ir a Junta de Andalucía


GRENADE, ESPAGNE, 19-20 Mai 2003

CONFERENCIA EUROPEA SOBRE PLANES DE DESARROLLO GITANO
EUROPEAN CONFERENCE ON POLICIES TOWARDS ROMA, GYPSIES AND TRAVELLERS
CONFERENCE EUROPEENNE SUR LES POLITIQUES A L’EGARD DES ROMS, TSIGANES ET VOYAGEURS

RAPPORT DE REUNION

Préparé par CILS, Centre d’investigations légales et sociales

Les vues exprimées dans cet ouvrage sont de la responsabilité des auteurs
et ne reflètent pas nécessairement la ligne officielle du Conseil de l’Europe

GRENADE, ESPAGNE, 19-20 Mai 2003

CONFERENCE EUROPEENNE
SUR LES POLITIQUES A L’EGARD DES ROMS, TSIGANES ET GENS DU VOYAGE

RAPPORT DE REUNION

SOMMAIRE

Contexte de la conférence

5

   

Objectifs de la conférence

6

   

Participants

7

   

Documentation et évaluation de la conférence

8

   

Résultats et conclusions de la conférence

8

   

I. Participation des Roms

8

   

II. Extension de la politique,
politiques sectorielles et locales, harmonisation

10

   

III. Stratégies de communication

13

   

IV. Suivi et évaluation

13

   

V. A l’échelon international

15

   

Conclusions spécifiques concernant les politiques à l’égard des Roms en Espagne

16

   

Suivi de la conférence

16

   

Ordre du jour de la conférence

Annexe 1

   

Liste des participants

Annexe 2

CONTEXTE

En novembre 2002 fut publié le rapport de l’OSI/EUMAP sur la situation des Roms en Espagne. Il en est ressortit entre autres, que le Programme national de développement gitan (Plan de Desarrollo Gitano) adopté en 1985 (l’un des plus anciens programmes en place pour les Roms en Europe) devait être complètement réévalué, repensé et recadré. Lors des discussions qui suivirent la publication du rapport, l’idée est apparu qu’il serait peut-être utile de tenir une conférence européenne sur les politiques relatives aux Roms/Tsiganes .

Un membre du Sénat espagnol, représentant la ville de Grenade, proposa une aide au Centre d’études sociales et légales (CILS, à Madrid) pour organiser cette conférence en Andalousie, où vit la moitié de la population rom d’Espagne1 et proposa que cette rencontre ait lieu à Grenade. Puisque la Communauté autonome andalouse dispose de son propre plan stratégique pour les Roms (Plan integral para la comunidad gitana de Andalucía), il semblait particulièrement judicieux d’organiser la rencontre dans cette région, afin de donner aux autorités nationales espagnoles et andalouses l’occasion d’examiner ces programmes et de réaliser une analyse comparative entre les programmes destinés aux Roms qui sont en vigueur depuis plusieurs années (comme c’est le cas en Espagne ou en Finlande) et les nouvelles stratégies adoptées plus récemment (notamment celles des pays en voie d’adhésion à l’UE)2.

La conférence fut organisée conjointement par le CILS et le Conseil de l’Europe avec le soutien et l’aide du gouvernement d’Andalousie (Junta de Andalucía), le secrétariat de la Communauté gitane et son centre socio-culturel andalou-gitan à Grenade (Centro Socio-cultural Gitano Andaluz, Granada), la ville de Grenade, l’Assemblée des pouvoirs locaux de la province de Grenade (Diputación Provincial de Granada), et le Programme
OSI/EUMAP 3.

Le Conseil de l’Europe a soutenu l’organisation de cette conférence pour plusieurs raisons. D’une part, la Division de Migrations et des Roms/Tsiganes de la Direction générale de la Cohésion sociale avait envisagé une, voire plusieurs réunions en 2003 sur l’application de recommandations du Conseil de l’Europe relatives aux Roms, Tsiganes et gens du voyage4. Plus généralement, il était question d’examiner les programmes nationaux globaux spécifiquement destinés aux Roms et gens du voyage et encouragés depuis de nombreuses années par cet organisation. Par ailleurs, le Conseil de l’Europe a estimé particulièrement important que cette conférence se tienne à Grenade, dans la mesure où l’Espagne a été l’un des premiers pays européens à concevoir un programme d’envergure nationale à l’égard des Roms, et, constitue l’un des rares exemples où existe parallèlement un programme similaire à l’échelon régional.

L’organisation de la conférence, notamment pour ce qui concerne les participants étrangers et les services d’interprétation, a obtenu le soutien financier du Conseil de l’Europe grâce à une généreuse contribution du gouvernement finlandais apportée au compte spécialement prévu pour les politiques relatives aux Roms, Tsiganes et Voyageurs en Europe. La ville de Grenade a offert le magnifique endroit (Carmen de los Mártires dans l’Alhambra), l’Assemblée des pouvoirs locaux de Grenade (Diputación Provincial de Granada) a financé la production de documentation et autres coûts organisationnels, tandis que le gouvernement andalou a couvert les frais des participants espagnols. L’OSI/EUMAP a accordé une subvention au CILS pour la préparation logistique de la conférence.

LES OBJECTIFS DE LA CONFERENCE

L’objectif principal tout au long de cette conférence était de procéder à une étude approfondie de tous les aspects des programmes à l’égards des Roms, Tsiganes ou gens du voyage –de leur rédaction jusqu’à leur évaluation. Cette perspective justifia l’invitation d’un grand nombre d’acteurs impliqués, au cours de ces dernières années, dans la conception, la mise en oeuvre et le suivi de stratégies destinées à améliorer la situation des Roms et gens du voyage, tels que des responsables de gouvernement, des représentants des Roms et gens du voyage, des experts internationaux et des représentants d’organisations/institutions internationales.

L’ordre du jour était divisé en trois grandes sessions correspondant aux trois étapes déterminantes des politiques envers les Roms, Tsiganes et gens du voyage :

La phase de rédaction, insistant sur la définition du contenu, ainsi que sur les processus politiques et institutionnels qui ont conduit à l’adoption de ces stratégies, y compris les divers mécanismes de consultation/participation mis en place. 

La mise en oeuvre, axée particulièrement sur le rôle des pouvoirs locaux et sur la nécessité de sources de financement, ainsi que sur le contrôle et les mécanismes d’évaluation de ces programmes. 

Le rôle des organisations et institutions internationales dans l’élaboration de politiques nationales et internationales, leur coordination et la façon dont elles envisagent une éventuelle politique européenne envers les Roms et gens du voyage.

La conférence se voulait donc être un forum de réflexion sur la méthodologie choisie respectivement par chaque Etat pour l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de programmes nationaux à l’égard des Roms et gens du voyage. Afin de pouvoir traiter tous les sujets importants, les organisateurs invitèrent un certain nombre d’intervenants pour dégager, au début de chaque session, les grands thèmes qui s’y rattachent respectivement. A la suite de ces exposés, un groupe d’experts fut invité par un présentateur à répondre aux questions spécifiques, apportant ainsi des éléments complémentaires et/ou de comparaison. Le débat fut ensuite ouvert à tous les participants pour d’autres questions ou pour une discussion.

Cette démarche visait à atteindre les objectifs suivants :

Encourager les pays dotés d’une plus longue expérience dans l’application de stratégies destinées aux Roms à évaluer ces approches stratégiques, et à en mesurer le succès et les limites. 

Donner aux pays qui viennent d’élaborer une stratégie ou sont en train de le faire l’occasion de bénéficier des enseignements des pays qui ont déjà une riche expérience dans la mise en œuvre de telles politiques.

Informer les pays qui ne disposent pas encore de stratégie nationale pour les Roms en tant que telle, mais qui envisageraient l’adoption d’une telle politique. 

Offrir un forum pour les organisations internationales chargées des affaires roms, afin qu’elles puissent discuter de leurs politiques et actions concernant les stratégies pour les Roms, et procéder à une évaluation de leurs activités à cet égard.

PARTICIPANTS

Au total, environ 120 personnes participèrent à la conférence.

Profil des participants :

Des représentants et/ou intervenants de 25 pays européens, à savoir, des pays d’Europe Centrale et Orientale en voie d’accession ou pré-accession à l’UE qui ont développé des programmes spéciaux à l’égard des Roms (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Pologne, Roumanie, république de Slovaquie et Slovénie), des pays membres de l’UE qui ont déjà mis en place des programmes pour les Roms et/ou gens du voyage (Finlande, Grèce, Irlande et Espagne), certains pays de l’UE qui comptent une population rom ou de gens du voyage mais qui n’ont pas encore adopté de tels programmes (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède, Royaume-Uni) et, enfin, des pays d’Europe du Sud-Est qui sont en train de mettre en place des programmes (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Moldova, Serbie et Monténégro, et « l’ex-République yougoslave de Macédoine »).

Présentes également : des organisations/institutions inter-gouvernementales qui ont joué un rôle déterminant pour faire valoir les droits des populations roms et des gens du voyage, notamment, la Commission européenne et sa délégation en Roumanie, la prochaine présidence hollandaise de l’OSCE, l’OSCE-BIDDH, la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le Conseil de l’Europe était représenté par le directeur général de la Cohésion sociale, ainsi que par les membres du personnel de la Division de Migrations et des Roms/Tsiganes, le secrétariat de la Convention- cadre pour la protection des minorités nationales, le Bureau du commissaire aux Droits de l’Homme, et, la Banque de Développement du Conseil de l’Europe. On note également la présence de l’ancien membre espagnol de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI).

L’Institut pour la Société Ouverte (OSI) était représenté par le directeur du Programme de participation des Roms de l’OSI, ainsi que par la directrice du Programme OSI/EUMAP et par plusieurs consultants auteurs de rapports d’observation par pays.

Un tiers des participants à la conférence venait d’Espagne même, notamment des gouvernements central (ministère du Travail et des Affaires sociales) et régional (communes autonomes) responsables des stratégies pour les Gitans, des ONG et représentants de la ville organisatrice de Grenade, du reste de l’Andalousie et d’autres régions d’Espagne.

La conférence fut ouverte par le maire de Grenade, par Mme Battaini-Dragoni, directrice générale de la Cohésion sociale du Conseil de l’Europe, Mme María José Sánchez, responsable du Service de Politique sociale de la Délégation andalouse du gouvernement d’Andalousie, M. Diaz Sol, sénateur de Grenade, Mme Miriam Anati, directrice du Programme OSI/EUMAP et par Mme Carmen Santiago Reyes, une représentante du Centre d’Etudes sociales et légales.

Elle fut clôturée par le directeur de la Politique sociale du gouvernement andalou, M. José Mora Galiana, qui a évoqué l’histoire des Roms en Espagne depuis leur arrivée dans la Péninsule il y a cinq siècles, avant de rappeler quelques uns des grands défis à relever pour améliorer la situation des Roms dans le pays. Il appela à améliorer non seulement la situation socio-économique des Roms, mais aussi à concevoir et mettre en œuvre de meilleures politiques de solidarité, de valorisation de la diversité dans nos sociétés, d’éducation interculturelle et d’égalité des chances pour tous les citoyens.

DOCUMENTATION ET EVALUATION DE LA CONFERENCE

Les organisateurs ont fourni à chaque participant un récapitulatif5 des stratégies existantes dans 15 pays, ainsi que les recommandations relatives aux Roms, Tsiganes et gens du voyage adoptées au niveau du Conseil de l’Europe ou de l’Union européenne.

Les exposés des intervenants et experts peuvent être obtenus sur demande auprès du secrétariat du Conseil de l’Europe. Un appendice contenant ces textes et les réponses au questionnaire d’évaluation est en cours de préparation.

