Dernières menaces à la liberté des médias

 

7 ans de prison pour extorsion pour le rédacteur en chef azerbaïdjanais d’un site internet d’actualités

Pas de réponse de l'État
Année 22 juin 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur CPJ Niveau d'alerte Niveau 1
22 juin 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique CPJ Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Fikret Faramazoglu, rédacteur en chef du site internet d’actualités Journalistic Research Center, a été condamné le 14 juin 2017 à 7 ans de prison pour extorsion. Le jugement interdit également à Faramazoglu d’exercer son activité de journaliste pendant 2 ans après avoir purgé sa peine. Faramazoglu et son avocat ont informé la Cour que le journaliste avait été durement battu en détention et avait perdu plusieurs dents de ce fait. Faramazoglu a été d’abord arrêté le 30 juin 2016 parce qu’il aurait reçu une forte somme d’argent d’un restaurateur auquel, selon les autorités, il aurait extorqué des fonds. Le journaliste et son avocat déclarent que l’argent aurait été délibérément placé dans sa poche. Faramazoglu a également déclaré à la Cour que sa famille et lui étaient en voyage quand s’est produit le premier incident d’extorsion qui lui est reprochée et a demandé que des témoins soient entendus. Le juge a rejeté cette demande et aurait également débouté Faramazoglu de sa demande que les autorités ouvrent une enquête sur l’épisode où il aurait été battu. L’avocat du journaliste, Elchin Sadygoy, a déclaré à CPJ que l’arrestation avait eu lieu peu après que Faramazoglu ait rapporté que les restaurants serviraient de lieux de prostitution sous la protection d’agences chargées de faire appliquer la loi. Suite au verdict de la Cour de Bakou, Sadygov a déclaré aux médias qu’il pensait qu’il s’agissait de représailles suite au reportage de Faramazoglu. Sadygov a déclaré que Faramazoglu ferait appel du verdict. En 2006, Faramazoglu, alors rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’opposition basé à Bakou, 24 Saat, avait été déclaré coupable de diffamation et condamné à un an de prison avec sursis, ce qui avait été considéré par les organisations de défense de la liberté des médias comme des représailles pour ses articles qui dévoilaient la corruption au sein des organes répressifs azerbaïdjanais.

Journaliste ukrainien porté disparu au Donbass

Pas de réponse de l'État
Année 22 juin 2017 Pays Ukraine Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
22 juin 2017 Ukraine B. Détention et emprisonnement de journalistes Inconnue EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le journaliste ukrainien Stanyslav Aseev est porté disparu dans la région du Donbass depuis le 3 juin 2017. Sa famille et ses amis ont signalé aux journalistes que depuis cette date, le journaliste n’a pas répondu à ses appels téléphoniques ; son appartement a été mis à sac et son PC professionnel a disparu. Ils craignent que le journaliste ait été arrêté par des représentants dudit « Ministère de la sécurité de l’Etat » de la « République du Peuple du Donetsk » autoproclamée. Aseev aurait disparu le jour où il était censé envoyer des éléments à Radio Free Europe/Radio Liberty, qui décrivaient la vie dans la « République du Peuple du Donestk » autoproclamée. Ces éléments ne sont jamais parvenus à cette radio. Aseev travaillait sous le nom de plume « Stanyslav Vasin » depuis 2014 et était correspondant à Donetsk pour Radio Svoboda, Dzerkalo Tyzhnya, Ukrayinska Pravda et Ukrainian Week. Le 20 juin, des représentants du Syndicat national des journalistes d’Ukraine (NUJU) et le Syndicat des Journalistes russes (RUJ) ont exprimé leurs sérieuses préoccupations pour la sécurité et le sort de Stanyslav Aseev et ont demandé sa libération immédiate.

