Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI)

SECTION A – MESURES POUR L'ÉMANCIPATION DES ROMS

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION: MESURES POUR L'ÉMANCIPATION DES ROMS
1. COMMISSION INTERMINISTÉRIELLE POUR LES AFFAIRES DE LA COMMUNAUTÉ ROM, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
2. COMMISSAIRE GOUVERNEMENTAL AUX AFFAIRES ROMS, SLOVAQUIE
3. COMITÉ CONSULTATIF POUR LES AFFAIRES ROMS, FINLANDE
4. CONSEILLERS ROMS AUPRÈS DU GOUVERNEMENT, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
5. DÉFENSE DE LA CAUSE DES ROMS AU PLAN LOCAL: ROMANI BAHT, SOFIA, BULGARIE
6. POSTE D'ATTACHÉ DE LIAISON, PETERBOROUGH, ANGLETERRE
7. BUREAU D'ENTRAIDE ROM, LOM, BULGARIE
8. PROJET D'ÉMANCIPATION DES FEMMES, FLORENCE, ITALIE


INTRODUCTION: MESURES POUR L'ÉMANCIPATION DES ROMS  

Le défi majeur que doivent relever les sociétés pluralistes d'Europe est de veiller à ce que les minorités participent sur un pied d'égalité à l'exercice du pouvoir. Quand les minorités sont limitées dans l'accès au pouvoir ou exclues de son exercice, il y a violation des principes de la démocratie et des droits de l'homme et création d'une société fondée sur la domination ethnique et la subordination.

Les Roms en Europe vivent l'exclusion de l'exercice du pouvoir depuis des siècles. Les moyens employés à cette fin ont été soit l'oppression et la ségrégation directes, ancrées dans le racisme "anti-gitans", soit l'assimilation forcée comme sous les régimes communistes. Les conséquences pour ces populations, à des degrés variables selon les pays, en ont été la destruction de leurs ressources traditionnelles, de leurs compétences et de leur identité, qui a conduit à son tour à leur marginalisation et à leur dépendance sur les plans économique et social.

Pour remédier à cette exclusion, il faut donner aux Roms les moyens de s'émanciper à tous les niveaux et dans toutes les sphères, de manière à ce qu'ils puissent participer pleinement à la détermination de leur avenir et de celui de la société dans laquelle ils vivent. C'est cette nécessité que reconnaît la Recommandation de politique générale n°3 de l'ECRI, mais également d'autres documents et programmes internationaux, tels les orientations relatives à l'accession à l'UE adoptées lors du Sommet de Tampere en 1999 et les programmes de l'Open Society Institute. Le document de l'ECRI souligne en particulier la nécessité d'instaurer des dispositions internationales en faveur de la participation des Roms à la prise de décisions aux niveaux local et national, des mécanismes de consultation et des structures de partenariat, et des dispositifs de formation afin d'apporter d'une part aux Roms les connaissances et les compétences nécessaires à la mise en œuvre de leurs droits et, d'autre part, aux organisations roms l'appui indispensable à leur rôle de premier plan dans la mobilisation de l'opinion et de la participation des Roms.

Les exemples qui suivent illustrent les divers types de mécanismes d'émancipation précités, à la fois aux niveaux national et local. Pour commencer avec le niveau national, le premier cas présente la version tchèque de la "commission interministérielle" sur les questions roms qui a été établie dans de nombreux pays d'Europe centrale/orientale. Le deuxième exemple décrit le mandat du Commissaire gouvernemental aux affaires roms, pour l'instant unique en son genre, créé en Slovaquie. Le troisième exemple est la version finnoise du type d'instance consultative plus conventionnelle dont il existe diverses variantes en Europe. Ceci dit, aucune de ces structures ne possède réellement de pouvoir exécutif et toutes restent essentiellement consultatives. Parmi les autres mécanismes de promotion de la participation des Roms à la prise de décisions, il faut citer les Bureaux d'entraide roms (nationaux et locaux) en Hongrie et le siège au Parlement roumain attribué à la communauté rom. Il est urgent, si l'on veut assurer l'efficacité de ces divers mécanismes gouvernementaux, dont plusieurs se sont avérés controversés au sein de la communauté rom, de les soumettre à un contrôle et à une évaluation.

Un autre mécanisme d'émancipation au sein de la structure gouvernementale, pour l'instant davantage présent au plan local que national, concerne les postes de Conseillers roms. Le quatrième exemple décrit ce programme tel qu'il a été introduit en République tchèque. Le cinquième cas est axé sur l'émancipation des Roms, au niveau local, par le biais d'activités de défense de la cause des Roms conduites par des ONG roms, que ce soit légalement ou sous la forme d'une représentation directe auprès des pouvoirs publics. Le sixième exemple montre que la nomination d'un Attaché de liaison tsigane/rom au plan local peut contribuer significativement à l'émancipation de la communauté et favoriser la médiation avec les pouvoirs publics. Le septième cas présente un exemple qui met l'accent sur la philosophie d'entraide et le développement de la communauté locale, tandis que le huitième et dernier exemple est orienté sur l'émancipation de la femme au niveau local.