RESULTATS ET CONCLUSIONS DE LA CONFERENCE

Le rapport de la conférence devrait servir de document de référence pour les pays concernés par les politiques à l’égard des Roms. Ainsi, la conférence apporta des éléments d’information très utiles à la conférence de la Banque mondiale/OSI sur les Roms en Europe Centrale et Orientale qui eut lieu en juin 2003 à Budapest.
Les grandes conclusions et recommandations portant sur les amélioration des politiques à l’égard des Roms et gens du voyage dans les Etats membres furent présentées à la conférence de la Banque mondiale/OSI par Melle Ina Zoon. Mme Angela Kozce, directrice du Bureau européen d’information pour les Roms (ERIO) à Bruxelles –également présente à Grenade- présenta le rapport de Mme Ina Zoon à tous les participants de la conférence à Budapest. Ces recommandations concernent cinq grands domaines qui peuvent être considérés comme des priorités dans l’élaboration de politiques relatives aux Roms et gens du voyage : la participation des Roms, la nécessité d’élaborer davantage de politiques sectorielles touchant les communautés Romani/gens du voyage tout en intégrant des politiques spécifiquement conçues pour les Roms dans des orientations politiques générales, le besoin de meilleures stratégies de communication, la nécessité de suivi et d’évaluation, ainsi que la nécessité d’une approche plus coordonnée au niveau des organisations européennes/internationales.

I. Participation des Roms

L’une des conclusions prédominantes de cette conférence soulignait que la participation des représentants des organisations roms dans la conception, l’application, l’observation et l’évaluation des politiques aux échelons national et international reste en-deçà d’un niveau acceptable.

Bien que l’importance de la “participation rom” ait été soulignée à plusieurs reprises par les organisations internationales et soit généralement –au-moins dans la forme- reconnue aujourd’hui par les gouvernements, celle-ci se traduit souvent de façon étriquée dans la pratique. La règle en vigueur considère qu’il y a participation rom à partir du moment où des représentants ou des organisations roms sont invités à participer aux réunions de développement des programmes, ou lorsqu’un « conseiller rom » est nommé à un poste dépendant du gouvernement. Mais il s’agit davantage de mécanismes consultatifs que d’une participation de qualité ; ces personnes ne disposent pas d’une réelle influence sur le processus décisionnel et ne partagent pas la responsabilité du produit final. Cette pratique revient à limiter et contrôler la participation rom. En limitant l’accès, elle alimente des conflits et une concurrence au sein même des communautés roms. De plus, les représentants ayant un enjeu financier et politique à conserver leur poste, leur indépendance et leur capacité à apporter une contribution critique s’en trouvent compromises, aussi leur résultat professionnel est-il souvent apprécié à l’aune de la loyauté plutôt qu’à celle de la compétence ou de la réalisation. La participation restreinte des Roms à l’élaboration de programmes conduit inévitablement à l’adoption de politiques et projets qui ne reflètent ni les besoins ni les intérêts des communautés roms et qui, de fait, ne sont ni connus ni acceptés par la majorité des Roms.

En ce qui concerne la volonté des diverses communautés et organisations roms d’agir en partenaires égaux dans l’élaboration de politiques, les participants à la conférence ont souligné la nécessité d’investir davantage dans des programmes d’autonomisation de ces communautés, ce qui permettrait aux représentants Romani d’aborder les missions en partenariat équitable avec les représentants de gouvernement. Il fut convenu qu’une politique visant à l’amélioration de la situation des Roms ne pouvait pas être concluante si, en-dehors des mesures anti-discriminatoires et de réduction de la pauvreté, celle-ci ne contenait pas aussi un très net élément d’autonomisation de la communauté.

Les représentants roms soulignèrent que les communautés et organisations roms n’ont pas été dotées des crédits adéquats pour acquérir les capacités nécessaires à leur participation effective dans la création de politiques et services, ainsi que pour pouvoir répondre aux exigences imposées par l’approche participative/en partenariat.

Plusieurs méthodes assurant la participation effective des Roms/Tsiganes et organisations de Voyageurs aux activités liées aux différentes étapes d’élaboration, d’application, de suivi et d’évaluation ont été évoquées pendant le débat ; méthodes à appliquer séparément ou associées :

Garantir un financement de base pour la mise en œuvre d’un pouvoir participatif (par exemple, 10% du budget réservés pour assurer une participation de qualité des ONG roms).

Imposer la participation rom à part entière comme critère d’acceptation pour tout projet (en d’autres termes, la participation rom devrait être obligatoire et non pas seulement « souhaitable » ou « recommandée », comme c’est le cas actuellement, et en définissant un seuil minimum de participation). Afin de pouvoir apprécier la qualité de cette participation, les candidats devraient être obligés de fournir des accords de partenariat détaillés.

Inclure un chapitre spécial sur l’autonomisation de la communauté dans les programmes nationaux liés aux Roms.

Appuyer les projets qui offrent aux Roms une formation poussée dans les domaines de la gestion administrative et du management.

Eviter de favoriser une organisation rom ou un parti rom par rapport à d’autres ; éviter de travailler avec un partenaire rom en excluant le reste de la société civile rom (par exemple, le parti rom en Roumanie ou l’auto-gouvernement rom en Hongrie).

Utiliser les réseaux roms existants des ONG roms (par exemple en Bosnie, “l’ex-République yougoslave de Macédoine”, etc.) et leur demander de nommer en leur sein des personnes de liaison, partenaires, consultants, etc. pour que les décisions leur reviennent et assurer le soutien d’une majorité d’ONG roms.

Choisir des partenaires roms pour leur compétence et leur efficacité et non pas pour des raisons de « facilité ». Construire des partenariats autour de structures organisationnelles solides, dont les positions sont clairement exprimées et non pas autour d’individus qui pourraient vouloir promouvoir leurs intérêts personnels.

Veiller à ce que les partenaires roms participent à la constitution des équipes de travail sur les divers projets.

Garantir un suivi et une évaluation réguliers du niveau de participation des Roms dans tous les projets (par exemple, engager un observateur indépendant ou désigner un membre de l’équipe pour assurer exclusivement les tâches de suivi/évaluation).

II. Extension des politiques, politiques sectorielles et locales, et harmonisation

Les participants s’attachèrent à reconnaître les progrès importants réalisés au cours des dix dernières années dans la conception et l’adoption de politiques nationales pour les Roms en Europe Centrale, de l’Est et du Sud-Est. Pas moins de 18 Etats européens ont adopté des programmes/stratégies spécifiques pour l’amélioration de la situation des Roms ou sont en train de le faire. Le processus de mise en oeuvre a déjà commencé dans la plupart des pays en voie d’accès à l’UE.

L’une des questions essentielles qui fut abordée était celle de savoir si ces politiques étaient exhaustives, traitant les problèmes roms de façon intégrée et si elles pouvaient briser le cercle vicieux de l’exclusion sociale.

Une politique exhaustive fut définie comme suit :

Elle couvre tous les domaines : éducation, emploi, logement, santé, sécurité sociale, etc. en harmonie avec les normes européennes (politiques d’insertion sociale et d’emploi de l’UE, recommandations du Conseil de l’Europe, etc.).

Elle comprend des mesures visant à la réduction de la pauvreté tout en adoptant une approche de droits de l’homme dans son développement. Elle intègre des mécanismes de suivi et d’évaluation en veillant au principe d’égalité.

Elle contient des éléments significatifs d’autonomisation de la communauté rom.

Elle va au-delà des déclarations de condamnation de la discrimination en édictant des mesures détaillées pour garantir dans la pratique un traitement égalitaire aux Roms, comme l’exigent la Directive 2000/43 de l’UE sur l’égalité des races, et d’importants traités internationaux sur les droits de l’homme (ICCPR, ICESCR, ICERD et ICEDAW).

Elle fait valoir les droits des minorités, comme l’exige la Convention-cadre pour la protection de minorités nationales de Conseil de l’Europe.

L’examen des programmes adoptés à ce jour montre que peu de programmes gouvernementaux présentent un champ d’application véritablement complet : certains ne reconnaissent pas vraiment le problème de la discrimination ; certains ne développent pas suffisamment l’aspect des droits de l’homme, d’autres dénotent des préjugés en associant à l’identité et la culture roms des notions de désavantage et d’infériorité (peut-être en raison d’une participation insuffisante des Roms dans le développement du programme en question).

Par conséquent, beaucoup de politiques actuelles doivent être revues, recadrées et complétées pour pallier les carences significatives, notamment dans les domaines de la communication, les chapitres contre la discrimination, le suivi et l’évaluation. Les questions liées à la condition de la femme restent en arrière-plan et sont évoquées de manière sporadique, alors qu’il serait tout indiqué de faire ressortir les problèmes relatifs aux rôles des hommes et des femmes. Les gouvernements devraient aussi trouver la manière d’aborder des sujets politiquement délicats tels que : les brutalités policières envers les Roms, la stérilisation forcée et coercitive des femmes Romani, le placement des enfants Romani dans des écoles pour retardés mentaux, la ségrégation raciale dans le système éducatif, la discrimination dans le système judiciaire et la sur-représentation des Romani au sein de la population carcérale, le racisme institutionnel, la citoyenneté, l’intégration des réfugiés et personnes déplacées, la migration, la toxicomanie, le trafic. Institutionnellement, il existe encore des ministères qui traitent ces questions roms sans être pour autant systématiquement impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques roms (notamment les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères).

Politiques sectorielles :

Si les participants accueillirent favorablement l’adoption d’une politique sectorielle dans certains pays (par exemple la politique sectorielle rom pour l’éducation, élaborée par le ministère de l’Education roumain, la politique rom de l’emploi en Slovénie, la politique de santé pour les gens du voyage en Irlande), ils remarquèrent que le développement local et sectoriel reste inégal et insuffisant. Dans trop de cas, des sommes énormes ont été dépensées pour des projets élaborés au niveau national ou international et qui ne correspondaient pas aux réalités locales ou pour des projets-pilotes qui n’ont jamais fait école faute d’une politique sectorielle dans laquelle ils auraient pu s’inscrire.

Dans un tel contexte, la mise en place de politiques nationales pour les Roms devraient être perçue comme un effort continu avec des ramifications horizontales et verticales et des mécanismes de coordination. Les politiques nationales sont nécessaires, mais pas suffisantes. Elles ne constituent que des documents de base, des cadres visant à établir des principes et une ligne de direction dans chaque domaine. Elles sont dépourvues de valeur si elles ne peuvent trouver une prolongation dans des plans d’action concrets. Elles ne sont pas –et ne peuvent pas être- détaillées de façon adéquate à répondre aux besoins spécifiques des communautés roms selon leur région. Afin de garantir des réponses adaptées, il convient de développer systématiquement des politiques sectorielles, ainsi que des politiques régionales et locales, et, veiller à établir des liens solides entre elles.

Un ferme engagement gouvernemental est nécessaire afin d’élaborer des politiques sectorielles exhaustives qui devraient comprendre :

Une évaluation des besoins
Un bilan législatif
Un examen des pratiques administratives
La détermination d’objectifs précis à atteindre
La création d’agences/organismes exécutifs
La mise en place de garde-fous contre les inégalités
Des mécanismes de suivi
Des mécanismes d’évaluation

Chaque ministère devrait établir des lignes directrices précises à suivre au cours de l’élaboration de stratégies sectorielles aux niveaux national et local, en tenant compte du travail du Conseil de l’Europe et de ses recommandations sur les politiques sectorielles6.

Les besoins, conditions et opportunités varient considérablement d’une région à l’autre, ce qui fait du développement de politiques régionales et municipales une condition sine qua non pour qu’il y ait progrès. Les gouvernements sont entièrement responsables de la création et la mise en œuvre de ces politiques et ne peuvent invoquer la décentralisation et les principes de gouvernance locale pour justifier l’absence de ces politiques ou leur non-application. Ils devraient trouver le moyen de faire appliquer rigoureusement les politiques roms par les instances régionales et locales, tout comme c’est le cas avec n’importe qu’elle autre décision gouvernementale.

