13e session - Dublin, Irlande, 10-12 mai 1983
Déclaration sur l'enseignement secondaire obligatoire: les adolescents et les programmes d'études
Résolution sur l'éducation des migrants (N°1)
Résolution sur la coopération européenne en matière d'éducation (N°2)
Déclaration sur l'enseignement secondaire obligatoire: les adolescents et les programmes d'études 
(adoptée lors de la 13e session de la Conférence permanente des Ministres de l'Education du Conseil de l'Europe, Dublin, Irlande, 10-12 mai 1983)
Les Ministres européens de l'Education, à la Treizième Session de la Conférence permanente,
AYANT PRIS NOTE avec intérêt des problèmes fondamentaux examinés dans le Document de Séance (M ED-13-5),
ADOPTENT la Déclaration suivante :
1. Au cours des décennies écoulées, la plupart des pays d'Europe sont parvenus à introduire d'importantes réformes dans leur système éducatif : large développement de l'éducation préscolaire ; prolongation, quasi générale, de la scolarité obligatoire ; accroissement des possibilités d'épanouissement individuel chez l'élève par l'élargissement des programmes et l'abandon de la différenciation précoce ; liaison plus étroite entre matières techniques et disciplines générales.
2. La mise en oeuvre de ces politiques n'est peut-être pas complète partout. En outre, malgré des changements profonds et positifs, c'est un sentiment d'insatisfaction et d'inquiétude qui prévaut actuellement dans bon nombre de pays européens devant la situation de l'enseignement. Il existe manifestement encore un décalage entre les intentions généreuses et égalitaires de ceux qui veulent réformer l'enseignement et la réalité des résultats obtenus. De plus, de nouveaux problèmes ont surgi depuis que ces politiques ont été élaborées. Le chômage et la prolongation de la crise économique ont modifié la situation. Quelle qu'en soit la cause, trop de jeunes n'arrivent pas encore à développer leurs possibilités et quittent l'école sans qualifications ou sans avoir acquis les connaissances pratiques nécessaires pour la vie quotidienne. Ils appartiennent souvent à des familles défavorisées et sont particulièrement vulnérables dans notre société en évolution rapide et où la concurrence est de plus en plus vive.
3. Le problème du manque de motivation à l'école fait peut-être partie d'un sentiment plus général d'aliénation : l'absentéisme, la violence à l'école, la délinquance juvénile, l'abus de l'acool et des autres drogues chez les jeunes devraient souvent être considérés comme des problèmes connexes. Pour nombre de jeunes, une cause sous-jacente de cette aliénation doit être la perspective d'un chômage prolongé, à laquelle ils se trouvent confrontés.
4. Les désillusions causées par le manque apparent d'intérêt des programmes - qui diffèrent certes de pays à pays mais sont souvent l'objet de critiques comme n'étant pas suffisamment en rapport avec les réalités de la vie et celles du travail - peuvent également être un facteur important. Il est donc essentiel de réexaminer la nature de l'enseignement dispensé au cours des dernières années de la scolarité obligatoire, dans le contexte des difficultés qu'éprouvent aujourd'hui les jeunes à trouver une place productive dans la société. Les dernières années de la scolarité obligatoire coïncident aussi avec la période de l'adolescence qui, pour nombre de jeunes se caractérise par une tension psychologique et affective qui s'accompagne de fluctuations de l'intérêt et de la réceptivité. Non contente de remplir son rôle traditionnel de transmission des connaissances et des valeurs, l'école doit mettre ses élèves à même de répondre aux défis et de résoudre les problèmes inhérents au passage à l'âge adulte.
5. Les autorités de l'éducation n'ont pas nécessairement besoin pour cela de se lancer dans la quête de concepts et de principes d'action totalement nouveaux ni dans de profondes réformes de structure. Il peut s'agir plus souvent d'étendre l'application des innovations qui ont prouvé leur valeur et de porter jusque dans la réalité de chaque situation d'apprentissage les idéaux, si souvent affirmés ces dernières années par les Ministres de l'Education, de l'égalité des chances, de l'élimination de l'inégalité entre les sexes et de l'intérêt porté à chaque élève.