Menace de fermeture pour la Radio-Télévision publique

Mise à jour : 16 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 18 avr. 2017 Pays Bosnie-Herzégovine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
18 avr. 2017 Bosnie-Herzégovine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

La Radio-Télévision de Bosnie et Herzégovine (BHRT) pourrait être contrainte de fermer du fait de l’absence d’accord sur un plan de financement durable des médias de radio-télédiffusion du service public. Le BHRT qui est en proie à des difficultés financières, notamment des arriérés de versement de salaires et de paiement de fournisseurs tels que L'Union Européenne de Radio-Télévision (UER), fonctionne depuis juin 2016 sur la base de services largement réduits, se limitant à la diffusion de compétitions sportives et à la rediffusion d’anciennes émissions. L’UER aurait intenté une action pour paiement des dettes accumulées, qui totalisent une somme substantielle et aurait placé la BHRT sous le coup d’une sanction de niveau 3, provoquant l’arrêt de ses services vis-à-vis du radio-télédiffuseur public. Le risque de fermeture pour le BHRT s’en trouve accru.

Suites données

Nouveau 16 juin 2017 : Selon le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, plus d`efforts sont nécessaires pour renforcer la cohésion sociale et la liberté des médias en Bosnie-Herzégovine.
18 avr. 2017 : Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias affirme que la fermeture du radio-télédiffuseur public en Bosnie-Herzégovine n'est ni une solution ni une option

Le rédacteur en chef de Cumhuriyet détenu et accusé de propagande terroriste

Mise à jour : 15 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 16 mai 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
16 mai 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 12 mai 2017, Oğuz Güven, rédacteur en chef de l'édition en ligne du quotidien Cumhuriyet, a été détenu dans le cadre d'une enquête criminelle dirigée par le Bureau des délits de presse du Bureau du Procureur général d'Istanbul. Le 15 mai, Güven a comparu devant un juge qui a ordonné son placement en détention provisoire, dans l’attente de son procès pour "propagande au nom d’une organisation terroriste" et "diffamation contre la mémoire d'une personne". Les deux accusations portées contre le journaliste se fondent uniquement sur le titre d'un reportage relatif au décès accidentel d'un procureur publié et tweeté sur le compte de Cumhuriyet. Au cours de l'audience, le journaliste a répété que le tweet controversé ("le procureur qui a lancé les premiers mandats contre FETÖ a été coupé en deux par un camion") n'a été visible que pendant 55 secondes, qu’il a été immédiatement corrigé ("le procureur a perdu la vie dans un grave accident de voiture ") et est l'un des 300 tweets quotidiens postés par le journaliste, qu'il ne peut être soupçonné d’apporter son soutien à une organisation terroriste. Oğuz Güven est le 12ème professionnel de Cumhuriyet à être arrêté par les autorités turques pour soutien à deux organisations illégales (PKK et FETÖ) sur le fondement des opinions et des articles publiés par le journal. Akin Atalay a été arrêté le 13 novembre 2016, Murat Sabuncu, Hakan Karasinir, Musa Kart, Bülent Utku, Güray Öz, Mustafa Kemal Güngör, Önder Çelik, Turhan Günay et Kadri Gürsel ont été arrêtés le 15 novembre 2016, Ahmet Şık a été arrêté le 29 décembre 2016.

Mises à jour

Nouveau 15 juin 2017 : Le 14 juin 2017, après 30 jours d'emprisonnement, Oğuz Güven a été libéré en attendant son procès. La prochaine audience a été fixée au 14 Septembre 2017.

Deux médias et quatre journalistes poursuivis en justice par un juge

Pas de réponse de l'État
Année 15 juin 2017 Pays Albanie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Auteur Index , EFJ/IFJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
15 juin 2017 Albanie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique Index , EFJ/IFJ , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 9 juin 2017 Gjin Gjoni, un juge d`une cour d'appel de Tirana, et sa femme ont engagé des poursuites à l’encontre de quatre journalistes et deux organes de presse suite à des articles publiés par ces derniers sur ses enquêtes criminelles et sur le patrimoine déclaré de leur famille. Ils ont porté plainte contre le Balkan Investigation Reporting Network (BIRN), ainsi que ses journalistes Besar Likmeta et Aleksandra Bogdani et contre le journal Shqiptarja, ainsi que ses journalistes Adriatic Doci et Elton Qyno. Selon le juge, la couverture médiatique par ces organes de presse aurait porté atteinte à réputation et leur aurait causé un préjudice moral. . Gjoni et sa femme demandent 7 millions de Lek (54 000 EUR) en compensation à Balkan Investigation Reporting Network, à BIRN à Tirana, ainsi qu’ à deux de leurs journalistes. Ils demandent 4 millions de Lek (30 000 EUR) au journal Shqiptarja et à deux de leurs journalistes. BIRN Albanie a déclaré qu'il soutiennent l'article et sont prêts à faire face à toutes les actions intentées contre elle devant le tribunal. L'Union des journalistes albanais a également condamné le procès. Elle a déclaré dans un communiqué :«L'Union des journalistes d'Albanie a été informée de l'action en justice intentée par Gjin Gjoni , membre du Conseil supérieur de la justice, contre plusieurs journalistes et leurs organes de presse respectifs, sous le prétexte juridique que son image avait été entachée ".

