Alertes relatives à la liberté des médias

 

Le journaliste serbe Predrag Blagojević attaqué par la police lors d'un festival de musique à l'occasion d'un contrôle d'identité

Mise à jour : 23 févr. 2018 L'État a répondu
Année 25 août 2015 Pays Serbie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
25 août 2015 Serbie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Etatique EFJ/IFJ Niveau 2

Predrag Blagojević, rédacteur du site web Juzne Vesti, a été victime de violence policière lors d’un festival de musique dans la nuit du samedi 15 août 2015. Blagojević, qui avait précédemment reçu des menaces, a rapporté l’incident aux médias, indiquant qu’un officier de police présent au festival lui avait demandé son identité. Lorsque le journaliste a présenté sa carte d’accréditation internationale, l’officier l’a emmené dans un véhicule de police et l’a frappé à deux reprises à la tête, en lui recommandant de ne pas « faire le malin ». Il a également empêché Blagojević d’utiliser son téléphone pour contacter quiconque pourrait confirmer son identité. Plus tard, le journaliste a été emmené au poste de police local où les agents ont finalement examiné ses documents d’identité. Suite à la couverture médiatique de l’attaque et à la réaction indignée des syndicats de journalistes, le chef de la police de Niš, Srdjan Grekulovic, a annoncé l’ouverture d’une enquête au sujet de l’incident.

Réponses de l'État

24 nov. 2015 : Réponse de la République de Serbie fournie par le Ministre de l'Intérieur

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
25 août 2015 : La représentante de l'OSCE pour la liberté des médias demande une enquête complète sur l'attaque de la police contre un journaliste en Serbie

Les journalistes du site d'information Magločistač reçoivent des menaces de mort

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 21 sept. 2017 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
21 sept. 2017 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Non-étatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 4 septembre 2017, les journalistes et les travailleurs des médias travaillant pour le site d’information serbe Subotica Magločistač ont reçu des menaces de mort explicites après la publication d'un article intitulé «Nous sommes tous des travailleurs de Gosa et tous les dirigeants sont des Labans» (Svi smo mi radnici Goše, a vladari Labani). Les menaces visant l'équipe de journalistes ont été formulées avec des mots virulents dans la section des commentaires. Dans sa couverture de l’événement, le site de Magločistač a expliqué que l'article faisait référence aux menaces de mort proférées par Bogdan Laban, le maire de Subotica, à l’encontre de l'un de ses collègues du parti.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

L'hebdomadaire serbe 'Vranjske novine' fermé après le harcèlement administratif

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 25 sept. 2017 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
25 sept. 2017 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire serbe Vranjske novine a annoncé le 18 septembre que le magazine cessera de publier. Dans son article, Vukasin Obradovic déclare que le magazine a subi de fortes pressions politiques et économiques, notamment des inspections financières, qui auraient eu pour but de compromettre ses finances. Selon l'Association des journalistes indépendants (NUNS), Vranjske novine a fait l’objet de pressions politiques et économiques depuis sa création en 1994, car l'hebdomadaire est connu pour avoir révélé des abus de la part des pouvoirs publics, comme la corruption et le crime organisé. Obradovic, sa famille et ses collègues ont fait l’objet de multiples épisodes de harcèlement et de persécution pour lequels aucune enquête n’a été menée, allant de menaces directes répétées, voitures piégées, bureaux cambriolés, inspections et contrôles conduisant à l'asphyxie économique du journal, dont le point culminant a été atteint cette année. Une tentative récente d'inspecter Vranjske à partir du 16 août 2017 a été suivie d'une inspection financière imprévue le 4 septembre. NUNS affirme que bien que les inspections soient légitimes, la question est de savoir si elles ont été motivées par la publication d'une entrevue avec un ancien responsable de l'Administration fiscale de Vranje. Peu de temps après la publication, Obradovic a été averti de manière informelle qu’il devait s'attendre à une inspection visant à harceler le journal. Dans une lettre ouverte à l'autorité de l'administration fiscale publiée le 21 septembre, il écrit que Vranjske opère conformément à la loi depuis sa création. Vukasin Obradovic a reçu de nombreuses récompenses pour son travail d'investigation. En 2009, il a reçu le prix de la personnalité des médias de l'année de l'OSCE. Il était également président de NUNS, de 2010 à février 2017.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

La journaliste serbe Lidija Valtner attaquée pendant l'intronisation du nouveau président serbe

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 02 juin 2017 Pays Serbie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur RSF , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
02 juin 2017 Serbie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Non-étatique RSF , EFJ/IFJ , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Lidija Valtner, une journaliste du journal serbe Danas, était entrain de filmer une altercation entre les partisans du Parti Progressiste Serbe (SNS) du président Vucic et un manifestant lors de l'inauguration du président, le 31 mai 2017, à Belgrade, lorsqu’elle a été attaquée par deux supporters du Parti Progressiste. L’un a tenté de lui prendre son téléphone afin de l'empêcher de filmer et, lorsqu'elle a tenté de se défendre, les deux hommes l'ont saisie et l'ont emmenée de force dans un parc voisin, à 50 mètres de distance. Dans une entrevue avec RSF, Valtner a fait part de sa consternation face au fait que deux policiers en civil ont regardé l’attaque se dérouler sans lui venir en aide. Il a aussi été fait usage de la force pour empêcher les journalistes de Vice, Radio Belgrade et des sites Web de Cenzovska et d'Insajder de couvrir ou de filmer les manifestations.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Le journaliste serbe Stevan Dojčinović victime d'une campagne de diffamation

Mise à jour : 23 févr. 2018 L'État a répondu
Année 04 avr. 2016 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
04 avr. 2016 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Inconnue EFJ/IFJ Niveau 2

Stevan Dojčinović, un journaliste d'investigation et rédacteur en chef de KRIK (Crime and Corruption Reporting Network / Réseau de reportage sur la Criminalité et la Corruption), travaillant pour le projet de reportage sur le crime organisé et la corruption (OCCRP), a été la cible de plusieurs attaques, au cours des derniers mois, dans les médias serbes pro-gouvernementaux, y compris dans le tabloïd Informer. Dojčinović a été accusé de collaborer avec des services secrets étrangers et on a tenté de salir sa réputation en publiant des rumeurs insinuant qu’il coopérait avec des trafiquants de drogue et des criminels. Civil Rights Defenders a condamné les attaques. "Le fait que la campagne a été déclenchée par l'acte de recherche journalistique lui-même et non par un sujet effectivement publié est particulièrement inquiétant. Cela indique que quelqu'un surveille le travail de KRIK. Cette situation est intolérable et doit cesser immédiatement ", a déclaré Goran Miletic, directeur de programme pour les Balkans occidentaux auprès de Civil Rights Defenders. L'Association indépendante des journalistes de Serbie (NUNS) a également condamné la "campagne de lynchage menée par Informer contre le site Krik.rs ", et a exhorté le ministère de l'Intérieur à enquêter afin d’établir si l'information que détient Informer a été reçue des autorités étatiques.