6. Il est indispensable d'élaborer une fois de plus d'urgence une nouvelle approche de l'éducation fondée sur un large consensus afin de répondre aux défis actuels et futurs d'une société en évolution. Il faudraît que l'enseignement dispensé dans le premier cycle de l'enseignement secondaire vise à donner à tous les jeunes, filles et garçons de ce groupe d'âge :
a. un sens positif de leur propre identité
L'école devrait créer un climat favorable à l'appréciation positive des résultats de tous les élèves ; le souci des progrès scolaires pour eux-mêmes devrait s'accompagner de la reconnaissance d'un plus large éventail de valeurs et de capacités qui devraient être encouragées et vécues dans la situation d'apprentissage, comme le sérieux, la persévérance, le sens du devoir, l'aptitude à la collaboration et aux relations interpersonnelles, la tolérance, la loyauté et l'honnêteté ;
b. les connaissances théoriques et pratiques de base indispensables dans la vie quotidienne
Elles comprennent les notions de base en matière de communication c'est-à-dire la langue maternelle et une autre langue) et d'expression personnelle, le calcul, la science et la technologie, la morale, les activités culturelles et le sport. Les objectifs poursuivis devraient être d'encourager l'acquisition de compétences pratiques dans des domaines qui touchent aux rôles que les élèves assumeront plus tard dans la vie, de promouvoir la créativité et la capacité, d'adaptation et de développer une attitude positive à l'égard de la formation permanente.
L'un des principaux objectifs de l'enseignement secondaire obligatoire devrait être de préparer les jeunes aux choix professionnels et personnels qu'ils ont à faire pendant cette période capitale de leur vie.
En outre, les "programmes devraient être adaptés de façon à intégrer dans les matières existantes la connaissance et la conscience des problèmes d'aujourd'hui comme la gestion de l'environnement et la pratique de la consommation et à permettre aux jeunes d'apprécier de manière critique les connaissances qu'ils acquièrent et les informations qu'ils reçoivent, notamment par l'intermédiaire des médias.
Des matières d'application pratique dans la vie quotidienne (comme l'éducation sanitaire et l'éducation du consommateur) devraient trouver leur place dans les programmes ;
c. l'expérience pratique de la contribution qu'ils pourront apporter à la société
Pour préparer les jeunes à la vie dans la société des adultes, l'enseignement secondaire, obligatoire devrait, par ses propres pratiques, donner aux élèves l'expérience des processus démocratiques, leur permettre de mettre à l'épreuve leurs capacités et leurs intérêts grâce, le cas échéant, à une expérience pratique du travail et démontrer la valeur de l'effort coopératif impliquant des techniques et des qualités complémentaires. L'objectif d'ensemble devrait être d'encourager l'exercice effectif des droits et des responsabilités dans une société démocratique et pluraliste.
7. Ce qui prime toute considération touchant les matières particulières à inscrire au programme, c'est le message que l'école doit diffuser : faire comprendre qu'elle respecte la dignité de chaque élève en tant qu'individu et en tant que membre de la société et qu'elle entend développer ses compétences personnelles. Les facteurs essentiels de la réalisation de cet objectif sont la qualité et le dévouement des enseignants, ainsi que les moyens dont ils disposent. Il faut reconnaître que les enseignants doivent non seulement inculquer des connaissances à leurs élèves, mais aussi leur transmettre par leur propre exemple les valeurs et les attitudes souhaitables de la société dans laquelle ils vivent.
