06 déc. 2017 Niv. 1
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Création de l'alerte : 10 janv. 2017 Turquie

Six journalistes détenus sans explication

Source de la menaceEtatique
CatégorieDétention et emprisonnement de journalistes
Auteur FEJ/FIJ Index RSF
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Les journalistes et travailleurs des médias Tunca Öğreten (freelance), Mahir Kanaat (quotidien BirGün), Ömer Çelik (directeur de l'information de l’agence DIHA), Metin Yoksa (correspondant de l’agence DIHA), Eray Saygin (quotidien Yolculuk) et Derya Okatan (agence ETHA) ont été arrêtés par les autorités turques le 25 décembre 2016 à 4h30 à leur domicile à Istanbul, Ankara et Diyarbakır. Derya Okatan (ETHA) est en grève de la faim contre les «décisions prises dans le cadre de l'état d'urgence» depuis le 25 décembre et Ömer Celik (DIHA) aurait été battu lors de son arrestation.

Dans le cadre de l’état d'urgence, les autorités turques ont prolongé la période de détention de 4 à 30 jours et les avocats n'ont pas accès aux journalistes pendant plus de 5 jours.

Aucune raison officielle n'a été donnée pour ces arrestations et les journalistes affirment qu'ils sont maltraités en détention.
Mises à jour
06 déc. 2017
Le 6 décembre 2017, Tunca Öğreten et Mahir Kanaat ont été places en liberté conditionnelle. La prochaine audience est prévue pour le 3 avril 2018.
25 oct. 2017
Le 24 octobre 2017, le 29ème tribunal d'Istanbul pour crimes graves a rendu un jugement provisoire lors de la première audience du procès des six journalistes. Le tribunal a décidé de libérer Ömer Çelik. Öğreten et Kanaat sont maintenus en détention provisoire. Les journalistes sont accusés d'être «membre d'une organisation terroriste armée», de «faire la propagande pour une organisation terroriste», d'avoir «bloqué et endommagé un système d'information» et d'avoir «modifié ou détruit des données».
18 janv. 2017
Le 18 janvier 2017, trois des six journalistes ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire (Metin Yoksa, Eray Saygin and Derya Okatan) et trois arrêtés (Tunca Öğreten, Mahir Kanaat and Ömer Çelik).
Suites données
01 oct. 2017
Le Commissaire aux droits de l'homme du CdE rappelle que toute restriction d’accès à des contenus en ligne devrait se fonder sur un cadre juridique, strict et prévisible, offrant la garantie d’un contrôle judiciaire pour prévenir d’éventuels abus.
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