
25 % des personnes incarcérées aujourd’hui en Europe sont placées en détention provisoire ou ''détention préventive''. Elles n’ont pas été jugées ou attendent le réexamen d’une condamnation antérieure. Comme leur culpabilité n’est pas établie, elles doivent en principe être considérées comme innocentes, déclare Thomas Hammarberg en publiant le 18 août son dernier article du Carnet des droits de l’homme.
Leur incarcération peut uniquement se justifier par les besoins d’une enquête effective, c'est-à-dire la volonté de préserver l’intégralité des éléments de preuve disponibles, d’empêcher toute collusion avec les témoins et toute intervention auprès d’eux, ou encore pour s’assurer que les intéressés ne prendront pas la fuite