La journaliste Zehra Doğan arrêtée et accusée d’«appartenance à une organisation illégale »

Mise à jour : 14 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 25 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
25 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 22 juillet 2016, Zehra Doğan, rédactrice de JINHA (agence d’information féminine) et peintre, a été arrêtée par la police à Mardin, au sud-est de la Turquie. Elle a été emmenée au bureau de police à Nusaybin le lendemain. Selon les rapports, elle est accusée par les autorités d'être «membre de l’organisation terroriste PKK». La police a présenté les peintures de Doğan, ainsi que ses reportages et messages sur les réseaux sociaux, comme preuve de cette appartenance. La raison invoquée pour sa détention est une déposition d'un témoin confidentiel qui aurait affirmé que Zehra avait travaillé aux côtés du journaliste de DIHA Bilal Gülden, qui faisait un reportage depuis Nuysabin. Doğan a été envoyée devant la cour qui a ordonné sa détention provisoire et a été transférée à la prison pour femmes de Mardin.

Mises à jour

Nouveau 14 juin 2017 : Après avoir perdu son dernier appel (2 juin 2017), le 12 juin 2017 Zehra Doğan a été arrêté et envoyé à la prison de Diyarbakır.
02 mars 2017 : En mars 2017, le tribunal a jugé que Mme Doğan était acquittée du crime de «faire partie d'une organisation terroriste» mais la condamnait pour «propagande d`une organisation terroriste» à 2 ans, 9 mois et 22 jours de prison pour ce qu`elle avait publié sur ses réseaux sociaux.
06 déc. 2016 : Le 6 décembre 2016, Zehra Doğan a été libéré en attendant son procès.

Une enquête criminelle ouverte contre des journalistes pour leur participation à une campagne de solidarité

Mise à jour : 09 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 25 mai 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
25 mai 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 18 mai 2016, les autorités judiciaires turques ont ouvert une enquête criminelle contre six journalistes et des syndicalistes pour avoir participé à une campagne de solidarité avec le quotidien kurde Özgür Gündem. Les journalistes concernés sont Ertugrul Mavioglu, Faruk Eren, Ayse Düzkan, Mustafa Sönmez, Melda Onur et Erol Önderoglu. La campagne de co-édition a été lancée par le quotidien Özgür Gündem, le 3 mai 2016, pour la Journée mondiale de liberté de la presse (#WPFD) et près de 16 journalistes y ont participé. Des demandes ont été déposées à l’encontre des journalistes et des syndicalistes pour qu’ils témoignent au sujet d’articles qui ont été publiés alors qu'ils participaient à la campagne de solidarité et qui sont considérés comme de la «propagande terroriste» et une «incitation au crime».

Mises à jour

Nouveau 09 juin 2017 : La 4ème audience du procès a eu lieu le 8 juin 2017 devant la 13ème haute cour pénale d'Istanbul. Önderoğlu et Fincancı étaient présents à l'audience alors qu'Ahmet Nesin, qui est à l'étranger, était absent du prétoire. La cour a ajourné l'audience jusqu'au 26 décembre 2017 afin d'attendre la mise en oeuvre du mandat d'arrêt lancé contre Nesin et d'obtenir son mémoire en défense.
01 juil. 2016 : Le 1 juillet 2016, Ahmet Nesin a été libéré. Il bénéficie d'une liberté conditionnelle. Les charges pesant contre lui n'ont pas été levées.
30 juin 2016 : La Présidente de la Fondation des droits de l'homme de Turquie (TIHV), Şebnem Korur Fincanci, et le correspondant en Turquie de Reporters sans frontières (RSF), Erol Önderoğlu, qui avaient été arrêtés pour "propagande terroriste" après leur participation, en qualité de rédacteurs en chef, à la campagne de solidarité avec le quotidien Özgür Gündem ont été libérés le 30 juin 2016. Ils bénéficient d'une liberté conditionnelle. Les poursuites n'ont pas été abandonnées et les motifs d'inculpations, propagande pour une organisation terroriste et apologie d'un crime et de criminels, ont été acceptés par la 13ème cour pénale d'Istanbul. La première audience aura lieu le 11 novembre 2016.
29 juin 2016 : Le 26 juin 2016, quatre autres rédacteurs en chef de Özgür Gündem, les journalistes Nadire Mater, Yıldırım Türker, Tuğrul Eryılmaz et Faruk Balıkçı, ont été interrogés pour répondre du chef d'inculpation de "propagande terroriste" en raison de leur participation à la campagne de solidarité avec le quotidien.

