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Cinq ans d’engagement à lutter contre la traite des êtres humains en Europe


Strasbourg, le 1er février 2013 – Ce jour marque le 5e anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.
 
Mettant l’accent sur les droits humains des victimes de la traite, la Convention contient des mesures visant à assurer l’identification des victimes, leur assistance et protection, ainsi que la poursuite des trafiquants et la coopération internationale.
 
Chargé de veiller au respect des obligations de ce traité, le Groupe d'experts du Conseil de l'Europe sur la traite des êtres humains (GRETA) a déjà publié 16 rapports nationaux. Ceux concernant la France et la Lettonie viennent juste d'être rendus publics. Un constat sans appel : si la traite aux fins d'exploitation sexuelle persiste, celle aux fins de travail ou de services forcés augmente en Europe.
 
Parmi les mesures concrètes préconisées par ce collège européen d'experts indépendants : la protection effective des victimes et des témoins contre les représailles des personnes impliquées dans la traite et l’indemnisation des victimes.
 
« L'absence de programmes de protection des victimes et des témoins empêche les témoignages et nuit ainsi aux preuves utiles à la condamnation des trafiquants », analyse Nicolas Le Coz, Président du GRETA.
 
Il ajoute : « L'indigence voire l'absence d’indemnisations versées aux victimes qui ont pourtant subi un préjudice considérable a justifié que le GRETA exhorte certains gouvernements à garantir cette indemnisation par la création d'un fonds national et par la confiscation des biens et revenus illégalement amassés par les trafiquants ».
 
Si 39 Etats ont déjà accepté d'être liés par la Convention, témoignant d'une profonde prise de conscience européenne quant à l'urgence de lutter contre la traite et de coopérer, l'Estonie, la Grèce, la Hongrie, le Liechtenstein, Monaco, la Russie, la République tchèque et la Turquie n'y ont pas encore adhéré. « Pourtant, ces huit pays seraient mieux prémunis contre l'emprise des réseaux des trafiquants en mettant en place le cadre complet et efficace prévu par la Convention », souligne le Président du GRETA.  
 
« La Convention a certes été élaborée en Europe, mais elle n’est pas destinée seulement à l’Europe », déclare Nicolas Le Coz. « Nous devons continuer à la promouvoir au-delà du continent européen afin que ses dispositions et le cadre de coopération qu’elle fournit puissent bénéficier à d’autres régions ».