Le thème "d'émancipation des Roms" ne doit pas être envisagé séparément des autres sections de ce recueil. Plusieurs des exemples cités dans d'autres sections illustrent également des mécanismes en faveur de l'émancipation des Roms, y compris des femmes et des jeunes. Une fois encore, il convient de souligner que les exemples donnés ne sont qu'un petit échantillon des nombreuses initiatives en Europe, dont peu ont été suffisamment documentées ou évaluées.


1. COMMISSION INTERMINISTÉRIELLE POUR LES AFFAIRES DE LA COMMUNAUTÉ ROM, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE  

La Commission interministérielle pour les affaires de la communauté rom, établie en République tchèque en 1997, a été la première d'une série de structures interministérielles sur les questions roms en Europe centrale/orientale. Elle joue un rôle de conseil, d'initiative et de coordination en ce qui concerne la politique du gouvernement relativement au statut des Roms dans la société tchèque.

Cette Commission a été créée à la suite d'un rapport complet (le rapport Bratinka) sur la situation des Roms dans la République tchèque. A l'origine, cette Commission était responsable directement devant un ministre qui occupait les fonctions de Président. Mais, en 1998, le gouvernement a créé le Conseil pour les droits de l'homme et la présidence de la Commission interministérielle a été confiée au Commissaire du gouvernement aux droits de l'homme. La Commission interministérielle est composée d'un Vice-Président Général (responsable du Bureau de la Commission), de douze représentants des principaux ministères gouvernementaux et de douze représentants nommés de la communauté rom.

Les fonctions de la Commission consistent notamment à: revoir les projets de mesures gouvernementales concernant les Roms; évaluer l'efficacité des mesures en question; proposer, contrôler et évaluer l'allocation de fonds en faveur de l'avancement des Roms; collecter des données et rendre compte des conditions au sein de la communauté rom; informer les Roms au sujet des mesures gouvernementales; et coopérer avec les organisations de Roms/pro-Roms au développement de projets et de programmes. Cette Commission est par conséquent davantage qu'une simple instance consultative, compte tenu du rôle potentiellement important qu'elle joue en matière de communication et s'agissant d'initier, de contrôler et de favoriser la pratique et la politique gouvernementales. Cependant, elle ne possède aucun pouvoir exécutif dans ces domaines et (comme l'a montré le second rapport de l'ECRI sur la République tchèque) sa capacité est limitée par les ressources modestes mises à sa disposition.

Contact:

Commission interministérielle pour les affaires de la communauté rom
Bureau du Gouvernement tchèque
Vladislavova 4,
110 00 Prague 1
Tél.: +420-2-9615.3573 - Fax: -2494.6615

 

EXEMPLES COMPARABLES:

En Roumanie, la Commission interministérielle sur les minorités nationales est épaulée par la Sous-Commission sur les Roms. Les ONG roms, préoccupées par leur exclusion de l'élaboration des politiques, ont formé un groupe de travail (GLAR) dans le but de négocier avec le gouvernement l'élaboration de sa stratégie nationale pour les Roms subventionnée par le projet PHARE. Les représentants roms nommés par le GLAR participent dorénavant à la Sous-Commission qui est présidée conjointement par un représentant du GLAR et le Chef du Bureau gouvernemental des questions roms.

Contact: Bureau gouvernemental des questions roms, Département pour la protection des minorités nationales, 1 Victoria Square, Bucarest; Tél.: +40-1-230.62.08 - Fax: -221.61.37

En Bulgarie, le Conseil national pour les questions ethniques et démographiques a établi un groupe de travail rom formé de représentant d'ONG roms. Ce groupe a élu des représentants pour qu'ils travaillent avec les fonctionnaires ministériels à la mise en œuvre des divers volets du "Programme-cadre pour l'intégration égalitaire des Roms dans la société bulgare".

Contact: Conseil national pour les questions ethniques et démographiques, 1 Dondukov Blvd, 1000 Sofia; Tél.: +359-2-987.83.26 - Fax: -986.27.32


2. COMMISSAIRE GOUVERNEMENTAL AUX AFFAIRES ROMS, SLOVAQUIE  

En Slovaquie, le gouvernement a créé un poste de "Ministre plénipotentiaire chargé d'examiner les questions relatives à la minorité rom" (également appelé "Commissaire gouvernemental aux affaires roms"). Le Commissaire est rattaché au Bureau du Gouvernement. Il possède son propre Conseil consultatif et est secondé par un petit secrétariat.