Suites données

20 juin 2016 : Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe consterné par la détention de défenseurs des droits de l'homme en Turquie anonce qu'il va faire remonter la question auprès des autorités.
20 juin 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, consternée par l'arrestation de deux journalistes et une activiste des droits de l'homme en Turquie, appelle à leur liberation.

Le journaliste indépendant Nijat Amiraslanov condamné à 30 jours de détention

Mise à jour : 09 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 05 juin 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
05 juin 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 22 mai 2017, le journaliste indépendant Nijat Amiraslanov, connu pour ses reportages critiques sur la pauvreté dans la région et la corruption des fonctionnaires locaux publiés dans les médias locaux et régionaux, a été placé en détention dans la région de Gazakh au nord-ouest de l'Azerbaïdjan. Le 23 mai 2017, Amiraslanov a comparu devant le tribunal régional de Gazakh qui l’a déclaré coupable en vertu de l'article 535.1 du Code des infractions administratives (« désobéissance aux ordres de la police ») et l'a condamné à 30 jours de détention administrative. Selon les dépêches de l'agence presse Turan en Azerbaïdjan, le militant des droits de l'homme Bashir Suleymanly estime qu’Amiraslanov est détenu en raison de messages récents qu'il a publiés sur les réseaux sociaux et qui critiquent les autorités azerbaïdjanaises.

Mises à jour

Nouveau 09 juin 2017 : Le 3 juin 2017, Nijat Amiraslanov a comparu devant la Cour d'appel du district de Gazakh. Selon son avocat, Amiraslanov a été forcé à rétracter son appel contre la décision du tribunal le condamnant à la detention administrative. Il aurait en outre été soumis à la torture lors de sa détention.

Un fournisseur de satellite français sous pression pour supprimer la chaîne de télévision kurde Med Nûçe

Mise à jour : 07 juin 2017 Pas de réponse de l'État
Année 03 oct. 2016 Pays France Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
03 oct. 2016 France E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique EFJ/IFJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Eutelsat SA, le fournisseur de satellite français hébergeant plus de 6000 chaînes de télévisions, a notifié son intention "de retirer immédiatement" Med Nûçe TV, une chaîne de télévision en langue kurde émettant de Belgique, de son transpondeur parce que «le contenu n’est ni conforme aux directives relatives à l'ordre public contenues dans notre accord ni avec les lois qui régissent la distribution de la télévision en Europe et dans les pays environnants ". Selon les sources de la FEJ, Eutelsat SA a subi des pressions de la part du RTÜK (Conseil suprême de la radio-télévision turque) pour supprimer le signal de Med Nûçe TV considéré comme une chaîne de télévision pro-PKK par les autorités turques. Cela fait suite à l'interdiction par Türksat, à la demande du gouvernement turc, d'environ 20 chaînes de télévision et de stations de radio en vertu de l'état d'urgence.

