
En Slovaquie, les propos racistes et anti-roms sont toujours monnaie courante chez les principaux responsables politiques, ainsi que dans les médias écrits et audiovisuels. «Les autorités slovaques devraient redoubler d’efforts pour empêcher de tels préjugés de se propager, notamment en encourageant l’autorégulation au sein des partis politiques et des médias et en appliquant de manière plus rigoureuse les dispositions pénales en vigueur,» a déclaré Thomas Hammarberg, dans son rapport publié le 20 décembre. Le rapport fait suite à la visite qu’il a effectuée en Slovaquie les 26 et 27 septembre 2011. Le rapport porte notamment sur la protection des droits fondamentaux des Roms et des personnes handicapées.
Afin de résoudre le problème persistant de cas signalés de crimes de haine violents commis à l’encontre des minorités ethniques, notamment des Roms, le Commissaire invite les autorités slovaques à mieux appliquer les dispositions de droit pénal faisant de la motivation raciste une circonstance aggravante.
Les autorités slovaques ont pris des initiatives pour résoudre le problème des comportements répréhensibles des membres des forces de l'ordre qui prennent les Roms pour cibles, mais cette pratique persiste. Les efforts actuellement déployés doivent donc être intensifiés, veillant à ce que de véritables enquêtes soient menées et à ce que tout fonctionnaire responsable de tels actes soit puni en conséquence. « Les autorités slovaques devraient envisager de créer une instance, indépendante de la police et des autorités des poursuites, autorisée à enquêter sur les comportements répréhensibles des policiers, notamment dans les cas de discrimination raciale », a déclaré le Commissaire.