Culture, patrimoine et diversité

 

Des espaces urbains mixtes pour réduire les préjugés

 

Une étude publiée récemment a démontré que les préjugés ne se font pas seulement en fonction des personnes que vous cotoyez, mais également en fonction de votre lieu de résidence. Des articles antérieurs avaient privilégié les valeurs interpersonnelles des contacts et de ce fait ignoré ses éventuelles répercussions.

 

Les données collectées dans sept études ont démontré systématiquement que les attitudes des individus envers d’autres cultures sont plus positives s’ils vivent dans des contextes où ils ont davantage de contact intergroupes. Afin d’y parvenir, la segrégation doit être évitée à tout prix, mais comment y parvenir en pratique ? Comment les membres actuels ou futurs du réseau des Cités interculturelles du Conseil de l’Europe pratiquent-ils ce qu’ils prônent ? L’article publié par l’Académie Nationale des Sciences des USA, qui est plutôt en accord avec l’approche des cités interculturelles, recommande une mixité dans les écoles, le voisinage et le lieu de travail afin d’empêcher toute ségrégation.

 

Il ne faut pas oublier qu’une ville n’est pas seulement composée du "hardware" (écoles, infrastructure, environnement bâti) mais également du "software" - ses habitants. Afin de bénéficier des avantages de la diversité au niveau local, tous les acteurs doivent habilement jongler entre les deux afin d’éviter la ségrégation et la discrimination qui se produisent dans de plus en plus de zones urbaines diverses.

 

par Thomas Pavan-Woolfe

 

Source: "Contextual effect of positive group intergroup contact on outgroup prejudice", Olivier Christ, Katerina Schmid, Simon Loliot, Hermann Swart, Dietlind Stolle, Nicole Tausch, Ananthi Al Ramiah, Ulrich Wagner, Steven Vertovec, et Miles Hewstone Edité par Susan T. Fiske, Université de Princeton, NJ approuvé le 3 février 2014