La création de ce poste traduit l'approche spécifique du gouvernement qui entend intégrer les affaires roms dans une politique globale axée sur les droits de l'homme et les questions de minorités en général. Au sein de la Commission parlementaire sur les droits de l'homme, une Sous-Commission sur les Roms fait office d'instance consultative sur les questions roms auprès du gouvernement. Le gouvernement a également institué un Conseil consultatif sur les minorités nationales et les groupes ethniques, présidé par le Vice-premier ministre chargé de ces questions. Trois des quatorze membres du Conseil consultatif sont des représentants de la communauté rom.

Le rôle du Commissaire consiste à coordonner les politiques gouvernementales sur les questions roms et à formuler des recommandations aux ministères individuels. Suite à sa nomination, le Commissaire a mené une mission d'enquête en Slovaquie orientale. Sur la base des résultats de son enquête, il a élaboré une proposition de programme gouvernemental de longue durée afin d'améliorer la situation des Roms en République de Slovaquie. En septembre 1999, ce programme a été adopté par le gouvernement slovaque sous le nom de "Stratégie gouvernementale pour la solution des problèmes de la minorité nationale rom et Train de mesures adoptées en vue de son application - Phase I". Cette stratégie couvre des domaines tels l'éducation, la langue et la culture, l'emploi, le logement, la santé et la protection sociale.

Suite à un programme de réunions avec les maires, les autorités régionales et cantonales et des représentants d'organisations roms, le Commissaire a développé un train de mesures plus élaborées pour la mise en œuvre de la stratégie. Ce "Train de mesures concrètes pour l'an 2000 - Phase II" a été approuvé par le gouvernement en mai 2000. Ces mesures exigent que les autorités locales et centrales entrent en action conjointement; elles prévoient en outre l'active participation des ONG et de la communauté rom.

Par le biais de ce poste, unique en son genre et relativement nouveau, un membre de la communauté rom a pu impulser des initiatives de politiques gouvernementales sur les questions roms. Reste à voir l'efficacité de ce Commissaire concernant la mise en œuvre de ces initiatives. Comme l'a souligné l'ECRI dans son second rapport sur la Slovaquie, il sera essentiel pour le gouvernement d'assurer que ce Commissaire dispose des pouvoirs et des ressources nécessaires aux devoirs de sa charge.

Contact:

Commissaire gouvernemental aux affaires roms de la République de Slovaquie
Bureau du Gouvernement slovaque
Namestie slobody 1
SK - 813 70 BRATISLAVA 1
Tél.: +421 7 59 364 305 - Fax: +421 7 59 364 421

 


3. COMITÉ CONSULTATIF POUR LES AFFAIRES ROMS, FINLANDE  

En Finlande, où vit une population d'environ 10.000 Roms, une structure consultative nationale est en place depuis 1956. L'actuel "Comité consultatif pour les affaires roms" a été créé par le Conseil d'Etat en 1989. Son objectif est de promouvoir pour la population rom des chances égales de participation à la société finnoise, et d'améliorer ses conditions sociales, culturelles, économiques et éducatives. Ce Comité joue un rôle de conseil concernant l'élaboration et la mise en œuvre de la politique gouvernementale. En outre, il remplit une mission de conseil et de contrôle eu égard à l'application des droits des Roms en vertu des conventions et des accords internationaux.

Les membres du Comité sont nommés pour une période de trois ans. La moitié de ses 18 membres sont désignés sur recommandation des principales associations roms. Les autres membres sont des représentants du gouvernement, dans leur majorité issus des ministères nationaux et notamment des ministères des Affaires sociales et de la Santé, de l'Education, du Travail, de l'Environnement, de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Le Comité dispose d'un Secrétaire Général, elle-même membre de la communauté rom finnoise. Il est rattaché au ministère des Affaires sociales et de la Santé à qui incombe la responsabilité globale des affaires roms au sein de la structure gouvernementale.

Au sein du ministère de l'Education, il existe aussi une Unité dédiée à l'éducation rom. Son rôle est de développer et de mettre en œuvre la politique nationale relative à l'éducation des Roms, et de promouvoir la langue et la culture roms. Un groupe de pilotage, qui inclut des représentants de la communauté rom, dirige les activités au sein de l'Unité. L'Unité organise en outre des séminaires et des stages (à la fois pour les Roms et la population majoritaire), assure la formation des personnes de contact et publie un bulletin ainsi que des supports d'apprentissage.

Des Conseils consultatifs provinciaux ont été établis à titre expérimental en 1996 dans le but de renforcer la participation des Roms au plan municipal et des communes. Leur rôle est de stimuler de nouvelles initiatives et projets à l'échelle des collectivités locales et des communes dans un large éventail de domaines: éducation, logement, emploi, santé et protection sociale, etc. Les Conseils regroupent des Roms et des agents locaux et communaux, et se chargent de diffuser des informations, de promouvoir la tolérance, de combattre les préjugés et le racisme et d'assurer la médiation entre les pouvoirs publics et les Roms.