Mises à jour

Nouveau 07 juin 2017 : Eutelsat, suite à une demande du Conseil suprême de la radiotélévision turque, a annoncé le 14 avril 2017 son intention de supprimer de son transpondeur les signaux des chaînes Channel News, Ronahi TV et Sterk TV, trois chaînes de télévision diffusant depuis des pays de l'UE des programmes à destination d’un public de langue kurde, en raison "du contenu dans lequel des déclarations sont faites par les dirigeants de l'organisation terroriste appelée PKK / KCK". Dans une note urgente envoyée au fournisseur de services slovène STN, Eutelsat écrit: « vous devrez arrêter toute transmission dans l'heure qui suit la demande d'Eutelsat (...) nous vous demandons officiellement de supprimer les chaînes de télévision Sterk TV et Ronahi TV du multiplex que vous exploitez conformément à notre accord ».
22 nov. 2016 : Le 14 Novembre 2016, le Tribunal de Commerce de Paris a ordonné à Eutelstat de rétablir la diffusion de la chaîne de télévision Med Nûçe .
18 nov. 2016 : Le 14 novembre 2016, le tribunal de commerce de Paris a condamné Eutelsat SA pour avoir supprimé le signal de Newroz TV, le 11 octobre 2016. Il a été ordonné à l'opérateur satellite français "de rétablir la diffusion de programmes" sous astreinte de 10 000 € par jour de retard.
11 oct. 2016 : Le 11 octobre 2016, Eutelsat a supprimé le signal de Newroz TV, une chaîne de télévision en langue kurde diffusée depuis la Suède, après avoir reçu une demande directe du Conseil suprême de la radiotélévision turque. Newroz TV est accusé par les autorités turques de diffuser de la propagande pour le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). C'est la deuxième chaîne de télévision kurde à être supprimée par Eutelsat en une semaine. Le 3 octobre, le signal de Med Nûçe TV a également été supprimé et la chaîne n'était plus accessible aux téléspectateurs.
03 oct. 2016 : Le 3 october 2016, Eutelsat a supprimé le signal de Med Nûçe TV et la chaîne n'est plus accessible au public

Un journaliste en exil est kidnappé, détenu et inculpé en Azerbaïdjan

Pas de réponse de l'État
Année 02 juin 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Index , Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
02 juin 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Index , Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le journaliste azerbaïdjanais freelance Afgan Mukhtarli a été porté disparu à Tbilisi (Géorgie) dans la soirée du 29 mai 2017 par son épouse Leyla Mustafayeva. Selon Eurasianet, Mustafayeva a déclaré que son mari l'avait appelée pour la dernière fois alors qu'il se trouvait à quelques pâtés de maisons de leur domicile, mais qu’il n'était jamais arrivé. La police géorgienne a déclaré le 30 mai qu'elle recherchait le journaliste, mais plus tard, l'agence de presse indépendante azerbaïdjanaise Turan a rapporté que la direction azerbaïdjanaise du service des frontières détenait Mukhtarli. La journaliste d'enquête indépendante Khadija Ismayilova a confirmé que Mukhtarli avait été kidnappé dans son quartier où il avait entraîné de force dans une voiture, avec ses mains attachées et qu’il avait été battu. Mukhtarli a subi des blessures graves. Son avocat, Elchin Sadigov, a déclaré au Comité pour la protection des journalistes: «Il a été battu, a le nez cassé, des bleus sur toute la tête et à l'œil droit, sa côte est peut-être cassée.» Il a ensuite été emmené en Azerbaïdjan traversant la frontière en voiture, sans son passeport. Son avocat a confirmé que Mukhtarli était accusé d'intrusion, de contrebande et de résistance aux forces de l’ordre (violations des articles 318.1, 206.1 et 315.2 du code pénal). La police azerbaïdjanaise affirme également que Mukhtarli détenait 10 000 EUR lors de la fouille policière. Mukhtarli, qui a contribué à divers médias indépendants, y compris Meydan TV, avait fui l’Azerbaïdjan pour la Géorgie en 2015, après avoir reçu des menaces en raison de ses enquêtes sur la corruption au sein du ministère azerbaïdjanais de la Défense. Afgan Mukhtarli est actuellement en détention provisoire.

Suites données

Nouveau 02 juin 2017 : Le Commissaire aux droits de l'homme se dit "consterné par ce qui est arrivé à Afgan Mukhtarli, un journaliste et militant azerbaïdjanais, qui aurait été enlevé en Géorgie et emmené de force en Azerbaïdjan, où il est actuellement poursuivi pour passage illégal de la frontière et contrebande."
Suites données aux alertes Suites données aux alertes
Fil Twitter Fil Twitter
Partenaires Partenaires
Ressources Ressources

Ressources récentes :

 

Publications du Conseil de l'Europe

Autres ressources

 

   Contact
Suivez-nous Suivez-nous