02 juil. 2019 Niv. 2
L'État a répondu
Création de l'alerte : 14 juin 2019 Allemagne

Le politicien autrichien Heinz-Christian Strache poursuit les journaux allemands pour la "vidéo d'Ibiza"

Source de la menaceNon-étatique
CatégorieAutres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias
Auteur CPJ
Auteur CPJ
Le 4 juin 2019, l'ancien vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache a déposé deux plaintes pénales identiques auprès des parquets de Munich et de Hambourg contre "toutes les personnes" qui étaient "responsables de la production, de la distribution et de la publication de la vidéo dite Ibiza", selon le texte de la plainte confirmée par le parquet de Munich dans un e-mail adressé au CPJ. La "vidéo d'Ibiza" fait référence à une vidéo publiée pour la première fois le 17 mai par les journaux indépendants allemands Süddeutsche Zeitung, basé à Munich, et Der Spiegel, basé à Hambourg, qui montre Strache parlant à Ibiza (Espagne) en 2017 avec une femme qui se faisait passer pour un investisseur lié aux oligarques russes et qui s'est interrogée sur l'influence russe en politique et médias autrichiens. Après sa publication, M. Strache, alors vice-chancelier de l'Autriche et président de son parti de droite, le Parti de la liberté, a démissionné de son poste au gouvernement et de sa direction du parti, et la coalition gouvernementale du pays s'est effondrée. La plainte de M. Strache, qui ne mentionne ni les médias ni aucun journaliste nommément cité, allègue que la publication de la vidéo constitue une atteinte à sa vie privée et une atteinte diffamatoire à sa réputation, allégations qui pourraient entraîner un emprisonnement maximal de cinq ans pour quiconque est accusé et reconnu coupable. Suite à sa démission, M. Strache a allégué qu'il avait été victime d'un piégeage illégal et d'une " campagne sale " concertée visant à le discréditer. On ne sait toujours pas qui a filmé la vidéo, et les journaux n'ont pas révélé leurs sources.
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