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La Finlande est encouragée à perfectionner encore ses instruments de prévention de la corruption

Communiqué de Presse

Strasbourg, 27 mars 2013 – La Finlande est dotée d’un système efficace pour prévenir la corruption au sein des parlementaires, des juges et des procureurs. Toutefois, il est encore possible de l’améliorer – en particulier pour ce qui concerne les conflits d’intérêts chez les parlementaires.
 
Tels sont les principaux constats d’un rapport d’évaluation publié aujourd’hui par le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe.  
 
Le rapport a relevé que la Finlande est considérée très largement comme l’un des pays les moins corrompus d’Europe et que la corruption en ce qui concerne les parlementaires, les juges et les procureurs est perçue comme relativement faible. En dépit d’une longue tradition d’intervention limitée dans ce domaine, la mise en œuvre par la Finlande des mesures de lutte contre la corruption suggérées par le GRECO lui-même est cependant satisfaisante.
 
Le GRECO a néanmoins souligné que les autorités ne devraient pas sous-estimer les risques de corruption résultant de conflits d’intérêts. Il a  recommandé d’élaborer un Code de conduite pour les parlementaires ainsi que de clarifier ce qu’il convient d’entendre exactement par « conflits d’intérêts » et de durcir les règles d’acceptation de cadeaux, et de rendre obligatoire la divulgation des liens extérieurs des parlementaires.
 
Le GRECO a en outre recommandé de diffuser largement les Principes de déontologie pour les juges - récemment adoptés -, et de prêter particulièrement attention aux activités accessoires de ces derniers, notamment leurs missions d’arbitrage, afin de préserver la confiance du public. Les procureurs ont également besoin d’un ensemble complet de normes de déontologie, étayé par des formations spécialisées ainsi qu’éventuellement, une législation spécifique.
 
Les autorités finlandaises ont donné leur accord à la publication du rapport, qui intervient aujourd’hui, et devront rendre compte d’ici fin septembre 2014 des mesures prises pour mettre en œuvre les huit recommandations figurant dans le rapport. Le GRECO établira ensuite au cours du premier semestre de 2015 un « rapport de conformité » évaluant dans quelle mesure ses recommandations ont bien été mises en œuvre.