Harmonisation :

Dans beaucoup de pays dotés de programmes roms, les structures officielles chargées de leur application doivent faire face à un manque de crédits, de personnel, d’autorité et/ou de soutien politique, rendant difficile leur tâche qui consiste à communiquer et coordonner l’application des programmes au niveau des ministères, ainsi que des gouvernements locaux et régionaux. De ce fait, les programmes roms tendent à être marginalisés dans un contexte de programmes gouvernementaux plus vastes, reproduisant ainsi le schéma de marginalisation des communautés roms dans la société. Les gouvernements nationaux doivent veiller rigoureusement à éviter une telle « ghettoïsation » des problèmes roms –et prendre sans tarder des mesures pour inscrire les questions roms dans cadre des grandes politiques nationales.

L’harmonisation des questions roms avec les orientations d’ordre national conduira à une analyse exhaustive et contextuelle des principaux risques et problèmes structurels, et à une perspective stratégique à plus long-terme, permettant aussi de passer d’une approche purement sectorielle et ciblée sur un groupe à une approche intégrée.

La normalisation du traitement de ces questions implique une estimation de l’effet probable sur les communautés roms des politiques et législations proposées, ainsi que la participation de celles-ci aux processus de décision correspondants. La normalisation doit être considérée comme un complément plutôt qu’un substitut aux politiques spécifiquement roms afin d’éviter que ne se perdent des problèmes propres aux roms.

Intégrer les affaires roms dans les plans nationaux d’action contre la pauvreté et l’exclusion sociale :

En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne a donné son accord quant à la nécessité de prendre des mesures qui auraient une incidence décisive en matière d’éradication de la pauvreté d’ici 2010. Il s’accorda également à reconnaître que les politiques des Etats membres pour combattre l’exclusion sociale devraient s’appuyer sur une méthode ouverte de coordination associant des objectifs communs7, des plans nationaux d’action et un programme présenté par la Commission pour encourager la coopération dans ce domaine. Tous les Etats membres soumirent leur premier PNA/incl en 2001, et doivent rendre leur second Plan national d’action contre la pauvreté et l’exclusion sociale (PANs/inclusion) en juillet 20038.

Dans ce contexte d’action concertée pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale au niveau de l’UE, les affaires roms deviennent particulièrement importantes et doivent être traitées en priorité.

Concrètement, les Roms devraient être reconnus comme l’un des principaux groupes à risque, les questions roms qui s’y rattachent devraient être incorporées aux Plans nationaux d’action sur l’inclusion sociale (NAPs/incl). A cette fin, il ne suffit pas de discuter et décider dans les sphères gouvernementales, mais il est essentiel d’ouvrir le débat vers l’extérieur, de faire circuler l’information, d’organiser des processus spéciaux de consultation avec les bénéficiaires et encourager la vraie participation des représentants roms à tous les niveaux.

III. Stratégies de communication

Les politiques roms ne sont pas encore acceptées comme elles le devraient par la majorité de la population, par les bas échelons administratifs et par les groupes professionnels.

Une intégration réussie des Roms n’est pas envisageable en dehors d’un climat positif de compréhension et acceptation. Un traitement péjoratif de la question rom dans les journaux ou à la télévision peut saper tous les efforts parallèles du gouvernement en générant une attitude négative au sein du public. Les gouvernements doivent s’appuyer sur de solides stratégies de communication pour faire passer le message anti-raciste et convaincre la majorité, les institutions concernées et les groupes professionnels (médecins, enseignants, travailleurs sociaux, employeurs, etc.) de l’utilité de ces programmes roms. Ces stratégies doivent également servir à empêcher la politisation des affaires roms, en instaurant un consensus politique et assurant la continuité du processus en évitant de devoir recommencer les travaux de création de politiques avec chaque nouveau mandat électoral.

Il est fortement recommandé aux gouvernements d’incorporer des stratégies de communication dans leurs programmes nationaux à l’égard des Roms. Quelques uns de ces éléments stratégiques consistent à :

S’appuyer sur des campagnes médiatiques pour le lancement et la mise en œuvre des programmes destinés aux Roms.
Etablir les modalités de diffusion de l’information concernant ces programmes de façon à ce qu’elle parvienne aux pouvoirs élus locaux et aux organismes d’Etat.
Soutenir les organisations médiatiques professionnelles qui affichent clairement un engagement à combattre l’intolérance envers les Roms.
Financer des études indépendantes sur la couverture médiatique de la question rom, et, encourager le travail des organismes qui examinent de façon critique le traitement médiatique de l’information.
Encourager l’élaboration d’un code de conduite pour les media.
Veiller à ce que les droits des Roms à recevoir des informations et leurs possibilités de s’exprimer dans les media soient explicitement autorisés dans les media du service public.
Attribuer des fréquences de télévision et/ou radio à des opérateurs roms.
Soutenir la formation et l’emploi de journalistes et présentateurs roms sur les chaînes publiques.
Soutenir la création de Centres de presse roms.

IV. Suivi et évaluation

Suivi :

Seuls quelques programmes roms ont dépassé le stade d’aspirations générales pour définir des objectifs spécifiques et quantifiés qui permettent de mesurer les progrès réalisés. Par ailleurs, dans de nombreux cas, il existe une confusion entre suivi et évaluation, et le champ de compétence de ces activités n’est pas défini ou pas clairement. Il y a une tendance à considérer que le suivi interne, effectué par les organismes de mise en œuvre, est suffisant. Les questions concernant le suivi par des organismes indépendants spécialement créés à cet effet et par des services publics sont trop souvent négligées. Chacune de ces formes de suivi possède ses propres règles et conditions qui devraient être étudiées puis incorporées au processus d’élaboration de la politique, dans lequel elles feront l’objet d’énoncés détaillés au sein de chapitres spécialement consacrés aux programmes nationaux à l’égard des Roms.

Ces chapitres devraient pour le moins

prévoir des dispositions pour la création de mécanismes indépendants de suivi, assurant l’analyse et l’évaluation des progrès réalisés dans le développement et la mise en oeuvre de politiques et services, et énonçant clairement les termes de référence, le programme de travail ainsi que les méthodes de travail. Ces dispositions doivent prévoir la publication régulière de rapports sur les progrès réalisés.

Mettre en place des procédures pour répartir et contrôler les fonds alloués aux projets relatifs aux Roms (par exemple, des rapports réguliers montrant le détail par poste de dépense).

Allouer un budget pour les missions de suivi réalisées par les organisations non-gouvernementales roms9.

Soutenir le développement de capacités des organisations roms, pour qu’elles puissent participer activement au suivi de la mise en oeuvre de projets destinés à leur profiter.

Evaluation:

D’énormes sommes d’argent ont été dépensées dans la mise en oeuvre de politiques et projets dont les enseignements n’ont pas été tirés, inter alia, faute d’en avoir jamais analysé les répercussions. En dépit de la bonne volonté des auteurs, il arrive que les mesures adoptées aient un résultat totalement différent de celui escompté. Certaines erreurs sont répétées sur une longue durée. Certains programmes apparemment concluants ont tendance à être reproduits avant d’avoir été soumis à une évaluation. Ce n’est que des années plus tard qu’on remarque qu’ils ont des effets indésirables. Une mauvaise mise en œuvre et des résultats insatisfaisants ont contribué à générer, sur toute la région, un sentiment de frustration au sein de la communauté rom et à augmenter leur méfiance quant à la détermination et la capacité des gouvernements à améliorer leur situation. A la fois les gouvernements et les organisations inter-gouvernementales sont responsables de l’utilisation de l’argent public –et sont tenus par l’obligation d’assurer le meilleur emploi possible des ressources disponibles.

Afin de cesser de gâcher de l’argent et des ressources humaines pour des projets roms inopérants, il est urgent d’examiner leurs effets. Le changement sur le terrain étant le véritable enjeu, ce sont les effets concrets qui doivent être mesurables. La quantité des ressources ou la conformité avec le budget et le niveau de dépenses ne constitue pas des critères adéquats d’évaluation d’un projet. L’effet est ce qui importe, or cet effet ne peut être apprécié sans une analyse des conditions de départ caractérisant le terrain d’intervention du projet. Pour l’instant, les études, projets et financements sont établis sur la base d’estimations intuitives et d’informations qualitatives (voir le rapport du PNUD «  Eviter le piège de la dépendance ») et non pas sur des données quantitatives. Il est pourtant possible de rassembler des données quantitatives, celles-ci devraient d’ailleurs constituer une condition préalable au financement de tout projet. Les gouvernements devraient cesser de se retrancher derrière le prétexte de la loi de protection de l’information pour ne pas rassembler les statistiques essentielles dans les cas de litiges liés à l’anti-discrimination et pour l’appréciation des effets de mesures prises, alors qu’ils permettent ou tolèrent l’utilisation de ces statistiques à des fins de contrôle. Les pratiques des pouvoirs publics en Europe et partout ailleurs dans le monde montrent qu’il est possible de rassembler de façon éthique des informations d’ordre confidentiel tout en respectant les dispositions légales internationales sur la protection de l’information, et avec le consentement en bonne et due forme des personnes concernées.

Les politiques nationales à l’égard des Roms devraient être assorties de chapitres détaillés sur l’évaluation, qui permettrait de mesurer les effets. Cette évaluation serait indépendante de toute structure gouvernementale et reposerait sur les points de vue des groupes concernés et des individus participants. Toutes les sortes d’évaluation devraient être prises en compte : évaluation ex ante (analyses préliminaires et de faisabilité, estimations) ; mid-term (pendant la mise en œuvre du projet); end term (lorsque le projet est terminé); ex post (quelque temps après la conclusion du projet).

Lors de la mise en oeuvre d’un projet, il faudrait tenir compte de l’évaluation formative –celle où un membre de l’équipe de mise en oeuvre est chargé de l’évaluation et, à ce titre, assure à l’équipe un retour continu d’information sur les réactions et opinions des bénéficiaires.

Un processus d’étalonnage des résultats des évaluations de programmes, comparés à d’autres projets au niveau national et/ou trans-national fournirait de précieux renseignements sur l’efficacité des programmes et permettrait un emploi plus judicieux des ressources financières et humaines. La communauté donatrice et les grandes institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et la Banque de Développement du Conseil de l’Europe sont fortement encouragées à affecter suffisamment de crédits aux projets de suivi et d’évaluation.

V. A l’échelon international

Coopération durable, coordination interne et adoption d’une politique de l’Union européenne pour les minorités :

Coopération durable entre les organisation inter-gouvernementales (OIG) : le système ad hoc d’échange d’informations et, récemment, de programmes liés aux questions roms conjointement entre le Conseil de l’Europe, l’OSCE-BIDDH et l’Union européenne ont montré des résultats positifs dans le domaine de la coopération internationale. Toutefois, la coordination reste insuffisante dans certains domaines, et ne répond pas aux véritables besoins et problèmes, notamment en matière de gestion de crise. Il manque un cadre cohérent pour exprimer des positions communes, voire partager des ressources. Davantage de réunions officielles et à haut-niveau entre les OIG et éventuellement d’autres organisations sont nécessaires pour définir une approche commune des grandes questions roms. Un calendrier commun, comme déjà suggéré par l’OSCE-BIDDH et le Conseil de l’Europe, éviterait des duplications et réduirait le nombre de réunions consacrées au même sujet. La coordination avec d’autres acteurs essentiels, notamment les donateurs internationaux, la Banque de Développement du Conseil de l’Europe, la Banque mondiale et les organisations internationales non-gouvernementales, devrait être renforcée, et des bureaux de liaison devraient être créés. Le Plan d’action de Maastricht devrait refléter une nouvelle étape de la coopération entre les décisionnaires. Enfin, la mission respective de chaque OIG devrait être revue et examinée par rapport aux nouvelles situations auxquelles sont confrontés les Roms en Europe.

