06 déc. 2018 Niv. 2
Résolue
Création de l'alerte : 11 oct. 2017 Turquie

Un tribunal turc condamne la journaliste du WSJ Ayla Albayrak à une peine de prison

Source de la menaceEtatique
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ
Auteur FEJ/FIJ
Le 10 octobre 2017, un tribunal turc a condamné la journaliste du Wall Street Journal Ayla Albayrak à deux ans et un mois de prison, la déclarant coupable de s’être livrée à de la propagande terroriste en faveur d'une organisation séparatiste kurde interdite par le biais d'un de ses articles. Mme Albayrak, qui est actuellement à New York, a annoncé son intention de faire appel de la décision. Les actions en justice intentées par la Turquie contre Mme Albayrak ont débuté après la publication, le 19 août 2015, de son article intitulé «La guerre urbaine s'intensifie dans la région kurde majoritaire du sud-est de la Turquie» sur le site du WSJ. L'article et la vidéo qui l'accompagne rendaient compte du conflit opposant les forces de sécurité turques et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit, à Silopi, en Turquie. L’article comprenait des entretiens avec le maire et les résidents locaux, un fonctionnaire du gouvernement turc, ainsi qu’avec un représentant d'une organisation que la Turquie décrit comme la branche jeunesse du PKK. En novembre de la même année, Mme Albayrak, qui a la double citoyenneté finlandaise et turque, a reçu un ordre écrit à sa porte lui intimant de se présenter au poste de police local à Istanbul. Elle y a été informée qu'elle faisait l'objet d'une enquête pour propagande terroriste. Albayrak a déclaré dans une déclaration figurant dans les documents de la cour que l'article original ne faisait pas l'éloge du groupe mais donnait une vision équilibrée et objective de la guérrilla urbaine qui avait touché, à l’époque, les régions du sud-est de la Turquie.
Résolue
06 déc. 2018: Le 13 novembre 2018, la cour d'appel de Gaziantep a annulé la peine de prison infligée à Ayla Albayrak. Le 6 décembre 2018, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas "résolu", concluant qu'il ne représentait plus une menace active à la liberté des médias.
Mises à jour
15 nov. 2018
Le 13 novembre 2018, la cour d'appel de Gaziantep a annulé la peine de prison infligée à Ayla Albayrak le 10 octobre 2017. La cour a rejeté l'affaire pour des motifs de procédure, invoquant les délais de prescription, sans se prononcer sur le fond des accusations.
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