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Accès restreint |
Le GRECO évalue tous ses membres sur un même pied
d’égalité, à travers un processus dynamique d’évaluation et de
pression mutuelles par les pairs. Le GRECO est scrupuleusement attaché
au principe de l’égalité des droits et obligations parmi ses membres.
Tous les membres participent et se soumettent sans restrictions aux
évaluations mutuelles et aux procédures de conformité.
Le suivi par le GRECO comprend :
une
procédure d’évaluation « horizontale » (tous les membres sont
évalués dans le cadre d’un Cycle d’évaluation) aboutissant à des
recommandations dont le but est la poursuite des réformes nécessaires
dans les domaines législatif, institutionnel et pratique ;
une
procédure de conformité dont l’objectif est d’évaluer les mesures
prises par les membres pour mettre en œuvre ces recommandations.
Le GRECO procède par cycles, appelés « cycles
d’évaluation », lesquels couvrent chacun des thèmes spécifiques. Le
premier cycle d’évaluation du GRECO (2000-2002) a traité la question de
l’indépendance, de la spécialisation et des moyens utilisés par les organes
nationaux engagés dans la prévention et la lutte contre la corruption. Il a
aussi traité de l’étendue et de la portée des immunités des agents publics par
rapport aux arrestations, poursuites, etc. Le deuxième cycle d’évaluation
(2003-2006) a porté sur l’identification, la saisie et la confiscation des
produits du crime, la prévention et la détection de la corruption dans
l’administration publique et la prévention de la pratique consistant à
utiliser des personnes morales (sociétés, etc.) pour dissimuler les faits de
corruption. Le troisième cycle d’évaluation (lancé en janvier 2007)
s’intéresse (a) aux incriminations prévues par la Convention pénale sur la
corruption et (b) la transparence du financement des partis politiques.
La procédure d’évaluation suit des étapes bien définies, en commençant
par la nomination par le GRECO d’une équipe d’évaluateurs chargés de
l’évaluation d’un Etat membre présélectionné. Une analyse de la situation de
chaque pays est réalisée sur la base des réponses à un questionnaire et des
informations recueillies au cours des rencontres avec les représentants de la
fonction publique et ceux de la société civile lors des visites sur place.
Après la visite d’évaluation, l’équipe d’évaluateurs rédige un projet de
rapport qui est transmis pour commentaires au pays évalué, avant que ledit
projet de rapport ne soit soumis au GRECO pour examen et adoption. Les
conclusions des rapports d’évaluation peuvent établir que la législation et la
pratique satisfont – ou ne satisfont pas – les dispositions examinées. Les
conclusions aboutissent généralement à des recommandations qui
nécessitent une réaction dans les 18 mois qui suivent ou bien à des
observations que les Etats membres sont invités à prendre en considération
sans toutefois être obligés de faire rapport au cours de la procédure
ultérieure de conformité.
L’une des forces du suivi par le GRECO réside dans le fait que la mise en
œuvre des recommandations fait l’objet d’un examen au titre de la procédure
de conformité. L’évaluation quant à la mise en œuvre satisfaisante,
partielle ou non satisfaisante d’une recommandation se base sur un rapport de
situation complété par des documents y relatifs transmis par l’Etat membre
évalué, 18 mois après que le rapport d’évaluation a été adopté. Dans des cas
où les recommandations n’ont pas été toutes respectées, le GRECO réexamine les
recommandations concernées, après un délai supplémentaire de 18 mois. Les
rapports de conformité et leurs addenda adoptés par le GRECO contiennent
également une conclusion générale sur la mise en œuvre de toutes les
recommandations, le but étant de décider si la procédure de conformité est
terminée ou non à l’égard d’un Etat membre en question. Enfin, le Règlement
intérieur du GRECO prévoit l’ouverture d’une procédure spéciale, basée sur une
approche progressive, à l’égard des membres dont la mise en œuvre des
recommandations du GRECO a été jugée globalement insatisfaisante.