Dernières menaces à la liberté des médias

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Le journaliste russe Aleksander Sokolov détenu depuis juillet 2015

Date de saisie 20 janv. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Soumis par RSF , Index Niveau d'alerte Niveau 1
20 janv. 2017 Fédération de Russie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique RSF , Index Niveau 1

Aleksander Sokolov, un journaliste russe qui travaillait pour le groupe de presse RBC au moment de son arrestation, est détenu depuis juillet 2015. Des groupes de défense des droits de l'homme et des organisations de défense des médias considèrent que le journaliste est un prisonnier politique. Sokolov a été arrêté alors qu'il participait à la création d’un site internet pour un groupe appelé «Pour un gouvernement responsable» (IGPR «ZOV»), accusé de relancer une association interdite pour extrémisme en 2010, «Armée de la Volonté du Peuple». Le groupe IGPR "ZOV" faisait campagne pour un référendum visant à modifier la constitution russe afin que les politiciens puissent être tenus responsables en droit pénal. Sokolov a d'abord été accusé d'avoir publié des «contenus extrémistes» et d'essayer de «déstabiliser le gouvernement». Le deuxième de ces chefs d’accusation a ensuite été abandonnée faute de preuve et le chef d’accusation principal a été modifié et concerne désormais l’ «organisation d'un groupe terroriste». Sokolov est l'auteur d'une thèse sur le détournement de fonds publics et est un expert sur ces questions. Son dernier article portait sur le détournement de fonds publics dans le cadre de la construction du Cosmodrome de Vostochny. Ses affirmations ont été corroborées par la Cour des comptes de la Russie en décembre 2015, lorsqu'elle a annoncé la découverte d'irrégularités financières dans le cadre de ce projet et a révélé une estimation du montant détourné proche de celui chiffré par Sokolov - environ 93 milliards de roubles (1,27 milliard d'euros).

Dix ans après l'assassinat du journaliste Hrant Dink, les commanditaires ne sont toujours pas condamnés

Date de saisie 19 janv. 2017 Pays Turquie Catégorie D. Impunité Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
19 janv. 2017 Turquie D. Impunité Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1

Le 19 janvier 2007, Hrant Dink, journaliste turco-arménien et fondateur du journal Agos, a été abattu à 15h05 dans la rue devant son bureau à Istanbul. Le meurtrier, un nationaliste turc de 17 ans et certains de ses complices ont été appréhendés et emprisonnés, mais toutes les personnes impliquées dans ce crime n'ont pas fait l'objet d'une enquête. En 2010, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que les autorités turques n'ont pas protégé les droits à la vie et à la liberté d'expression de Hrant Dink. La Cour constitutionnelle de Turquie a statué que le rôle présumé des fonctionnaires et des institutions dans le meurtre du journaliste doit faire l’objet d’une enquête. Les fonctionnaires qui auraient manqué à leur devoir de protection envers le journaliste et préparé de faux rapports sont actuellement poursuivis devant le 14ème tribunal pénal d'Istanbul.

Suites données

19 janv. 2017 : Dix ans après, la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias appelle les autorités turques à accroître leurs efforts pour s'assurer que justice soit rendue dans l'affaire du meurtre du journaliste Hrant Dink

Instruments du Conseil de l'Europe Clause de non-responsabilité

19 janv. 2017 : Affaire Dink c. Turquie, Arrêt de la CEDH du 14 septembre 2010 (Requêtes nos 2668/07, 6102/08, 30079/08, 7072/09 et 7124/09) : Manquement des autorités à protéger la vie d’un journaliste menacé de mort et à protéger la liberté d’expression d’un journaliste qui s’était exprimé sur l’identité des citoyens turcs d’origine arménienne

Le journal Azadliq cesse de paraître en Azerbaïdjan après l'arrestation de son directeur financier

Date de saisie 18 janv. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Soumis par Article 19 , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
18 janv. 2017 Azerbaïdjan E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Article 19 , EFJ/IFJ , Index Niveau 1