En guise de conclusion, les gouvernements sont encouragés à charger les organisations inter-gouvernementales de rechercher la coopération durable dans les diverses initiatives destinées aux Roms (créer une structure avec un clair mandat de coordination).

Les mécanismes de coordination au sein des OIG : la prolifération et la dispersion d’organismes mandatés pour agir dans divers domaines liés aux Romani exige la création et/ou le renforcement d’un mécanisme de coordination au sein de l’UE, du Conseil de l’Europe et de l’OSCE.

Adoption d’une politique de l’Union européenne pour les minorités :

Bien qu’il y ait des politiques communes au sein de l’UE, telles que la lutte contre la discrimination raciale traitant des problèmes courants que connaissent les minorités dans l’UE, il n’existe pas pour l’instant de politique pour les minorités au niveau de l’Union européenne. Il n’ y a pas non plus de consensus sur le fait qu’il devrait en exister une, comme l’a démontré récemment le rejet des propositions hongroises pour inclure une politique de l’UE sur les minorités dans la Convention, ou pour créer un Comité des minorités ethniques et nationales visant à représenter les minorités nationales et ethniques au sein du système institutionnel de l’Union européenne.

Les gouvernements sont encouragés à charger les organisations internationales de continuer à examiner les possibilités de développement d’une politique commune européenne pour les minorités.

CONCLUSIONS SPECIFIQUES CONCERNANT LES MESURES
A L’EGARD DES ROMS EN ESPAGNE

Grâce aux nombreuses interventions des participants espagnols, représentants d’autorités et d’ONG, nous sommes en mesure de présenter certaines conclusions et recommandations spécifiques à la situation des Roms en Espagne.

Du Programme national de développement gitan :
Le Programme national de développement gitan constitua une initiative positive et innovante à son début, il y a environ 15 ans. Aujoud’hui, pourtant, il s’avère que le programme n’est pas très concluant dans la pratique et ne correspond plus à la réalité actuelle de l’Espagne. Il manque également de financement adéquat, il n’y a pratiquement pas de participation des représentants roms puisque le comité national consultatif ne se réunit pratiquement plus.
Il fut donc fortement recommandé que l’actuel Programme national de développement gitan soit entièrement évalué (l’évaluation réalisée par le ministère du Travail et des Affaires sociales en 2002 devrait à présent être rendue publique et soumise à discussion par toutes les parties concernées), repensé et recadré avec l’entière participation des représentants roms et associations.

Il fut proposé que l’élaboration de tout nouveau programme prenne en compte les éléments suivants :

Le principal objectif du programme serait de combattre la discrimination qui frappe la population rom en Espagne. Les programmes actuels visent à toucher les secteurs les plus marginalisés et les plus pauvres de la communauté Romani en Espagne et, par conséquent, reposent essentiellement sur un objectif de soutien social et des mesures socio-économiques pour les plus défavorisés. Bien que ce domaine de la politique soit absolument indispensable, le principe fondamental de tout nouveau programme devrait viser à parvenir à l’égalité des chances pour la population rom dans son ensemble et dans tous les domaines de la vie. Par conséquent, une forte politique anti-discriminatoire associée à des programmes d’action ciblés/positifs devraient se trouver au cœur de tout nouveau programme, soit-il national et/ou régional/local.

Une plus grande volonté politique devrait être mise en oeuvre pour traiter les problèmes qui handicapent la communauté rom ; pour obtenir des résultats durables, des ressources beaucoup plus importantes doivent être allouées pour la mise en œuvre d’initiatives à l’égard des Roms.

La responsabilité du programme national ne devrait pas incomber au seul ministère du Travail et des Affaires sociales, mais devrait dépendre directement de la Présidence du gouvernement pour ce qui est de la responsabilité et du contrôle. Il serait également très utile d’avoir un véritable mécanisme de coordination entre tous les ministères concernés.

Il existe très peu de stratégies pour les Roms qui traitent les questions relatives aux femmes roms et à l’égalité des sexes (à l’exception du Plan d’Andalousie). Il existe peu d’initiatives à l’égard des femmes en général, il n’existe pratiquement rien pour les femmes roms. On peut donc dire que les femmes roms se trouvent pratiquement excluses de toute préoccupation politique. Le plus gros du travail à cet égard a été réalisé par les ONG. Mais, les ONG disposent de ressources et pouvoir politique limités. C’est pourquoi les autorités devraient maintenant prendre en compte les nouveaux rôles des femmes roms, correspondant aux nouveaux modèles de femme, et agir à cet égard. L’égalité des sexes devraient faire partie intégrante des stratégies à l’égard des Roms. L’association des femmes roms devrait bénéficier du même pouvoir administratif et décisionnel que celle des hommes, notamment dans les chapitres de politiques traitant de l’égalité des chances. Elles devraient avoir leur place dans les institutions qui s’occupent des questions liées à la condition féminine/égalité des sexes dans la société en général (par exemple, dans l’Institut des Femmes en Espagne, où elle ne sont pas représentées du tout aujourd’hui).

Les programmes à l’égard des Roms doivent comporter des mécanismes adéquats de suivi et d’évaluation qui incluent les représentants roms. Les processus d’évaluation devraient être transparents et participatifs, et, encore une fois, les femmes roms devraient être impliquées à part entière.

La participation concrète et effective des associations et représentants roms est fondamentale. Ils devraient être impliqués à part entière dans l’évaluation de l’actuel Programme national, et participer à part entière et de façon égale à toutes les phases d’élaboration de tout programme à venir. Des mécanismes institutionnels effectifs devraient être mis en place pour permettre une pleine et légitime participation des représentants roms dans la mise en œuvre, la gestion et le suivi de toute nouvelle stratégie. Dans leur soutien de la participation rom, les autorités devraient également tenir compte de la grande diversité qui existe au sein même de la communauté rom d’Espagne, aussi, devraient-ils essayer d’impliquer ces différents partenaires dans la plus large mesure possible et de manière aussi effective que possible.

Une stratégie de communication effective et proactive est nécessaire pour remplacer par des éléments positifs les stéréotypes négatifs qui accablent les Roms. Il est important à cet égard de ne pas s’attacher seulement aux exemples de Roms qui ont réussi et qui sont médecins, avocats ou artistes, mais il faut aussi parler de la majorité d’entre eux qui n’occupent pas des postes haut-placés dans la société mais ne méritent pas pour autant d’être stigmatisés et porter le fardeau de centaines d’années de stéréotypes négatifs. Les stratégies de communication devraient, par conséquent, être intégrées et prévues dans toute politique/tout programme à l’égard des Roms.

Le contexte historique socio-culturel des communautés romanies devrait être pris en compte lors de la rédaction de politiques pour les Roms. Certains participants ont également préconisé la reconnaissance formelle du peuple rom comme une minorité en Espagne, afin de changer la perception selon laquelle les Roms ne sont qu’un groupe marginalisé et défavorisé. Ils ont également exprimé le point de vue selon lequel il serait très important de reconnaître la langue kalo comme une langue minoritaire.

SUIVI DE LA CONFERENCE

Pour le suivi immédiat et la présentation des conclusions de Grenade, veuillez consulter la page 6 de ce rapport concernant la Conférence de la Banque mondiale/OSI/CE à Budapest.

Ce rapport sera traduit en espagnol et en français, et distribué à tous les participants, ainsi qu’aux participants des forums internationaux, tels que la Conférence internationale sur les femmes roms et l’accès aux soins médicaux qui doit se tenir à Strasbourg en septembre 2003, ou encore le Séminaire sur les identités culturelles des Roms, Tsiganes, Voyageurs et autres groupes qui doit également se tenir en septembre à Strasbourg. Il est à espérer que les gouvernements et ONG roms en feront usage, notamment dans leur discussion au sein des comités mixtes interministériels chargés du suivi des programmes/stratégies à l’égard des Roms et/ou gens du voyage.

Le Groupe de spécialistes sur les Roms/Tsiganes et gens du voyage du Conseil de l’Europe (MG-S-ROM) profitera également de ce rapport lorsqu’il débattra sur la recommandation générale du projet de politique visant à donner des lignes directives aux gouvernements lors de l’élaboration et la mise en œuvre de politiques à l’égard des Roms, Tsiganes et gens du voyage. Le secrétariat de la Division pour les migrations et les Roms/Tsiganes proposera au Groupe d’inclure dans le projet de recommandation susnommé un chapitre sur le suivi et l’évaluation.

M. Alan Phillips – ancien Premier vice-président du Comité consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et ancien directeur du Groupe international pour les droits des minorités et actuel conseiller pour INTRAC, une ONG internationale de Grande-Bretagne ayant de l’expérience en matière de suivi et évaluation, présentera au MG-S-ROM, lors de sa session d’automne (27-28 Novembre), un projet de concept traitant « du suivi et de l’évaluation de programmes destinés aux Roms » écrit à la suite de la Conférence de Grenade.

* * * * *

Annexe 1

Ordre du jour


Agenda (version 8)
May 14, 2003

.

EUROPEAN CONFERENCE
ON ROMA POLICIES
GRANADA
Carmen de los Mártires
19-20 May 2003

AGENDA

Day 1 - Monday 19 May 2003

 

Day 2 - Tuesday 20 May 2003

10.15 – 11.45
Session 1: Welcoming Remarks
General presentation: European overview on Roma policies

9.30 – 10.45
Session 4: Implementation: the role of the local authorities, budgetary aspects, monitoring and evaluation

11.45 – 12.00 Coffee break

10.45 -11.00 Coffee break

12.00 - 14.00
Session 2: National Programs for the improvement of the situation of Roma: elaboration, content and implementation structures

11.00 – 13.30
Session 5: Panel Discussion on implementation: opportunities and challenges in implementing the strategies. Q&A

14.00 - 16.30 Lunch

13.30 - 15.30 Lunch

16.30 - 19.00
Session 3: Panel discussion on National Programs for the improvement of the situation of Roma. Q&A
Questio

15.30 -16.15
Session 6: Shaping a European Roma Policy?

