13 sept. 2016 Niv. 2
Résolue
Création de l'alerte : 31 déc. 2015 Pologne

Un audit révèle que des journalistes polonais ont été visés par des écoutes téléphoniques conduites par la police

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ
Auteur FEJ/FIJ
Une enquête interne conduite par le Bureau des Affaires Internes polonaise (BSW) a mis à jour l’existence de dossiers contenant des enregistrements de conversation d’environ 80 individus à travers le pays, y compris plusieurs journalistes. Les enregistrements ont été effectués entre la mi-2014 et 2015 par des unités de la police polonaise. La révélation de l’existence de ces dossiers fait suite à une enquête diligentée par le nouveau responsable du département du Bureau des Affaires Internes (BSW) Zbigniew Maj portant sur des enregistrements de conversations entre des hommes politiques importants. Cette enquête a révélé l’existence d’écoutes portant sur des questions sensibles et controversées. Ces écoutes ont également visé des avocats et des journalistes travaillant sur ces sujets, ainsi que les membres de leurs familles.
L'enquête a montré que deux unités de police distinctes étaient impliquées dans les écoutes, avec approximativement 29 agents de police, dont 7 font l'objet de mesures disciplinaires.
Résolue
13 sept. 2016: Selon le procureur du district central de Varsovie, la surveillance des journalistes dans le cadre du "scandale des enregistrements" n'a pas eu lieu et, faute d'éléments établissant un acte illicite, l'enquête préliminaire s’est conclue par un refus d'ouvrir une procédure pénale. Le 13 septembre 2016, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas comme étant «résolu», concluant que cela ne représentait plus une menace à la liberté des médias.
Mises à jour
18 févr. 2016
Des rapports du procureur du district central de Varsovie affirment que la surveillance de journalistes et de leurs proches liée au «scandale des enregistrements » n’a apparemment pas eu lieu, contrairement aux indications provenant d’audits internes de la police publiées plus tôt cette année. Dans une déclaration officielle, Przemysław Nowak, porte-parole du procureur de district, a affirmé: "Le document présenté par le KGP [quartier général de la police] ne retient pas de suspicion d’infraction quelle qu’elle soit, y compris ... le non-respect des autorisations par des fonctionnaires de police du bureau des affaires internes ... Il ne fournit pas de raison pour de nouvelles investigations". Le chef de la police polonaise, Zbigniew Maj, avait d'abord présenté les résultats de l’audit au procureur du district de Varsovie, qui devait décider ou non d’ouvrir des procédures disciplinaires. Maj, qui avait été nommé lorsque le parti PiS a pris le pouvoir, a depuis démissionné de son poste. Ryszard Walczuk, l'ancien directeur de la BSW, a critiqué la nomination de Maj en raison de précédentes accusations contre lui. Dans une interview avec la chaîne TVN, Walczuk a indiqué que son département avait avisé le ministère de l'Intérieur de l’ouverture d’une enquête sur Maj à partir de juin 2015. L'enquête, basée sur des accusations anonymes, détaille une prétendue faute professionnelle remontant à plusieurs années.
Réponses de l'État
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