17 avr. 2018 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 30 juil. 2016 Arménie

Journalistes arméniens blessés lors de violences policières contre des journalistes couvrant des manifestations de rue

Source de la menaceEtatique
CatégorieAtteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes
Auteur AEJ Article 19 FEJ/FIJ Index
Auteur AEJ Article 19 FEJ/FIJ Index
Pendant la soirée du 29 juillet, alors qu'ils couvraient une manifestation à Erevan, au moins 10 journalistes ont été victimes de brûlures, contusions ou autres blessures après avoir été touchés par des grenades offensives de la police ou battus par les supporters d'un groupe armé qui avaient envahi et occupé un bâtiment de la police dans la ville d'Erebuni il y a deux semaines. Pendant l'occupation des locaux de police, un policier aurait été tué et d'autres blessés. Selon les médias locaux, parmi les journalistes blessés pendant les dernières confrontations, il y aurait 3 reporters de Radio Free Europe/branche arménienne de Radio Liberty, ainsi que des journalistes ou cameramen de CivilNet et de A1+ TV. Le Directeur de la branche arménienne de radiodiffusion de RFE/RL a déclaré que des policiers en civil qui n'ont pu être identifiés s'en étaient pris à 3 journalistes de la station et les auraient agressés à l'aide de matraques, brisé leur matériel et déchiré leurs cartes de presse, les forçant à abandonner la diffusion en direct sur place. Selon, un journaliste et cameraman de A1+, on les aurait extraits de force de leur véhicule de fonction, avant de les frapper et de déchirer violemment leurs cartes de presse. Les assaillants armés du bureau de police, qui ont revendiqué leur appartenance au groupe d'opposition Sasna Tsrer, avaient auparavant tenu des négociations avec des représentants du gouvernement et relâché un certain nombre d'otages. On leur aurait également permis il y a quelques jours de s'entretenir avec un groupe de journalistes sur leurs demandes politiques. Un porte-parole de la police arménienne aurait declaré que des investigations seraient rapidement menées sur les violences à l'encontre des journalistes. Les médias concernés espèrent que ces investigations concerneront également un certain nombre d'agents de police en civil suspectés d'avoir fait un usage excessif de la force à leur encontre. Les dernières confrontations contre le personnel des médias font suite à plusieurs cas de coups, harcèlement, destruction de materiel d'enregistrement et obstruction au travail des journalistes dans la même zone de Erevan depuis le 18 juillet, comme l'ont déclaré des journalistes sur l'affrontement en cours, ainsi qu'à des manifestations publiques à proximité du poste de police occupé.
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