Réponses de l'État

21 nov. 2016 : Réponse de la République de Serbie fournie par le Ministre de l'Intérieur

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Des journalistes d'investigation destinataires de menaces de mort, selon leur employeur

Mise à jour : 23 févr. 2018 L'État a répondu
Année 23 mars 2016 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Inconnue Auteur Index Niveau d'alerte Niveau 1
23 mars 2016 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Inconnue Index Niveau 1

Plusieurs menaces de mort ont été envoyées à des journalistes du portail du site de journalisme d’investigation insajder.net qui est détenu par le diffuseur B92. Les menaces ont été envoyées par courrier électronique à plusieurs journalistes sur une période d’une semaine, entre le 14 et le 22 Mars 2016. Ils ont également été reçus par la rédactrice en chef d’Insajder,Brankica Stankovic et le rédacteur en chef de B92, Veran Matic. Tous deux sont sous protection policière depuis des années en raison de menaces sérieuses. Selon Veran Matic, pour les besoins de l’enquête de police, aucun détail concernant les menaces n’a été révélé. L'Association indépendante des journalistes de Serbie (NUNS) a condamné les menaces et exhorte les autorités à identifier et poursuivre les personnes responsables.

Mises à jour

23 mars 2016 : Le Ministre de l'Intérieur Nebojsa Stefanovic a annoncé le 23 mars 2016 qu'une personne a été arrêtée pour avoir menacé Brankica Stankovic et Veran Matic.

Réponses de l'État

21 nov. 2016 : Réponse de la République de Serbie fournie par le Ministre de l'Intérieur

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Le journaliste d'investigation serbe Ivan Ninić victime d'une attaque brutale

Mise à jour : 23 févr. 2018 L'État a répondu
Année 07 sept. 2015 Pays Serbie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
07 sept. 2015 Serbie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ Niveau 1

Le journaliste d’investigation Ivan Ninić, âgé de 27 ans, a été attaqué, le 27 août 2015, devant son domicile alors qu’il verrouillait sa voiture sur le parking. Deux jeunes hommes l’ont battu avec des barres en métal. Le journaliste souffre d’un hématome à l’œil, de sérieux hématomes au niveau du fémur et d’une blessure à l’épaule droite. L’incident, qui a été condamné par l’ensemble des organisations de journalistes de Serbie, y compris par les trois affiliés de la FIJ/FEJ, l’Association des Journalistes de Serbie (UNS), le Syndicat des Journalistes de Serbie (SINOS) et l’Association Indépendante des Journalistes de Serbie (NUNS) a été déclaré à la police. Selon le Syndicat des Journalistes de Serbie, Ivan Ninić a publié approximativement 300 articles et reportages d’investigation, dont un nombre important a été diffusé sur le site anti-corruption Pistaljka. Il a également participé à la rédaction du rapport annuel du Conseil anti-corruption sur la structure de propriété et le contrôle des médias en Serbie. Ninić est aussi le Directeur général du « Centre pour l’état de droit », une ONG serbe qui est sur le point de lancer une plateforme en ligne.

Réponses de l'État

12 nov. 2015 : Response of the Serbian Government (Ministry of Interior)

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
09 sept. 2015 : Déclaration du Commissaire aux Droits de l'homme du Conseil ed l'Europe

Le journaliste Philippe Bertinchamps menacé d'expulsion en Serbie

Mise à jour : 23 févr. 2018 résolue
Année 19 févr. 2018 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
19 févr. 2018 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ Niveau 2

En février 2018, Philippe Bertinchamps, un journaliste belge travaillant à Belgrade pour divers médias francophones, est menacé d'expulsion après que le ministre serbe de l'Intérieur (MUP) a rejeté sa deuxième demande de permis de séjour temporaire. S'il est expulsé, le journaliste sera séparé de sa famille vivant en Serbie. Les autorités l'accusent d'être un "obstacle à l'ordre public et à la sécurité nationale". La demande de M. Bertinchamps pour un permis de séjour temporaire fondée sur la préservation de l'unité familiale a été rejetée par le MUP en avril 2017 et, à nouveau, le 8 janvier 2018 sans explication. Un tribunal administratif serbe a statué en sa faveur en novembre 2017, convenant que les autorités devaient motiver le rejet de son appel. M. Bertinchamps a couvert la Serbie et les Balkans occidentaux depuis dix ans sans jamais entrer en conflit avec la loi.

Résolu A la lumière des développements survenus le 19 février 2018, qui ont permis au journaliste de demeurer dans le pays, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas "résolu", concluant qu'il ne représentait plus une menace active à la liberté des médias.

Mises à jour

Nouveau 19 févr. 2018 : Le 19 février 2018, un visa de séjour d'un an a été délivré à Philippe Bertinchamps.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Augmentation de la violence verbale contre les médias indépendants serbes

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 21 févr. 2018 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur RSF , EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
21 févr. 2018 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Non-étatique RSF , EFJ/IFJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Depuis le début de l'année, plusieurs journalistes ont été menacés en Serbie, dans un contexte de violence verbale croissante contre les médias qui critiquent les actions d'un gouvernement. La journaliste Tamara Skrozza a publié un article soulignant que les candidats du SNS (le parti politique dont est issu le gouvernement actuel) étaient quatre fois plus visibles que les candidats de l'opposition sur la chaîne de télévision pro-gouvernementale Pink TV. En réponse, la chaîne privée l'a accusée d'être une "ennemie de l'Etat" et une série d'insultes lui ont été adressées via les comptes de Pink TV sur les réseaux sociaux. Début février, la journaliste Una Hajdari a été attaquée sur les réseaux sociaux. Suite à un photomontage de la visite du président au Kosovo diffusé sur Twitter, elle a été accusée de "haïr la Serbie, les Serbes et Vucic". La même semaine, Dragan Janjic, rédacteur en chef de l'agence indépendante Beta, a également reçu des centaines d'insultes et de messages haineux sur les réseaux sociaux. Il avait suggéré le 16 janvier, dans un tweet, que le meurtre du politicien serbe du Kosovo, Oliver Ivanović, était motivé par des considérations politiques. Nikola Radisic, journaliste de la chaîne de télévision N1 (un partenaire de CNN International) a été agressé verbalement dans la rue par deux hommes l'accusant d'être un "espion américain et un traître".

