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Sixième Journée européenne contre la traite des êtres humains

« Nous ne gagnerons jamais la guerre contre la traite si nous ne renforçons pas l'autonomie des victimes. »

Depuis Bruxelles où il participait à une Conférence organisée par la Présidence chypriote de l'Union européenne et la Commission européenne à l'occasion de la Journée européenne contre la traite des êtres humains, Nicolas Le Coz, Président du Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) a déclaré que "la lutte contre la traite des êtres humains continue d'être entravée par la persistance de préjugés et de conceptions erronées. Une prévention efficace de la traite passe nécessairement par l'éducation, l'autonomisation et l'adoption de mesures de lutte contre la discrimination."

Le Président du GRETA a rappelé que la construction d'un système pour lutter contre la traite doit suivre une approche fondée sur les droits humains et centrée sur la victime. Il a noté que dans certains pays, l’identification des victimes de la traite est envisagée principalement du point de vue de la répression ou de la lutte contre l’immigration irrégulière, sans qu’il soit fait appel à une expertise multidisciplinaire. De nombreuses victimes demeurent non détectées et non assistées. "Nous ne gagnerons jamais la guerre contre la traite si nous ne renforçons pas l'autonomie des victimes," a-t-il dit. M. Le Coz a également souligné la nécessité d'améliorer la coordination entre toutes les parties prenantes et de mener des enquêtes proactives.

Il est urgent que tous les États membres de l'Union européenne, et l'Union elle-même, ratifient la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains car elle offre un cadre paneuropéen pour la coopération entre les pays de destination, de transit et d'origine et met en place un système de suivi pays-par-pays" a souligné le Président du GRETA. "Il est également crucial que les différentes institutions internationales, y compris l'UE, l'OSCE et le Conseil de l'Europe, continuent de travailler ensemble pour lutter contre la traite des êtres humains afin d'éviter l'émergence de normes conflictuelles et la duplication des efforts.

La Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains a été ouverte à signature en 2005 et est actuellement ratifiée par 37 États. Parmi les 27 États membres de l'Union européenne, l'Estonie, l'Allemagne, la Grèce et la Hongrie doivent encore ratifier la Convention et la République tchèque doit encore la signer.