Dernières menaces à la liberté des médias

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La police a opéré une descente au journal Azadiya Welat : au moins 23 employés arrêtés

Date de saisie 30 août 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
30 août 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index Niveau 2

Le 28 août, la police a opéré une decente au siège du journal de langue kurde, basé à Diyarbakir. Selon les médias, au moins 23 membres du journal ont été arrêtés au siège de la police à Diyarbakir suite à la descente. Il s'agit de : Yasemin Sayın, Hayat Yılmaz, Ahmet Kızılay, Arap Turan, Berxwedan Tulpar, Sürreya Dal, Zeynep İzgi, İbrahim Bayram, Engin Özelçi, Ahmet Boltan, Ceylan İpek, Mehmet Emin Kaya, Ziyan Karahan, Veysi Altın, Ercan Yeltaş, Azime Tarhan, Serdal Polat, Cengiz Aslan, Ferit Toprak, Mehmet Hüseyin Şahin, Mehmet Aydın, Pusat Bulut and Mehmet Emin Akgün.
 Selon l'agence Dicle News, la police a justifié l'opération par l'information qu'ils auraient reçu selon laquelle "des réunions d'une organisation non reconnue se tenaient". Les téléphones et les papiers d'identifé des employés ont été saisis.

La nouvelle loi albanaise anti-corruption menace la liberté des médias

Date de saisie 22 août 2016 Pays Albanie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
22 août 2016 Albanie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ Niveau 2

Dans le cadre de la réforme judiciaire albanaise, le Parlement albanais a rédigé une loi dont l'objectif officiel est de lutter contre la corruption. Selon l''Association des Journalistes professionnels (APJ), cette loi menace la liberté d'expression et la liberté des médias. L'article 13 du projet régulant : "l'organisation et le fonctionnement de l'institution dédiée à la lutte contre la corruption et le crime organisé" stipule que "toute influence inapropriée, par le biais des pouvoirs publics ou des médias sur le travail des procureurs spéciaux, ou toute autre forme de pression qui aurait un impact sur l'indépendance de ces derniers, est interdite et punie par la loi". Les associations de journalistes en Albanie ont exprimé leurs préoccupations quant à la formulation de cette loi, qui pourrait limiter leur droit à la liberté d'expression et imposer la censure. Aux termes de cette disposition, tout journaliste ou organisation de médias qui rendrait publiques des informations sur une affaire suivie par les autorités, pourrait être accusé(e) de violer la loi et serait passible d'une peine allant jusqu'à 3 ans de prison.

Fermeture du quotidien Özgür Gündem et descentes de police aux domiciles de ses journalistes

Mise à jour : 22 août 2016
Date de saisie 18 août 2016 Pays Turquie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
18 août 2016 Turquie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI Niveau 1

Un tribunal d'Istanbul a ordonné le 16 août 2016 la fermeture du quotidien Özgür Gündem pour diffusion de "propagande pour le compte de l'organisation terroriste interdite". Peu après l'annonce de la fermeture du quotidien par les autorités, la police a opéré une descente dans ses bureaux dans la localité Beyoğlu à Istanbul. Au cours de cette descente, le rédacteur en chef du journal, Zana Kaya, ainsi que les journalistes Günay Aksoy, Kemal Bozkurt, Reyhan Hacıoğlu, Önder Elaldı, Ender Önder, Sinan Balık, Fırat Yeşilçınar, İnan Kızılkaya, Özgür Paksoy, Zeki Erden, Elif Aydoğmuş, Bilir Kaya, Ersin Çaksu, Mesut Kaynar,Sevdiye Gürbüz, Amine Demirkıran, Bayram Balcı, Burcu Özkaya, Yılmaz Bozkurt, Gülfem Karataş, Gökhan Çetin, Hüseyin Gündüz et Asli Erdogan ont été arrêtés par les autorités. Des organisations de liberté des médias ont condamné la violence des détentions. Suite à la fermeture du journal Özgür Gündem, les autorités opéraient une descente le jour suivant (17 août) au domicile de Ragip Zarakolu, journaliste, écrivain et rédacteur en chef connu pour ses publications sur la question des droits des minorités en Turquie. L'écrivain était absent de son domicile, mais ses ouvrages à propos des génocides arménien et assyrien et du génocide des Grecs pontiques ont été confisqués par les autorités. Les domiciles des journalistes Eren Keskin et Filiz Koçali ont également fait l'objet de descentes de police dans le même but. Le nombre total des membres du journal arrêtés se monte à 24, selon les informations communiquées par P24 le 16 août.