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Un journaliste radio et présentateur retrouvé mort à son domicile

Mise à jour : 23 févr. 2018 résolue
Année 20 juin 2016 Pays Serbie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur Index , AEJ , EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
20 juin 2016 Serbie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue Index , AEJ , EFJ/IFJ Niveau 1

Le journaliste et animateur de radio Luka Popov du nord de la Serbie a été retrouvé mort à son domicile de Srpski Krstur, le vendredi 17 juin 2016. Selon quotidien serbe Blic, le corps de Popov a été retrouvé avec des blessures visibles et il avait été vraisemblablement "torturé et assassiné". La police enquête actuellement sur les circonstances de la mort. Les associations de journalistes serbes NUNS et UNS, et l'association des journalistes de Voïvodine DNV ont exhorté les autorités à mener une enquête approfondie sur les circonstances entourant la mort du journaliste. L'OSCE a condamné ce meurtre. La représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, a déclaré que l'enquête "doit être effectuée d'une manière rapide et approfondie. Les autorités doivent faire tout leur possible pour traduire les auteurs de cet horrible meurtre devant la justice.» Luka Popov était animateur de programmes de radio dans les villes de Coka et Novi Knezevac.

Résolu Le 21 juin 2016, suite à l'arrestation de trois personnes qui ont avoué d`avoir assassiné Popov lors d'une tentative de cambriolage non liée à ses activités journalistiques, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas "résolu", concluant qu'il ne représentait plus une menace active à la liberté des médias.

Mises à jour

21 juin 2016 : Suite à une enquête rapidement diligentée, trois personnes ont été arrêtées en lien avec ce crime.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
20 juin 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des medias salue les arrestations intervenues après le meurtre d'un journaliste en Serbie, ainsi que l'action rapide de la police.
17 juin 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias condamne le meurtre d'un journaliste serbe et appelle les autorités à mener une enquête rapide et approfondie.

L’agence de presse nationale serbe Tanjug ferme

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 12 nov. 2015 Pays Serbie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
12 nov. 2015 Serbie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 4 novembre 2015, le ministère serbe de la culture, en charge des médias, annonçait la fermeture, sur décision du gouvernement, de l’agence de presse nationale Tanjug, après l’expiration du délai pour sa privatisation (fixé au 31 octobre). Cette décision survient après l’adoption, en août, de la loi sur la privatisation des agences de presse en Serbie et le lancement infructueux de deux appels d’offre, faute de candidat au rachat. Les organisations professionnelles de journalistes serbes (NUNS, UNS, SINOS) mettent en cause le gouvernement serbe et la direction de la Telegrafska Agencija Nove Jugoslavije (l'Agence télégraphique de la nouvelle Yougoslavie, en français) pour défaut de préparation du plan de privatisation et pour mauvaise gestion de l’agence. L’Alliance Européenne des Agences de Presse (EANA) demande au gouvernement de réexaminer le dossier afin d’éviter la disparition définitive d’une agence connue dans le monde entier. La fermeture brutale de Tanjug et le processus en cours de privatisation des médias serbes porte atteinte au pluralisme des médias et génère un climat social d’insécurité qui incite les journalistes à l’autocensure. Pour rappel, au 31 octobre 2015, 36 des 73 médias publics serbes ont été rachetés par de nouveaux propriétaires. Les 37 autres seront fermés ou privatisés dans le cadre d’un transfert du capital aux employés.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Impunité dans le dossier du meurtre de Dada Vujasinovic

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 02 avr. 2015 Pays Serbie Catégorie D. Impunité Source de la menace Etatique Auteur RSF Niveau d'alerte Niveau 1
02 avr. 2015 Serbie D. Impunité Etatique RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Radislava Dada Vujasinović, journaliste et reporter serbe, a été retrouvée morte au domicile de ses parents à Belgrade aux premières heures le 8 avril 1994. Immédiatement après la découverte du corps, la police a déclaré que la journaliste s’était donné la mort avec un fusil de chasse. Mais la famille réfute cette thèse et fait ressortir les omissions et incohérences de l’enquête, y compris le fait que les voisins n’ont pas été interrogés et que les preuves trouvées sur place n’ont pas été analysées. La famille a obtenu les avis d’experts indépendants et a, de manière répétée, mais sans succès demandé aux autorités judiciaires de poursuivre l’enquête. Le résultat de rapports indépendants a finalement permis la réouverture de l’enquête, mais les autorités serbes ont été incapables de faire la lumière sur sa mort. En janvier 2013, le gouvernement serbe a donné son soutien à la création d’une Commission d’enquête sur les morts de R. D. Vujasinović et de deux autres journalistes serbes, Slavko Ćuruvija et Milan Pantić. La Commission d’enquête avait été lancée par Veran Matić. Mais jusqu’à aujourd’hui, la vérité n’a pas été faite.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Le journaliste Stefan Cvetkovic condamné à la prison pour publication non autorisée

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 30 mars 2017 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
30 mars 2017 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 14 mars 2017, le journaliste indépendant Stefan Cvetkovic a été déclaré coupable par le tribunal de la ville de Vršac (Serbie) de publication non autorisée et de présentation de textes et d'enregistrements d’autrui. Le journaliste a été condamné à deux ans et trois mois de prison et doit payer une amende de 17 000 euros pour insulte. Selon le conseiller juridique de l'Association des journalistes indépendants de Serbie (NUNS), Cvetkovic a fait appel du jugement et attend la décision de la juridiction de seconde instance. Sa peine est suspensive et il reste libre. M. Cvetkovic a été poursuivi après que trois fonctionnaires du parti au pouvoir aient porté plainte contre lui. Le journaliste serbe enquêtait sur le rôle desdits fonctionnaires dans des affaires criminelles. En 2014, il avait porté plainte contre les autorités locales pour mauvaise utilisation des fonds publics.

Mises à jour

11 avr. 2017 : Le 11 avril 2017, la Cour suprême de Pančeva a annulé la peine initiale et renvoyé l'affaire devant le tribunal de première instance de Vršac pour un nouveau procès.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"

Campaigne d'intimidation à l'encontre de NUNS (Association des journalistes indépendants de Serbie )

Mise à jour : 23 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 07 févr. 2018 Pays Serbie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
07 févr. 2018 Serbie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Inconnue EFJ/IFJ , AEJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

À deux reprises (04/02/2018 et 05/02/2018), le bureau de Belgrade de l'Association des journalistes indépendants de Serbie (NUNS ou IJAS) a été la cible d'insultes et d'intimidation via un flyer imprimé décrivant l'IJAS comme «la triste association des ennemis de la Serbie ». Les flyers ont été collés dans le hall d’entrée vitré de la Maison des journalistes, où se trouve le siège de l'Association des journalistes indépendants de Serbie. On soupçonne qu’il s’agit une campagne de haine organisée par des professionnels car les flyers ont été imprimés en couleur, sur du papier de qualité et probablement en grande quantité afin d'être diffusés dans d'autres lieux publics. Les incidents ont été signalés à la police et au bureau du procureur qui ont immédiatement commencé à recueillir des preuves.

