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Cybercriminalité et COVID-19

Bucarest, Roumanie 27 Mars 2020
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Cybercriminalité et COVID-19

 

Nous vous invitons à consulter notre page dédiée avec des ressources sur la cybercriminalité et COVID-19.


La pandémie COVID-19 rend les individus et la société extrêmement vulnérables à tous égards. Pendant cette crise, nous dépendons tous plus que jamais des systèmes informatiques, des appareils mobiles et de l'internet pour travailler, communiquer, faire des achats, partager et recevoir des informations et atténuer l'impact de la distanciation sociale.

Des témoignages montrent que des acteurs malveillants exploitent ces vulnérabilités à leur propre avantage. Par exemple :

  • Les campagnes de phishing et la distribution de logiciels malveillants par le biais de sites web ou de documents apparemment authentiques fournissant des informations ou des conseils sur COVID-19 sont utilisées pour infecter les ordinateurs et extraire les informations d'identification des utilisateurs.
  • Des ransomware ferment des établissements médicaux, scientifiques ou autres établissements de santé où des personnes sont testées pour COVID-19 ou bien dans les lieux où des vaccins sont mis au point afin d'extorquer une rançon.
  • Attaques contre des infrastructures critiques ou des organisations internationales, telles que l'Organisation mondiale de la santé.
  • Des ransomware, ciblant les téléphones portables des personnes utilisant des applications, qui prétendent fournir des informations authentiques sur COVID-19 afin d'extraire des paiements.
  • Les délinquants, qui obtiennent l'accès aux systèmes d'entreprises ou d'autres organisations, en ciblant les employés qui font du télétravail.
  • Les systèmes de fraude dans lesquels des personnes sont amenées par la ruse à acheter des biens tels que des masques, des désinfectants pour les mains, mais aussi de faux médicaments prétendant prévenir ou guérir le SRAS-CoV-2.
  • La désinformation ou les fausses nouvelles sont répandues au moyen de trolls et de faux comptes médiatiques pour créer la panique, l'instabilité sociale et la méfiance à l'égard des gouvernements ou des mesures prises par leurs autorités sanitaires.

Tout le monde devra être très prudent et renforcer les mesures de sécurité. Voir, par exemple, les informations fournies par Europol, notamment les lignes directrices sur la manière de faire de votre domicile un bastion de la cybersécurité (informations disponibles en plusieurs langues) et les conseils et astuces sur le télétravail en toute sécurité, ainsi que les conseils sur la cybersécurité lorsque vous travaillez à domicile, partagés par l'ENISA. Le document COVID-19 Pandémie - Lignes directrices à l'intention des services chargés de l'application de la loi, publié par INTERPOL, sera utile aux praticiens de la justice pénale.

Les autorités de justice pénale doivent coopérer pleinement pour détecter, enquêter, attribuer et poursuivre les infractions susmentionnées et traduire en justice ceux qui exploitent le COVID-19 à leurs propres fins criminelles.

Avec la Convention de Budapest, un cadre de coopération efficace avec les garanties nécessaires de l'État de droit est à la disposition de 65 États. Grâce aux programmes de renforcement des capacités, de nombreux États devraient désormais être en mesure d'agir.

Il est également évident que des solutions supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux crises futures. Le renforcement des capacités des autorités de justice pénale doit être encore amélioré. Et le deuxième protocole additionnel à la convention de Budapest, actuellement en cours de négociation, sera crucial pour permettre une coopération immédiate dans les situations d'urgence et de crise.

Le Conseil de l'Europe - comme de nombreuses autres organisations - a décidé d'appliquer des mesures extraordinaires pour limiter la propagation du virus et réduire les risques pour le personnel et les experts. Les activités relatives à la cybercriminalité impliquant des réunions physiques ou des voyages internationaux ont également été reportées. Toutefois, nous ne pouvons pas nous permettre d'interrompre nos efforts en matière de cybercriminalité. Le personnel du Secrétariat du Comité de la Convention sur la cybercriminalité à Strasbourg et du Bureau du programme sur la cybercriminalité (C-PROC) à Bucarest continue de travailler à distance et par vidéoconférence pour soutenir les partenaires et faire progresser nos efforts communs contre la cybercriminalité.


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Alexander Seger
Division Cybercriminalité
Bâtiment Agora
F-67075 Strasbourg Cedex