Culture, patrimoine et diversité

 

Partenariats économiques avec les pays d’origine des migrants : partager l’avantage de la diversité

 

La crise de la dette de ces dernières années et la pression sur les finances publiques sans précédent a conduit de nombreux gouvernements européens à adopter une attitude défensive pour la coopération à la fois en matière de migration et de développement. Une telle position est renforcée par un glissement fondamental dans les relations de pouvoir économique où la différence de richesse entre les pays d’Europe de l’Ouest et certains pays en voie de développement se réduit et où les marchés émergeants défient l’avantage compétitif des économies "développées".

 

En même temps, les pays européens voient un nombre croissant d’entreprises privées provenant des communautés de diaspora et qui florissent pratiquement sans soutien de fonds publics. Certaines de ces entreprises se transforment en grandes entreprises influentes qui détiennent une part croissante du marché national. Dans la plupart des cas cependant, les migrants sont actifs au sein des petites et moyennes entreprises (PME), qui, s’il faut le rappeler, forment le véritable pilier des économies modernes.

 

C’est dans ce contexte, que les politiques travaillant aux niveaux national et international ont pris de plus en plus conscience du potentiel de contribution au développement qu’ont les autorités locales et les communautés de diaspora.

 

Un séminaire des citiés interculturelles, qui s’est tenu à Genève les 7 et 8 novembre 2013, s’est penché sur ce que pouvaient faire les cités afin de libérer le potentiel de migration pour le développement inclusif, i.e, le développement par lequel les migrants et leurs pays d’origine ne sont pas considérés comme des bénéficiaires de l’aide étrangère mais comme des pourvoyeurs de savoir faire et des acteurs tout le long du processus qui mène de la prospection à la réalisation de profit.

 

Ce document d’Olivier Freeman présente les résultats du séminaire en fournissant des lignes directrices et des examples de bonnes pratiques autour des questions suivantes :

  Quels sont les avantages comparatifs des cités lorsqu’il s’agit de développer des partenariats commerciaux avec les pays d’origine des migrants?

Sous quels conditions les migrants et les autorités locales peuvent-ils assurer l’efficacité de telles coopérations comerciales?

Comment les autorités locales peuvent-elles travailler avec des agences de développement commercial pour adopter une approche plus équilibrée et inclusive du développement économique?

Jusqu’où les autorités locales dans différents pays doivent-elles coopérer pour assurer le succès de tels partenariats commerciaux ?

Les partenariats commerciaux avec les pays d’origine des migrants contribuent-ils à l’intégration des migrants dans les cités européennes ?

Comment les cités peuvent-elles communiquer avec et sensibiliser le public sur l’impact positif des initiatives inclusives de migration et développement ?