Accord Partiel Elargi sur les Itinéraires culturels
Le programme des Itinéraires culturels a été lancé par le
Conseil de l'Europe en 1987. Son objectif était de
démontrer, à travers le voyage dans l'espace et dans le
temps, que le patrimoine des différents pays d'Europe et
leur culture contribuent au patrimoine culturel commun. Les
itinéraires mettent en oeuvre les valeurs fondamentales du
Conseil de l'Europe : droits de l'homme, démocratie
culturelle, diversité et identité culturelle, dialogue,
échange et enrichissement mutuel par delà les frontières et
les siècles.
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a adopté en
décembre 2010 la
Résolution CM/Res(2010)53 instituant un
Accord Partiel Elargi sur les Itinéraires culturels (APE)
afin de faciliter la coopération renforcée entre pays
particulièrement intéressés par le développement des
itinéraires culturels.
Principaux objectifs du programme
L'Accord Partiel Elargi sur les Itinéraires culturels
contribue à renforcer le potentiel des itinéraires culturels
en matière de coopération culturelle, développement durable
du territoire et cohésion sociale, en insistant
particulièrement sur des thèmes ayant une importance
symbolique pour l’unité, l’histoire, la culture et les
valeurs européennes et la découverte de destinations
méconnues. Il renforce la dimension démocratique des
échanges et du tourisme culturel par l’implication de
réseaux et d’associations sur le terrain, de collectivités
locales et régionales, d’universités et d’organisations
professionnelles. Il contribue à préserver la diversité du
patrimoine grâce à des itinéraires et des projets culturels
fondés sur des thèmes et des itinéraires touristiques
alternatifs.
Le Conseil de Direction de l’APE octroie la mention
"Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe" conformément
à la Résolution
CM/Res(2010)52 du Comité des Ministres sur les règles
d’octroi de la mention "Itinéraire culturel du Conseil de
l’Europe". Les itinéraires faisant la demande pour l’octroi
de la mention devront
s'organiser autour d'un thème qui soit représentatif des valeurs européennes et être commun à plusieurs pays;
se développer le long d'un chemin historique ou d'un parcours physique (cas du tourisme culturel);
donner lieu à des projets de coopération multilatérale à long terme dans des domaines d'actions prioritaires (recherche scientifique;
conservation et valorisation du patrimoine; échange culturel et éducatif des jeunes européens; pratique contemporaine de la culture et des arts; tourisme culturel et développement durable);
être pris en charge par un ou des réseaux indépendants et structurés (sous forme d'association ou de fédération d'associations).
Une agence technique de réalisation, l'Institut européen des Itinéraires culturels (IEIC), créé en 1998, instruit les nouveaux projets, assure le suivi sur le terrain et la liaison entre les partenaires, diffuse et archive les documents d'information.
Etude de l’impact des itinéraires culturels européens
sur l’innovation et la compétitivité des PME
L’étude de l’impact des itinéraires culturels européens sur l’innovation, la compétitivité et la concentration des PME a été lancée conjointement par la Commission européenne (CE) et le Conseil de l’Europe (CdE) en septembre 2010, en vue de donner une idée de l’incidence du Programme des itinéraires culturels du CdE sur la performance des PME, leur regroupement et leur mise en réseau. L’étude s’attache aussi à examiner le potentiel des itinéraires culturels s’agissant de promouvoir un tourisme durable et de qualité en Europe, de renforcer l’identité européenne, de faire connaître la richesse des cultures européennes et de favoriser le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle . L’étude tend, en particulier, à analyser dans quelle mesure les réseaux d’itinéraires culturels peuvent servir les intérêts des PME, notamment dans des lieux peu connus qui ont pour principal atout de développement leurs culture et patrimoine locaux, d’une part, et comment les groupements de PME peuvent créer une base solide pour faire de l’Europe la
"destination touristique mondiale no 1", d’autre part.