En 1999, sur recommandation du Comité consultatif national, le ministère des Affaires sociales a commandité un bilan détaillé de la situation des Roms en Finlande, afin de répondre à la demande de propositions pour le développement de la politique gouvernementale à l'égard de la communauté rom. Son rapport, "Stratégies de politique sur les Roms", contient une série de recommandations qui exhortent notamment à la consolidation du statut juridique et des ressources du Comité consultatif national et à son transfert au sein du ministère de l'Education. Il est également recommandé que les Conseils consultatifs provinciaux soient adoptés formellement, et que des mécanismes pour la participation et la planification conjointe des Roms au niveau municipal soient introduits.

Contact:

Comité consultatif pour les affaires roms en Finlande
Ministère des Affaires sociales et de la Santé
PO Box 33, FIN-00023 GOUVERNEMENT
Finlande
Tél.: +358-9-160.4306/4308 - Fax: +358-9-160.4312

 

EXEMPLES COMPARABLES:

Suède: Depuis 1996, le gouvernement suédois coopère via un Groupe de travail qu'il a nommé à l'organisation nationale faîtière, l'Union nationale rom. L'objectif en est d'améliorer la situation des Roms en Suède et de sensibiliser la population aux questions roms.

Contact: Cissi Storck, Secrétaire du Groupe de travail, Division de l'intégration des migrants et de la diversité, Ministère de l'Industrie, S-10333 Stockholm,
Tél.: +46-8-405.11.96

Espagne: Une Commission consultative conseille le gouvernement espagnol sur son "Programme de promotion des Gitans" mis en place en 1988. Cette Commission est formée de représentants d'ONG nationales concernées par les questions de Gitans et d'ONG de Gitans opérant au niveau des provinces autonomes. Le gouvernement assure aux ONG des subventions substantielles afin qu'elles mettent ce programme en œuvre, tandis que la Commission dispense des conseils pour l'allocation de ces fonds. Parce que l'approche espagnole implique directement des représentants gitans dans le développement et la mise en œuvre de la politique, certains craignent l'apparition de conflits d'intérêt au sein des instances participantes.

Contact: Comission Consultativa dal Programa de Desarrollo Gitano, Ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales, C./José Abascal 39, 28003 Madrid; Tél.: +34-91-347.74.77 - Fax: -347.74.58

Suisse: Le gouvernement suisse finance l'organisation faîtière de la communauté des Voyageurs yenisches / manouches, le "Radgenossenschaft der Landstrasse". Il a également créé un organisme tripartite qu'il finance, la "Fondation pour l'avenir des Voyageurs suisses", dont le conseil de direction réunit des représentants du gouvernement fédéral, des cantons, des communes et du Radgenossenschaft der Landstrasse. Le rôle de cette Fondation est de lutter contre la discrimination à l'égard des Voyageurs dans des domaines tels l'éducation et la mise à disposition de terrains de stationnement au niveau local.

Contact: Commission fédérale contre le racisme, 3003 Bern; Tél.: +41-31-324.1283, Fax: -322.4437

Irlande: Le gouvernement a encouragé la participation des organisations de Voyageurs aux commissions consultatives aux plans local et national. Ces organisations participent à des instances telles le Forum économique et social national et le Conseil économique et social national, ainsi qu'aux négociations dans le cadre de l'Accord national. Cette approche garantit que les préoccupations des Voyageurs sont portées à l'attention des organes qui représentent majoritairement les intérêts de la communauté sédentaire. Les organisations de Voyageurs participent également aux instances consultatives nationales et locales qui se consacrent spécifiquement aux questions des Voyageurs, comme par exemple en matière d'éducation, de logement et de santé.

Contact: Equal Status Division, Department of Justice, 43-49 Mespil Road, Dublin 4; Tél.: +353-1-663.2615


4. CONSEILLERS ROMS AUPRÈS DU GOUVERNEMENT, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE  

Plusieurs gouvernements nationaux ont tenté de promouvoir la participation des Roms en nommant des Conseillers roms. La Hongrie, la Bulgarie et la République tchèque ont chacune nommé des Conseillers roms auprès des ministères nationaux, même si leur charge, la terminologie employée et les ministères concernés varient selon les pays.

Néanmoins, en République tchèque, les efforts se sont plus précisément orientés sur la nomination de Conseillers roms au niveau de l'administration locale. Cela reflète le fait que la majorité des décisions touchant aux Roms sont prises localement et que la politique nationale dépend quoi qu'il en soit fortement, pour ce qui est de sa mise en œuvre, des actions initiées à ce niveau. De plus, les besoins et les circonstances spécifiques des Roms variant d'une collectivité locale à l'autre, le développement de la communauté rom est logiquement une question qu'il est plus approprié de traiter au plan local.

En vertu d'une résolution gouvernementale de 1997, des Conseillers roms ont été nommés dans tous les districts de la République tchèque à fortes populations roms, ainsi que dans les trois grandes villes (Prague, Brno, Ostrava). Dans certains cas, les Conseillers roms sont épaulés dans leur mission par des assistants. Les nominations se sont déroulées au niveau local mais, afin de soutenir les collectivités locales, les stages de formation ont été organisés au plan national.