Suites données

Nouveau 23 févr. 2018 : Commissaire aux droits de l'homme : "Des efforts concertés sont nécessaires pour protéger la liberté des médias en Serbie"
Nouveau 07 févr. 2018 : Décrire NUNS comme l'ennemi de l'Etat peut gravement nuire à la sécurité des journalistes et au travail des journalistes de cette association en Serbie, déclare le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias. Ce dernier souhaite que l'incident fasse rapidement l'objet d'une enquête. .

Deux journalistes ukrainiens condamnés à 9 ans d'emprisonnement pour soutien à une enterprise séparatiste

Mise à jour : 22 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 31 déc. 2017 Pays Ukraine Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
31 déc. 2017 Ukraine B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 28 septembre 2017, le journaliste ukrainien Dmytro Vasylets et le cameraman Yevhen Timonin ont été condamnés à 9 ans de prison, après avoir été reconnus coupables, par un tribunal de district de Zhytomyr, de soutenir une entreprise séparatiste. Le parquet a considéré que Vasylets et Timonin avaient contribué à rediffuser des programmes de la télévision séparatiste Novorossiya sur YouTube. La peine prononcée inclue les deux années que les journalistes ont déjà passé en prison depuis le début de l'affaire en 2015. La sentence a été prononcée en l'absence des accusés, puisque Vasylets avait été expulsé de la salle d'audience après avoir critiqué la décision du tribunal. Actuellement en détention dans le cadre de cette alerte (2): Dmytro Vasylets et Yevhen Timonin. Alerte : 2 détentions

Mises à jour

Nouveau 22 févr. 2018 : Le 21 février 2018, la Cour d'appel de Kiev a cassé pour vices de procédure la décision du tribunal du district d'Andrushevskyi de la région de Zhytomyr qui avait déclaré les journalistes Dmytro Vasylets et Yevhen Tymonin coupables de soutien aux activités de la "République populaire autoproclamée de Donetsk" et d'incitation à la haine ethnique. Vasylets et Tymonin ont été libérés, placés en résidence surveillée pour deux mois. Le port de bracelets électroniques leur a également été imposé. La cour d'appel a renvoyé l'affaire devant le tribunal de première instance pour révision.

Ukraine: un nouveau projet de loi risque d'interférer avec la politique éditoriale des médias du service public

Mise à jour : 22 févr. 2018 résolue
Année 07 févr. 2018 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur UER , Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
07 févr. 2018 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique UER , Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau 2

La Verkhovna Rada d'Ukraine doit discuter du projet de loi n ° 7395 portant ‘modification de certaines lois ukrainiennes relatives à la procédure à suivre pour informer des activités des autorités ou des agents publics. L'une des dispositions proposées dans le projet de loi stipule que "les membres du Parlement ukrainien ont le droit de faire couvrir leurs activités de représentation par la société publique par actions" Société nationale de radiodiffusion publique d'Ukraine "(UA: PBC) selon la procédure établi par l'UA: PBC dans un programme qui dure au moins 25 minutes. L'activité des députés doit être couverte par une subdivision structurelle distincte correspondante de l'UC: PBC. Le droit de voir leurs activités couvertes sera détenu par les députés élus dans une circonscription uninominale ou dans une circonscription nationale plurinominale et assigné à une certaine région de l'Ukraine par une faction parlementaire (groupe). UA: PBC couvrira exclusivement les activités des parlementaires ukrainiens de la manière prescrite par la présente loi ". La disposition du projet de loi mentionnée ci-dessus prescrivant au radiodiffuseur public les modalités de couverture des activités des députés risque d'interférer avec la politique éditoriale du radiodiffuseur public. Imposer une telle obligation n'est pas conforme aux normes internationales d'indépendance éditoriale des médias de service public, et en particulier à la recommandation du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe n ° R (96) 10 relative aux "garanties d'indépendance du service public de la radiodiffusion ". Selon la recommendation 1996 (10) du Conseil de l'Europe sur l'indépendance des médias de service public (MSP), en vertu de la ligne directrice VI, les MSP devraient être obligés de difffuser du contenu qui n'est pas sous son contrôle éditorial uniquement dans des circonstances exceptionnelles. " Les cas dans lesquels les organismes de radiodiffusion de service public peuvent être astreints à diffuser des messages, des déclarations ou des communications officiels, ou à rendre compte d'actes ou de décisions des pouvoirspublics, ou à accorder un temps d'antenne à ceux-ci devraient se limiter à des circonstances exceptionnelles et être expressément prévus par la voie législative ou réglementaire. ".

Résolu Le 22 février 2018, suite au retrait du projet de loi par la Verkhovna Rada, les organisations partenaires de la Plateforme ont déclaré ce cas "résolu", concluant qu'il ne représentait plus une menace active à la liberté des médias.

Mises à jour

Nouveau 16 févr. 2018 : Le 7 février 2018, le projet de loi a été retiré.

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

Mise à jour : 21 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 27 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
27 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, İnan Kızılkaya, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin. Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention. Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş. Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin. Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux. Actuellement en détention dans le cadre de cette alerte (79) : Abdullah Kılıç, Abdürrahim Ersöz, Ahmet Memiş, Ahmet Yavaş, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Ali Aşikar, Ali Ahmet Böken, Ali Bulaç, Ali Ünal, Ali Yüce, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Kaya, Beytullah Özdemir, Burçin Dokgöz, Cemal Kalyoncu, Cuma Kaya, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erdal Şen, Erol Yüksel, Faruk Akkan, Fevzi Yazici, Gültekin Avcı, Habip Güler, Hakan Aksel, Hakan Taşdelen, Halil Ibrahim Mert, Hamza Günerigök, Hanim Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, Hüseyin Turan, Ibrahim Balta, İbrahim Karayeğen, Idris Okur, Ilker Ilkan, Isa Siyi, İsmail Avcı, İsmail Efe, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Mehmet Özdemir, Mümtazer Türköne, Murat Avcioğlu, Murat Dağdeviren, Mustafa Erkan Acar, Mustafa Ünal, Mutlu Çölgeçen, Nazlı Ilıcak, Nadir Yücel, Nuri Durna, Nurullah Kaya, Ozan Kaplanoğlu, Ömer Oruç, Ömer Özdemir, Özcan Keser, Osman Yakut, Rabia Özkaya, Ramazan Alkan, Resul Cengiz, Serhat Şeftali, Şahin Alpay, Şeref Yılmaz, Seyid Kılıç, Şirin Çoban, Tahsin Kürklü, Tuncer Çetinkaya, Ufuk Şanlı, Ünal Tanık, Vahit Yazgan, Yakup Çetin, Yakup Şimşek, Yalçın Güler, Zafer Özsoy. Alerte : 79 détentions

