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Direction des monitorings |
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L'impact réel des mécanismes de suivi du
Conseil de l'Europe
pour l’amélioration du respect des droits de l’Homme et
de la prééminence du droit
dans les États membres
Le
présent document décrit la façon dont le travail des mécanismes du Conseil de
l’Europe relatifs aux droits de l’homme et de l’état de droit a contribué à des
améliorations concrètes dans la législation, la pratique et la situation des
individus dans les Etats membres. La seconde partie du document rassemble une
sélection d’exemples récents de situations dans lesquelles les Etats membres du
Conseil de l’Europe ont pris des mesures afin d’améliorer la situation des
droits de l’Homme, mais aussi de la lutte contre la corruption et le blanchiment
des capitaux, directement ou indirectement, en tout ou en partie, à la suite de
l’action d’un des mécanismes de suivi du Conseil de l’Europe.
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De bonnes lois ne constituent pas à
elles seules un bon gouvernement ; il importe surtout que ces bonnes
lois soient observées.
Aristote
(La Politique) |
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Avant-propos
Les fondements de l’édification d’une Europe libre, pacifique et
solidaire n’ont pas varié. Même s’il est vrai que l’on constate avec
inquiétude un regain de clameurs nationalistes et de la rhétorique
identitaire, ces vingt dernières années auront surtout témoigné de la
volonté des citoyens européens de surmonter les clivages et d’affirmer leur
unité, tout en soulignant le caractère constitutif et fécond de leur
diversité culturelle. La défense de la démocratie, de la prééminence du
droit et la sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales
constituent toujours le socle des valeurs communes des 47 États réunis au
sein du Conseil de l’Europe et la substance même du projet commun qu’ils lui
ont assigné, assorti de moyens et mécanismes propres à en garantir la
réalisation. C’est dans ce sillage que s’inscrit la nouvelle architecture
européenne et que le Conseil de l’Europe poursuit son action en développant
non seulement des normes communes, pour la réalisation d’un espace juridique
européen respectueux du principe de la prééminence du droit et des droits de
l’Homme en renforçant le caractère démocratique des réformes, mais aussi un
système de contrôle de ces normes en s’efforçant d’anticiper tout
disfonctionnement.
A l’occasion de la réunion des Délégués des Ministres du 20 janvier
2010, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland,
rappelait que « le Conseil de l’Europe doit être le phare de l’Europe, une
structure d’alerte précoce, en somme ». Ce sont précisément les mécanismes
de suivi dans le domaine des droits de l’Homme et de l’état de droit qui
constituent cette structure d’alerte, une structure au service des États,
soucieuse d’oeuvrer au plus près des préoccupations des citoyens européens
afin de relever ensemble les principaux défis de nos sociétés.
Philippe Boillat
Directeur général des droits de l’Homme et des affaires juridiques |
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Introduction Sur une
période de presque soixante ans, le Conseil de l’Europe a développé un «
acquis » considérable dans le domaine des droits de l’Homme. Ceci est
également le cas en ce qui concerne la promotion et la sauvegarde du
principe de la prééminence du droit. Cet « acquis » – qui ne l’est jamais si
nous ne demeurons vigilants – couvre non seulement des normes (liées aux
droits civils et politiques, aux droits sociaux, aux droits des minorités, à
la lutte contre le racisme, la corruption, la traite des êtres humains, le
blanchiment des capitaux et les paradis fiscaux), mais aussi un contrôle
actif du respect de ces normes. Ce contrôle est opéré par plusieurs
mécanismes spécialisés bien établis, aux méthodes de travail adaptées à leur
champ de compétence, et dont l’expertise et le professionnalisme sont
reconnus. Grâce à ces mécanismes, le Conseil de l’Europe est en mesure de
contrôler la mise en oeuvre de ses normes, d’identifier les cas de
manquement et de proposer des solutions ou de formuler des recommandations à
l’attention de chacun de ses États membres.
Le Comité des Ministres, notamment, dans sa mission de surveillance de
l’exécution des arrêts obligatoires de la Cour européenne des droits de
l’homme, le Commissaire européen des droits de l’homme, le Comité européen
des droits sociaux, le Comité européen pour la prévention de la torture, la
Commission européenne contre le racisme et l’intolérance, le Comité
consultatif de la Convention pour la protection des minorités nationales, le
Groupe d’États contre la corruption, le Groupe d’experts sur la lutte contre
le blanchiment (Moneyval), le Groupe d’experts de la Charte des langues
régionales et minoritaires et le Groupe d’experts contre la traite des êtres
humains sont, ensemble, le fleuron des mécanismes d’alerte et de sanction de
la situation de la démocratie et des droits de l’homme en Europe et agissent
au plus près des préoccupations des citoyens soucieux de vivre dans un
environnement de justice et de liberté garantissant leurs droits.
Le présent document* décrit la façon dont le travail des mécanismes du
Conseil de l’Europe relatifs aux droits de l’homme et de l’état de droit a
contribué à des améliorations concrètes dans la législation, la pratique et
la situation des individus dans les États membres. La seconde partie du
document rassemble une sélection d’exemples récents de situations dans
lesquelles les États membres du Conseil de l’Europe ont pris des mesures
afin d’améliorer la situation des droits de l’Homme, mais aussi de la lutte
contre la corruption et le blanchiment des capitaux, directement ou
indirectement, en tout ou en partie, à la suite de l’action d’un des
mécanismes de suivi du Conseil de l’Europe.
Christos Giakoumopoulos, Directeur de Monitorings,
Direction générale des droits de l’Homme et des affaires juridiques
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* Ce document ne prétend pas être exhaustif : les exemples
donnés servent uniquement à illustrer l’impact national des mécanismes de
suivi dans le domaine des droits de l’Homme et de l’État de droit du Conseil
de l’Europe. N’apparaissent pas non plus les résultats significatifs obtenus
dans le domaine des droits de l’Homme et de l’État de droit à la fois par
les activités de type intergouvernemental classique qui aboutissent à
l’adoption de rapports et instruments juridiques (par exemple, traités,
recommandations, lignes directrices) par le Comité des Ministres, les
activités spécifiques de la Commission européenne pour la Démocratie par le
droit (Commission de Venise), la Commission européenne pour l’efficacité de
la Justice (CEPEJ), les activités d’assistance et de sensibilisation visant
à faciliter le respect des standards requis, et celles d’autres institutions
du Conseil de l’Europe dont le champ d’action est plus vaste, comme
l’Assemblée parlementaire ou le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. |
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