Azadliq, le principal journal d'opposition d’Azerbaïdjan, a été contraint de cesser de publier suite à l'arrestation de son directeur financier, Faiq Amirov, et aux pressions financières continues d’entreprises publiques ou affiliées. Faiq Amirov a été arrêté le 20 août 2016 pour "incitation à la haine religieuse" et "violation des droits des citoyens sous prétexte de mener des rites religieux", après que la police aurait trouvé des documents produits par Fethullah Gülen dans son appartement et sa voiture. Il est actuellement en détention provisoire, accusé d'être imam dans le mouvement güleniste. Les organisations de défense des droits de l’homme estiment que les accusations sont infondées et politiquement motivées. De son côté, Amirov a nié que les documents gülenistes lui appartiennent. Il pense que la police les aurait placés parmi ses biens. Amirov risque entre deux à cinq ans de prison s'il est reconnu coupable. Selon son avocat, Amirov a été privé de soins médicaux en prison. Azadliq a longtemps été confronté à des pressions financières, exacerbées par l'arrestation d'Amirov, qui ont provoqué l'incapacité du journal à payer à l'imprimeur d'Etat une dette de 20,000 manats (approx. 10,000 EUR). L'imprimeur a ensuite refusé de travailler avec le journal et ce dernier n'a pas été publié depuis septembre 2016. Azadliq n'a pas pu payer cette dette pour deux raisons. Premièrement, la banque d'Azadliq a refusé de reconnaître le nouveau directeur financier d'Azadliq, ce qui signifie que le journal ne peut pas accéder à ses fonds. Deuxièmement, selon un porte-parole du journal, Azadliq était créancier de 70,000 manats (approx. 35,000 EUR) auprès de la société de distribution publique GASID. Depuis qu'il a été contraint de cesser de publier, la version en ligne d'Azadliq aurait subi des tentatives répétées de blocage d'accès à son site web. Selon Qurium, l'hébergeur du site d'Azadliq, il y a eu cinq cas depuis novembre 2016 dans lesquels des attaques répétées sur le site ont été enregistrées. Celles-ci ont affecté la capacité du site à charger, restreint considérablement la capacité des personnes à accéder au site en Azerbaïdjan. Dans le cas le plus grave, le 15 décembre 2016, le site était entièrement inaccessible en Azerbaïdjan. Le site continue de subir des attaques DDOS.

Des journalistes allemands se voient refuser une accréditation pour une conférence à Coblence organisée par le groupe parlementaire européen 'Europe des Nations et des Libertés'

Date de saisie 16 janv. 2017 Pays Allemagne Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Soumis par EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
16 janv. 2017 Allemagne E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique EFJ/IFJ Niveau 2

Plusieurs journalistes, notamment du Frankfurter Allgemeinen Zeitung, de l'ARD-Tagesschau, du Handelsblatt et Der Spiegel, qui ont critiqué dans leurs reportages le parti allemand Alternative für Deutschland (AfD), se sont vu refuser l'accréditation pour assister à la conférence organisée par le Groupe du Parlement européen 'Europe des Nations et des Libertés’ (ENF) à Coblence le 21 janvier. Les leaders du parti allemand AfD, du Front national français, du Parti néerlandais de la liberté et de la Ligue du Nord d'Italie participeront à la réunion. Le Deutscher Journalisten-Verband (DJV) a demandé une accréditation équitable pour les journalistes qui souhaitent assister à la conférence ENF à Coblence. « Quand un groupe politique du Parlement européen organise une conférence, ce n'est pas une réunion privée dans le salon », a déclaré le président du DJV Frank Überall. « Les partis, censés contribuer au processus décisionnel politique, ne peuvent exclure les journalistes de leurs réunions». Le radiodiffuseur public allemand ARD a déclaré qu'il pourrait intenter une action en justice après son refus d'accès.

Pologne – L’accès des journalistes au parlement restreint

Mise à jour : 13 janv. 2017
Date de saisie 20 déc. 2016 Pays Pologne Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Soumis par Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 3
20 déc. 2016 Pologne E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau 3