Mises à jour

Nouveau 21 févr. 2018 : Le 20 février 2018, Nur Ener Kılınç a été libérée dans l'attente de son procès et assignée à domicile. La prochaine audience est prévue pour le 19 avril
Nouveau 16 févr. 2018 : Le 16 février 2018, Nazlı Ilıcak, Yakup Şimşek et Fevzi Yazıcı ont été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité incompressible.
16 janv. 2018 : Le 12 janvier 2018, après avoir revu les décisions motivées de la Cour constitutionnelle, la 13e Cour pénale d'Istanbul a annulé le verdict de la Cour constitutionnelle en affirmant qu'elle avait dépassé les limites de ses pouvoirs législatifs et usurpé l'autorité de la Cour pénale. Le 15 janvier 2017, la 14e haute cour pénale d'Istanbul a rejeté la demande de libération de Şahin Alpay.
12 janv. 2018 : Le 11 janvier 2018, la Cour constitutionnelle de Turquie a ordonné la liberation de Şahin Alpay. Sa remise en liberte a été arreté par la 13e Haute Cour pénale d'Istanbul, qui a annoncé que sa détention serait réexaminée après la communication officielle des décisions motivées de la Cour constitutionnelle.
22 nov. 2017 : Le 21 novembre 2017, la 14ème haute cour pénale d'Ankara a condamné Ayşenur Parıldak, correspondante du quotidien Zaman , à sept ans et six mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste armée.
22 nov. 2017 : Le 8 novembre 2017, un tribunal d'Istanbul a ordonné la libération du journaliste Bekir Gökmen Ulu du quotidien Sözcü. La décision est assortie d'une interdiction de sortie du territoire.
25 oct. 2017 : Murat Aksoy a été libéré de détention provisoire par un tribunal d'Istanbul le 24 octobre 2017. Selon la décision de la 25e Haute Cour pénale d'Istanbul, Aksoy a été libéré après que le tribunal ait établi que le suspect n'avait pas de compte bancaire auprès de Bank Asya et n'avait jamais utilisé l'application de téléphone mobile ByLock, deux faits considérées par les autorités turques comme une preuve de liens avec le mouvement Gülen.
23 oct. 2017 : Le 17 octobre 2017, le 2nd tribunal des crimes graves d'Eskişehir a condamné Mehmet Kuru à six ans et trois mois d'emprisonnement pour «appartenance à une organisation terroriste».
15 oct. 2017 : Murat Dağdeviren, propriétaire du journal Demokrat, a été arrêté le 31 juillet 2016. Le 10 octobre 2017, il a été condamné à 7 ans et 6 mois de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le journal démocrate Gebze a été fermé par décret.
05 oct. 2017 : Yüksel Durgut a été libéré pour raisons de santé dans l'attente de son procès le 29 septembre 2017.
29 sept. 2017 : Abdullah Özyurt a été remis en liberté le 15 septembre 2017.
29 sept. 2017 : Le 22 septembre 2017, Mediha Olgun a été libérée.
18 sept. 2017 : Burak Ekici, l'éditeur en ligne du quotidien Birgün, a été arrêté le 16 août 2017, accusé de liens avec le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. Ekici a été placé en détention pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage pour téléphone mobile Bylock, que les procureurs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
07 sept. 2017 : Mehmet Dener et Muhammet Taşçılar ont été libérés le 1er septembre 2017.
23 août 2017 : Le 18 août 2017, le.25ème tribunal pour infractions graves d'Istanbul a libéré Cihan Acar, journaliste pour le journal Bugün, et le journaliste du magazine Aksiyon, Bünyamin Köseli, dans l'attente de leur procès. Ils sont poursuivis pour «tentative de coup d'Etat».
21 août 2017 : Le 18 août 2017, Ali Ahmet Böken, ancien coordinateur de TRT News et ancien chroniqueur de la chaîne désormais fermée Samanyolu TV, a été arrêté. Accusé d' "appartenance à une organisation terroriste", il encourt jusqu'à 15 ans de prison.
25 juil. 2017 : Hülya Karakaya a été libérée le 18 juillet 2017 et place sous contrôle judiciaire.
20 juil. 2017 : Nizamettin Izgi, propriétaire du journal Batman, a été arrêté le 11 décembre 2016. Le 17 juillet 2017, un tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire.
01 juin 2017 : Le 27 mai 2017, un tribunal turc a officiellement arrêté Mediha Olgun (rédactrice Internet) et Gökmen Ulu (correspondant de presse à Izmir), deux journalistes d'opposition travaillant pour le quotidien Sözcü en raison d' "un article et de photographies publiés dans le journal un jour avant le coup d'état et révélant où Erdogan passait ses vacances et d'un mot croisé contenant le nom caché du président", selon l'agence de presse publique Anadolu. Les deux journalistes de Sözcü sont accusés d'avoir notamment "aidé sciemment et encouragé l'organisation terroriste FETÖ sans faire partie de sa structure hiérarchique" et "soutenu la tentative d'assassinat du président".
30 mai 2017 : Idris Okur, journaliste pour Cihan à Çorum, a été placé en détention le 1er août 2016. Son procès a débuté en mai 2017 devant le 2ème tribunal pénal des infractions sérieuses de Çorum.
29 mai 2017 : Özkan Mayda a été libéré le 24 mai 2017.
26 mai 2017 : Olgun Matur a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté 3 jours plus tard, le 2 avril. Il a été à nouveau libéré le 24 mai 2017.
05 mai 2017 : Le 4 mai 2017, Ozan Kaplanoğlu, rédacteur en chef de la plate-forme en ligne @BursaMuhalif et membre du Conseil d'administration de la branche de Bursa du Contemporary Gazeteciler Derneği, a été placé en détention suite à une descente matinale à son domicile. Un tribunal de Bursa a ordonné son arrestation, le 5 mai, pour avoir diffusé en ligne de la propagande pour une organisation terroriste via ses comptes deréseaux sociaux.
02 mai 2017 : İbrahim Karayeğen, rédacteur en chef du journal Zaman, a été arrêté le 26 septembre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat. Karayeğen, qui avait été arrêté le 16 juillet 2016 à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, a été formellement placé en détention provisoire le 24 juillet 2016 par un juge d'instruction du 2ème tribunal pénal d'Istanbul. Le 27 avril 2017, un tribunal d'Istanbul a inculpé Karayeğen et 29 autres anciens employés de Zaman Media Group de tentative de renversement du gouvernement, de la Constitution et du Parlement. Chaque suspect risque trois condamnations à perpétuité consécutives. L'acte d'accusation envisage également 15 ans de prison supplémentaire pour chaque suspect pour appurtenance à une organisation terroriste.
20 avr. 2017 : Ali Akkuş a été libéré le 31 mars 2017 et re-placé en détention quelques heures plus tard. Il a à nouveau été remis en liberté le 15 avril 2017.
18 avr. 2017 : Le 5 août 2016, Yakup Şimşek, ancien directeur du marketing de Zaman, a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête portant sur une publicité controversée faisant soi-disant allusion à un coup d'Etat imminent neuf mois avant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet. Le 14 avril 2017, l'acte d'accusation rédigé par le bureau du procureur général d'Istanbul envisage trois condamnations à perpétuité consécutives pour 16 personnes, dont Şimşek, pour coup d'Etat. Le 29 mars 2016, des adminsitrateurs judiciaires avaient limogé Simsek ainsi que cinq collègues des quotidiens Zaman et Today's Zaman, pour avoir «abusé de la confiance de leur employeur» et «agi contre la bonne volonté et la moralité ainsi que l'image de l'entreprise».
17 avr. 2017 : Yakup Cetin et Yetkin Yıldız ont été libérés le 31 mars 2017 et détenus à nouveau quelques heures plus tard. Ils ont été formellement ré-arrétés le 15 avril 2017.
13 avr. 2017 : Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut ve Zafer Özsoy tutuklu, Ahmet İrem, Ali Hüseyinçelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
05 avr. 2017 : Serhat Şeftali, chef du bureau régional de Zaman pour la méditérannée, a été arrêté le 21 juillet 2016. Il est accusé d'avoir préparé le terrain pour la tentative de coup d'état de juillet 2016 au nom du mouvement Hizmet. Le 1er avril 2017, Serhat Şeftali a été placé en liberté sous surveillance judiciaire par la 2e Haute Cour criminelle d'Antalya avec 20 policiers et sept autres journalistes, dont Tuncer Çetinkaya et Olgun Matur, en attendant la fin de leur procès. Cependant, la 3ème Haute Cour pénale d'Antalya a statué en faveur de la ré-arrestation de 16 d'entre eux, y compris Şeftali suite à des objections à leur libération soulevées par les procureurs.
05 avr. 2017 : Tuncer Çetinkaya a été libéré le 29 mars 2017 et ré-arrêté le 2 avril.
31 mars 2017 : Kenan Baş a été libéré le 29 mars 2017.
