06 déc. 2018 Niv. 1
Résolue
Création de l'alerte : 17 sept. 2018 Bulgarie

Deux journalistes d'investigation détenus en Bulgarie

Source de la menaceEtatique
CatégorieDétention et emprisonnement de journalistes
Auteur IPI AEJ CPJ FEJ/FIJ Index RSF
Auteur IPI AEJ CPJ FEJ/FIJ Index RSF
Dimitar Stoyanov, reporter du site bulgare de journalisme d'investigation Bivol et Attila Biro du projet RISE Romania, ont été détenus pendant plusieurs heures par les autorités à Radomir, dans l'ouest de la Bulgarie, dans la soirée du 13 septembre 2018, alors qu’ils tentaient d’empêcher et de couvrir la destruction de documents lié à une enquête portant sur une escroquerie à grande échelle. Le 10 septembre 2018, Bivol avait publié un rapport détaillant ce qu'il qualifiait de «corruption massive à grande échelle» dans des projets financés par l'UE en Bulgarie, se chiffrant à des centaines de millions de leva bulgares. Le site a basé ses conclusions sur des documents comptables provenant «d'un réseau de sociétés de conseil liées à de grandes entreprises de construction». Après la publication, le site a commencé à recevoir des informations indiquant que l'une des sociétés citées dans le rapport, le groupe GP, était entrain de transporter de la documentation et de l'équipement hors de son siège à Sofia, la capitale bulgare. Le site a déclaré avoir informé les autorités mais que le déménagement avait continué. Le 13 septembre, Bivol a été informé que le matériel était en train d'être détruit près de Radomir. Après avoir informé à nouveau les autorités, Stoyanov et Biro se sont rendus sur le site, où ils ont trouvé des documents officiels relatifs aux projets de l'UE entrain de brûler. Peu de temps après son arrivée, la police locale a arrêté les deux journalistes et refusé de les libérer malgré la présentation de cartes de presse. La police a également confisqué leurs téléphones portables et ne leur a pas permis de passer des appels. Ils ont finalement été libérés tôt le 14 septembre et leurs téléphones leur ont été rendus. Le 14 septembre, le chef de la police anti-mafia de Bulgarie a présenté ses excuses pour cet incident, attribué à une mauvaise communication avec la police locale, bien que Bivol ait déclaré que des membres de la police connaissaient le contexte et auraient pu intervenir. Bivol a également rejeté l’affirmation du ministère bulgare de l’Intérieur, selon laquelle les journalistes n’avaient été interpellés que pour un interrogatoire, en fournissant des photographies d’un mandat d’arrêt.
Résolue
06 déc. 2018: Le 15 novembre 2018, le tribunal administratif de Pernik a déclaré que les ordonnances de détention des journalistes de Bivol, Dimitar Stoyanov et Attila Biro, étaient illégales. Le 6 décembre 2018, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas "résolu", concluant qu'il ne représentait plus une menace active à la liberté des médias.
Mises à jour
28 nov. 2018
Le 15 novembre 2018, le tribunal administratif de Pernik a déclaré que les ordonnances de détention des journalistes de Bivol, Dimitar Stoyanov et Attila Biro, étaient illégales.
Réponses de l'État
Suites données
28 nov. 2018
Le représentant de l'OSCE se félicite de la décision de justice declarant illegale la détention par la police des journalistes d'investigation Attila Biro et Dimitar Stoyanov.
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