Mises à jour

Nouveau 22 août 2016 : Selon la FEJ, 23 membres du personnel de Özgur Gündem Daily ont été libérés. Seul le journaliste Asli Erdogan est encore en détention à ce jour.

Le Journaliste Lukasz Masiak battu à mort

Mise à jour : 17 août 2016
Date de saisie 23 juin 2015 Pays Pologne Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Soumis par EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
23 juin 2015 Pologne A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ Niveau 1

Le journaliste polonais Lukasz Masiak (31 ans), rédacteur d'un site d'information local,NaszaMlawa.pl, a été battu à mort dans la nuit du 13 au 14 juin 2015 au centre de Mlawa, une ville située dans le centre nord de la Pologne. Masiak, qui couvrait principalement les affaires liées à l'administration de Mlawa, avait reçu des menaces de mort à cause du travail journalistique qu'il effectuait et un message de condoléances avait été adressé à son domicile. Suite à la première attaque dont il a été victime il y a un an, Masiak a déclaré à la presse, “ll ne s'agissait certainement pas d'une attaque perpétrée par des voleurs. De toute évidence, la personne qui m'a attaqué m'attendait. Je suis sûre que les enquêtes que nous avons publiées sur notre site sont à l'origine de cette attaque.” Masiak avait signalé chaque attaque et menace dont il avait fait l'objet à la police mais les enquêtes policières n'ont jusqu'à présent donné aucun résultat.

Mises à jour

08 févr. 2016 : L'enquête sur le meurtre de Lukasz Masiak a été réouverte. Un homme suspecté d'avoir assassiné le journaliste s'est rendu aux autorités auprès du bureau du Procureur. Il a été placé en garde à vue. Suite à son interrogatoire, il a été inculpé de meurtre. Bartosz N. s'était soustrait à la justice depuis juin 2015.

Réponses des états

Nouveau 17 août 2016 : Informations mises à jour, adressées par le Ministère des affaires étrangères de Pologne

Journaliste Dmitri Remisov agressé par la police lors d'un interrogatoire

Date de saisie 17 août 2016 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Etatique Soumis par Index , AEJ , EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
17 août 2016 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Etatique Index , AEJ , EFJ/IFJ Niveau 1

Dmitri Remisov, correspondant régional pour l'agence de presse Rosbalt à Rostov-sur-le-Don, a déclaré à son agence qu'il avait été agressé de manière répétée par des agents de police alors qu'il était interrogé au Centre Régional pour la lutte contre l'extrémisme le 11 août 2016. Selon ses dires, il a été convoqué à ce Centre afin de répondre aux questions relatives à un dossier criminel "sur la préparation d'un acte terroriste" dans la ville de Rostov. Selon lui, deux agents de police lui ont demandé s'il connaissait certains individus, la plupart desquels étaient des activistes de l'opposition. Remizov a déclaré : "Ils m'ont ensuite demandé si je connaissais un certain Smyshlayev. J'ai répondu que je ne me souvenais pas de cette personne. L'un des agents a commencé à dire que je connaissais cette personne en 2009, après quoi il m'a frappé trois fois à la tête. Par la suite, il s'est mis à me menacer, disant qu'il pourrait me poursuivre au pénal ou qu'il pourrait faire en sorte que des nazis me punissent". Après qu'il ait été interrogé, un autre agent de police l'a menacé de punition physique, en disant : "on se reverra". Selon Rosbalt, leur correspondant a reçu des soins médicaux après l'interrogatoire. Il a également porté plainte contre les agents de police.

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