La principale fonction de ces Conseillers a consisté à améliorer la communication entre les pouvoirs publics et les Roms, à favoriser le développement de la communauté rom et à aider les Roms à accéder aux services et à bénéficier de leurs droits. En pratique, les Conseillers roms se sont pour l'essentiel engagés dans des activités de "travail social" visant à apporter un soutien à leurs clients roms.

Il est parfaitement admis que l'introduction de Conseillers roms a été un grand pas en avant, mais certaines limites aux objectifs du projet original ont néanmoins été identifiées. Par exemple, la qualité des personnes nommées à ces fonctions s'est avérée variable et beaucoup d'entre elles ne possédaient pas d'antécédents roms. En outre, le service social personnalisé a été privilégié au détriment non seulement des questions de politiques gouvernementales locales, mais également de l'amélioration des pratiques d'insertion de la communauté rom dans son ensemble. Les récentes propositions soumises au gouvernement tchèque par le ministère de l'Intérieur prévoient un renforcement du rôle de Conseiller rom via l'établissement de postes de Coordinateurs des Conseillers roms au niveau régional.

Contact:

Commission interministérielle pour les affaires de la communauté rom
Bureau du Gouvernement tchèque
Vladislavova 4
110 00 Prague 1
Tél.: +420-2-9615.3573 - Fax: -2494.6615

 

EXEMPLE COMPARABLE:

Bulgarie: Plus récemment, en Bulgarie, des Conseillers roms ont aussi été nommés dans chacune des 28 régions administratives. En tant que réseau, ils sont coordonnés par le Conseil national pour les questions ethniques et démographiques, et des stages de formation ont été mis en œuvre au niveau national. Dans le même temps, des Conseils régionaux sur les questions ethniques ont été établis dans chacune des régions.

Contact: Conseil national pour les questions ethniques et démographiques, 1 Dondoukov Boulevard, 1000 Sofia; Tél.: +359-2-987.8326 - Fax: -986.2732


5. DÉFENSE DE LA CAUSE DES ROMS AU PLAN LOCAL: ROMANI BAHT, SOFIA, BULGARIE  

Le district de Fakulteta à Sofia est le plus grand district rom en Bulgarie avec près de 35.000 habitants. Bien qu'établie depuis plusieurs décennies, cette communauté est dépourvue de statut juridique propre et pratiquement privée de tout service public de base. La zone se caractérise par une pauvreté extrême, 95% de la population étant au chômage et par conséquent dépendante des prestations d'aide sociale. Les relations entre les Roms et les pouvoirs publics sont généralement quasi-inexistantes et fondées sur l'ignorance et la méfiance mutuelles.

La Fondation Romani Baht est une ONG rom sise dans le district de Fakulteta, officiellement créée en 1996. Son personnel est constitué de Roms et de non-Roms. Son objectif est de soutenir la population rom locale et de représenter ses intérêts auprès des pouvoirs publics. Son approche consiste à préserver sa totale indépendance vis-à-vis des autorités et de maintenir des contacts étroits et suivis avec le quotidien des résidents locaux. Avec le temps, elle est parvenue à instaurer un climat de confiance avec la communauté rom. Elle a également gagné le respect des institutions gouvernementales locales qui sollicitent son aide à des fins de médiation et de résolution des problèmes.

Une des composantes majeures du programme de travail de Romani Baht est le Projet "Godi e Romenge". Son objectif est d'aider les Roms à exercer leurs droits fondamentaux en tant que citoyens. L'essentiel de son travail consiste à fournir une aide juridique et à mener des actions de plaidoyer. Le projet prévoit l'apport d'une aide juridique gratuite aux Roms, notamment dans les cas de violation des droits de l'homme. Des sessions de consultation sont assurées tous les jours par la Directrice du programme juridique et ses assistantes; un réseau de juristes dotés de compétences spécialisées intervient sur les cas individuels. Le projet englobe des activités de plaidoyer conduites au nom des Roms devant les administrations locales et centrales. Le "Conseil public" de Romani Baht, formé de personnalités de Fakulteta, décide des cas à défendre en priorité. L'objectif fondamental est d'assurer aux Roms l'égalité d'accès et de traitement devant les administrations et les tribunaux.

Obtenir gain de cause est important non seulement pour les clients roms, mais également dans la perspective de promouvoir de bonnes pratiques auprès des pouvoirs publics. Le projet contrôle systématiquement les cas de violation des droits par la police et d'autres instances et signale aux autorités compétentes les incidents portés à sa connaissance. Il contrôle également la progression et l'aboutissement des affaires. De temps en temps, il organise des conférences publiques de sorte à sensibiliser aux violations et à la nécessité d'y mettre un terme.

