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Rapport annuel 2010 [fr] - [en]

Communiqué de presse – 16.06.2011
Le racisme pourrait durablement s'installer si les Etats ne prennent pas les mesures qui s'imposent, déclare la Commission du Conseil de l'Europe contre le racisme

Strasbourg, 16.06.2011 – Le racisme et l'intolérance s'enracinent dans les sociétés européennes à mesure que la crise économique donne du poids aux messages extrémistes, met en garde aujourd'hui l'organe chef de file de la lutte contre le racisme en Europe.

La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), qui suit la situation de chacun de 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, indique dans son dernier rapport annuel que le racisme n’est plus un phénomène marginal. Les principaux responsables politiques utilisent de plus en plus des arguments xénophobes et antimusulmans et réclament des référendums ciblant les non-ressortissants et les minorités religieuses. Selon le rapport, « les moyens juridiques ne semblent pas suffire à contrer cette tendance. Il faut aller plus loin ».

Le rapport - qui étudie les grandes tendances observées en 2010 en matière de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, d’antisémitisme et d’intolérance en Europe – retient certains "événements déplorables”, survenus en début et fin d’année, qui concernent « des nombreuses victimes parmi les migrants d’Afrique sub-saharienne » et « des affrontements interethniques fomentés par des ultranationalistes ». Il appelle les forces de l’ordre à donner une réponse ferme aux infractions à motivation raciste.

Le rapport salue le fait que la très grande majorité des Etats sanctionne aujourd'hui pénalement « le discours de haine ». Néanmoins, il estime que les autorités doivent appliquer la loi de façon plus rigoureuse et sensibiliser davantage les victimes potentielles aux droits qui sont les leurs. Le rapport encourage aussi « un débat vigoureux sur les questions sous-jacentes ».

Il appelle l’attention sur la vague montante d’antitsiganisme, « l’un des problèmes les plus graves auxquels l'Europe se trouve confrontée aujourd'hui »  et apprécie les initiatives visant à améliorer la qualité de vie des communautés roms.

Soulignant la crainte de voir les attaques contre le multiculturalisme conduire à des sociétés fragmentées, le rapport appelle les gouvernements à intensifier leurs efforts pour promouvoir le dialogue interculturel. Selon le rapport, « la réponse au débat actuel sur le multiculturalisme est le respecte rigoureux d’un ensemble commun de principes, en particulier la non-discrimination et la tolérance ».

Le président de l’ECRI, Nils Muiznieks, a soutenu le rapport en appelant les gouvernements à agir dès maintenant pour enrayer la montée du racisme. « Les études menées par l’ECRI dans l'ensemble des pays européens font apparaître une augmentation préoccupante du racisme. Il est nécessaire que les gouvernements aient conscience de cette menace, s'emploient à renforcer la législation et les institutions de lutte contre la discrimination et fassent clairement savoir que la xénophobie ne saurait, à aucun moment, être tolérée dans la société moderne », a indiqué le président.

L’intégralité du rapport est disponible ici

Pour en savoir plus sur l’ECRI : http://www.coe.int/ecri

Contact presse : Stefano Valenti, Tel: +33 (0)3 90 21 43 28, stefano.valenti@coe.int