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Pour que le comité LR-CT contribue à l’évaluation critique
du « travail réalisé ces dernières années, notamment en
termes de pertinence (adéquation avec les valeurs
fondamentales de l’Organisation) et de valeur ajoutée (en
soi et par rapport aux travaux d’autres organisations
internationales ou d’autres comités du Conseil de l'Europe)
», le Secrétariat souhaiterait attirer l’attention des
membres du LR-CT sur les points suivants :
Depuis 2001, le CDLR et ses comités subordonnés, dont le
LR-CT, ont évalué de manière critique les objectifs de leur
action et leurs méthodes de travail afin de rationaliser les
activités et d’accroître l’efficacité de leurs travaux.
Cette révision a notamment conduit à la réduction de la
prise en charge des frais de participation aux réunions du
LR-CT et au passage d’une réunion par an (plus une réunion
du Bureau) à deux réunions annuelles (sans réunion du
Bureau). Parallèlement, le CDLR a adopté un nouveau cadre
logique pour l’approbation et la mise en œuvre de ses
propres activités qui repose sur les séquences suivantes :
collecte d’informations et de données, fixation des normes,
diffusion et application, évaluation des répercussions et
enseignements à tirer.
Il est possible de donner trois exemples de cette
approche logique. Une enquête sur le cadre juridique de la
coopération transfrontalière dans les Etats membres a
conduit à l’identification d’un certain nombre d’obstacles
et de difficultés que les pouvoirs locaux doivent surmonter
pour s’engager dans une coopération transfrontalière
efficace. Ces informations ont permis au comité d’élaborer
une « liste de référence » des mesures devant être prises
par les autorités locales et centrales dans le domaine de la
coopération transfrontalière. Cette liste est devenue un
instrument juridique, la Recommandation Rec(2005)2 du Comité
des Ministres, qui est désormais diffusée, traduite et
appliquée dans les Etats membres.
Les activités d’assistance offrent un autre exemple. Le
développement des organes de coopération transfrontalière
(Eurorégions) a multiplié les demandes d’assistance
juridique et permis d’identifier clairement les règles
applicables aux niveaux international et national. C’est ce
qu’a confirmé la même étude qui a recensé les bonnes
pratiques et les obstacles à la coopération
transfrontalière. Le LR-CT est ensuite parvenu à la
conclusion que la rédaction d’un instrument juridique était
appropriée et il a décidé d’examiner un nouveau projet de
convention, tout d’abord une loi uniforme et désormais, à
l’issue de discussions approfondies, un projet de troisième
protocole à la Convention-cadre de Madrid. Les travaux sont
en cours.
Pour finir, les activités d’assistance ont montré que les
différentes langues parlées dans les pays voisins risquent
de freiner sérieusement la coopération transfrontalière. Le
LR-CT, qui a décidé d’examiner cette question, a confié
l’élaboration d’un rapport à un éminent spécialiste –
sélectionné avec l’aide du service compétent de la Direction
générale IV du Conseil de l'Europe – examiné ses conclusions
et décidé d’élaborer un instrument juridique qui est devenu
la Recommandation Rec(2005)3 relative à l’enseignement des
langues voisines en région frontalière. Cette recommandation
est disponible dans plusieurs langues et ses répercussions
ont été examinées lors d’une manifestation internationale
tenue à Trieste (Italie) en décembre 2005, à laquelle ont
participé des experts de l’Italie, de l’Autriche, de la
Slovénie et de la Croatie. D’autres manifestations suivront
certainement.
Ces activités d’assistance ont permis au Conseil de
l'Europe de contribuer à l’identification de questions
essentielles appelant l’attention soutenue de la communauté
internationale. A titre d’exemples, on peut citer l’analyse
SWOT de la coopération transfrontalière entre les Etats de
l’Europe du Sud-Est, le cas de Kaliningrad, la frontière
extérieure de l’Union européenne élargie.
Dans tous ces cas, le Conseil de l'Europe a mis en place
les partenariats appropriés ou a laissé d’autres
organisations jouer un rôle constructif dans la gestion de
ces questions : Pacte de stabilité, Initiative
centre-européenne, OSCE et Union européenne.
Depuis 2005, la réduction des ressources budgétaires du
Conseil de l'Europe a conduit le LR-CT à abandonner
progressivement les activités d’assistance, domaine plus ou
moins occupé par l’UE avec l’extension parallèle de ses
politiques, comme l’Initiative de politique européenne de
voisinage, et les fonds, comme les nouveaux fonds
structurels qui doivent voir le jour en 2007, et à
s’intéresser essentiellement à la promotion des conventions
existantes (la MOC et ses protocoles) et à l’élaboration de
nouvelles normes (projet de troisième protocole). A ce
sujet, il convient de souligner que le LR-CT a innové dans
la mesure où il a accepté des consultations informelles avec
des experts des capitales sur le nouveau projet de
convention afin de discuter de manière informelle et en
groupes régionaux plus restreints des principales
caractéristiques du projet et des difficultés auxquelles les
Etats membres pourraient se heurter. A ce jour, cette
méthode de travail s’est révélée très efficace.
Le LR-CT a aussi repris les travaux là où le Comité des
Ministres les avait laissés après la Déclaration politique
de Chişinău, appelant les Etats de l’Europe du Sud-Est à
discuter des propositions de coopération et d’éventuels
accords internationaux entre eux. Ces travaux ont débouché
sur la rédaction de deux traités régionaux, qui ont
bénéficié du soutien politique de la Conférence
ministérielle de Skopje et devraient être officiellement
adoptés par les Etats concernés lors d’une prochaine
conférence internationale dont l’Albanie sera l’hôte en
2008.
En conclusion, il semble que le LR-CT ait tenu compte
dans ses travaux des principales priorités et préoccupations
des Etats membres (et de leurs autorités territoriales) pour
élaborer les instruments juridiques – recommandations,
conventions – qui structurent la coopération
transfrontalière et interterritoriale entre les
collectivités territoriales. Il a aussi été attentif à
l’évolution sur la scène internationale (élargissement de
l’UE, politique de voisinage de l’UE) et dégagé les
conclusions nécessaires. Il a pleinement joué son rôle avec
d’autres organisations régionales (OSCE, CEI, Pacte de
stabilité).
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