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Les Roms,
premières cibles du racisme en Roumanie
21/02/2006 - 02:00 AFP
STRASBOURG (Conseil Europe),
21 fév 2006 (AFP) - La situation des Roms en Roumanie, discriminés dans tous
les domaines et toujours victimes de violences policières, est à nouveau montrée
du doigt dans un rapport publié mardi à Strasbourg par le Conseil de l'Europe.
Le document qui rend compte
d'une visite de la Commission contre le racisme et l'intolérance (Ecri) fait le
point, au 24 juin dernier, sur les efforts entrepris par Bucarest. Il relève
ainsi que les autorités ont adopté une loi "qui n'a guère été appliquée" et que
Bucarest a créé un Conseil national de lutte contre la discrimination "peu connu
des fonctionnaires et du grand public".
La stratégie mise en place depuis quatre ans pour améliorer la condition des
Roms "est loin d'avoir atteint ses objectifs", selon le rapport.
L'Ecri constate que par rapport
à 2003 il y a eu une diminution du nombre d'articles péjoratifs envers les Roms
mais "ils restent nombreux à être publiés en toute impunité dans la presse
locale".
Constatant qu'il y a toujours à Bucarest 20.000 Roms sans papiers d'identité, le
document estime que "le gouvernement n'a rien entrepris pour changer cette
situation".
L'Ecri préconise le recrutement
de Roms dans la police et souhaite que les autorités contribuent "à donner à la
minorité rom une image plus positive d'elle-même", notamment à travers des
programmes scolaires.
Evoquant ensuite l'accueil des demandeurs d'asile et des réfugiés, l'Ecri
observe que deux centres d'accueil ont été ouverts à Galez (Est) et à Timisoara
(Ouest). Mais il souligne que les programmes destinés aux demandeurs d'asile ne
reçoivent "pratiquement pas de financement du gouvernement".
Le rapport note également que
la loi électorale impose aux organisations minoritaires des conditions
d'éligibilité aux scrutins locaux "qui ne sont pas acceptables dans un état
démocratique".
Il évoque enfin le problème de la restitution des biens confisqués aux Eglises
sous le régime communiste. La Roumanie a adopté une loi en 2004, mais des
problèmes demeurent quant à son application, relève le rapport.
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