
« La liberté d’expression et la liberté d’association et de réunion pacifique ont connu de sérieux revers en Azerbaïdjan. Il faut prendre des mesures urgentes pour protéger ces droits de l’homme fondamentaux », a déclaré le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, en rendant publiques aujourd’hui ses observations sur le respect des droits de l’homme en Azerbaïdjan, qui s’inscrivent dans le cadre du suivi de son rapport de juin 2010.
Un an après la publication du rapport, le Commissaire regrette de constater que ses recommandations concernant ces domaines n’ont, pour la plupart, pas été mises en œuvre. Parfois, les autorités ont même pris des dispositions allant à l’encontre des obligations de l’Azerbaïdjan en matière de droits de l’homme. « L’une de mes recommandations était de mettre fin à la pratique consistant à engager, de manière injustifiée ou sélective, des poursuites pénales contre des journalistes ou des leaders d’opinion critiques à l’égard du pouvoir. Toutefois, le recours à ces méthodes semble toujours aussi fréquent. Des chefs d’inculpation fabriqués ont été utilisés pour arrêter et réduire au silence des candidats aux élections législatives, des journalistes et des membres de groupes de jeunes. De telles manœuvres d’intimidation sont incompatibles avec les principes d’une société démocratique fondée sur les principes des droits de l’homme et sur la prééminence du droit. Il faudrait prendre des mesures pour libérer immédiatement toutes les personnes emprisonnées en raison des avis ou des opinions qu’elles ont exprimés. » (suite...)