16.15 – 16.30 Coffee break

19.00 Reception

16.30 – 18.45
Session 7: Panel Discussion on Shaping a European Roma Policy

18.45 – 19.15 Closing Remarks

Monday 19 May 2003

10.15-12.00 Session 1: Opening session
Chair Session 1: Angel Diaz Sol, Senator Granada

10.15-10.45 Welcoming remarks
Mayor of the City of Granada, Mrs María José Sánchez Rubio/Andalucian Government, Mrs Gabriella Battaini-Dragoni/Council of Europe, Mrs Miriam Anati/OSI EUMAP Programme, Mrs Carmen Santiago Reyes/Centre for Legal and Social Studies

10.45-11.10 Monitoring national policies to improve the situation for Roma in Europe: an overview
Presenter: Rachel Guglielmo, OSI

11.10-11.30 Roma – free and equal in dignity and rights: The implications for National Programmes for Roma
Presenter: Allan Philips, former Deputy-Chair of the Advisory Committee on the Framework Convention for the Protection of National Minorities

11.30-11.45 Questions and Answers

11.45 – 12.00 Coffee break

12.00-14.00 Session 2: National Programs for the improvement of the situation of Roma: elaboration, content and implementation structures
Chair : Gabriella Battaini-Dragoni, Council of Europe, General Director of Social Cohesion

12.00-12.15 The adoption of national strategies: a genuine response to the needs of Romani communities?
Presenter: Éva Hegyesiné Orsós, Deputy State Secretary, Ministry of Health, Social and Family Affairs of Hungary

12.15 - 12.30 Comprehensiveness of Roma strategies: a clear concept?
Presenter: Stefan Muller

12.30 – 12.45 Involvement of Roma representatives in the elaboration of the strategies: a genuine participation?
Presenter: Michael Guet, Council of Europe

12.45 – 13.30 Questions and Answers

13.30 – 16.30 Lunch break

16.30 - 19.00 Session 3: Panel discussion on the elaboration of national programs for Roma

16.30 – 18.15 Panel discussion with Maria Andruskiewicz , Angela Kocze, Bridget Quirke, Jose Manuel Leal Sabido, Ante Simonic, Fernando Sigona, Ron Korver
Facilitator Ina Zoon, CILS
18.15 - 18.45 Questions and Answers
18.45 - 19.00 Conclusions of the day – Francoise Kempf
19.00 Reception offered by Provincial Assembly of Local Authorities

Tuesday 20 May 2003

9.30 – 10.45 Session 4: Implementation: the role of local authorities, budgetary aspects, monitoring and evaluation
Chair: Francisca Fernandez, Director, Roma Socio-Cultural Centre of Andalucia

9.30 – 9.45 Implementation structures – overview of various models
Presenter: Rumian Russinov, OSI Roma Participation Program

9.45 – 10.00 What does “adequate funding” for Roma policies mean?
Presenter: Andrey Ivanov, UNDP

10.00 - 10.15 Policy monitoring and evaluation from a client centered perspective
Presenter: Brian Pratt – Intrac, UK

10.15 – 10.45 Questions and answers
Moderator: Carmen Santiago Reyes

10.45 – 11.00 Coffee break

11.00 – 13.30 Session 5: Panel Discussion on Implementation: opportunities and challenges

11.00 – 12.45 Panel Discussion on Implementation: opportunities and challenges
with Simona Botea, Carmen Santiago Reyes, Miriam Anati, Dena Ringold, Sarita Friman, José Manuel Leal Sabido, Loli Fernández, Michel Digne
Facilitator: Rachel Guglielmo, OSI

12.45 – 13.30 Questions and Answers

13.30 – 15.30 Lunch break

15.30 – 16.30 Session 6: Shaping a European Roma policy?

Chair: Cristian Tabacaru

15.30 - 15.45 The role of the Council of Europe in Roma strategy making
Presenter: Gabriella Battaini-Dragoni

15.45 - 16.00 The European Commission Roma policy after the accession of new Member States
Presenter: Catherine Magnant, EC DG RELEX

16.00 – 16.15 The OSCE Maastricht Action Plan for Roma: the challenge of coordinating the international efforts - Presenter: Jos Douma, Dutch Ministry of Foreign Affairs

16.15 – 16.30 Coffee break

16.30 – 19.00 Session 7: Panel Discussion: Shaping a European Roma policy?

16.30 - 17.45 Panel discussion with Nicolae Gheorghe, José Manuel Flores Campos, Miranda Vuolasranta, Dyonissos Condoureas
Facilitator: Françoise Kempf

17.45 - 18.30 Questions and Answers

18.30 – 18.45 Conclusions: Ina Zoon

18.45– 19.15 Closing remarks
Mr José Mora Galiana, Director of Social Welfare of the Andalucian Government, Mr Gutiérrez Terrón, Representative of the Andalusian Government in Granada, Mrs Conde Trescastro (Diputación de Granada)

Annexe 2

Liste des participants

EUROPEAN CONFERENCE
ON POLICIES TOWARDS

ROMA/GYPSIES AND TRAVELLERS

Granada, Spain, 19-20 May 2003

CONFERENCIA EUROPEA

SOBRE PLANES

DE DESARROLLO GITANO

Granada, España, 19-20 de mayo de 2003

LIST OF PARTICIPANTS/ LISTA DE PARTICIPANTES

REPRESENTATIVES OF THE SPANISH ADMINISTRATION/
REPRESENTANTES DE LA ADMINISTRACIÓN ESPAÑOLA

Institución/
Institution

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

Ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales/ Ministry of Labour and Social Affairs

Lydia Rodríguez Dorado
Jefa de Sección del Programa de Desarrollo Gitano
Subdirección General de Programas de Servicios Sociales

C/ José Abascal 39,
28003 Madrid
Phone: (34) 91 347 90 34
Fax. (34) 91 347 74 58
E-mail: lrodriguez@mtas.es

Manuel Porras
EXCUSED

C/ José Abascal 39,
28003 Madrid
Phone: (34) 91 363 74 90

Senado/ Senate

Angel Díaz Sol
Senator de Granada

E-mail: Angel.diaz@diazsol.com
E-mail: Angel.diaz@senado.es

Junta de Andalucía/
The Government of the Autonomous Community of Andalucia

Mariano Gutiérrez Terrón
Delegado del Gobierno

Gran Vía 34, 18071 Granada
Phone: (34) 95 802 42 57
Fax: (34) 95 802 42 61
E-mail: delpro.gr@cgob.junta-andalucia.es

José Manuel Leal Sabido
Director, Secretaria para la comunidad gitana

C/ Hytasa 14, 41071 Sevilla
Phone: (34) 95 504 8000
Fax: (34) 95 504 83 84
E-mail: sv-scg@cas.junta-andalucia.es

José Manuel Flores
Secretaria para la comunidad gitana

C/ Hytasa 14
41071 Sevilla
Phone: (34) 95 504 8000
Fax: (34) 95 504 83 84
E-mail: josem.flores.ext@juntadeandalucia.es

Junta de Andalucía/
The Government of the Autonomous Community of Andalucia

Eduardo Fernández Guerrero
Asesor técnico de minorías étnicas

Delegación de Gobierno/Asuntos Sociales
C/ Ancha de Gracia nº 6, 2ª planta
18071 Granada
Phone: (34) 958 02 46 62
Fax: (34) 958 02 46 94
E-mail: eduardo.fernandez@juntadeandalucia.es

Diputación Provincial
de Granada/
Granada Province Assembly

Ana Conde Trescastro
Vice-presidenta Segunda de la Diputación, Diputada Delagada del Área de Acción Social

Plaza de Bibataubín s/n
18009 Granada
Phone: (34) 95 824 73 16
Fax: (34) 95 824 73 35

Ramón Dengra Molina
Director, Área de acción social

Plaza de Bibataubín s/n
18009 Granada
Phone: (34) 95 824 73 17
Fax: (34) 95 824 73 35
E-mail: rdengra@dipgra.es

Josefina Garcia Arco
Educadora, Equipo Provincial de Dirección

Phone: (34) 958 247 333
Fax: (34) 958 247 335

Remedios Gomez Sánchez
Psicóloga, Equipo Provincial de Dirección

Phone: (34) 958 247 193
Fax: (34) 958 247 335

Jesús Gómez Mateos Sociólogo, Equipo Provincial de Dirección

Phone: (34) 958 247 230
Fax: (34) 958 247 335

Lourdes Rodríguez del Barrio
Psicóloga, Responsable del Plan de Desarrollo Gitano de Pinos Puente

Centro de Servicios Sociales Comunitarios de Pinos Puente
Phone: (34) 958 459 015
Fax: (34) 958 459 016
e-mail: ssocialesppuente@dipgra.es

Dolores Fernández López
Directora del Centro Iznalloz

Centro de Servicios Sociales Comunitarios de Iznalloz
Phone: (34) 958 384 354
Fax: (34) 958 384 354

Nuria Oliver Berta
Educadora¸ Centro de Iznalloz

Centro de Servicios Sociales Comunitarios de Iznalloz
Phone: (34) 958 384 354
Fax: (34) 958 384 354

Diputación Provincial de Granada/Granada Province Assembly

Purificación Martínez Martín
Trabajadora Social, Vegas Altas

Centro de Servicios Sociales Comunitarios Vegas Altas
Phone: (34) 958 466 367
Fax: (34) 958 466 367

Ana María Fernández Yáňez
Trabajadora Social, Alfacar

Centro de Servicios Sociales Comunitarios de Alfacar
Phone: (34) 958 540 515
Fax: (34) 958 540 515
E-mail: anamaf@dipgra.es

Maria José Sánchez Molina
Trabajadora Social,
Santa Fé

Centro de Servicios Sociales Comunitarios Santa Fé
Phone: (34) 958 442 487
Fax: (34) 958 510 328

Nieves Entrena Malagón,
Trabajadora Social,
Huetor Tájar-Montefrío

Centro de Servicios S. Comunitarios Huetor Tájar- Montefrío
Phone: (34) 958 333 222
Fax: (34) 958 333 124

Jorge Guadix Entrena
Director Centro de Servicios Sociales Comunitarios Sierra Nevada

Centro de Servicios Sociales Comunitarios Sierra Nevada
Phone: (34) 958 300 901
Fax: (34) 958 301 344

Lucia Serna Sandoval
Directora del Centro de Servicios Sociales del Valle de Lecrin

 

Ayuntamiento de Huescar, Granada/Municipality of Huescar

Rosa Aurora Ramón Carrión
Coordinadora del Programa de Desarrollo Gitano en Huescar

C/ San Juan Evangelista, 3
Huescar

CA Catalunya/ Government of Catalunya

Valentí Sallas i Campmany
Director General de servicios comunitarios, Generalitat de Catalunya

C/ Diputació 92, 08015 Barcelona
Phone: (34) 93 483 18 89
Fax: (34) 93 483 15 82
E-mail: vsallas@gencat.net

Ramón Vilchez Enriquez.
Unidad de Atención a la comunidad Gitana del Departamento de Benestar i Familia de la Generalitat de Catalunya

C/ Diputació 92
08015 Barcelona
Phone: (34) 93 483 15 80
Fax: (34) 93 483 15 82
E-mail: rvilchez@gencat.net

CA Catalunya/ Government of Catalunya

Manuel Heredia Jiménez
Responsable de la Unidad de la Atención a la Comunidad Gitana del Departamento de Benestar i Familia de la Generalitat de Catalunya

C/ Diputació 92, 08015 Barcelona
Phone: (34) 93 483 15 80
Fax: (34) 93 483 15 82
E-mail: mheredia@gencat.net

ASOCIACIONES ESPAÑOLAS/ SPANISH NGO´S

Asociación/
Organization

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

SOS Racisme
Barcelona

Isabel Martinez
EXCUSED

Bau de Sampera, 3
08003 Barcelona
Phone: (34) 93 301 05 97
E-mail: sosracisme@sosracisme.org

Fundación Secretariado General Gitano (FSGG)

Fernando Villareal

C/ Antolina Merino, 10
28025 Madrid
Phone: (34) 91 422 09 60
Fax: (34) 91 422 09 61
E-Mail: Josemanuel.fg@fsgg.org

Carolina Fernández
Communication Department

C/ Antolina Merino, 10
28025 Madrid
Phone: (34) 91 422 09 60
Fax: (34) 91 422 09 61
E-mail: gabinete2@fsgg.org

Humberto García
FSGG Granada

 

Francisco Sierra
FSGG Granada

 

Pedro Aguilera Cortés
Director FSGG Catalunya
EXCUSED

C/ Segadors 2 6ª planta
08030 Barcelona
Phone: (34) 93 345 77 22
E-mail: acceder.barcelona@fsgg.org

Unión Romaní

Juan de Dios Ramírez-Heredia
Presidente
EXCUSED

Plaza Duque de Medinaceli 7
08002 Barcelona
Phone: (34) 93 412 77 45
Fax: (34) 93 412 70 40
E-mail: u-romani@pangea.org

Manuel Rondón
Secretario General
de la Unión Romaní Nacional

C/ Virgen de la Cinta 6
Local Bajo Dcha, 41014 Sevilla
Phone: (34) 954 28 26 54 / 954 27 56 56

