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CONSEIL NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION
ROUMANIE
TABLE DES MATIÈRES
Cadre général
Le Conseil national de lutte contre la discrimination
Mandat
Organisation interne
Activités
Alliance nationale contre la discrimination
Comité interministériel pour la prévention de la discrimination
Protocoles de collaboration
Programme universitaire
Le cadre législatif roumain en matière de discrimination prévoit le principe de l'égalité entre tous les citoyens sans discrimination fondée sur la race, la nationalité, l'origine ethnique, la langue, la religion, le sexe, la croyance, l'orientation politique, la fortune ou l'origine sociale1, ainsi que la sanction des actes discriminatoires2. La décision no. 1194/2001 du gouvernement relative à l'organisation et au fonctionnement du Conseil national de lutte contre la discrimination prévoit l'organisation du Conseil national de lutte contre la discrimination3, qui est un organe indépendant créé en vue de mettre en oeuvre les principes de l'égalité et de non-discrimination.
Le Conseil national de lutte contre la discrimination 
Le Conseil a pour objectif la mise en oeuvre du principe d'égalité entre les citoyens, tel que visé dans la Constitution de la Roumanie, dans le droit interne à présent en vigueur, ainsi que dans les documents internationaux auxquels la Roumanie est partie. Dans l'exercice de ses fonctions, le Conseil mène son activité de manière indépendante, sans aucune restriction ni influence émanant des autres organismes ou pouvoirs publics.
Le Conseil national de lutte contre la discrimination est dirigé par le comité directeur, organe décideur, qui a été nommé le 31 juillet 20024.
Le Conseil assure les fonctions suivantes dans le but de remplir les tâches prévues par la loi:
Le Conseil est chargé de faire appliquer la politique du gouvernement dans le domaine de la lutte contre la discrimination. Aux termes de la loi, le Conseil surveille également l’application de l’égalité de traitement aux étrangers.
Le Conseil national de lutte contre la discrimination a pour but de mettre en oeuvre le principe d'égalité entre les citoyens, de prévenir les actes de discrimination et de lutter contre ceux-ci. Il envisage d'atteindre ces objectifs à travers les trois actions essentielles suivantes:
Prévention de la discrimination
Le Conseil national de lutte contre la discrimination travaille à prévenir la discrimination par les moyens suivants :
Sanction des actes discriminatoires
Le Conseil national de lutte contre la discrimination analyse des requêtes et des plaintes concernant des violations des dispositions juridiques concernant les principes d'égalité et de non-discrimination déposées par des personnes physiques, des ONG exerçant une activité dans le domaine de la protection des droits de l'homme, d'autres personnes morales, et des organismes publics. Le comité directeur du Conseil national de lutte contre la discrimination, dans l'exercice de son rôle délibératif, analyse les requêtes et les plaintes qu'il reçoit, et adopte, par voie de décision, les mesures appropriées, d'après les enquêtes menées par le personnel du Conseil (l'équipe d'inspection). Une fois la décision adoptée, le comité directeur décide du montant de l'amende à payer par la personne privée ou morale, en réparation d'un acte discriminatoire.
Les sanctions appliquées en cas d’acte discriminatoire peuvent faire l'objet d'un recours selon la procédure prévue par le droit commun dans le domaine juridique des infractions5.
Dans tous les cas de discrimination, les victimes ont le droit de demander des dommages proportionnels à l'acte, ainsi que le rétablissement de la situation antérieure à la discrimination ou à la cessation de la situation créée par la discrimination, conformément au droit commun. Sur demande, le tribunal peut ordonner que les autorités compétentes retirent leur licence aux personnes morales qui portent notablement atteinte à l’ordre public par des actes discriminatoires ou qui, bien qu'ayant causé un préjudice mineur, violent de façon répétée les dispositions de l'ordonnance no. 137/2000 du gouvernement. Les organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme peuvent se présenter devant les tribunaux comme parties dans les affaires impliquant des discriminations relevant de leur domaine d'activité et qui portent atteinte à la collectivité ou à un groupe de personnes.
Le Conseil est dirigé par le Président. S’agissant de l’établissement et de la sanction des actes de discrimination, le Président est assisté d’un Comité directeur.
Alliance nationale contre la discrimination
En vue de parvenir à une coopération effective et fonctionnelle avec la société civile et les partenaires sociaux, le Conseil national de lutte contre la discrimination a lancé une initiative consistant à mettre en place l'Alliance nationale contre la discrimination (AND). L'AND est un forum de débat ouvert pour toutes les ONG actives dans la protection des droits de l'homme et la prévention de la discrimination, ainsi que les syndicats. L'Alliance a pour objectif d'assister la mise en oeuvre du Programme national de lutte contre la discrimination et d'identifier les problèmes à résoudre. Les membres de l'Alliance peuvent également formuler des déclarations et des recommandations concernant différents aspects. L'AND compte à ce jour 40 organisations membres.
Comité interministériel pour la prévention de la discrimination
En vue de parvenir à l'harmonisation complète du droit interne dans le domaine de la lutte contre la discrimination, le Conseil national de lutte contre la discrimination a proposé la nomination d'un comité interministériel pour la prévention de la discrimination. Les ministères-clés en matière de lutte contre le phénomène de la discrimination et de la promotion de l’égalité seront membres de ce comité.
Conscient à la fois de l'expérience et de l'expertise des différents organes dans certains domaines, le Conseil a établi des protocoles de collaboration avec certains ministères et organismes publics, en vue de se soutenir mutuellement et de coopérer en organisant des activités pour la prévention de la discrimination. Des protocoles ont déjà été signés avec le ministère de l'Intérieur. Des protocoles sont prêts à être signés avec les ministères de la Culture et des Cultes, de la Jeunesse et des Sports, de l'Information publique et de l'Administration publique.
Afin de faire mieux connaître dans les universités les notions de non-discrimination et d'égalité, le Conseil national de lutte contre la discrimination a contacté les universités de Roumanie en vue de créer des centres d'étude et de recherche sur la discrimination dans les universités. L'objectif de ce programme est de former des spécialistes dans le domaine de la non-discrimination et de familiariser les étudiants avec des situations susceptibles de devenir des actes de discrimination. A cet égard, il est prévu d'organiser des séminaires, des conférences et des tables rondes, de mener des études sur la non-discrimination et d'organiser des séances de formation pratique à l'intention des étudiants intéressés.
National Council for Combating Discrimination
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__________________
1. Constitution roumaine
2. Code pénal roumain, Ordonnance no. 137/2000 du gouvernement relative à la prévention et à la sanction de toute forme de discrimination (adoptée par la loi 48/2002), ordonnance d'urgence no. 31/2002 relative à l'interdiction des activités de certaines organisations et symboles présentant un caractère fasciste, raciste ou xénophobe et interdisant la propagande en faveur de personnes coupables de crimes contre la paix et l'humanité;
3. Décision no. 1194/2001 du gouvernement relative à l'organisation et au fonctionnement du Conseil national de lutte contre la discrimination;
4. Décision du Premier Ministre du gouvernement roumain, no. 139/31.07.2002
5. Ordonnance no. 2/2001 du gouvernement relative au cadre juridique relatif aux infractions