Outre son rôle d'aide juridique pratique, le projet possède une dimension éducative. L'objectif en est de renforcer la conscience juridique des Roms, tant du point de leurs droits que de leurs obligations. Cet objectif est notamment atteint grâce à un travail d'information auprès des Roms qui se rendent au projet aux fins de conseil ou de soutien à titre personnel. Une deuxième méthode consiste à organiser des réunions pour conseiller les résidents sur les moyens juridiques qui s'offrent à eux pour résoudre leurs problèmes dans le respect de la loi (ex.: obtenir un raccordement électrique). La troisième méthode, essentielle sur le long terme, consiste en un programme d'éducation juridique proposé dans les écoles. Le projet a travaillé avec des étudiants du secondaire à "75 School" à Fakulteta avec un programme élaboré à l'Université de Georgetown à Washington DC et adapté au contexte bulgare par la Directrice du programme juridique. La méthodologie englobe des approches et des débats interactifs, ainsi que la fourniture d'informations sur les droits civils et juridiques.

Contact:
Fondation Romani Baht
8 Nov Zivot St, 1373 Sofia
Bulgarie
Tél./Fax: (359-2-) 23-13-03
E-mail: baht2000@rtsonline.net


6. POSTE D'ATTACHÉ DE LIAISON, PETERBOROUGH, ANGLETERRE  

Le district de Peterborough dans l'East Anglia et le comté attenant de Cambridgeshire forment la région d'Angleterre possédant les plus fortes populations de Tsiganes et autres Voyageurs. L'East Anglian Gypsy Council (EAGC) a été constitué pour représenter ce groupe. Il réunit aujourd'hui quelque 700 familles dont il représente les intérêts, mais aussi ceux de bien d'autres.

Durant les années 70 et au début des années 80, M. Peter Mercer, chef de file reconnu de la communauté locale, intervenait régulièrement de façon bénévole au nom de l'EAGC en tant qu'attaché de liaison et médiateur entre les familles de Tsiganes/Voyageurs et les pouvoirs publics. A ce moment, son travail ne bénéficiait d'aucune reconnaissance formelle. Il ne percevait aucune rémunération mais ses dépenses étaient prises en charge.

En 1988, le Conseil municipal de la ville de Peterborough a reconnu l'importance de son travail en créant officiellement le poste d'Attaché de liaison Tsigane/Voyageur et en invitant M. Mercer à occuper lesdites fonctions. La charge implique d'assurer la liaison avec l'ensemble des organismes des secteurs public et volontaire au nom des membres de la population locale de Tsiganes et de Voyageurs. Le mandat de l'Attaché de liaison inclut l'apport de conseils aux Tsiganes et aux Voyageurs en matière d'emploi, d'éducation, de logement, mais aussi sur les questions de planification et de logement, de santé, de police et de justice.

L'Attaché de liaison intervient à la fois comme conseiller et représentant des Tsiganes/Voyageurs en tant qu'individus et de leurs familles, et conseille les pouvoirs publics directement en ce qui concerne la politique et la pratique. Néanmoins, bien que membre d'une équipe des autorités locales, M. Mercer a conservé pleinement sa place de membre et de chef de file de la communauté des Tsiganes/Voyageurs, ce qui lui a permis de représenter les intérêts de sa communauté de façon particulièrement efficace et crédible.

Par exemple, en ce qui concerne les questions de police et de justice, son rôle englobe: le conseil et l'aide des membres de la communauté au plan de leurs droits en tant que victimes ou suspects d'un délit; la médiation en cas d'incidents impliquant la présence de la police sur les terrains de stationnement aménagés pour les Tsiganes ou en cas de différends de tous ordres; l'assistance aux membres de la communauté lors de leurs comparutions; la liaison avec les autres professionnels concernés, tels les agents de probation; la participation aux réunions de consultation entre la police locale et la communauté; et la contribution aux stages de formation destinés aux membres de la police et aux autres agents publics.

Cette forme de partenariat local structuré, ancrée dans une approche en faveur du développement de la communauté et qui vise à gérer les relations entre les pouvoirs publics et la communauté des Tsiganes/Voyageurs, a été considérée au RU comme un exemple de bonne pratique. Pourtant, M. Mercer ayant récemment quitté ses fonctions, l'avenir de ce poste à Peterborough est incertain.

Contact:

Mr Peter Mercer,
East Anglian Gypsy Council,
Oxney Road Traveller Site,
Peterborough, PE1 5NX, Angleterre
Fax: +44-1733-893.418

 

EXEMPLES COMPARABLES:

Italie:
Opera Nomadi, à Rome, est une ONG officielle en possession d'une solide expérience de la médiation entre les agences étatiques et les communautés roms, qui se mobilise pour protéger leurs droits et promouvoir les interventions des pouvoirs publics en faveur de l'amélioration de la situation des Roms.