Unión Romaní

Guillermo Carmona Heredia
Secretario General de la Unión Romaní de Andalucía

C/ Virgen de la Cinta 6
Local Bajo Dcha, 41014 Sevilla
Phone: (34) 954 28 26 54

Guillermo Carmona Heredia
Secretario General de la Unión Romaní de Andalucía

C/ Virgen de la Cinta 6
Local Bajo Dcha, 41014 Sevilla
Phone: (34) 954 28 26 54

Trinidad Muñoz
EXCUSED

C/ Virgen de la Cinta 6
Local Bajo Dcha, 41014 Sevilla
Phone: (34) 954 28 26 54

Jaume I Universitat
Castellón

Ana Jiménez Adelantado
University Jaume I
EXCUSED

Jaume I Universitat, Campus deu Sec
12071 Castellón
Phone: (34) 96 472 93 70,
(34) 96 472 80 00

Centro Socio Cultural Gitano Andaluz

Francisca Fernández Fernández
Directora

Avenida del Hospicio s/n, Granada
Phone: (34) 95 828 63 84
Cell: (34) 670 946 609
Fax: (34) 958 804156
E-mail: p.hurtado@airtel.net

Carmen Morales Baena
 
 

Avenida del Hospicio s/n, Granada
Phone: (34) 95 828 63 84
Cell: (34) 670 946 609
Fax: (34) 958 804156

Asociación Romi de Granada

Loli Fernández
Directora

Plaza del Rey Badis sn
18013 Granada
Phone: (34) 95 828 38 24
Phone/fax: (34) 958 16 12 78/120813

Romipen


Diego Luis Fernández Jiménez

Reps. General Romipen
PSOE Coordinador para Minorías a nivel nacional

Phone: (34) 957 660 997
Fax: (34) 957 661 458
E-mail: Bufetefernandezjimenez@eresmas.com
E-mail: DAFernandez@segurosbilbao.com

Universidad
de Granada

Gunther Dietz
Universidad Granada

Mari Paz Pena Garcia
Tania Garcia Espinel

Laboratorio de Estudios Interculturales
Facultad de Educación
Campus de Cartuja 18071 Granada
Phone: (34) 958 892 061
Fax: (34) 958 892 061
E-mail: gdietz@ugr.es

Universidad
de Granada

Juan Gamella
Granada University

Departamento de Antropología y Trabajo Social, Facultad de Filosofía y Letras
Campus de Cartuja
18071 Granada
Phone: (34) 95 824 23 21
Fax: (34) 95 824 09 32
Email: gamella@ugr.es

José Heredia Maya
Granada University
EXCUSED

C/ Cruz de la Rauda 1
18010 Granada

Fundación
Pere Closa
Catalunya

Sebastián Porras
Fundación Pere Closa
EXCUSED

C/ Del Carmen 50
08911 Badalona
Phone: (93) 389 33 41
Mobil 606 995493
E-mail: f.p.c.@terra.es

Federación de Asociaciones Gitanas de Catalunya

José Rodríguez Cortes

Calle Concilio de Trento, 313
Planta 9, despacho 9.7
08020 Barcelona
Phone: (34) 93 305 10 71
Cell Phone (34) 610 60 25 14

Universidad Barcelona

Carmen Méndez and
Peeters Koen

c/ Vía Aurelia 60 3º 2
08206 Sabadell
Barcelona 657 089 139
E-mail: carmen_mendez@navegalia.com

Montse Sánchez Aroca
Directora del Estudio sobre la Población Gitana en Catalunya.
Profesora de las EUTES Pere Tarrés-Universitat Ramon Llull

c/ Santaló, 37 Barcelona 08021
 (Dep Proyectos Sociales)
Phone: (34) 93 410 16 02   
Extensión: 2196 / 2197
Fax: (34) 93. 452 12 95
E-mail: msanchez@peretarres.org or mfernandez@peretarres.org

Alicante Kalí

Juan David Santiago
Director

Gran Vía 19, Bajo, 08009 Alicante
Phone: (34) 658 827 628
Fax:
E-mail:

Opinión Romaní

Agustín Vega Cortés
Presidente

C/ Belén 61, 06300 Zafra, Badajoz
Phone: (34) 92 455 26 58
Fax: (34) 92 455 26 58
E-mail: opirro@navegalia.com

Federación Asoc. Gitanas Extremadura

Antonio Vázquez
Presidente FAGEX

Plaza de España, 8,
06300 Zafra, Badajoz
Phone: (34) 92 455 21 77,
(34) 92 455 43 82

Universidad Complutense de Madrid

Tomás Calvo Buezas
Catedrático de Antropología Social y Director del Centro de Estudios sobre Migraciones y racismo (CEMIRA)

Avenida de Puerta de Hierro s/n, 28040 Madrid
Phone: (34) 91 394 39 76
Fax: (34) 91 543 49 43
E-mail: tcalvobuezas@cps.ucm.es

Lorenzo Cachón
Universidad Complutense de Madrid
EXCUSED

Sociología y Ciencias Políticas
Phone: (34) 91 394 28 99
E-mail: lcachon@cps.ucm.es
lcachon@terra.es

Francisco Alvira
Universidad Complutense de Madrid
EXCUSED

Sociología y Ciencias Políticas
Phone: (34) 686 736 340
factam@retemail.es

Asociación Tagore Cádiz

Antonio Carmona Fernández
EXCUSED

C/ Esparraguera, 1
Phone: (34) 677 428 337
11510 Puerto Real, Cádiz

Granada

Alicia Teruel
Lawyer

Gran Vía 11, 3º, 18001 Granada
Phone: (34) 95 822 39 48
Fax: (34) 95 822 39 48
E-mail: alteruel@vodafone.es

Defensor del Pueblo Andaluz

José Chamizo de la Rubia
EXCUSED

C/ Reyes Católicos, 21, 41001 Sevilla
Phone: (34) 954 21 21 21
Fax: (34) 954 21 44 97

Centro de Investigaciones Legales y Sociales

(CILS) Madrid

Ina Zoon

C/ Fernando el Católico 7, 4º B Dcha
28015 Madrid
Phone: (34) 91 445 53 88
Fax: (34) 91 445 5369
E-mail: inazoon3@worldonline.es

Carmen Santiago Reyes

C/ Manuel de Sandoval
Phone: (34) 95 716 23 97
Cell: (34) 606 93 93 39
Fax: (34) 95 716 23 87
E-mail: csantiagoreyes@eresmas.es

Françoise Kempf

C/ Fernando el Católico 7, 4º B Dcha
28015 Madrid
Pone: (34) 91 445 53 88
Fax: (34) 91 445 5369
E-mail: fkempf@wanadoo.es

Federation of European Roma Young People (FERYP)

Demetrio Gómez Ávila

C/ San Marcos 28, 1º A
28002 Madrid
Phone: (34) 696 756 214
E-mail: demego@eresmas.com

EUROPEAN UNION MEMBER STATES/
PAÍSES MIEMBROS DE LA UNIÓN EUROPEA

País/
Country

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

Austria

Mirjam Karoly
Member of the Advisory Council for Roma and Sinti

Romano Centro Hofmannsthalg 2, Lokal 2, A-1030 Vienna
Phone: (43) 1 749 6336
Fax: (43) 1 749 6336
E-mail: mirjam.karoly@romano-centro.org

Christa Achleitner
Head of Department,
Department for National Minority Affairs
EXCUSED

Federal Chancellery
Ballhausplatz 2
A-1010 Vienna
Phone: (43) 1 53 115 24 65
Fax: (43) 1 53. 115.26.16
E-mail: christa.achleitner@bka.gv.at

Finland

Sarita Friman
Secretary General
Ministry of Social Affairs and Health,

Kirkkokatu 14,
PL-Box 33 FIN- 0023 Government
Phone: (358) 9 1607 4308
Fax: (358) 9 1607 4312
E-mail: sarita.friman@stm.vn.fi

Henry Hedman
Researcher at Research Institute of Domestic Languages,
Ministry of Education
EXCUSED

Sipusaarentie 78
FIN-11120 Riihimäki (private address)
Phone: (358) 40 51 62 836
E-mail: hehedman@kotus.fi

France

Dominique Steinberger
Member of the Association Arpomt
EXCUSED

1, rue de l’Ancienne Ecole
F-67100 Strasbourg
Phone: (33) 3 88 44 44 37
E-mail: arpomt@infonie.fr

Germany

Marie Luise Beck
Commissioner for Foreigners Affairs
EXCUSED

Ministry for Families, Seniors,
Youth and Women, D-110 18 Berlin
Phone: (49) 30 2007 2973 / 2974
Fax: (49) 30 2007 1930 / E-mail: marieluise.beck@bundestag.de

Germany

Rudko Kawczynski
Chair Board of Directors, Roma National Congress

Simon Von Utrecht Strasse 85,
D-20359 Hamburg
Phone: (49) 40 310 521
Fax: (49) 40 310 4 75
E-mail: kawczynski@t-online.de

Alphia Abdikeeva
OSI/EUMAP
Research and Website Coordinator

H-1051 Budapest, Hungary
Nador 11, 4th floor
Phone: (36) 203 92 52 77
Fax: (36) 1 327 31 01
E-mail: aabdikeeva@osi.hu

Greece

Alfred Stamos
Advisor to the Prime Minister
on Roma Issues
EXCUSED

Greek Parliament, Quality of Life Bureau, Syndagma Square,
GR-Athens
Phone: (30) 210 671 80 16
E-mail: demian@otenet.gr

Labrou Kristos
Roma Expert

Phone: (30) 693 778 75 01


Dionyssios Coundoureas
Ambassador,
Ministry of Foreign Affairs of Greece
for the Greek Presidency of the EU

Vasilisis Sofias n°1
GR- Syntgama, Athens
Phone: (30) 210 36 84 529/36 84 530
Fax: (30) 210 36 84 146
E-mail: dcound@mfa.gr

Anatasia Billa
Member of the Committee of Ministry of Interior for the Integration of Greek Roma

27 Stadiou Str., 101 83 Athens, Greece
Phone: (30) 210 323 98 57
E-mail: nbila@in.gr

Ireland

Brigid Quirke
Pavee Point

46 North Great Charles St.
Dublin 1, Ireland
Phone: (353) 1 878 0255
Fax: (353) 1 874 2626
E-mail: health@pavee.iol.ie

Caroline Mullen
Pavee Point

46 North Great Charles St.
Dublin 1, Ireland
Phone: (353) 1 878 0255
Fax: (353) 1 874 2626
E-mail: health@pavee.iol.ie

Italy

Fernando Sigona
Department of Planning
School of built environment

Oxford Brookes University
Gypsy Lane Campus
OX3 OBP - Oxford, UK
Phone: (44) 1 865 483 071
Fax: (44) 1 865 483 559
E-mail: fsigona@brookes.ac.uk

The Netherlands

Jos Douma
Deputy Director Western and Central Europe, Ministry of Foreign Affairs
(for the forthcoming Presidency of the OSCE)

PO Box 20061
2500 EB The Hague
Phone: (31) 70 348 61 49
Fax: (31) 70 348 62 33
E-mail: Jos-douma@minbuza.nl

Josephine Verspaget
EXCUSED

Nieuwe Boschstr 28, 4811 CX- Breda,
Phone: (31) 76 52 12 108
Fax: (31) 76 51 41 198
E-mail: j.verspaget@wanadoo.nl

Portugal

Padre Antonio Vaz Pinto
High Commissioner for
Immigration and Ethnic Minorities
EXCUSED

Pálacio Foz
Praça dos Restauradores
Apdo. 2596, 1113-001 Lisbon
Phone: (35) 1 22 204 61 10
E-mail: avp@acime.gov.pt

Bruno Gonçalves
SOS Racismo

Bairro do Ingote Lote 22 cave Esquerda
P-3020-208 Coimbra, Portugal
Phone: (35) 1 96 538 59 41
E-mail: brunocig@mail.pt

Sweden

Soraya Post
President of the International Roma Women’s Network

Otherdhalsgatan 6 D
S-41716 Göteborg, Sweden
Phone: (46) 31 22 14 17
Fax: (46) 70 085 33 55
E-mail: Soraya.Post@kortedala.goteborg.se