10 mars 2017 : Nur Ener, rédactrice en chef du journal Yeni Asya, a été place en détention le 3 mars 2017 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au mouvement Gülen. Ener a été officiellement arrêté le 6 mars 2017 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen. Ener est actuellement en détention provisoire à la prison fermée pour femmes de Bakırköy, à Istanbul.
06 mars 2017 : Erdem Mühirci a été libéré le 28 février 2017.
28 févr. 2017 : Vedat Demir a été libéré le 18 février 2017.
03 févr. 2017 : Hamza Günerigök, présentateur de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 30 janvier 2017 par la sécurité des frontières dans une zone militaire alors qu'il tentait de fuir la Turquie vers la Grèce de manière illégale. Les autorités avaient émis un mandat d'arrêt contre Günerigök pour son lien présumé avec le mouvement Gülen.
30 janv. 2017 : Le 18 janvier 2017, Ünal Tanik, propriétaire et rédacteur en chef du portail d'information Rota News, qui fait partie des médias fermés à la suite du coup d'État, a été arrêté après avoir été détenu la veille, à Yalova. Le verdict d'arrestation de la 11ème Cour pénale de paix d'Istanbul était basé sur l'accusation d'appartenance présumée au mouvement Gülen. Tanik risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable.
23 déc. 2016 : Özcan Keser, reporter de la radiotélévision turque (TRT), qui avait précédemment travaillé avec l'agence de presse Cihan, a été placé en détention le 12 août 2016. Il a été officiellement arrêté le 19 décembre.
22 déc. 2016 : Ömer Oruç, ancien reporter de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 18 décembre 2016. Oruç est actuellement emprisonné à la prison d'Isparta.
19 déc. 2016 : Eda Şanlı a été libérée dans l'attente de son procès le 18 décembre 2016.
16 déc. 2016 : Le 14 décembre 2016, Mehmet Anıl a été libéré.
12 déc. 2016 : Nadir Yücel, rédacteur en chef du Çorum Yıldız, a été arrêté le 4 décembre 2016 dans le cadre de la purge des journalistes prétendument liés au movement Gülen
31 oct. 2016 : Beytullah Özdemir, le représentant à Düzce du journal Zaman a été arrêté le 27 octobre 2016 dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'état manqué du 15 juillet 2016.
26 oct. 2016 : Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016 : Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
05 oct. 2016 : Ramazan Alkan, journaliste du journal Yeni Akit, a été arrêté le 30 septembre 2016 pour avoir prétendument utilisé l'application de cryptage de téléphone portable Bylock, que les procureurs turcs considèrent comme une preuve d'appartenance au mouvement Gülen.
12 sept. 2016 : Çölgeçen, rédacteur en chef du journal Millet, a été arrêté le 9 septembre 2016. Çölgeçen est l'un des 29 journalistes accusés d'avoir participé à la "branche médiatique" du mouvement Gülen. Il risque jusqu'à 10 ans de prison s'il est reconnu coupable
05 sept. 2016 : Le 2 septembre 2016, Ahmet Memiş, un reporter travaillant pour le site d'information Haberdar, a été arrêté dans le cadre de la purge des journalistes prétendument lié au religieux Fethullah Gülen basé aux Etats-Unis. M. Memiş est accusé d'appartenir à la 'branche média' du mouvement Gülen. Il est détenu à la prison de Silivri.
01 sept. 2016 : En août 2016, le procureur général d'Ankara a ordonné la mise en détention de 34 employés de TRT (Turkish Public Broadcasting Service) désignés comme étant des utilisateurs de ByLock, un logiciel de communication crypté qui aurait été utilisé parmi les membres de la communauté de Gülen. Selon Bianet, huit employés de TRT figurent parmi les journalistes d'abord placés en détention provisoire sous l'état d'urgence déclaré le 20 juillet puis arrêtés. Il s'agit de Ahmet Yavaş (correspondant de TRT radio Erzurum), Ali Yüce (responsable de la diffusion radio de TRT), Ersin Şanlı (responsable des informations nationales de TRT), Hakan Aksel (coordonnateur assistant du Département des informations et des sports TRT et producteur), Halil İbrahim Mert (caméraman pour TRT TV Erzurum), Nuri Durna (correspondant de TRT Erzurum), Yalçın Güler (correnspondant de TRT Erzurum ), Seyid Kılıç (correspondant TRT). Depuis août 2016, ces huit journalistes sont maintenus en détention dans le cadre de l'enquête lancée par le gouvernement après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.
29 août 2016 : Le 21 août 2016, Ali Aşikar, un journaliste travaillant pour le quotidien de langue kurde Azadiya Welat, a comparu devant un tribunal de Van qui a ordonné son incarcération dans l'attente de son procès. Il est accusé d'avoir commis des crimes au nom d'organisations [terroristes] et d'avoir été en possession d'explosifs . M. Aşikar est détenu à la prison de type M de Van depuis le 28 août 2016.
25 août 2016 : Burçin Dokgöz, reporter pour le journal Zaman et pour l'agence de presse Cihan dans la ville de Çorum, dans le nord de l'Anatolie, a été arrêté le 21 août 2016.
24 août 2016 : İsmail Efe, le conseiller de presse de la Direction du tourisme d'Izmir, a été arrêté dans le cadre des opérations contre des partisans présumés de Fethullah Gülen à la suite de la tentative de coup d'Etat avortée. Efe est actuellement emprisonné à la prison d'Aliağa à Izmir.
24 août 2016 : Erol Yüksel, vice-président du département d'information de la chaîne d'état TRT, a été arrêté le 19 août 2016 dans le cadre de l'enquête menée suite à la tentative de coup d'Etat.
15 août 2016 : Le 10 août 2016, Yener Dönmez, du site Habervaktim et fondateur du journal Vahdet, a été détenu au bureau Habervaktim Ankara, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'une vidéo érotique impliquant l'ancien leader du Parti républicain du peuple (CHP) Deniz. Baykal. La vidéo a été publiée pour la première fois sur le site non officiel d'Akit, Habervaktim, en 2010. A l'époque, l'enquête n'avait pas abouti à des arrestations. Dönmez avait déjà été arrêté plus tôt dans l'enquête post-coup d'État.
15 août 2016 : Le 13 août 2016, Tahsin Kürklü, chef du service logistique du journal Zaman, aujourd'hui fermé, a été arrêté par des officiers de la gendarmerie dans le district de Gürün, dans la province de Sivas. Un tribunal de Sivas a par la suite ordonné son incarcération. Il serait l'ancien chauffeur d'Ekrem Dumanlı, l'ancien rédacteur en chef du quotidien Zaman, incarcéré pour "tentative de coup d'Etat" et "formation d'une organisation avec intention criminelle".
11 août 2016 : Le 10 août 2016, Erdal Şen, ancien correspondant d'Ankara pour le quotidien Habertürk, a été condamné par un tribunal pénal d'Ankara, soupçonné d'avoir aidé un membre présumé de haut rang du mouvement Hizmet à s'échapper après le coup d'État manqué. Il a été libéré le 21 avril 2017 et a été à nouveau arrêté le jour suivant, suite à l'objection du bureau du procureur.
08 août 2016 : İsmail Avcı, un ancien journaliste du journal Zaman et de l'agence de presse Cihan, a été arrêté le 1er août 2016 dans le cadre de la purge de journalistes prétendument liés à Fethullah Gülen. Avcı aurait été détenu dans le quartier de Yalvaç à Isparta alors qu'il tentait d'échapper à la police. Il est actuellement détenu à la prison de type D de Diyarbakır.
08 août 2016 : Le 5 août 2016, la police de la province de Denizli, dans l'ouest de la Turquie, a arrêté Resul Cengiz, un ancien journaliste de l'agence de presse Cihan. Le 10 août 2016, un tribunal local a ordonné son incarceration dans l'attente de son procès pour terrorisme,
01 août 2016 : Isa Siyi, journaliste du site d'information Haberdar, a été arrêté le 28 juillet 2016, parmi les 88 journalistes pour lesquels des mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de la réaction à la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet.
01 août 2016 : Abdurrahim Ersöz, un correspondant local de l'agence de presse Cihan à Antalya, a été arrêté le 28 juillet 2016 dans le cadre d'une purge des journalistes liés au mouvement dirigé par le clerc Fethullah Gülen basé aux États-Unis. M. Ersöz a été arrêté avec Ömer Özdemir, le correspondant du journal Zaman à Antalya. Il est maintenu en détention depuis juillet 2016 au centre fermé de détention criminelle de type L d'Antalya.
26 juil. 2016 : Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.
25 juil. 2016 : Mehmet Dener, le propriétaire du site d'informations locales sanliurfa.com, a été arrêté le 22 juillet 2016 avec le rédacteur en chef du site Internet, Muhammet Taşçılar, dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 .

