15 févr. 2017 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 01 avr. 2015 Ukraine

Fermeture forcée de médias émettant en langue tatare de Crimée

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur Article 19 FEJ/FIJ
Auteur Article 19 FEJ/FIJ
Toutes les activités du Conseil de l'Europe concernant la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol doivent se comprendre en pleine conformité avec les termes de la décision CM/Del/Dec(2014)1196/1.8 et des décisions ultérieures du Comité des Ministres condamnant l’annexion illégale de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Fédération de Russie et confirmant la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
Suite à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, les autorités russes ont fait passer une loi obligeant les médias de la région à s’enregistrer auprès de Roskomnadzor, le régulateur des médias russes, jusqu’au 1er avril 2015, infligeant de lourdes amendes à ceux qui continuent de diffuser sans s’être enregistrés. Bien qu’ayant soumis plusieurs demandes, la plupart des médias diffusant en langue tatare de Crimée n’ont pas reçu de licences. Les organes de médias concernés incluent ATR, un organe de média qui diffuse la seule chaine de télévision à émettre en langue tatare de Crimée ; les affiliés d’ATR, les stations de radio FM Meydan et Lider, une chaine de télévision pour enfants, Lale, et un nouveau site internet d’actualités, 15 minutes ; l’agence d’information tatare de Crimée, QHA ; et les journaux en langue tatare de Crimée Avdet et Yildiz. ATR et ses affiliés ont arrêté d’émettre faute d’avoir reçu la licence passé le délai du 1er avril. QHA a annoncé qu’elle déménagerait à Kiev ; le rédacteur en chef d’Avdet continuera à publier, malgré les risques d’arrestation. ATR avait été auparavant harcelé par les autorités russes – il avait été sanctionné pour « contenu extrémiste ». Et des forces non identifiées avaient effectué une descente dans sa rédaction en janvier 2015, séquestrant ses employés, confisquant le matériel et arrêtant la radiodiffusion analogique pendant la descente. De nombreux tatares de Crimée craignent que la fermeture de ces médias n’annonce la reprise des persécutions.
Réponses de l'État
15 févr. 2017
Réponse du Gouvernement ukrainien
Suites données
02 avr. 2015
Le Commissaire Muižnieks souhaite qu' ATR TV puisse diffuser sans entraves.
02 avr. 2015
Thorbjørn Jagland demande que la chaîne de télévision tatare de Crimée continue à diffuser
Instruments du Conseil de l'Europe Clause de non-responsabilité
Clause de non-responsabilité
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre show-link