09 juil. 2018 Niv. 1
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Création de l'alerte : 02 nov. 2016 n° 117/2016 Turquie

Des médias pro-kurdes fermés par décret-loi

Source de la menaceEtatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur FEJ/FIJ Article 19 AEJ CPJ Index IPI
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Samedi 29 October 2016, le gouvernement turc a adopté deux décrets (N° 675 et 676) ayant pour objet de fermer 15 medias pro-Kurdes. 11 journaux, deux agences de presse et trois magazines sont concernés :
• Les journaux : Özgür Gündem, Azadiya Welat, Batman Çağdaş , Cizre Postası , Güney Express, İdil Haber, Kızıltepe’nin Sesi, Prestij Haber, Urfanatik and Yüksekova Haber;
• Les agences de presse : l'agence de presse Dicle (DİHA) et l'agence de presse Jin;
• Les magazines : Tiroji, Özgürlük Dünyası et un magazine artistique et culturel Evrensel Kültür.
Ces dernières fermetures ramènent le total des médias fermés en Turquie à 168 sous l'état d'urgence, état qui permet au gouvernement de fermer tout média par l’adoption d’un décret en Conseil des Ministres.
Mises à jour
09 juil. 2018
Le 9 juillet 2018, le gouvernement turc a publié un décret-loi qui a licencié 18 632 fonctionnaires en raison de leurs liens présumés avec des «groupes terroristes» et a fermé 12 associations, trois journaux et une chaîne de télévision. Le décret a également renvoyé 199 universitaires, dont certains figuraient parmi les signataires de l'initiative des académies pour la paix, qui demandait au gouvernement turc d'arrêter les opérations militaires dans le sud-est du pays. Parmi les journaux fermés, Özgürlükçü Demokrasi avait été saisi par le gouvernement en mars lorsque des administrateurs ont été nommés au conseil d'administration. Özgürlükçü Demokrasi, quotidien basé à Istanbul, a succédé à Özgür Gündem, qui a été fermé par un décret en octobre 2016 sur la "propagande terroriste". Halkın Nabzı, un quotidien d'Istanbul fondé en 2013 et dont le rédacteur en chef, İshak Karakaş, avait été brièvement détenu pour avoir protesté contre une offensive militaire turque à Afrin, dans le nord de la Syrie, a également été fermé. Welat, le successeur de Azadiya Welat à Diyarbakır (fermé par un décret en octobre 2016), un quotidien en langue kurde, a également été fermé par le décret. Les actifs des associations fermées et des médias ont été transférés au Trésor public.
Suites données
15 févr. 2017
Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie
31 oct. 2016
Le Secrétaire Général Jagland exprime son inquiétude concernant les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence et de la liberté d’expression en Turquie.
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