Contact: Via di Porta Labicana, 00185 Rome, Italie; Tél.: +39-06-4470.4749, or -4470.0166; http://operanomadilazio.supereva.it

Irlande:
Pavee Point Traveller Centre, ONG reconnue sise à Dublin, assure un service de médiation conçu pour résoudre les différends entre les Gens du voyage et d'autres populations. Elle réunit les différents acteurs impliqués dans les conflits potentiels ou réels, y compris la police, les responsables politiques et les agents de l'administration locale. Elle tente de promouvoir des approches novatrices et propose des ateliers pédagogiques et de formation.

Contact: 46 North Great Charles St., Dublin 1; Tél.: +353-1-878.0255 - Fax: -874.2626


7. BUREAU D'ENTRAIDE ROM, LOM, BULGARIE  

Suite à une initiative de la Fondation CEGA (Creating Effective Grassroots Alternatives) et d'activistes roms en 1994, plusieurs Bureaux d'entraide roms ont vu le jour dans diverses régions de Bulgarie, dont à Sofia, Plovdiv et Lom. Dans chacune des régions, le Bureau a été créé par des organisations roms locales dans le but de développer un programme intégré de travail au profit de la communauté. Le projet dans sa globalité bénéficie actuellement du soutien de Novib et Matra en tant que programme de grande envergure.

A Lom, le Bureau est géré par la Fondation Roma-Lom. Lom est une municipalité sur le Danube, dans le nord de la Bulgarie, avec une population de 40.000 personnes. Un tiers de la population est constitué de Roms qui vivent dans quatre banlieues isolées. Les secteurs d'activité dont dépendait la survie des Roms ont sombré, condamnant plus de deux tiers de la population au chômage et, selon les estimations, 95% des habitants des quartiers roms.

L'objectif de ce projet à long terme, à Lom, est la pleine émancipation de la population rom en stimulant son potentiel d'organisation personnelle et les initiatives d'entraide. A court terme, les objectifs visés sont d'élever le niveau d'instruction des enfants roms, de promouvoir la création de groupes d'entraide, d'apporter un soutien technique à la résolution des problèmes économiques et sociaux, et de développer des relations de partenariat avec les autorités locales et d'autres associations civiques.

Pour atteindre ces objectifs, la Fondation Roma-Lom a élaboré un vaste programme d'activités. Dans le secteur de l'éducation, les activités incluent des classes préparatoires à la scolarité, des actions de coopération entre parents et enseignants, la fourniture des repas et d'autres incitations pratiques à la fréquentation scolaire, des clubs de loisir dans les écoles et toute une palette d'activités extrascolaires en rapport avec l'école. La participation à l'équipe de football "Romiteli", par exemple, est conditionnée à l'assiduité scolaire des jeunes et à leurs notes; le capitaine est le meilleur élève, et non pas le meilleur joueur.

Le travail sur des initiatives en faveur de la communauté et avec les groupes d'entraide vise principalement à mobiliser les jeunes afin qu'ils planifient et conduisent des projets dans les banlieues roms. Les projets incluent le nettoyage des rues, la construction d'équipements sportifs et l'établissement d'un centre de jeunes dans une école locale. L'aide sur les problèmes sociaux va de la distribution de brochures d'information en passant par des services de consultation et de médiation, jusqu'à des actions de promotion de la santé publique et de prévention contre la drogue et la délinquance juvénile. En matière d'emploi, l'aide à la recherche de travail et l'offre de formation sont complétées par un projet novateur via lequel quelque 40 familles ont été engagées dans la culture de terres mises à disposition par la municipalité.

Une grande partie des actions ci-dessus ont pu être réalisées grâce à la coopération concrète entre le Bureau et la municipalité. Des accords sont passés avec les diverses institutions, et divers lieux et l'accès à divers équipements ont été gracieusement offerts. Une initiative conjointe avec la police locale aide les Roms à obtenir les nouvelles cartes d'identité requises en Bulgarie. Ainsi, et de diverses autres manières, le Bureau a développé un programme complexe d'activités intégrées destinées à donner aux Roms les moyens de s'entraider et de s'engager effectivement vis-à-vis des pouvoirs publics.

Contact:

Fondation Roma-Lom
4, N. Bozveli Street, 3600 Lom
Bulgarie
Tél./Fax: +359-971-28751
E-mail: roma_lom@roma_lom.org

 

EXEMPLE SIMILAIRE:

Roumanie:
Dans la petite ville de Nusfalau, dans le comté de Salaj, l'ONG Romani CRISS et (par la suite) l'Agence pour le développement communautaire "Impreuna" se sont mobilisés aux côtés de la Fondation SPOLU et de Médecins sans Frontières pour soutenir un programme d'entraide. Ce programme a permis aux Roms de mettre sur pied un projet de fabrication de briques et d'autres initiatives génératrices de revenus. Cela a ensuite conduit à la naissance d'un projet de logement social et, plus tard, à la préparation d'un plan global de développement local visant à améliorer les conditions de vie des Roms. Le projet a prouvé la capacité des méthodes de développement de la communauté à favoriser l'émancipation des Roms au niveau local et à promouvoir leur intégration dans les autorités locales et la société majoritaire.