8. Pour les aider à s'acquitter de leur mission, les enseignants ont besoin en particulier d'un soutien apporté sous la forme d'une formation initiale et continue complète et de programmes de perfectionnement professionnel, les chefs-d'établissement devraient être formés aux tâches de gestion et de direction, les effectifs des classes devraient être maintenus à un niveau raisonnable. Tous les enseignants devraient pouvoir bénéficier de l'aide de professionnels sur les techniques de travail avec des groupes et sur le développement psychologique des adolescents. En raison de la baisse des effectifs scolaires dans beaucoup de pays et du grand nombre de professeurs qualifiés se trouvant sans affectation, la mise en oeuvre de ces mesures pourrait apparaître au nombre des options possibles.
9. Des considérations budgétaires ne doivent jamais exclure des mesures visant à améliorer la qualité et la force innovatrice dans l'enseignement. L'enseignement secondaire obligatoire doit pouvoir répondre à des besoins particuliers : moyens supplémentaires pour les élèves ayant de sérieuses difficultés scolaires et pour les handicapés, système permettant de se rendre compte rapidement qu'un enfant risque de tomber au-dessous du niveau minimal acceptable dans les matières fondamentales, moyens prioritaires pour les zones particulièrement défavorisées, possibilités supplémentaires offertes aux élèves particulièrement doués (pour les matières classiques ou artsitiques).
10. L'enseignement ne se dispense pas dans une tour d'ivoire, il s'inscrit dans un réseau complexe d'influences qui s'exercent sur les jeunes, réseau dans lequel la collectivité tout entière, mais surtout les parents, ont un rôle éducatif à jouer. L'école ne peut à elle seule résoudre les problèmes de ses élèves ou de la société, mais il lui appartient - et c'est là une responsabilité importante - de guider les jeunes à travers la période difficile de l'adolescence.
Pour relever les défis de l'avenir, les politiques d'éducation doivent être conçues en étroite liaison avec d'autres domaines politiques comme la culture, les affaires sociales, le travail, les affaires familiales et l'économie, qui exercent une influence importante sur l'avenir des jeunes.
Résolution sur l'éducation des migrants (N°1) 
(adoptée lors de la 13e session de la Conférence permanente des Ministres de l'Education du Conseil de l'Europe, Dublin, Irlande, 10-12 mai 1983)
Les Ministres européens de l'Education réunis pour la Treizième Session de la Conférence permanente,
REAFFIRMANT les principes définis dans les Résolutions consacrées au développement éducatif et culturel des migrants lors des Sessions précédentes de la Conférence permanente,
SE FELICITANT des progrès réalisés et des recherches entreprises par les Etats membres dans ce domaine et RECONNAISSANT en même temps la nécessité d'intensifier les efforts accomplis actuellement dans le domaine de l'éducation et du développement culturel des migrants,
PRENANT NOTE avec intérêt du rapport établi par M. Georges Vignaux sur "L'éducation des enfants de migrants : problèmes et perspectives",
CONSTATANT :
- l'évolution des tendances migratoires,
- l'élargissement des approches scientifiques et pédagogiques,
- une meilleure prise en compte de la diversité des situations culturelles liées à la migration,
CONSIDERANT que les pays d'origine et les pays d'accueil ont pour préoccupation commune d'assurer aux migrants et à leurs enfants de meilleures conditions de vie et que, dans le cadre des politiques coordonnées exigées à cette fin, la mise à leur disposition des moyens appropriés dans le domaine de l'éducation et du développement culturel s'impose en raison des obligations communes qu'ils se reconnaissent,
CONSTATANT que, parmi les personnes appartenant à la catégorie des migrants" pour lesquelles il y aurait lieu de prévoir des dispositions spéciales en matière d'éducation, outre les travailleurs migrants qui retourneront dans leur pays après un séjour limité passé à l'étranger, les groupes suivants sont en croissance :
- migrants adultes, qui continuent à avoir besoin d'une aide pour s'insérer socialement et économiquement dans le pays d'accueil ;
- descendants de migrants (qui constituent la deuxième ou troisième génération) qui. résident dans le pays d'accueil ;
- adultes sans emploi (chômeurs, femmes non employées hors du foyer) qui peuvent rencontrer des difficultés particulières
et admettant que chacune de ces catégories exige des mesures éducatives appropriées,
RECOMMANDENT que les gouvernements des Etats membres et en particulier les Ministres de l'Education règlent leur action sur les principes suivants :
I. Politique générale
- Il faut tenir compte des besoins éducatifs et culturels des migrants et prévoir à cet effet les ressources adéquates.