Suites données

Nouveau 16 févr. 2018 : Les condamnations à perpétuité des journalistes turcs constituent une attaque sans précédent et inacceptable contre la liberté d'expression, selon le représentant de l'OSCE sur la liberté des médias.
Nouveau 19 janv. 2018 : Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe évoque les récentes décisions de la Cour constitutionnelle de Turquie dans son intervention devant le Comité des Ministres
19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
14 mars 2017 : Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie

Le directeur azerbaïdjanais d'une chaine de télévision diffusée via Internet a été arrêté de nouveau

Mise à jour : 20 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 30 juin 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
30 juin 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 1er juin 2017 Aziz Orujov, directeur de Kanal 13 - une chaîne de télévision diffusée via Internet - a été arrêté de nouveau en Azerbaïdjan. Le 2 mai, celui-ci avait été reconnu coupable par un tribunal d'avoir commis une infraction administrative - désobéissance à une ordonnance légale d’un policier - et avait été condamné à 30 jours de détention. Le 1er juin, deux heures avant sa sortie prévue, il a été emmené au département des enquêtes sur les crimes graves, où il a été accusé d’abus de pouvoir officiel ainsi que d’avoir entrepris des affaires illégales rapportant d’importants revenus. Le juge a ordonné la détention provisoire du journaliste pour une durée de quatre mois. Suite à l'arrestation d'Ojurov, des perquisitions ont été effectuées dans son appartement et dans les bureaux de Kanal 13. Des ordinateurs, des transporteurs électroniques et des documents ont été confisqués. La femme d'Orujov a déclaré qu'elle s'inquiétait de la santé d'Ojurov car il souffre de maladies chroniques. Les médias ont signalé que l'affaire contre Ojurov est liée à ses activités professionnelles. Kanal 13 produit des programmes sur des sujets sociaux et économiques, présentant, entre autres, des positions d'experts indépendants et de politiciens de l'opposition. Alerte : 1 détention

