'échapper après le coup d'État manqué. Il a été libéré le 21 avril 2017 et a été à nouveau arrêté le jour suivant, suite à l'objection du bureau du procureur.
08 août 2016
İsmail Avcı, un ancien journaliste du journal Zaman et de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 1er août 2016 dans le cadre de la purge de journalistes prétendument liés à Fethullah Gülen. Avcı aurait été détenu dans le quartier de Yalvaç à Isparta alors qu'il tentait d'échapper à la police. Il est actuellement détenu à la prison de type D de Diyarbakır.
08 août 2016
Le 5 août 2016, la police de la province de Denizli, dans l'ouest de la Turquie, a arrêté Resul Cengiz, un ancien journaliste de l'agence de presse Cihan. Le 10 août 2016, un tribunal local a ordonné son incarceration dans l'attente de son procès pour terrorisme,
01 août 2016
Isa Siyi, journaliste du site d'information Haberdar, a été arrêté le 28 juillet 2016, parmi les 88 journalistes pour lesquels des mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de la réaction à la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet.
01 août 2016
Abdurrahim Ersöz, un correspondant local de l'agence de presse Cihan à Antalya, a été arrêté le 28 juillet 2016 dans le cadre d'une purge des journalistes liés au mouvement dirigé par le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. M. Ersöz a été arrêté avec Ömer Özdemir, le correspondant du journal Zaman à Antalya. Il est maintenu en détention depuis juillet 2016 au centre fermé de détention criminelle de type L d'Antalya.
26 juil. 2016
Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.
25 juil. 2016
Mehmet Dener, le propriétaire du site d'informations locales sanliurfa.com, a été arrêté le 22 juillet 2016 avec le rédacteur en chef du site Internet, Muhammet Taşçılar, dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 .
Suites données
17 mai 2018
Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias se réjouit de la libération des journalistes Ali Bulaç et Mehmet Özdemir et de la fin de l'assignation à résidence de Şahin Alpay, mais les peines accrues requises contre les autres accusés et la poursuite des arrestations sont très préoccupantes.
20 mars 2018
Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Şahin Alpay. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Alpay après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Sous l’angle de l’article 46 (force obligatoire et exécution des arrêts) de la Convention, la Cour estime qu’il incombe à l’État défendeur d’assurer la cessation de la détention provisoire de M. Alpay dans les plus brefs délais. Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Alpay, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".
19 mars 2018
Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias salue la libération de Şahin Alpay mais considère que "son assignation à residence est contraire à la 2nde décision de la Cour constitutionnelle".
09 mars 2018
Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias appelle la Turquie à abandonner les poursuites à l'encontre de 25 travailleurs des médias condamnés à des peines d'emprisonnement, y compris les journalistes Aksoy et Taş
16 févr. 2018
Les condamnations à perpétuité des journalistes turcs constituent une attaque sans précédent et inacceptable contre la liberté d'expression, selon le représentant de l'OSCE sur la liberté des médias.
19 janv. 2018
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe évoque les récentes décisions de la Cour constitutionnelle de Turquie dans son intervention devant le Comité des Ministres
19 oct. 2017
Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
14 mars 2017
Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
15 févr. 2017
Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie
Journalistes en détention

Actuellement en détention (78) :

Abdullah Kılıç, Abdürrahim Ersöz, Ahmet Memiş, Ahmet Yavaş, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Ali Akkuş, Ali Aşikar, Ali Ahmet Böken, Ali Ünal, Ali Yüce, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Kaya, Beytullah Özdemir, Burçin Dokgöz, Cemal Kalyoncu, Cuma Kaya, Cuma Ulus, Cüneyt Seza Özkan, Emre Soncan, Ercan Gün, Erdal Şen, Erol Yüksel, Faruk Akkan, Fevzi Yazici, Gültekin Avcı, Habip Güler, Hakan Aksel, Hakan Taşdelen, Halil Ibrahim Mert, Hamza Günerigök, Hanim Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, Hüseyin Turan, Ibrahim Balta, Idris Okur, Ilker Ilkan, Isa Siyi, İsmail Avcı, İsmail Efe, Lokman Erdoğan, Mehmet Gündem, Mehmet Kuru, Mümtazer Türköne, Murat Avcioğlu, Murat Dağdeviren, Mustafa Erkan Acar, Mustafa Ünal, Mutlu Çölgeçen, Nazlı Ilıcak, Nadir Yücel, Nuh Gönültaş, Nuri Durna, Nurullah Kaya, Ozan Kaplanoğlu, Ömer Oruç, Ömer Özdemir, Özcan Keser, Osman Yakut, Rabia Özkaya, Ramazan Alkan, Resul Cengiz, Serhat Şeftali, Şeref Yılmaz, Seyid Kılıç, Şirin Çoban, Tahsin Kürklü, Ufuk Şanlı, Ünal Tanık, Vahit Yazgan, Yakup Çetin, Yakup Şimşek, Yalçın Güler, Zafer Özsoy, Murat Aksoy.
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20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Mehmet Altan. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Altan après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Altan, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".

20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Şahin Alpay. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Alpay après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Sous l’angle de l’article 46 (force obligatoire et exécution des arrêts) de la Convention, la Cour estime qu’il incombe à l’État défendeur d’assurer la cessation de la détention provisoire de M. Alpay dans les plus brefs délais. Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Alpay, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".
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Juillet  2018 Fiche thématique relative à la surveillance de masse (en anglais uniquement)


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