- Les pays d'origine et les pays d'accueil doivent coopérer en vue de fournir aux migrants et à leurs enfants une place légitime dans le domaine de l'éducation, de la formation et de la culture :
pour leur permettre de participer pleinement à la vie sociale du pays hôte,
pour leur donner des chances égales à celles des ressortissants du pays hôte en ce qui concerne leur développement personnel et professionnel,
pour leur permettre de conserver des liens avec leur culture d'origine, non seulement en vue de faciliter le retour dans le pays d'origine au cas où ils le souhaiteraient, mais aussi afin de faciliter leur épanouissement et de renforcer leur contribution à la société dans laquelle ils vivent.
- Il s'agit de plus en plus de concevoir des programmes, des matériaux et des situations éducatifs intégrant de façon dynamique les apports culturels des migrants dans les divers pays européens afin d'aller vers une éducation à dimension interculturelle.
II. Programme et structure
Dans cette perspective d'une éducation à dimension interculturelle un certain nombre d'avancées importantes ont déjà été réalisées dans la plupart des pays européens :
- dispositions spéciales pour l'accueil des enfants de migrants ;
- dispositions particulières pour l'enseignement des langues et cultures d'origine, y compris à un niveau précoce ;
- élaboration de matériaux d'information culturelle à l'intention de tous les enfants et des enseignants ;
- révision en ce sens des manuels scolaires généraux.
Pour donner plus de force à ces actions, il convient de les développer, là ou cela est possible, et de leur assurer l'impact le plus large possible, en intensifiant la coopération bilatérale et multilatérale.
Le maintien des liens avec la culture d'origine des enfants de migrants devrait être considéré comme faisant partie du processus global d'enseignement. Il faudrait tenir compte des activités portant sur la langue et la culture des migrants dans l'évaluation des résultats scolaires pour autant qu'elles soient offertes dans le cadre de l'école régulière.
Il faut encourager une coopération active entre pays d'origine et pays hôtes en vue, entre autres, de développer la mise au point de matériaux pédagogiques, les stages communs de formation d'enseignants, les sessions expérimentales pour l'élaboration de types de contenus d'enseignement.
III. Enseignants
Le succès de toute pratique d'enseignement scolaire dépend manifestement dans une large mesure du personnel enseignant. Il faudrait organiser pour tous les enseignants des pays d'accueil une formation généralisée destinée à leur faire prendre davantage conscience de l'apport que constitue la compréhension interculturelle, ainsi que des obstacles à celle-ci.
Les enseignants appelés à donner aux migrants des leçons dans leur langue et leur culture d'origine doivent avoir les qualifications appropriées. Des dispositions doivent être prises pour leur sélection, leur formation initiale, leur formation en cours d'emploi et leur perfectionnement. De telles dispositions doivent être discutées au sein de commissions éducatives bilatérales, là où cela est possible.
IV. Education et migrants adultes
Des dispositions spéciales devraient être prises, dans toute la mesure du possible, pour améliorer l'éducation, la formation professionnelle et le développement culturel des migrants dans le cadre d'un enseignement destiné aux adultes englobant des programmes d'orientation et de formation visant à améliorer leurs perspectives professionnelles.
Il faudrait encourager les relations entre l'école et les familles de migrants, éventuellement en liaison avec les associations culturelles de migrants, afin d'éviter l'apparition d'un fossé culturel entre les parents et leurs enfants.
Une attention spéciale devrait être accordée à la situation des femmes et filles nigrantes qui, dans certains cas, peuvent souffrir d'handicaps cumulés du point de vue culturel les empêchant de participer pleinement à la vie sociale.