Mises à jour

Nouveau 20 févr. 2018 : Le 20 février 2018, la Cour d'appel de Bakou a confirmé le verdict de première instance prononcé à l'encontre d'Aziz Orujov. La défense a l'intention de faire appel de cette décision auprès de la Cour suprême.
18 déc. 2017 : Le 15 décembre 2017, le tribunal de Bakou pour les crimes graves a condamné Aziz Orujov à 6 ans de prison pour activités commerciales illicites et détournement de fonds.

Suites données

18 déc. 2017 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias demande aux autorités azerbaïdjanaises de mettre fin aux mesures restrictives préjudiciables à la liberté et à la sécurité des journalistes

Ahmet Altan et Mehmet Altan détenus pour les propos tenus à la télévision

Mise à jour : 16 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 13 sept. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
13 sept. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 10 septembre 2016, Ahmet Altan (journaliste et écrivain) et son frère Mehmet Altan (professeur et journaliste) ont été arrêtés par les autorités turques pour les propos tenus dans le programme «Özgür Düşünce» diffusé sur Can Erzincan TV le 14 juillet. Selon l'Agence Anadolu, les deux journalistes sont accusés de « diffusion de messages subliminaux évoquant le coup d'Etat », et ils ont donné « l'impression d’être déjà au courant du coup d'Etat ». Etant donné que les procureurs chargés de l'affaire sont actuellement en vacances, l'accès à leur dossier n’a pas pu être accordé à leurs avocats et une procédure d'appel contre la détention a été refusée aux deux accusés. Alerte : 2 détentions

Mises à jour

Nouveau 16 févr. 2018 : Le 16 février 2018, les frères Altan ont été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité incompressible.
16 janv. 2018 : Le 15 Janvier 2018 la 27e haute cour pénale d’Istanbul a rejeté la demande de libération de Mehmet Altan.
12 janv. 2018 : Le 11 janvier 2018, la Cour constitutionnelle de Turquie a ordonné la liberation de Mehmet Altan. Sa remise en liberte a été arreté par la 26e Haute Cour pénale d'Istanbul, qui a annoncé que sa détention serait réexaminée après la communication officielle des décisions motivées de la Cour constitutionnelle.
17 nov. 2017 : La troisième audience du procès des frères Altan s'est déroulée le 13 novembre 2017, à Istanbul. Le juge a fait expulser de la salle d'audience toute l'équipe des avocats des Altan pour outrage à magistrat. L'affaire n'a pas été ajournée et les Altan, qui n'étaient pas présents au tribunal mais qui suivaient la procédure par visio-conférence depuis la prison de Silivri, ont été contraints de se défendre eux-mêmes.
12 janv. 2017 : Les avocats des frères Altan ont déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de ‘homme le 12 janvier 2017 à l’encontre du maintien en détention de leurs clients. Les frères Altan attendent toujours l’issue du recours qu’ils ont introduit devant la Cour constitutionnelle turque le 8 novembre 2016.

Suites données

Nouveau 16 févr. 2018 : Les condamnations à perpétuité des journalistes turcs constituent une attaque sans précédent et inacceptable contre la liberté d'expression, selon le représentant de l'OSCE sur la liberté des médias.
Nouveau 19 janv. 2018 : Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe évoque les récentes décisions de la Cour constitutionnelle de Turquie dans son intervention devant le Comité des Ministres
19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.

Deniz Yücel, correspondant de "Die Welt" en Turquie, détenu

Mise à jour : 16 févr. 2018 Pas de réponse de l'État
Année 24 févr. 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
24 févr. 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le correspondant du quotidien allemand ‘Die Welt’ Deniz Yücel a été arrêté à Istanbul le 14 février 2017. M. Yücel, qui possède la double nationalité allemande et turque, est accusé par les autorités turques d'appartenance à une organisation terroriste, de propagande et d'utilisation abusive d’informations, des charges réfutées par le défendeur ainsi que par les organisations de médias. Le journaliste avait fait un reportage - comme six autres journalistes travaillant pour des médias nationaux détenus fin décembre 2016 – sur les courriels que le collectif de pirates informatiques RedHack s’était procurés sur le compte de courrier électronique privé du ministre turc de l'Énergie, Berat Albayrak, gendre du Président Erdoğan. Les courriels saisis auraient révélé l’existence d’un contrôle sur les médias et l'utilisation de faux comptes Twitter pour influencer l’opinion en faveur de l’AKP, parti au pouvoir.

Mises à jour

Nouveau 16 févr. 2018 : Le 16 février 2018, un tribunal pénal d'Istanbul a ordonné la libération de Deniz Yücel dans l'attente de son procès. Le même jour, les procureurs ont présenté un acte d'accusation dans lequel ils requièrent jusqu'à 18 années de prison à l'encontre du journaliste Deux chefs d'accusation sont invoqués : "diffusion de propaganda terroriste" et "incitation à la haine".
30 mars 2017 : Le 30 mars 2017, suite au rejet de l’appel, les avocats de Yücel ont introduit un recours devant la Cour constitutionnelle.
28 févr. 2017 : Le 27 février 2017, Deniz Yücel a été arrêté après qu'un tribunal d'Istanbul ait ordonné son arrestation dans l'attente de son procès. Les avocats de Yücel ont fait appel de la décision de placement en détention.

Suites données

Nouveau 16 févr. 2018 : Le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias salue la liberation de Deniz Yücel, ajoutant que les charges retenues à son encontre devraient être abandonnées.
19 oct. 2017 : Le 10 octobre 2017, le Commissaire aux droits de l'homme est intervenu devant la Cour européenne des droits de l’homme dans des affaires concernant la détention de journalistes et la liberté d’expression en Turquie.
02 mars 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias appelle la Turquie à décriminaliser le travail journalistique après l'arrestation d'un journaliste de die Wellt.
SUIVEZ-NOUS SUIVEZ-NOUS
Suites données aux alertes Suites données aux alertes