Cissi N. Stork
Desk officer, Ministry of Industry, Employment and Communication
EXCUSED

Division for Immigrant Integration and Diversity
S-103 33 Stockholm, Sweden
Phone: (46) 8 405 1000/ 1196
Fax: (46) 8 405 35 78
E-mail: cissi.storck@justice.ministry.se

EUROPEAN UNION ACCESSION COUNTRIES/ PAÍSES EN FASE DE ACCESO A LA UNIÓN EUROPEA

País/
Country

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

Bulgaria

Mihail Ivanov
Secretary of the National Council on Ethnic and Demographic Issues (CNEDI)

Council of Ministers, 1 Dondukov Bvd, BG-1000 Sofia
Phone: (359) 2 940 20 15 / 20 79
Fax: (359) 2 986 27 32
E-mail: m.ivanov@government.bg

Lalo Kamenov
Chief Expert, National Council on Ethnic and Demographic Issues (CNEDI)

Council of Ministers, 1 Dondukov Bvd, BG-1000 Sofia
Phone: (359) 2 940 29 37
Fax: (359) 2 986 27 32
E-mail: l.kamenov@government.bg

Dimitar Georgiev
Roma Program Consultant

Human Rights Project
23 Solunska Street, 6th floor
BG-1000 Sofia
Phone: (359) 2 981 50 66
Fax: (359) 2 981 50 66
E-mail: hrproject@mbox.cit.bg

Czech Republic

Roman Kristof
Director,
Council for Roma Community Affairs

Nábrezi Edvarda Beneše, 4
CZ-11801 Prague 1 - Malá Strana
Phone: (420) 296 153 573
Fax: (420) 224 946 615
E-mail: Kristof.R@seznam.cz

Barbora Bukovska
Staff Attorney and Project Coordinator in Centre for Citizenship, Civil and Human Rights

Senovážne nam. 24
116 47 Praha 1
Phone: (420) 2 34 62 14 67 or 449
Fax: (420) 2 34 62 14 70
E-mail: bmq1@hotmail.com
poradna@poradna-prava.cz

Hungary

Eva Hegyesi-Orsos
Deputy Secretary of State, Ministry of Health, Social and Family Affairs

Arany János u. 6-8, 1051 Budapest
Phone: (36) 1 475 58 20
Fax: (36) 1 331 25 35
E-mail: hegysine.orsos.eva@eszcsm.hu

Gabriella Varjú
Office of the Parliamentary
Commissioner for Civil Rights

Nador u.22, H-1051, Budapest
Phone: (36) 1 475 72 30
Fax: (36) 1 269 16 15
E-mail: varju@obh.hu

 

Gyula Vamosi
EXCUSED

Feherhegyi u 6
Pecs 7629 Hungary
Phone: (36) 30 213 63 86
Fax: (36) 72 329 911
E-mail: Duesee@hotmail.com
Gyulavamosi@riptech.org

Angela Kocze
Executive Director,
European Roma Information Office

Avenue Edouard Lacomble 17,
2nd floorB-1040 Brussels
Phone: (32) 273 334 62
Fax: (32) 273 338 75
E-mail: angelakocze@hotmail.com

Lithuania

Antanas Petrauskas
General Director, Department of National Minorities and Lithuanians Living Abroad
EXCUSED

T. Kosciuškos 30
LT-26 00 Vilnius
Phone: (37) 02 61 30 49
Fax: (37) 02 61 94 31
E-mail: tmdep@is.li

Teofile Bagdonaviciene
Chairwoman, Council of National Minorities
EXCUSED

Phone: (37) 0 698 516 32
E-mail: teofileb@yahoo.co.uk

Tadas Leoncikas
Secretary of the Advisory Expert Group to the Department of National Minorities and Lithuanians living abroad

Institute for National Research
Saltoniskiu 58
Vilnius LT- 2004
Phone: (370) 614 372 87
E-mail: tadaslt@takas.lt

Poland

Edyta Tuta
National Minorities Division, Department of Religion and National Minorities
Ministry of the Interior and Administration

Ul Batorego 5
PL – Warsaw 02-591
Phone: (48) 22 60 119 75
Fax: (48) 22 60 115 38
E-mail: wmn.dw@mswia.gov.pl

Andrzej Mirga
Chairman of PER Roma Advisory Council and Chairman of Council of Europe Specialist Group on Roma/Gypsies and Travellers
EXCUSED

Razvikowskiego 134, Apr. 2,
PL- 31342 Krakow
Tel.: (48) 12 635 90 92
E-mail: usmirga@cyf-kr.edu.pl

Romania

Dan Jurcan
Secretary of State, Ministry of Public Information, Department for Communication and Public Image

1 Victoriei Square
Bucharest, Sector 1, Romania
Phone: (40) 21 313 49 47
Fax: (40) 21 222 36 94
E-mail: dan.jurcan@publicinfo.ro

Romania

Florin Moissa
Executive President,
Resource Centre for Roma Communities

Str Tebei Nr 21,
3400 Cluj-Napoca, Romania
Phone: (40) 264 42 04 74
Fax: (40) 264 42 04 70
Email: fmoisa@romacenter.osf.ro

Dezideriu Gergely
Head of the Human Rights Department,
Romani CRISS

Buzesti str. No 19,
Bucharest, Sector 1, Romania
Phone: (40) 21 231 41 44
Fax: (40) 21 212 56 05
E-mail: criss@dnt.ro

Maria Andruszkiewicz
Team Leader Phare Project Romania

22, Ion Maiorescu St.
Bucharest 2, Romania
Phone: (40) 21 21 235 94
Fax: (40) 212 38 58
E.mail: maria.andruszkiewicz@imcconsulting.ro

Slovakia

Klara Orgovánová
Plenipotentiary of the Slovak Government for Roma Communities

Námestie slobody 1
SK-813 70 Bratislava, Slovakia
Phone: (421) 2593 64 305
Fax: (421) 2593 63 421
E-mail: klara.orgovanova@strategy.gov.sk

Erika Godlova
Roma Women NGO
EXCUSED

Vihorlatska 5
08001 Prešov, Slovakia
Phone: (421) 5177 57264,
E-mail: erikagodlova@hotmail.com

Peter Pollak
Advisor to the Spisska Nova Vess’ Head of District

Stefanikovo nam. 1
Spisska Nova Vess 05201, Slovakia
Phone: (421) 53 4175 130
E-mail: peterpollak.rom@pobox.sk

Michel Digne
Pre Accession Adviser in charge of the European Twining programs

Office of the Plenipotentiary for the Roma Communities of the Slovak Government
Phone: (33) 6 79 48 59 58
E-mail: michel.digne@strategy.gov.sk

Slovenia

Vera Klopčič
Senior researcher
Institute for Ethnic Studies

Erjavčeva 26,
Slo-1000 Ljubljana, Slovenia
Phone: (386) 1 200 18 79
Fax: (386) 1 25 109 64
E-mail: vera.klopcic@guest.arnes.si

Slovenia

Jožef Horvat Sandreli
President, Romani Union of Slovenia

Arhitekta Novaka 13
Slo-9000 Murska Sobota, Slovenia
Phone: (386) 2 534 17 10
Fax: (386) 2 534 17 11
E-mail: romani.union@siol.net

COUNTRIES OF THE STABILISATION AND ASSOCIATION PROCESS/ PAÍSES DEL PROCESO DE STABILIZACIÓN Y ASOCIACIÓN

País/
Country

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

Albania

Brunilda Minarolli
Specialist at the Office for Minorities
Ministry of Foreign Affairs

Boulevard “Zhan d’Ark”
Tirana, Albania
Phone: (355) 42 33 493
Fax: (355) 43 62 084
E-mail: bruni_01@yahoo.com

Pëllumb Furtuna
President of Rromani Baxt

Rruga: Halit Bega 28
Tirana, Albania
Phone: (355) 4 368 324
Fax : (355) 4 368 324
E-mail: afurtuna@albaniaonline.net

Bosnia & Herzegovina

Zara Halilovic
Head of Department for coordination with Working Table I of Stability Pact for South Eastern Europe

Trg BiH 1,
BiH-71000 Sarajevo
Phone: (387) 33 220 158
Fax: (387) 33 264 330
E-mail: zhalilovic@dei.gov.ba

Maksim Stanisic
Adviser for Minority Rights
Ministry of Human Rights and Refugees

Trg BiH 1,
BiH-71000 Sarajevo
Phone: (387) 33 206 655
Fax: (387) 33 206 655
E-mail: ljudprav@mhrr.gov.ba

Croatia

Dr. Ante Simonic
Vice President of the Croatian Government
EXCUSED

Office of Republic of Croatia
Trg. Sk. Marka 2
18 000 Zagreb, Croatia
Phone: (385) 1 6303 886
Fax: (385) 1 6303 884
E-Mail: ljerka.ivankovic@vlada.hr

Ana Balaban
Adviser to the Vice president of the Croatian Government

Office of Republic of Croatia
Trg. Sk. Marka 2
18 000 Zagreb, Croatia
Phone: (385) 1 6303 968
Fax: (385) 1 6303 884
E-mail: ana.balaban@vlada.hr

Croatia

Milena Klajner
Deputy Head,
Office for National Minorities

Mesnička 23
HR-10000 Zagreb, Croatia
Phone: (385) 1 45 69358
Fax: (385) 1 45 69324
E-mail: milena.klajner@vlada.hr

The former Yugoslav Republic of
Macedonia

Erduan Iseni
Mayor of Suto Orizari
EXCUSED

Municipality of Šuto Orizari
MK- Šuto Orizari b.b., Skopje
Phone: (389) 265 25 80
Fax: (389) 265 05 84
E-mail: gradsho@unet.com.mk

Ramiza Sakip
Organization RNVO 2002

Razloska no 28
MK-1000 Skopje
Phone: (389) 70 267 584
Fax: (389) 2 634 491
E-mail: ramizas@yahoo.com

Moldova

Nicolae Radita
Moldovan Helsinki Committee for Human Rights

53B Banulescu, Bodoni Str
MD-2012 Chişnău, Moldova
Phone: (373) 294 03 197
Fax: (373) 2 22 26b18
E-mail: radita@credo.mldnet,md

Mariana Baliţchi
Ministry of Foreign Affairs

Str. 31 August 1989, 80
MD-2020 Chişinău, Moldova
Phone: (373) 2 578 269
Fax: (373) 2 232 302
E-mail: coedesk@mfa.md

Serbia & Montenegro

Osman Balic
Roma Adviser to the Federal Minister for National and Ethnic Communities
EXCUSED

J. Ristića 14/22
YU-18000 Niš
Phone: (381) 18 24 339
Fax: (381) 18 24 339
E-mail: yuromcentar@bankerinter.net

Stefan Müller
Consultant

Tulipan Utca 16
1022 Budapest, Hungary
Phone: (36) 1 32 65 236
E-mail: Mueller@hsconsulting.ch

INDEPENDENT CONSULTANTS/CONSULTORES INDEPENDIENTES

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

Ron Korver
Former Roma Program Manager
EU Delegation Hungary

Beukelsdijk 80b
3022 DJ, Rotterdam, the Netherlands
Phone: (31) 6 53 71 52 99
E-mail: Roniekorver@hotmail.com

Robin Oakley
Consultant for RrAJE Programme, European Dialogue

20a Boscastle Road (private address)
GB-London NW5 1EG, United Kingdom
Tel.: (44) 20 7482 1085
Fax: (44) 20 7482 1723
E-mail: oakley@easynet.co.uk

Alan Phillips
Adviser and Former Vice President CoE Advisory Committee on National Minorites

