Journalistes agressés en Catalogne

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Année 04 oct. 2017 Pays Espagne Catégorie Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur FEJ/FIJ , AEJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
04 oct. 2017 Espagne Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue FEJ/FIJ , AEJ , Index , RSF Niveau 1
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Plusieurs journalistes ont été la cible d'agressions, dans le cadre de la couverture médiatique des suites du référendum catalan d'autodétermination du 1er octobre 2017. Le 2 octobre, le photographe de presse Jordi Borràs a été agressé par un agent de la gendarmerie espagnole (Guardia Civil), qui a tenté de lui arracher des mains son appareil photo, alors qu'il couvrait une manifestation à Calella pour le site d'information "El Món". Le 3 octobre, la journaliste de la chaîne privée La Sexta Ana Cuesta Herráiz a également fait l'objet de menaces et d'insultes de la part de manifestants qui l'accusaient de "manipulation", alors qu'elle couvrait les événements, à Calella. La police catalane (Mossos d'Esquadra) a dû assurer sa sécurité face aux manifestants. Le même jour, une autre journaliste de La Sexta, Guiomar Roglán, a dû être évacuée du parlement catalan par la Garde urbaine de Barcelone et la police catalane (Mossos d'Esquadra), alors que des centaines de manifestants rassemblés devant le Parlement l'insultaient et la menaçaient. Le 3 octobre, le journaliste Jesús Badenes, du quotidien catalan "Diari de Girona" a été hospitalisé après avoir été violemment frappé à la tête par un inconnu qui lui reprochait de l'avoir enregistré alors qu'il couvrait la grève générale en filmant un piquet de grève à Salt. Les grévistes ont déclaré que l'agresseur n'était pas un des leurs. La police catalane a ouvert une enquête.

Mises à jour

05 oct. 2017 : Le 3 octobre 2017, outre Guiomar Roglán d’autres journalistes de La Sexta, dont Antonio García Ferreras, ont dû être évacués du parlement catalan par la Garde urbaine de Barcelone et la police catalane (Mossos d’Esquadra), alors que des manifestants indépendantistes rassemblés devant le Parlement les insultaient et les menaçaient.

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20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Mehmet Altan. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Altan après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Altan, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".

20 mars 2018

Le 20 mars 2018, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son jugement sur l'affaire Şahin Alpay. La Cour a conclu à l'existence d'une violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) et de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme. Concernant l’article 5 § 1, la Cour a jugé en particulier que "le maintien en détention provisoire de M. Alpay après l’arrêt clair et non-ambigu de la Cour constitutionnelle du 11 janvier 2018 (...) ne peut pas être considéré comme 'régulier' ". La Cour a précisé que "le fait qu’un autre tribunal remette en question les compétences d’une cour constitutionnelle, dotée des pouvoirs de rendre des arrêts définitifs et contraignants concernant les recours individuels, va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État de droit et de la sécurité juridique (...) qui sont les pierres angulaires des garanties contre l’arbitraire". Sous l’angle de l’article 46 (force obligatoire et exécution des arrêts) de la Convention, la Cour estime qu’il incombe à l’État défendeur d’assurer la cessation de la détention provisoire de M. Alpay dans les plus brefs délais. Concernant l’article 10, la Cour juge en particulier qu’ "il n’y a aucune raison pour arriver à une conclusion différente de celle de la Cour constitutionnelle, laquelle a conclu que la mise et le maintien en détention provisoire de M. Alpay, consécutifs à l’expression par ce dernier de ses opinions, sont une mesure lourde qui ne peut pas être considérée comme une ingérence nécessaire et proportionnée dans une société démocratique". À cet égard, la Cour a précisé, entre autres, que "le fait de formuler des critiques contre les gouvernements et le fait de publier des informations qui sont considérées comme dangereuses pour les intérêts nationaux par les leaders et dirigeants d’un pays ne doivent pas aboutir à la formulation d’accusations pénales particulièrement graves comme l’appartenance ou l’assistance à une organisation terroriste, la tentative de renversement du gouvernement ou de l’ordre constitutionnel ou la propagande du terrorisme".
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