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Suite au débat "La Convention d'Istanbul - les défis pour sa mise en oeuvre

Communiqué de la Conférence des OING
Strasbourg 11 avril 2019
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La Conférence des OING du Conseil de l’Europe, fer de lance des droits humains, s’inquiète, à l’occasion du 70ième anniversaire du Conseil de l’Europe, sur le devenir des droits fondamentaux des femmes et des filles en Europe.

 

La Convention Européenne des Droits de l’Homme, la Charte Sociale Européenne et la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et sur la violence domestique, qui s’appuie sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes des Nations Unies et d’autres textes, auraient dû permettre une égalité de fait et de droit entre les femmes et les hommes. Pourtant, malgré les efforts du Conseil de l’Europe, plus récemment avec la Stratégie pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes (2018-2023) et la Recommandation CM/Rec(2019)1 pour prévenir et lutter contre le sexisme, cet objectif n’est atteint par aucun Etat membre pendant que des régressions sévères apparaissent, dans certains Etats, dans les politiques familiales, les droits sexuels et reproductifs.

 

Face aux défis actuels, tel le changement climatique, l’intelligence artificielle, la persistance des stéréotypes dans tous les aspects de la vie privée ou publique, et bien d’autres, les propositions pour préserver les droits des femmes et des filles ne sont pas suffisamment pris en compte. La Conférence des OING exhorte les Etats membres d’appliquer loyalement les textes qu’ils adoptent généralement à l’unanimité au sein du Conseil de l’Europe. La crédibilité des femmes et des hommes qui gouvernent ces Etats relève d’une action effective respectueuse de ces engagements.