16 avr. 2018 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 21 févr. 2018 Serbie

Augmentation de la violence verbale contre les médias indépendants serbes

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur RSF FEJ/FIJ
Auteur RSF FEJ/FIJ
Depuis le début de l'année, plusieurs journalistes ont été menacés en Serbie, dans un contexte de violence verbale croissante contre les médias qui critiquent les actions d'un gouvernement.
La journaliste Tamara Skrozza a publié un article soulignant que les candidats du SNS (le parti politique dont est issu le gouvernement actuel) étaient quatre fois plus visibles que les candidats de l'opposition sur la chaîne de télévision pro-gouvernementale Pink TV. En réponse, la chaîne privée l'a accusée d'être une "ennemie de l'Etat" et une série d'insultes lui ont été adressées via les comptes de Pink TV sur les réseaux sociaux.
Début février, la journaliste Una Hajdari a été attaquée sur les réseaux sociaux. Suite à un photomontage de la visite du président au Kosovo diffusé sur Twitter, elle a été accusée de "haïr la Serbie, les Serbes et Vucic". La même semaine, Dragan Janjic, rédacteur en chef de l'agence indépendante Beta, a également reçu des centaines d'insultes et de messages haineux sur les réseaux sociaux. Il avait suggéré le 16 janvier, dans un tweet, que le meurtre du politicien serbe du Kosovo, Oliver Ivanović, était motivé par des considérations politiques.
Nikola Radisic, journaliste de la chaîne de télévision N1 (un partenaire de CNN International) a été agressé verbalement dans la rue par deux hommes l'accusant d'être un "espion américain et un traître".
Réponses de l'État
16 avr. 2018
Réponse du Ministère de la culture et de l'information de la République de Serbie. 
Suites données
23 févr. 2018
Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
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