Contact: Agence Impreuna, 30 rue Louis Blanc, Bucarest, Roumanie; Tél.: +40-1-213.6603; E-mail: impreuna@dnt.ro


8. PROJET D'ÉMANCIPATION DES FEMMES, FLORENCE, ITALIE  

Dans son rapport sur "La situation des femmes roms/tsiganes", préparé pour le Conseil de l'Europe, Nicoleta Bitu a fait observer le peu d'attention accordée à la question des femmes roms, que ce soit par les gouvernements, les organisations internationales, les ONG roms ou les organisations de femmes en général. Elle a identifié le besoin de sensibiliser à cette question et de définir des mesures pratiques pour favoriser l'émancipation des femmes roms.

Un type d'initiative important consiste à apporter un soutien aux activistes féminines roms, et en particulier à celles qui font partie de la jeune génération des leaders roms. Un autre type d'initiative est d'assurer que toutes les politiques et les stratégies en faveur des Roms intègrent les questions de femmes. Néanmoins, pour la majorité des femmes roms, leurs opportunités sont déterminées par leur culture rom et les attentes traditionnelles relativement au rôle de la femme. Par conséquent, leur avenir se limite pour l'essentiel à leurs communautés locales, même si elles ont accès à certaines formes spécifiques d'interaction avec la société plus large. Les programmes en faveur de l'émancipation des femmes doivent de ce fait tenir compte de cette réalité économique et sociale et comporter des mesures pour l'émancipation des femmes dans leurs contextes locaux et familiaux.

Un exemple d'initiative locale typique de ce type est venu du Quatrième quartier de la ville de Florence en Italie. Le Projet

Laboratorio Donne Rom "Kimeta" (Atelier pour les femmes roms "Kimeta") a offert aux femmes roms vivant dans le Campo Rom Poderaccio une formation à la couture, afin de leur permettre de fabriquer et de vendre des articles d'habillement et de décoration sur les marchés locaux. Cette formation était organisée par le Centro Educativo Popolare de la Comunità dell'Isolotto en association avec l'agence de formation IAL Toscana.

Cette localité compte parmi les plus sévèrement touchées par le chômage et la pauvreté. En plus, la vie et les opportunités des femmes roms sont fortement entravées non seulement par leur manque d'instruction et de formation formelle, mais aussi par les limites que leur imposent leur rôle traditionnel et leurs responsabilités pratiques de mères. Le projet visait à émanciper les femmes en leur apportant les compétences qui leur assureraient un revenu et ce faisant une autonomie accrue, sans qu'il y ait incompatibilité avec leur culture rom traditionnelle.

Force a été de constater rapidement que l'atelier devait s'ouvrir sur un programme non limité à la couture. Premièrement, pour fabriquer des vêtements, les femmes devaient maîtriser le découpage, le repassage, la broderie et d'autres techniques indispensables. Deuxièmement, elles devaient aussi posséder des rudiments de lecture et de calcul pour gérer l'achat et la vente de matériels, traiter avec les banques et tenir une comptabilité basique. Troisièmement, il leur fallait également avoir les capacités et la confiance requises pour former une coopérative, promouvoir leur travail et conduire leurs affaires efficacement en interaction avec les Gajé (non-Roms).

Après deux années de rodage, le Laboratorio "Kimeta" fonctionne à présent en tant qu'unité de production et a été formalisé juridiquement dans le cadre d'une association régionale à but non lucratif (Associazione Genitori Comunità Incontro di Pistoia).

Contact:

Eros Cruccolini, Président
Conseil du 4ème Quartier
Via delle Torri 23, Florence, Italie
Tél.: +39-05-5276.7134; Fax: -5276.7123
E-mail: seg.pres.q4@comune.fi.it

Tiziana Rizzardi
Bureau du Secrétariat du Président
Conseil du 4ème Quartier
Tél.: +39-05-5276.7113

AUTRES EXEMPLES:

En Roumanie, l'ONG Romani CRISS, avec le soutien financier de l'UE, a développé un projet pour la formation des femmes roms au rôle de médiateur sanitaire. Outre le fait de contribuer à améliorer les conditions sanitaires des Roms, le projet a encouragé les femmes roms en possession d'une instruction de base à retourner à l'école et à promouvoir le développement de leurs communautés.

Contact: 19 rue Buzesti, Bucarest 1, Roumanie; Tél.: +40-1-231.41.44 - Fax: -212.56.05

En Espagne, le Programme national de développement des Gitans inclut des dispositions spécifiques pour les femmes. Le programme du gouvernement autonome d'Andalousie en offre un excellent exemple, en ce qu'il privilégie la situation des femmes et englobe des dispositions couvrant tous les aspects de la vie ainsi qu'une section pour l'égalité des chances féminines.

Contact: Comission Consultativa dal Programa de Desarrollo Gitano, Ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales, C./José Abascal 39, 28003 Madrid; Tél.: +34-91-347.74.77 - Fax: -347.74.58