V. Recherche
Dans le cadre de l'approche interculturelle de l'éducation, il s'avère nécessaire d'intensifier les recherches dans plusieurs directions
- paramètres pour la définition de "l'identité culturelle" et comportements associés ;
- bilinguisme et multicculturalisme ;
- communication interculturelle ;
- bloquage culturel. rejet des autres cultures, racisme ;
- situations et processus de marginalisation.
VI. Information
D'une part, les migrants devraient recevoir, si possible avant leur départ, des informations au sujet de la culture et du mode de vie du pays hôte dans lequel ils sont appelés à s'établir ; d'autre part, les cultures les pays d'origine des migrants devraient être présentées de façon concrète et vivante aux ressortissants du pays hôte. Ceci suppose l'établissement d'actions communes de sensibilisation dans lesquelles la presse, la radio et la télévision pourraient jouer un rôle majeur.
Les Ministres CHARGENT le Comité des Hauts Fonctionnaires d'étudier la possibilité de dresser un bilan des résultats obtenus par les Etats membres (lois, curricula, coopération et accords bilatéraux, formation des enseignants, recherches) afin de stimuler le développement de la politique d'éducation en matière.
Résolution sur la coopération européenne en matière d'éducation (N°2) 
(adoptée lors de la 13e session de la Conférence permanente des Ministres de l'Education du Conseil de l'Europe, Dublin, Irlande, 10-12 mai 1983)
Les Ministres européens de l'Education, réunis pour la Treizième Session de la Conférence permanente ;
1. REMERCIENT chaleureusement les autorités irlandaises de leur généreuse hospitalité pendant la présente Session ;
2. REMERCIENT
i. l'Unesco, l'OCDE, le Conseil de l'Europe, la Communauté européenne et le Conseil des Ministres nordiques1 de leur contribution extrêmement instructive au rapport d'activité sur "La coopération européenne en matière d'éducation"2 ;
ii. M. Vanbergen de son introduction pénétrante à ce rapport ;
3. RECOMMANDENT que le rapport d'activité soit diffusé aussi largement que possible parmi les responsables non seulement dans le domaine de l'éducation, mais aussi dans les domaines social, culturel et économique ;
4. SOULIGNENT l'importance de la politique en matière d'éducation comme élément essentiel de la coopération européenne, ainsi que la nécessité de concentrer davantage les efforts pour obtenir des résultats plus significatifs ;
5. REAFFIFMENT ainsi leur profonde conviction de l'intérêt de la Conférence permanente, qui permet aux Ministres, aux Hauts Fonctionnaires et aux représentants des Organisations de dresser le bilan des progrès de la coopération européenne en matière d'éducation, d'échanger des vues sur les problèmes communs et l'évolution de la situation et d'identifier les secteurs prioritaires de l'action et de la coopération européenne ;
5. RECONNAISSENT que les travaux des Organisations correspondent aux priorités de coopération identifiées par les Ministres lors des récentes Sessions de leur Conférence. Ils se félicitent particulièrement des efforts et des résultats obtenus dans le domaine de la promotion de l'enseignement des langues vivantes, ainsi que des projets qui, dans ce même domaine, sont envisagés pour les années à venir. Ceux-ci correspondent à leurs Résolutions adoptées lors de leurs Deuxième et Troisième Sessions en 1961 à Hambourg et en 1962 à Rome. Les Ministres prennent note avec satisfaction de la recommandation sur les langues vivantes adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe en septembre 1982. Ils soulignent qu'il est important de continuer et de renforcer les efforts pour la promotion de l'apprentissage des langues en Europe ;
7. SE FELICITENT de l'accent qui est mis, dans les programmes des Organisations, sur de nouveaux sujets qui ont de vastes incidences économiques, sociales et culturelles, tels que :
i. les liens entre l'éducation et la formation professionnelle,
ii. les liens entre l'éducation et le développement local et régional,
iii. les nouvelles technologies de l'information et de la communication,
iv. le pluralisme culturel et linguistique.
