Un réseau plus ouvert de CIC pour le Portugal

 

portugalLe Réseau portugais de cités interculturelles (RPCI) s’est réuni pour la deuxième fois le 20 février, avec la participation d’un plus grand nombre de villes. Y étaient représentés les communes d’Amadora, Azambuja, Beja, Cascais, Coimbra, Lisbonne, Loures, Santa Maria da Feira, Setúbal et Portimão, le Haut Commissariat portugais à l’immigration et au dialogue interculturel (ACIDI) ainsi que le coordinateur du Réseau espagnol de cités interculturelles (RECI), Daniel de Torres.

 

La réunion avait pour objectifs de faire participer au Réseau un plus grand nombre de villes, de permettre des échanges de pratiques entre elles, en particulier grâce à l’Index des CIC, et d’approuver un plan d’action du Réseau.

 

Les villes ont présenté leurs politiques et leurs activités dans le domaine de l’interculturalisme. Lisbonne, qui fait partie du Réseau européen des CIC, a détaillé le travail accompli dans le quartier de la Mouraria, qui a joué le rôle de laboratoire interculturel de la ville, ainsi que des activités en matière de maintien de l’ordre et de sécurité.

 

Coimbra, Beja, Santa Maria da Feira, Loures et Setúbal ont dressé les grandes lignes de problèmes particuliers auxquels elles se heurtent en raison de leur population, de leur géographie et du profil de leur population immigrée (Beja, par exemple, est une commune essentiellement rurale, Loures fait partie de l’agglomération de Lisbonne et a l’une des plus fortes densités de population du Portugal) et elles avaient des pratiques intéressantes à présenter.

 

Beja, en tant que commune démographiquement âgée, voit clairement dans l’immigration une chance pour son territoire. Autrefois, une grande communauté d’Allemands, installée autour de l’aérodrome, avait apporté la prospérité. Santa Maria da Feira organise des missions de contacts d’hommes d’affaires locaux dans les pays d’origine des immigrés qui vivent dans cette ville, grâce aux contacts établis par leur intermédiaire. A Setúbal, le service responsable de l’immigration fait partie de la même direction que l’éducation, la culture et le sport, si bien que ces secteurs de la vie de la ville tiennent compte de la diversité de sa population. Loures accueille depuis plus de vingt ans des immigrés, en coopération avec le gouvernement central d’un certain nombre de pays lusophones.

 

Rosário Farmhouse, la Haute Commissaire à l’immigration et au dialogue interculturel, a parlé du vaste ensemble de travaux accomplis par son organisation (l’ACIDI) depuis sa création, notamment en ce qui concerne des programmes thématiques dans les domaines de la médiation, des médias, de l’entreprenariat et de l’emploi, du bon voisinage, de la jeunesse et du sport. Il y a lieu de préciser que l’ACIDI est une structure interministérielle qui relève directement du chef du gouvernement. L’ACIDI a deux principaux centres pour immigrés, à Lisbonne et à Porto. Ces centres (CNAII) s’occupent de toutes sortes de questions qui concernent la vie des ressortissants étrangers et qui vont de questions élémentaires d’enregistrement et de nationalité à des questions plus particulières telles que l’enseignement, les entreprises ou les cours de langues. Le fonctionnement de ces centres est reproduit au niveau local (CLAII), 83 communes hébergeant actuellement de tels centres.

 

Enfin, les participants ont discuté de la possibilité de se servir de l’Index dans tout le réseau des CLAII, ce qui pourrait permettre au Portugal de compter un grand nombre de villes dans l’Index. Les CIC portugaises ont adopté un plan d’action. (version portugaise)