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L'Europe ne doit pas rester un eldorado pour les trafiquants d'êtres humains

Lien vers le rapport


Strasbourg, le 17 octobre 2013 - A l'occasion de la publication de son troisième rapport général d’activités, le Groupe d'experts du Conseil de l'Europe contre la traite des êtres humains, le GRETA, organe de surveillance du respect de la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humaine, a exhorté les gouvernements européens à un sursaut. « La traite des êtres humains et les pires formes d’exploitation qui l’accompagnent justifient que les Gouvernements et les Parlements passent à la vitesse supérieure » explique Nicolas Le Coz, président du GRETA « car l’Europe ne doit pas rester un eldorado pour les trafiquants d’êtres humains ».

Se basant sur ses constatations in situ effectuées dans 10 pays européens évalués du 1er août 2012 au 31 juillet 2013 (Arménie, Bosnie-Herzégovine, France, Lettonie, Malte, Monténégro, Norvège, Pologne, Portugal et Royaume-Uni), le gardien anti-traite du Conseil de l’Europe a appelé à s’attaquer pleinement à toutes les formes de traite des êtres humains. « La traite aux fins d’esclavage, de travail forcé, de prélèvement d'organes ou de contraindre à commettre des activités illégales sont une réalité quotidienne en Europe mais trop peu investiguées et peu sanctionnées », souligne le président du GRETA.

Le GRETA saisit l’opportunité de son rapport général pour insister sur l’obligation des Etats de prévenir la traite et de s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène, telles la discrimination à l’égard de certains groupes sociaux ou la mauvaise application du droit du travail. « L’implication du secteur privé et des médias doit progresser pour renforcer la prévention », souligne le président du GRETA dans l’introduction du rapport. « Les Etats doivent cibler leurs politiques en faveur des groupes vulnérables à la traite des êtres humains dont, entre autres, les Roms et les demandeurs d’asile, qui doivent absolument faire l’objet de mesures d’insertion pour éviter d’être la cible de réseaux criminels », il ajoute.

Le GRETA pointe aussi du doigt le trop faible taux d'indemnisation des victimes de traite pourtant sujettes à des dommages psychologiques et physiques graves. De même, il déplore le caractère aléatoire de la protection des victimes contre les intimidations et les représailles.

« Les cinq années écoulées depuis l’entrée en vigueur de la Convention n’ont fait que démultiplier notre détermination à mener notre combat contre la traite des êtres humains. Raison d’être du GRETA, il est, plus largement, notre devoir à tous », conclut Nicolas Le Coz.