12 avr. 2018 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 12 nov. 2015 Serbie

L’agence de presse nationale serbe Tanjug ferme

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ
Auteur FEJ/FIJ
Le 4 novembre 2015, le ministère serbe de la culture, en charge des médias, annonçait la fermeture, sur décision du gouvernement, de l’agence de presse nationale Tanjug, après l’expiration du délai pour sa privatisation (fixé au 31 octobre). Cette décision survient après l’adoption, en août, de la loi sur la privatisation des agences de presse en Serbie et le lancement infructueux de deux appels d’offre, faute de candidat au rachat. Les organisations professionnelles de journalistes serbes (NUNS, UNS, SINOS) mettent en cause le gouvernement serbe et la direction de la Telegrafska Agencija Nove Jugoslavije (l'Agence télégraphique de la nouvelle Yougoslavie, en français) pour défaut de préparation du plan de privatisation et pour mauvaise gestion de l’agence. L’Alliance Européenne des Agences de Presse (EANA) demande au gouvernement de réexaminer le dossier afin d’éviter la disparition définitive d’une agence connue dans le monde entier. La fermeture brutale de Tanjug et le processus en cours de privatisation des médias serbes porte atteinte au pluralisme des médias et génère un climat social d’insécurité qui incite les journalistes à l’autocensure. Pour rappel, au 31 octobre 2015, 36 des 73 médias publics serbes ont été rachetés par de nouveaux propriétaires. Les 37 autres seront fermés ou privatisés dans le cadre d’un transfert du capital aux employés.
Réponses de l'État
12 avr. 2018
Réponse du Ministère de la culture et de l'information de la République de Serbie.
Suites données
23 févr. 2018
Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
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