
Ces dernières années, l’Europe a perdu plusieurs grands journalistes d’investigation, victimes de meurtres odieux : Hrant Dink en Turquie, Guéorgui Gongadzé en Ukraine et Elmar Huseynov en Azerbaïdjan. Le 7 octobre 2011, cela fera cinq ans qu’Anna Politkovskaïa a été tuée en Russie. Il faut à tout prix arrêter et traduire en justice les auteurs de ces meurtres, mais aussi leurs commanditaires, souligne Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, dans son dernier article du Carnet des droits de l’homme.
Discussion sur la protection des journalistes contre la violence
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« Il est crucial de trouver non seulement qui a appuyé sur la gâchette contre les journalistes assassinés parce qu'ils faisaient leur travail, mais aussi qui étaient les commanditaires », a déclaré Thomas Hammarberg lors d’une discussion sur la protection des journalistes contre la violence, qui a eu lieu à Strasbourg le 5 octobre. « De nombreux journalistes sont actuellement menacés et sous pression et il est urgent de veiller à ce qu'ils puissent travailler en toute sécurité », a-t-il indiqué. La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, et Sergueï Sokolov, rédacteur en chef adjoint du journal Novaïa Gazeta, ont également participé à la discussion. Dunja Mijatović a exhorté les gouvernements à faire preuve d'une plus grande volonté politique pour exercer des pressions sur leurs pairs qui ne font pas suffisamment d'efforts pour enquêter sur ces crimes. Elle appelle à la dépénalisation de la diffamation, une mesure qu'elle-même et le Commissaire aux droits de l'homme exigent avec fermeté de la part des gouvernements.