Culture, patrimoine et diversité

 

Communication sur l’avantage de la diversité

 

De nombreux facteurs se combinent pour influer sur les politiques relatives à l’intégration des migrants dans la société hôte : possibilités d’emploi, accès aux droits et aux services et connaissance de la(les) langue(s) et de la culture du pays hôte ; ouverture interculturelle des institutions locales et activités de lutte contre la discrimination et de défense de l’interaction interculturelle dans les quartiers… Cela étant, la façon dont le public voit la diversité et les migrations est tout aussi importante, si ce n’est davantage, dans la définition des politiques d’intégration et dans leurs résultats.

 

Le discours politique et le débat public auraient une influence sur les perceptions du public même si l’on ne dispose pas de preuves. L’attitude à l’égard des migrants demeure négative dans de nombreuses sociétés, comme en témoignent les actes xénophobes, et ce malgré les normes juridiques qui existent aux niveaux national et international, les institutions spécialisées dans la lutte contre la discrimination et les campagnes menées à cet effet. L’influence des partis xénophobes augmente*.

 

Pour les cités interculturelles, le meilleur moyen de lutter contre la xénophobie est de promouvoir l’idée selon laquelle la diversité est un avantage. Le projet SPARDA a été exécuté avec le soutien du Fonds européen d’intégration pour vérifier cette hypothèse. Sept partenaires -Coimbra (Portugal), Had-Dingli (Malte), Limassol (Chypre), Patras (Grèce), Reggio d’Emilie (Italie), l’Institut des Médias/ISCPA à Lyon (France), et le Consortium PACTEM Nord à Valence (Espagne) - ont mené des campagnes de communication sur la diversité dont les effets ont été évalués par des sondages d’opinion et des groupes de discussion représentatifs. Ce projet a confirmé les effets que la communication sur l’avantage de la diversité avait sur l’opinion publique.

 

Principales constatations


La plupart des gens sont en principe aimables avec leurs voisins, quelles que soient leurs origines (à l’exception des Roms) ;

Après les campagnes, les gens se sont montrés plus accueillants envers la plupart des groupes ;

Dans la plupart des villes, les tensions entre groupes ethniques et groupes religieux étaient faibles, mais les tensions entre groupes ethniques étaient parfois plus fortes que celles observées entre les groupes religieux ;

Les personnes interrogées plus âgées et moins instruites étaient plus négatives à l’égard des migrants et moins convaincues de l’avantage de la diversité ;

Il n’en demeure pas moins que 56% ont reconnu que les migrations étaient favorables à l’économie:

Les personnes multipliant les contacts avec des milieux différents étaient plus favorables à la diversité ;

La conviction que l’immigration était trop forte allait de pair avec la crainte de pressions accrues sur les services publics et avec le sentiment qu’elle réduisait les chances de trouver un emploi ;

43 % des personnes interrogées ont cité le message de la campagne selon lequel la diversité est un avantage pour la ville.

 

Les événements interactifs ont été extrêmement appréciés, par exemple la possibilité de rencontrer des migrants, de les écouter raconter leur histoire, de goûter à différents types de mets, d’engager un dialogue, etc.

 

Pour un complément d’informations sur le projet SPARDA et ses résultats

 


* Cas Mudde, The relationship between immigration and nativism in Europe and North America, Migration policy institute 2012