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Le Comité de Conseillers pour le
Développement de la coopération transfrontalière en Europe
centrale et orièntale était créé par le Comité des Ministres
en 1995 pour qu'il donne avis et orientations au Secrétariat
du Conseil de l'Europe dans la préparation et la réalisation
des activités visant à promouvoir la coopération
transfrontalière entre les pouvoirs locaux.
Le rôle du Comité de Conseillers, qui a évolué au fil des
années, consiste maintenant à encourager la création et le
renforcement de formes efficaces de coopération
transfrontalière et d'organes de coopération permanents (par
exemple, Eurorégions), pour faire connaître les instruments
juridiques du Conseil de l'Europe et promouvoir la signature
et la ratification de la Convention-cadre européenne sur la
coopération transfrontalière entre les collectivités ou
autorités territoriales, ainsi que ses deux protocoles.
Composition et réunions
Lors de leur 887e réunion, le 9 juin 2004, les Délégués :
1. ont approuvé les candidatures proposées et nommé les
membres suivants du Comité des Conseillers pour un nouveau
mandat de trois ans débutant le 1er juillet 2004 :
M. Jan OLBRYCHT et M Jan MANS comme membres à part
entière, et M. Imre KERN et M. Hans-Martin TSCHUDI comme
suppléants, suite à leur nomination par le Congrès des
Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l'Europe (CPLRE)
;
Mme Judith Rosemary BATT et M. Mijat DAMJANOVIC, suite à
leur nomination par le Secrétaire Général.
2. ont déclaré nommées membres du Comité de Conseillers
au nom du Comité des Ministres pour la même période les deux
personnes suivantes :
M. Sergey ARTOBOLEVSKIY (Fédération de Russie) et Mme
Doina Mihaela BUBULETE (Roumanie).
Rôle, fonctions et méthodes de
travail du Comité
Le Comité des Ministres a attribué au Comité de
Conseillers le mandat suivant : « fournir un conseil
indépendant au Secrétariat concernant la planification, la
mise en _uvre et le suivi d'activités relatives à la
coopération transfrontalière entre autorités et
collectivités locales et régionales des Etats membres afin
de promouvoir le dialogue et la coopération entre les
autorités locales et régionales, contribuant ainsi à la
consolidation de la stabilité démocratique en Europe ».
Le Comité examine la portée des « avis indépendants »
qu'il adresse au Secrétariat et parvient à la conclusion
qu'ils portent aussi bien sur l'identification des zones
géographiques où l'on doit conduire les activités que sur le
type de celles-ci.
En ce qui concerne l'extension géographique des
activités, le Comité reconnaît qu'elle dépend dans une large
mesure de la situation politique actuelle et des objectifs
prioritaires que le Conseil de l'Europe s'est fixés en vue
de renforcer la stabilité démocratique du continent, le
respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
et l'État de droit.
Selon les membres, cependant, l'une des principales
contributions qu'ils pourraient apporter aux activités du
Conseil de l'Europe en matière de coopération
transfrontalière consisterait justement à identifier les
zones géographiques où une action s'impose, en utilisant
leur connaissance de la situation qui règne dans les régions
ou pays européens dont ils ont touché la réalité du doigt.
En outre, ils estiment que c'est à eux d'attirer l'attention
du Comité, donc aussi du Secrétariat, sur les besoins,
souhaits et desiderata des divers milieux avec lesquels ils
sont en contact, pour autant qu'ils leur trouvent des
justifications objectives et une correspondance avec les
objectifs prioritaires du Conseil de l'Europe.
S'agissant des types d'activités qu'il pourrait
envisager, le Comité - compte tenu des travaux de ses
prédécesseurs et de la situation régnant dans les pays
membres du Conseil de l'Europe - est parvenu à la conclusion
que le choix des activités dépendait des objectifs visés,
qu'il définit dans les termes ci-dessous.
Faire connaître la Convention-cadre et ses Protocoles
afin d'encourager leur signature et leur ratification. On
pourrait viser cet objectif de plusieurs manières : en
offrant aux États une assistance et des avis autorisés sur
les mesures juridiques à prendre aux fins - ou par suite -
de la ratification de la Convention et de ses protocoles ;
en tenant des conférences et séminaires d'information
nationaux ou bilatéraux sur les incidences de la
ratification ; en organisant des missions destinées à
évaluer l'efficacité des mesures prises pour donner effet à
la Convention et à ses protocoles.
Aider à établir le cadre juridique et institutionnel
approprié d'une coopération permanente entre les autorités
ou collectivités territoriales. Cela consisterait à offrir
orientation et assistance aux pouvoirs locaux souhaitant
créer des organes de coopération tels que des commissions
permanentes ou des « Eurorégions », à mettre à leur
disposition les connaissances que l'on possède sur des
accords et organes de coopération analogues, à nouer entre
institutions de même nature les relations et réseaux de
soutien nécessaires, etc.
Aider à réunir les représentants des collectivités et
autorités territoriales ainsi que des pouvoirs publics
correspondants d'au moins deux pays voisins dans chaque cas
où une coopération transfrontalière pourrait contribuer
largement à atténuer des tensions, à ouvrir ou rouvrir un
dialogue pacifique et constructif de même qu'à nouer des
liens économiques, culturels et administratifs fructueux.
Cette coopération pourrait revêtir la forme de réunions
bilatérales ou multilatérales rassemblant des élus locaux
ainsi que des représentants du monde des affaires, des
institutions pédagogiques et culturelles, des mouvements de
jeunesse, des ONG, etc., avec ou sans la participation de
représentants de l'État central, le cas échéant.
Promouvoir l'échange d'enseignements en permettant aux
élus et administrateurs locaux de s'informer plus facilement
sur d'importants exemples de coopération transfrontalière.
Ces échanges pourraient consister en des visites d'étude -
individuelles ou en groupe - dans des pays étrangers, en un
détachement de personnel au profit d'Eurorégions, etc.
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