Ces sujets reflètent comment s'est modifiée la position de l'éducation dans la nouvelle situation socio-économique des Etats membres. Dans ce contexte, il est nécessaire de continuer et d'intensifier la coopération européenne dans les domaines suivants :
i. les échecs scolaires,
ii. l'éducation pour le civisme démocratique,
iii. les problèmes de l'environnement,
iv. la formation des enseignants,
v. les échanges et les visites visant à promouvoir la compréhension culturelle et l'apprentissage des langues,
vi. la transition des jeunes de l'école à la vie d'adulte et du travail,
vii. la diffusion des connaissances sur les technologies nouvelles et l'utilisation responsable de celles-ci dans la vie quotidienne,
viii. l'éducation des travailleurs migrants et de leurs enfants.
8. NOTENT avec satisfaction l'adoption par les Organisations de méthodes de travail pratiques et opérationnelles qui font participer au processus de la coopération européenne en matière d'éducation un plus grand nombre de personnes directement intéressées par les problèmes éducatifs, en particulier les enseignants, les parents, les élèves, les étudiants et les groupes économiques et sociaux. Dans ce contexte, les Organisations pourraient souhaiter tenir compte de la contribution qui peut être apportée à la coopération européenne en matière d'éducation par les organisations internationales non gouvernementales, qui peuvent non seulement être une source utile d'idées et de conseils, mais aussi servir de relais pour la diffusion des travaux des Organisations ;
9. CHARGENT le Comité des Hauts Fonctionnaires de faire procéder pour leur Quatorzième Session à une étude comparative détaillée des méthodes de travail utilisées par les Organisations. Cette étude pourrait être un élément utile pour les réflexions futures des Ministres sur la coopération européenne en matière d'éducation et elle pourrait aussi avoir son utilité pour les Organisations elles-mêmes ;
10. INVITENT les autorités nationales et les Organisations à déterminer et à appliquer des procédures plus efficaces pour diffuser les résultats des travaux des Organisations aux personnes et aux institutions intéressées. Les Organisations pourraient par exemple inclure dans le calendrier de chaque grand projet une phase de diffusion. Ces efforts pourraient être accompagnés par une politique de diffusion plus systématique de la part des autorités nationales ;
11. SE FELICITENT de l'action entreprise par les Organisations, pour donner suite aux demandes des Ministres lors des récentes Sessions de la Conférence, afin d'améliorer leurs méthodes de consultation et de coopération, en particulier :
i. en organisant régulièrement des réunions entre leurs secrétariats,
ii. en utilisant la documentation des autres Organisations,
iii. en envoyant des observateurs aux réunions des autres Organisations,
iv. en organisant des réunions communes et, si possible, en finançant des activités en commun.
Ces mesures devraient être intensifiées pour que le meilleur usage soit fait des ressources disponibles pour la coopération européenne en matière d'éducation ;
12. ACCEPTENT avec plaisir l'invitation qui leur est faite par les autorités belges de tenir la Quatorzième Session en Belgique en 1985 sur "Les divers types de formation offerts aux jeunes de 16 à 19 ans". Les Ministres invitent les Organisations à apporter leur contribution à la documentation qui servira de base aux débats sur ce thème et à un nouveau rapport d'activités sur la coopération européenne en matière d'éducation. Les Ministres examineront également, lors de leur Quatorzième Session l'étude comparative sur les méthodes de travail utilisées par les Organisations, ainsi que les mesures prises, au niveau national et européen, pour mettre en oeuvre les propositions contenues dans la Déclaration sur "Education et égalité des chances des jeunes filles et des femmes", qu'ils ont adoptée lors de leur Onzième Session ;
13. NOTENT avec plaisir l'intérêt manifesté par les autorités finlandaises pour l'organisation de la Quinzième Session.
1 Ci-après dénommés "les Organisations"
2 Document M ED-13-7.