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International Conference “Civil participation in decision making” organised in the framework of the Georgian Presidency to the Committee of Ministers

6 May 2020
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First and foremost, I would like to thank each of you for accepting our invitation to take part in this ‘online’ event.

Given the relevance of the topic, both the Georgian Presidency of the Committee of Ministers and I wanted to ensure that this discussion could still take place, albeit in a different format.

After all, the COVID pandemic exemplifies only too well that for a democracy to thrive, those who take the decisions must have the trust of those they represent.

But in many parts of Europe today, trust in democracy and democratic institutions has declined.

This manifests in a number of different ways:

For example, falling turnout for elections:

Increasing support for populism, authoritarianism and nationalism:

And a marked shift away from traditional means of participation towards more direct expressions of frustration including protests, boycotts and petitions, and social media campaigns online.

We know that this fall in the level of traditional democratic participation and representation can sometimes involve specific groups disproportionately, including women, young people and minorities.

We know that its causes can vary by degree, from country to country and depending on circumstances.

But we also know that there is a problem when there is a real or perceived disconnect between citizens’ expectations and the decisions taken by policy makers on their behalf –

And that, by contrast, citizens express both trust and satisfaction where political institutions are held to high standards and are seen to meet them.

The Council of Europe has a mandate to protect and promote democracy within our member states, and to establish the common standards that help achieve this.

But this cannot succeed as a top-down process.

Rather, it requires buy-in from the bottom up:

From domestic political leadership, certainly – but with the active involvement and participation of citizens too.

This is crucially important.

Because if we succeed in bringing decision-making closer to the people, it will become more responsive, and if it becomes more responsive, it will garner more trust.

The Council of Europe has long understood the value of a strong civil society in our member states and has sought to help them achieve this at every level of government.

In 2008, our 12 Principles of Good Democratic Governance set out a blueprint for local institutions to deliver high standards, with the requirement of participation front and centre.

And complementary new Guidelines setting-out the principles of public ethics and standards of conduct for public officials are currently being prepared.

In addition, we have adopted a range of instruments that aim to strengthen civil engagement.

These include Guidelines for civil participation in political decision-making;

A Recommendation to member states on the participation of citizens in local public life;

And, in October of last year, a Revised Code of Good Practice for Civil Participation in the Decision-making Process, adopted by our Conference of International Non-governmental Organisations.

Ces instruments ont été conçus parallèlement à l’évolution de l’environnement politique à laquelle nous assistons.

Lorsqu’ils ont été appliqués, ils ont donné de bons résultats.

La question n’en est pas pour autant réglée.

Les citoyens demeurent bien souvent totalement coupés du processus décisionnel à tous les niveaux de gouvernement.

Mais il est vrai également que des solutions innovantes sont mises au point et appliquées dans l’ensemble de l’Europe et qu’elles peuvent devenir une source d’inspiration à suivre.

C’est particulièrement le cas au niveau local, où les autorités sont plus proches de leurs électeurs et ont l’intelligence d’expérimenter de nouvelles idées et des solutions plus efficaces pour remédier de manière innovante aux problèmes habituels.

La Présidence géorgienne de notre Comité des Ministres a donc choisi à juste titre de faire de la participation de la société civile à la prise de décision l’une de ses priorités essentielles.

Je la félicite, ainsi que la ville de Tbilissi, d’avoir organisé cette conférence à point nommé.

Je sais que vous aurez l’occasion d’apprendre comment la capitale géorgienne a évolué ces derniers temps.

Mais je ne doute pas que les participants à cette conférence nous feront également partager un large éventail d’expériences acquises par d’autres villes, autorités nationales et locales, milieux universitaires, groupes d’experts et organisations internationales.

Vous pourrez ainsi partager vos réflexions sur les solutions qui ont fonctionné, sur les problèmes rencontrés et surmontés et sur les mesures supplémentaires que nous pourrions tous prendre pour faire en sorte que les politiques locales traduisent les priorités locales.

Nous savons tous qu’il faut pour cela que la participation des citoyens soit pleinement concrète.

Elle doit être inclusive, pour répondre aux besoins de tous et non aux seuls besoins de catégories restreintes de la société.

Elle doit par ailleurs être innovante, adaptée aux besoins de la rapide évolution de notre monde, notamment aux défis et aux opportunités que présente l’innovation technologique.

Le succès de cette entreprise présenterait un avantage supérieur encore à celui des projets eux-mêmes.

Car ils sont aussi porteurs d’une philosophie de la prise de décision qui peut permettre d’instaurer, de rétablir et de maintenir la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

En concevant de nouveaux moyens d’y parvenir, nous insufflerons une nouvelle énergie et un nouveau dynamisme à nos démocraties, qui en ont bien besoin aujourd’hui.

J’espère que chacun et chacune d’entre vous trouvera dans cette conférence matière à réflexion.

Je vous remercie.