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Meeting of Ministers of Education – “Citizenship education in the digital era”

Paris , 

Minister for National Education and Youth of the French Republic,

President of the European Court of Human Rights,

Ministers, Excellencies, distinguished guests, ladies and gentlemen,

 

It is a pleasure to speak at the first Education Ministers Meeting held during my mandate as Secretary General.

When the Council of Europe was established 70 years ago, it was with the firm belief that lessons should be learned from the past, and action taken to ensure a better present and future.

This meeting is held in that spirit.

Without education, we cannot expect people to know about the terrible abuses and horrors of war that led to the creation of this Organisation:

And we cannot ask them then to see the link between human rights, democracy and the rule of law and the peaceful societies we seek through the greater unity of our member states.

Quite simply, if we want open, tolerant and inclusive communities, education is vital.

Because we know this, the Council of Europe has long supported a range of education initiatives.

Key among these is our Charter on Education for Democratic Citizenship and Human Rights Education.

Its flagship framework of Competences for Democratic Culture sets out the specific skills young people need to fully understand and participate in our societies:

So that participants grow up with a sense of buy-in to democratic values, and a feeling of belonging rather than alienation.

But in an ever-more digitised world, we need to ensure that citizenship education is truly fit for purpose.

The online environment can expose people to abuse, crime, and misinformation – and young people are particularly at risk.

So how can we reinforce competences for democratic culture there too?

The Council of Europe’s Steering Committee for Education Policy and Practice has worked hard to find a solution:

And last week our Committee of Ministers adopted its Recommendation to develop and promote digital citizenship education.

The Recommendation is innovative, ambitious and supportive.

Among other things, it guides member states to review their legislation, policies and practice;

To train teachers and other education professionals;

And to support the creation of co-operation frameworks between public, private and civil sectors and education institutions to ensure that their practice aligns with national, European and other international standards.

Les autorités nationales sont également encouragées à poursuivre leur coopération avec le Conseil de l'Europe et d'autres organisations internationales dans ce domaine et à partager les bonnes pratiques, les nouvelles idées et les ressources.

Cela est particulièrement important alors que les technologies évoluent rapidement, y compris dans le domaine de l’intelligence artificielle, dans lequel le Conseil de l’Europe mène actuellement un travail spécifique.

Vous aurez l’occasion d’examiner la Recommandation lors de la séance 1 ce matin et, dans cet esprit, j’espère que vous adopterez aussi le projet de déclaration sur l’éducation à la citoyenneté à l’ère du numérique.

Cet après-midi, la séance 2 vous donnera l’occasion d’examiner et d’adopter une déclaration sur le projet d’Observatoire de l’enseignement de l’histoire.

L'importance de cet enseignement a toujours été reflétée dans l'approche du Conseil de l'Europe en matière d'éducation.

Elle est mentionnée dans la Convention culturelle européenne du Conseil de l’Europe, ouverte à la signature en 1954 ici, à Paris.

Au fil des ans, nous avons agi pour promouvoir l’enseignement de l’histoire à travers le prisme de la « multiperspectivité ».

C’est-à-dire promouvoir un enseignement qui incite les individus à comprendre que l’histoire nous appartient, à nous tous, et que les points de vue varient.

Qu’il importe :

D’analyser et d’interpréter les faits en utilisant notre esprit critique et notre sens des responsabilités ;

D’être conscients que les exposés historiques peuvent comprendre des contradictions, des ambiguïtés et des préjugés ;

Mais aussi de nous efforcer à repérer les préjugés et les stéréotypes et à résister aux manipulations.

Un enseignement de cette nature offre une perception plus complexe, plus complète et plus riche du passé et nous prépare mieux à vivre dans des sociétés caractérisées par leur diversité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse.

Cette approche se retrouve également dans le Cadre de Références des Compétences pour une Culture Démocratique du Conseil de l’Europe et dans les Recommandations du Comité des Ministres sur l’enseignement de l’histoire dans l’Europe du 21ème siècle, sur le dialogue interculturel et sur l’image de l’autre dans l’enseignement de l’histoire.

La « multiperspectivité » est aussi essentielle pour notre projet d’enseignement de l’histoire, que nous voulons revitaliser.

A une époque où le populisme et la xénophobie se sont développés dans bien des régions d’Europe, des initiatives telles que l’Observatoire de l’enseignement de l’histoire sont aussi une contribution bienvenue à la recherche d’un équilibre dans l’environnement éducatif.

Je félicite Monsieur Lamassoure, que vous entendrez cet après-midi, pour l’ardeur et le travail acharné qui ont été les siens dans ce projet.

Mesdames, Messieurs, vous avez devant vous un programme bien rempli, qui porte sur des questions d’une grande importance pour l’éducation dans l’Europe d’aujourd’hui.

Je tiens à féliciter la Présidence française du Comité des Ministres d’avoir pris cette initiative et je vous souhaite des discussions très fructueuses.