18 déc. 2017 Niv. 1
L'État a répondu
Création de l'alerte : 18 juil. 2017 Pologne

Une journaliste polonaise menacée de mort après qu’une télévision publique polonaise ait qualifié ses propos de nuisibles à la Pologne

Source de la menaceInconnue
CatégorieHarcèlement et intimidation de journalistes
Auteur FEJ/FIJ AEJ RSF
Auteur FEJ/FIJ AEJ RSF
Dorota Bawolek, journaliste polonaise basée à Bruxelles pour la chaine privée polonaise Polsat TV, a été la cible de centaines de messages haineux sur les réseaux sociaux après que la chaine de télévision publique polonaise TVP lui ait reproché d’avoir posé une question "dérangeante" à la Commission européenne, le jeudi 13 juillet 2017.

Ce jeudi-là, lors de la conférence de presse quotidienne de la Commission européenne, à Bruxelles, Dorota Bawolek a demandé des explications sur l’état de la démocratie en Pologne. Ce même jour, le Parlement polonais avait adopté un projet de loi affaiblissant l’indépendance et l’impartialité du pouvoir judiciaire, et en particulier de la Cour Suprême. Constatant que la Commission préférait faire des commentaires au sujet du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, Dorata Bawolek s’est insurgée: "Vous préférez parler d’un pays qui quitte l’Union européenne que d’un pays qui en est encore membre et qui risque de s’en aller aussi si vous refusez de commenter ce qui s’y passe".

La chaine de télévision TVP diffusera ensuite un reportage assimilant l’attitude de Dorota Bawolek à de la "provocation". La séquence sera ensuite largement relayée sur les réseaux sociaux où la journaliste sera qualifiée de "traître", "prostituée", "manipulatrice anti polonaise", certains invitant même à lui "raser la tête" ou à la "pendre".
La chaîne Polsat TV a été qualifiée de "traître à la nation polonaise". Des internautes ont demandé sa fermeture immédiate et l’établissement d’une liste de "traîtres".

Face à ce déferlement de haine, le porte-parole en chef de la Commission européenne, Margaritis Schinas, s’est indigné: "Ce sont des menaces totalement inacceptables, nous avons un devoir de sollicitude vis-à-vis de tous les journalistes accrédités auprès de l’Union européenne".
Réponses de l'État
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