67 Carlisle Road,
Hove, BN3 4FQ, United Kingdom
Phone: (44) 1 273 721 358
E-mail: aphillips@gmx.net

Brian Pratt
Executive Director INTRAC Limited

PO Box 563
Oxford OX2 6RZ, United Kingdom
Phone: (44)1 865 201 851
Fax: (44)1 865 201 852
E-mail: b.pratt@intrac.org

Pierre Salama
Professor, National Centre of Scientific Research

159 rue Blomet, Paris XV, France
Phone: (33) 1 453 35 602
Fax: (33) 1 453 35 602
E-mail: psalama@wanadoo.fr or salama@seg.univ-paris13.fr

INTERNATIONAL ORGANISATIONS AND INSTITUTIONS /
ORGANIZACIONES Y INSTITUCIONES INTERNACIONALES

Institución/
Institution

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

European Commission

Catherine Magnant
General Directorate for External Relations

Charlemagne 11/101, 200 rue de la Loi
B-1040 Brussels
Phone: (32) 2 296 53 76
Fax: (32) 2 295 78 50
E-mail: Catherine.magnant@cec.eu.int

EC Delegation
Bulgaria

Isabella Uribe
EXCUSED

Interpreted World Trade Centre
Block A 3rd floor
36 Dragan Tsankov Blvd.
1040 Sofia, Bulgaria
Phone: (359) 2 973 32 40
Fax: (359) 2 973 38 72
E-mail: Isabella.uribe@cec.eu.int

EC Delegation
Czech Republic

Howard Harding
EXCUSED

PO Box 192
160 41 Praha 6, Czech Republic
Phone: (420) 2 2431 28 35
Fax: (420) 2 243 12850
E-mail: Howard.harding@cec.eu.int

EC Delegation
Croatia

Enrique Aguado-Asenjo
EXCUSED

Masarykova 1
HR-10000 Zagreb
Phone: (385) 148 96500
Fax: (385) 148 96555
E-mail: Enrique.aguado-asenjo@cec.eu.int

EC Delegation
Romania

Simona Botea
Team leader, Social Sector and Civil Society

Str. Jules Michelet 18
Sector 1, Bucharest 70154, Romania
Phone: (40) 21 203 54 08
Fax: (40) 21 230 24 53
E-mail: simona.botea@cec.eu.int

EC Delegation
Slovakia

Ivana Skodova
EXCUSED

Panska 3
811 01 Bratislava, Slovakia
Phone: (421) 7 544 31 718
Fax: (421) 7 544 32 972
E-mail: ivana.skodova@cec.eu.int

EUMC

John Kellock
Information and Communication
EXCUSED

Rahlgasse 3, A-1060 Vienna
Phone: (43) 1 580 3033
Fax: (43) 1 580 30 91
E-mail: John.Kellock@eumc.eu.int

OSCE- ODIHR

Nicolae Gheorghe
Adviser on Roma and Sinti Issues

19 Ujazdowskie Avenue
00-557 Warsaw, Poland
Phone: (48) 22 520 0600
Fax: (48) 22 520 06 05
E-mail: Nicolae.gheorghe@odirhr.pl

Council of Europe

Gabriella Battaini Dragoni
General Director DG III Social Cohesion

F-67075 Strasbourg cedex, France
Phone: (33) 3 88 41 21 78
Fax: (33) 3 88 41 27 31
E-mail: gabriella.battaini@coe.int

Miranda Vuolasranta
Administrator, DG III Social Cohesion Department Roma/Gypsy Division

F-67075 Strasbourg cedex, France
Phone: (33) 3 90 21 48 20
Fax: (33) 3 88 41 27 31
E-mail: miranda.vuolasranta@coe.int

Council
of Europe

Michaël Guet
Administrator, Roma/Gypsies Division, DG III Social Cohesion

F-67075 Strasbourg cedex
France
Phone: (33) 3 90 21 49 63
Fax: (33) 3 88 41 27 31
E-mail: michael.guet@coe.int

Brigitte Thomas
Assistant, Roma/Gypsies Division, DG III Social Cohesion

F-67075 Strasbourg cedex, France
Phone: (33) 3 88 41 21 66
Fax: (33) 3 88 41 27 31
E-mail: Brigitte.thomas@coe.int

Artemiza Chisca
Secretariat of the Framework Convention for the Protection of National Minorities

F-67075 Strasbourg cedex, France
Phone: (33) 3 88 41 21 66
Fax: (33) 3 88 41 27 31
E-mail: artemiza.chisca@coe.int

Representative of the European Commission against Racism and Intolerance (ECRI)
EXCUSED

F-67075 Strasbourg cedex, France
Phone: (33) 3 88 41 39 42
Fax: (33) 3 88 41 39 87
Email: Giancarlo.cardinale@coe.int

Satu Suikkari
Legal Officer
Office of the Commissioner for Human Rights

F-67075 Strasbourg cedex
France
Phone: (33) 3 88 41 29 88
Fax: (33) 3 90 21 50 53
E-mail: satu.suikkari@formin.fi

Council of Europe Development Bank

Cristian Tabacaru
Director of Projects Financing Department

55 Avenue Kléber
75784 Paris Cedex 16, France
Phone: (33) 1 47 55 71 33
Fax: (33) 1 47 55 37 52
E-mail: cristian.tabacaru@coebank.org

UNDP RBEC

Andrey Ivanov
Regional Support Centre

35 Grosslingova Street
81100 Bratislava, Slovakia
Phone: (421) 2 59 337 431
Fax: (421) 2 59 337 450
E-mail: andrey.ivanov@undp.org

World Bank

Dena Ringold
Human Development Economist

1818 H St, NW
Washington DC 20433 USA
Phone: (1) 202 473 4681
Fax: (1) 202 615 1655
E-mail: dringold@worldbank.org

INTERNATIONAL NON-GOVERNMENTAL ORGANISATIONS/ ORGANIZACIONES NO-GURBERNAMENTALES INTERNACIONALES

Institución/
Organización
Institution/
Organization

Nombre y título/
Name and title

Información de contacto/
Contact information

OSI NY

Deborah Harding
Vice President for National Foundations
EXCUSED

1120 19th st., Mw, 8th floor
W/DC 20036 USA
Phone: (1) 202 721 5615
E-mail: dharding@sorosny.org

OSI – RPP

Rumyan Russinov
Program Director,
Roma Participation Program

H-1397 Budapest, PO Box 519
Phone: (36-1) 327 3855
Fax: (36-1) 327 3841
E-mail: russinov@osi.hu

OSI-EUMAP

Rachel Guglielmo
Consultant OSI

33 Harris St.
Cambridge, MA 02140
Phone: (1) 617 491 51 15
E-mail: rguglielmo@osi.hu

Miriam Anati
Program Manager

Nador Utca,11, 1051 Budapest
Phone: (36) 1 327 38 03
Fax: (36) 1 327 38 64
E-mail: manati@osieurope.org

Andrea Gurubi
Program Assistant

Nador Utca,11, 1051 Budapest
Phone: (36) 1 327 38 03
Fax: (36) 1 327 38 64
E-mail: manati@osieurope.org

PER

Livia Plaks
Executive Director
Project on Ethnic Relations
EXCUSED

15 Chambers Street, Princeton,
New Jersey, 08542 USA
Tel.: (1) 609 683 5666
Fax: (1) 609 683 5888
E-mail: per@per-usa.org

INTÉRPRETES INGLÉS-ESPAÑOL/ ENGLISH-SPANISH INTERPRETERS

Nombre/Name

Información de contacto/Contact information

Oscar Jiménez
(Both days)

University of Granada, Campus de Cartuja, 18071 Granada, Spain
Phone: (34) 670 472 624
E-mail: ojimene@ugr.es

Rafael Porlán
(Monday)

University of Granada, Campus de Cartuja, 18071 Granada, Spain
Phone: (34) 607 531 788
E-mail: rporlan@lander.es

Anne Martin
(Tuesday)

University of Granada, Campus de Cartuja, 18071 Granada, Spain
Phone: (34) 647 989 609
E-mail: anne@ugr.es

ROMANI/ENGLISH INTERPRETERS/ INTERPRETES ROMANI-INGLÉS

Nombre/Name

Información de contacto/Contact information

Sarita Jasarova

Kuzman Sapkarev n° 1a, MK- 91000 Skopje, Macedonia
Phone: (389) 2 346 287
Fax: (389) 2 346 287
E-mail: Jasarov@netscape.net

Sejdo Jasarov

Kuzman Sapkarev n° 1a, MK- 91000 Skopje, Macedonia
Phone: (389) 2 346 287
Fax: (389) 2 346 287
E-mail: Jasarov@netscape.net


1 Estimation de la population totale de Gitans en Espagne : 500,000 ; environ 200,000 (40,000 familles) vivent en Andalousie, environ la moitié d’entre eux à Grenade.

2 A ce jour, 18 pays européens ont adopté ou sont en train d’adopter un programme spécial pour les Roms ou Voyageurs. Parmi ces pays se trouvent des Etats membres de l’UE (Finlande, Grèce, Irlande et Espagne), des pays en voie d’accession à l’UE (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lituanie, Pologne, Roumanie, république de Slovaquie et Slovénie), et le Processus de stabilisation et association au sein duquel des stratégies sont en discussion ou en passe d’être bientôt adoptées (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Moldova, Serbie et Monténégro, “l’ex-République yougoslave de Macédoine”).

3 Le ministère du Travail et des Affaires sociales, qui dirige le Plan national de développement gitan, n’était malheureusement pas en mesure d’apporter son soutien à cette conférence. Mais, il a envoyé des représentants à Grenade.

4 En particulier les recommandations du Comité des Ministres Rec. (2000)4 sur l’Education des enfants Roms/Tsiganes en Europe et Rec. (2001)17 sur l’amélioration de la situation économique et de l’emploi des Roms/Tsiganes et Voyageurs en Europe, les Recommandations 1203/1993 et 1557/2002 de l’Assemblée parlementaire, ainsi que les Recommandations 243/1993, 11/1995 et 44/1997 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe.

5 Ceux qui n’ont pas reçu leur copie peuvent en faire la demande au secrétariat du Conseil de l’Europe, Division des Migrations et pour les Roms/Tsiganes - fax +33/3.88.41.27.31 ; email: brigitte.thomas@coe.int ; tél.: +33/3.88.41.21.66. Certaines délégations ont fourni des documents supplémentaires ou nouveaux documents (Slovaquie, Grèce, Albanie, Moldova) qui sont à la disposition des participants sur demande auprès du secrétariat (voir ci-dessus).

6 Recommandation (2000) 4 sur l’Education des enfants Roms/Tsiganes en Europe, Recommandation R (2001) 17 sur l’amélioration de la situation économique et de l’emploi des Roms/Tsiganes et Voyageurs en Europe, ainsi que des recommandations à venir sur l’amélioration de la situation de l’habitat des Roms/Tsiganes en Europe, sur l’accès des Roms et gens du voyage aux soins médicaux, et sur la libre-circulation et les aires de campements des Voyageurs.

7 Les objectifs communs ont été adoptés par le Conseil européen de Nice en Décembre 2000 et révisé en Décembre 2002.

8 Le 30 juillet 2003 à Budapest, la Banque mondiale, l’Institut pour la Société Ouverte et la Commission européenne, en accord avec les gouvernements et autres acteurs internationaux, ont appelé à la création d’une Décennie rom (2005-2015) pour combattre la pauvreté au sein des Roms.

9 Pour être efficace, le suivi devrait porter autant sur le processus de préparation, présentation et utilisation d’un rapport que sur le rapport lui-même. La préparation d’un rapport sérieux exige que les rapporteurs exercent un esprit critique, qu’ils obtiennent et confrontent leurs informations auprès des communautés concernées par les affaires suivies, et qu’ils formulent leur critique de façon raisonnée et persuasive. Et, il est donc logique que les Roms jouent un rôle déterminant dans la formulation et la communication de critiques des programmes destinés à leur bénéficier.