26 nov. 2018 Niv. 1
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Création de l'alerte : 26 nov. 2018 n° 131/2018 France

Agressions répétées de journalistes par les "Gilets jaunes"

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur FEJ/FIJ CPJ RSF
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Auteur FEJ/FIJ CPJ RSF
Les syndicats français de journalistes SNJ, SNJ-CGT et CFDT Journalistes dénoncent la multiplication des agressions de journalistes durant les mobilisations des « gilets jaunes » dans plusieurs villes de France. Depuis le 17 novembre 2018, les insultes ou les menaces de certains "Gilets jaunes" à l’encontre des journalistes sont devenues monnaie courante dans les manifestations et sur les réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont également été victimes d’agressions physiques. Les directions des chaînes télévisées d’information ont dû prendre des mesures pour protéger leurs reporters. Le samedi 24 novembre, une violence décomplexée s’est déchaînée contre plusieurs équipes de télévision qui couveraient les manifestations­. A Besançon, le 17 novembre, des journalistes de la radio associative BIP ont essuyé des insultes à caractère raciste. L'un d'entre eux a été frappé au visage. Victime d'une fracture, il a porté plainte. A Montpellier, le 18 novembre, plusieurs reporters de télévision ont été pris à partie par des dizaines de manifestants. Une journaliste pigiste qui collabore avec plusieurs chaînes de télévision, dont BFM TV, a essuyé des crachats. A Toulouse, le 24 novembre, les équipes de BFM TV et CNews se sont fait traiter de « collabos », et ont également été la cible de crachats et de menaces. Ces journalistes ont échappé à une tentative de lynchage, sur la place du Capitole, de la part d’une centaine de personnes, sans l'intervention des forces de l'ordre. A Béziers, le 24 novembre, ce sont des journalistes de la chaîne publique régionale France 3 Occitanie qui ont été gravement pris à partie. Un groupe d’environ 300 Gilets jaunes s’en est pris également à la rédaction du quotidien Midi Libre. Un journaliste a reçu des coups et la poignée de la porte de l’agence locale du quotidien a été brisée quand des manifestants ont tenté de pénétrer de force dans les locaux. Cinq journalistes de CNEWS et BFMTV ont porté plainte pour « violences aggravées », « menaces de mort » et « tentative d'agression en réunion », suite aux manifestations du 24 et 25 novembre.
Suites données
28 nov. 2018
Nouveau Les agressions ces derniers jours lors de manifestations en France sont intolérables. Les journalistes doivent pouvoir couvrir des manifestations publiques sans pressions, menaces, ni attaques
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