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Les victimes de la traite : « des êtres humains dont les droits de l’homme doivent être protégés »

18 octobre 2013 – Trois mécanismes anti-traite majeurs ont appelé ce jour à une action concertée et globale pour lutter contre le fléau transnational de la lutte contre la traite des êtres humains.

« Le partenariat est à la base de toute action coordonnée et efficace pour mettre en œuvre une approche fondée sur les droits de l’homme dans la lutte contre ce phénomène aux multiples facettes » ont-ils dit à l’occasion de la journée européenne contre la traite des êtres humains.

« La coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination, mais également avec les mécanismes régionaux et internationaux, ainsi qu’avec les partenaires privés tels que les sociétés multinationales et les organisations de la société civile est essentielle pour résoudre de manière globale le problème de la traite des personnes », ont souligné les experts de droits de l’homme des Nations Unies, du Conseil de l’Europe et de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

La Rapporteuse des Nations Unies sur la lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, Joy Ezeilo, a réaffirmé que « La traite est en soi une violation grave des droits de l’homme conduisant à la violation d’autres droits fondamentaux ».

« Les droits des victimes doivent être au centre de tous les efforts visant à éradiquer ce phénomène qui conduit des milliers de femmes, de filles, d’hommes et de garçons dans des situations d’exploitation et de violence extrêmes » a dit Mme Ezeilo. « Les victimes, dont les droits ont été bafoués, doivent bénéficier de protection, d’assistance, de recours et de possibilités de réintégration. »

Le Président du Groupe d’expert sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe (GRETA), Nicolas Le Coz, a souligné que « Les Etats sont tenus par le droit international et européen de fournir une protection à ces victimes dont les droits ont été gravement violés, afin de garantir leur intégrité morale et physique et de prévenir toute re-victimisation, y compris en poursuivant et sanctionnant dûment les trafiquants ».

« Compte tenu des proportions inquiétantes que prend la traite des êtres humains, il faut passer d’un modèle de sécurité nationale à une approche fondée sur les droits de l’homme de façon à mieux identifier et assister les victimes, qui sont souvent des migrants sans papiers », a ajouté le Président du GRETA.

Pour la Représentante spéciale et Coordinatrice de la lutte contre la traite des êtres humains de l’OSCE, Maria Grazia Giammarinaro, « la réalisation du droit de la victime à un recours efficace est au cœur de l’approche fondée sur les droits de l’homme, la réparation et l’indemnisation étant des étapes majeures sur la voie d’un rétablissement complet et de la réinsertion sociale, loin de toute peur ou stigmatisation ».

Les trois mécanismes d’experts internationaux ont indiqué que « l’approche fondée sur les droits de l’homme est primordiale pour mettre fin à la traite des êtres humains dans le monde d’aujourd’hui ».

Rapporteuse des Nations Unies sur la lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants : http://www.ohchr.org/EN/Issues/Trafficking/Pages/TraffickingIndex.aspx

OSCE - Bureau de la Représentante spéciale et Coordinatrice de la lutte contre la traite des êtres humains:
http://www.osce.org/cthb

Groupe d’expert sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe (GRETA): http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/trafficking/Docs/Monitoring/GRETA_fr.asp