02 nov. 2017 Niv. 1
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Création de l'alerte : 02 nov. 2017 Azerbaïdjan

Impunité pour le meurtre du journaliste azerbaïdjanais Rafiq Tagi

Source de la menaceInconnue
CatégorieImpunité pour meurtre
Auteur Article 19 FEJ/FIJ Index IPI
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Auteur Article 19 FEJ/FIJ Index IPI
Pour marquer la journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, Article 19 et IPI soumettent une alerte relative à l'impunité persistante du meurtre du journaliste azerbaïdjanais Rafiq Tagi à Bakou en novembre 2011. Le journaliste indépendant azerbaïdjanais Rafiq Tagi, contributeur du service Azerbaïdjan de Radio Free Europe, et réputé pour sa critique de l'islam et des autorités azerbaïdjanaises, est décédé à l'hôpital le 23 novembre 2011. Il y était traité après avoir été poignardé à Bakou le 19 novembre par un assaillant inconnu. Lors d'une interview, le 21 novembre, Tagi a suggéré que l'attaque aurait pu être liée à sa critique des autorités iraniennes pour leurs politiques fondées sur la théologie et la suppression des droits de l'homme dans un article publié le mois précédent. Auparavant, en novembre 2006, un éminent religieux iranien avait lancé une fatwa religieuse appelant à la mort de Tagi. Les autorités azerbaïdjanaises n'ont pas suffisamment enquêté sur les circonstances de l'attaque initiale et sur la mort de Tagi, et aucun coupable n'a été traduit en justice. En janvier 2014, Elcin Sadyqov, l'avocat de Tagi, a rapporté que le bureau du procureur général azerbaïdjanais l'avait informé par écrit que l'enquête sur la mort de Tagi était terminée. La famille de Tagi et les organisations de défense des droits ont émis des doutes sur les circonstances de sa mort, déclarant qu'il était mort subitement alors que son état s'était stabilisé et qu’elles avaient avoir constaté un manque de sécurité à l'hôpital avant sa mort. Elles ont également soulevé de multiples lacunes dans le processus d'enquête sur sa mort.

Le 17 mai 2017, la Cour européenne des droits de l'homme a accepté une demande de la veuve de Tagi, alléguant une violation de l'article 2 (droit à la vie), au motif que les autorités azerbaïdjanaises avaient failli à protéger le droit à la vie de son mari parce qu’elles avaient eu connaissance des menaces qui le visaient et parce que les autorités nationales n'ont pas mené d'enquête effective sur la mort de son mari. La requête allègue également une violation de l'article 10 ("liberté d'expression"), au motif que Tagi était visé en raison de ses activités journalistiques.
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