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Intelligence artificielle : conclusions de la Conférence d’Helsinki

L’humain devrait être au centre du développement de l’IA si l’on veut qu’elle produise des bénéfices pour les individus et les sociétés
Helsinki 27 février 2019
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Intelligence artificielle : conclusions de la Conférence d’Helsinki

L’humain devrait être au centre du développement de l’IA si l’on veut qu’elle produise des bénéfices pour les individus et les sociétés. La Conférence de deux jours intitulée « Maîtriser les règles du jeu - l’impact du développement de l’intelligence artificielle sur les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit » était organisée par le Conseil de l’Europe et la Présidence finlandaise du Comité des Ministres.

Les messages principaux de la Conférence d’Helsinki, événement multidisciplinaire de haut niveau, figurent dans les conclusions de la Conférence.

Les conclusions de la Conférence montrent la voie à suivre pour que les progrès de l’IA s’accomplissent sans risque et dans l’intérêt de tous, qui passe par les points suivants :

  • les responsables politiques devraient se fixer comme priorité d’apporter en temps opportun des réponses politiques réfléchies ;
  • les bénéfices économiques découlant de l’IA ne pourront se concrétiser que si l’on respecte comme il se doit les valeurs communes des sociétés démocratiques ;
  • les États et tous les acteurs concernés sont invités à coordonner leurs efforts et, entre autres, à échanger des informations et des bonnes pratiques ;
  • l’humain devrait être au centre du développement de l’IA si l’on veut qu’elle produise des bénéfices pour les individus et les sociétés ;
  • une meilleure compréhension de l’IA et de ses incidences appelle un investissement dans des études interdisciplinaires et indépendantes sur ses effets directs et indirects sur les individus et les sociétés dans des contextes concrets ;
  • des mécanismes de surveillance effectifs et des structures de contrôle démocratique doivent être mis en place pour tout ce qui touche à la conception, au développement et au déploiement de l’IA ;
  • le public doit être mieux informé des risques et avantages potentiels de l’IA et les nouvelles compétences nécessaires doivent être développées ;
  • des mécanismes effectifs et légitimes sont nécessaires pour empêcher les violations des droits de l’homme, les discriminations, les inégalités et les préjugés ;
  • la transparence des algorithmes est cruciale pour instaurer la confiance et garantir le respect des droits ;
  • les calculs algorithmiques ne devraient pas porter atteinte au principe d’égalité devant la loi ;
  • les instruments internationaux de référence, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, s’appliquent indépendamment des changements contextuels dus à l’IA et l’on doit s’y conformer pour faire en sorte que le progrès technologique aille dans le sens du respect des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit ;
  • le Conseil de l’Europe devrait continuer à élaborer des recommandations, des lignes directrices et des codes de conduite par secteur pour défendre les droits de l’homme et assurer la viabilité des institutions et des processus démocratiques. Il devrait rechercher des lacunes éventuelles dans l’applicabilité et l’exécution des cadres réglementaires existants et vérifier s’il est nécessaire de prendre des mesures supplémentaires pour faire en sorte que les activités de développement, de conception et de déploiement de l’IA se déroulent dans le respect des droits de l’homme.

Vidéo de la Conférence

Revue de presse


Conclusions de la Conférence d’Aeva Aittoniemi et Patrick Penninckx :