Samedi 17 décembre 2016, le porte-parole de la chambre des députés du Parlement polonais a adopté un arrêté interdisant l’accès au parlement de tous les journalistes, à la suite d’une démonstration de grande envergure à Varsovie et dans d’autres villes de Pologne protestant contre les changements relatifs à l’accès des journalistes au Parlement. L’arrêté est resté en vigueur et aucun journaliste n’a depuis été en mesure d’accéder au parlement. La semaine passée, Marek Kuchciński, le porte-parole du Parlement polonais (membre du Parti Droit et Justice actuellement au pouvoir) a publié des modifications aux règles régissant l’accès des journalistes au parlement polonais. La finalité annoncée de ces changements était de ramener l’ordre dans le bâtiment et de limiter les interférences dans le travail des parlementaires. Des ONGs se sont déclarées inquiètes au sujet de nouvelles réglementations, qui, selon elles, allaient restreindre de manière disproportionnée la possibilité pour les journalistes de couvrir le travail des députés, en réduisant le nombre des journalistes accrédités, en limitant de manière significative la possibilité pour eux de faire des enregistrements et en réservant l’accès des journalistes à un centre officiel des médias, loin du bâtiment principal du Parlement. Après le début des démonstrations, le porte-parole du Senat, Stanisław Karczewski, a tenu des consultations avec les éditeurs des principaux médias (le 17 et 19 décembre 2016) et a annoncé qu’il avait l’intention de faire des propositions le 6 Janvier 2017.

Réponse de l'état

Nouveau 13 janv. 2017 : Réponse du Gouvernement polonais

Le conseil national pour la radio et la télévision d'Ukraine interdit la diffusion de la chaîne russe Dozhd TV

Date de saisie 13 janv. 2017 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
13 janv. 2017 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau 2

Le 12 Janvier 2017, le Conseil national de la radio et télévision (CNRT) d'Ukraine a voté à l'unanimité la cessation de la retransmission de la chaîne russe Dozhd TV dans le mois à venir, suite à des reportages télévisés décrivant la Crimée comme appartenant à la Russie. Serhiy Kostynsky , membre du CNRT, a affirmé que les descriptions de la Crimée comme une république russe avaient provoqué la décision, mais que la chaîne avait également violé à plusieurs reprises les lois ukrainiennes relative à la publicité tout au long de l’année 2016. La Directrice de Dozhd TV, Natalya Sindeyev, a expliqué que la loi russe exige l'utilisation de cartes indiquant la possession de la Crimée par la Russie. Elle affirme également que la chaîne n'a reçu aucune notification officielle de manquement de la part des autorités ukrainiennes. Sur Twitter, la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, a qualifié l'interdiction de « très dommageable pour le pluralisme des médias en Ukraine ».

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13 janv. 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias décrit la décision de stopper la diffusion de DozhdTV prise par NacRada comme très dommageable pour le pluralisme des medias en Ukraine.

Les éditeur et directeur d'un journal grec poursuivis pour diffamation

Date de saisie 12 janv. 2017 Pays Grèce Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
12 janv. 2017 Grèce C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1

Le 10 janvier 2017, la police grecque a arrêté l'éditeur et le directeur du journal Parapolitika, Giannis Kourtakis et Panayiotis Tzenos, à la suite d'un procès intenté contre eux pour diffamation et tentative d'extorsion par le ministre de la Défense Panos Kammenos. L'éditeur, Giannis Kourtakis, a déclaré qu'il s’est rendu volontairement au quartier général de la police après avoir été informé des poursuites, tandis que le directeur Panagiotis Tzenos a été arrêté par la police dans son bureau, à Athènes. Panos Kammenos a intenté un procès contre Kourtakis et Tzenos pour diffamation présumée et tentative d'extorsion au moyen d’attaques répétées dirigées contre lui par la station de radio Parapolitika. Ces attaques auraient eu pour but de forcer le ministre à retirer ses accusations visant Kourtakis et Tzenos. Ce dernier les a accusé d’avoir perçu un important financement illégal d'une entité sanitaire de l'Etat. Le procureur qui a instruit le procès a rejeté les accusations d'extorsion criminelle. Giannis Kourtakis et Panayiotis Tzenos ont été libérés dans l’attente de leur procès pour diffamation présumée. Le Syndicat des journalistes des quotidiens d'Athènes a condamné l’action musclée de la police lorsque dix agents ont perquisitionné le quartier général de Parapolitika et détenu le directeur.

Un correspondant du Caucasian Knot agressé à Rostov

Date de saisie 12 janv. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Soumis par Index , Article 19 , EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
12 janv. 2017 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue Index , Article 19 , EFJ/IFJ Niveau 1

Le 10 janvier 2017, Vladislav Ryazantcev, correspondant de l'agence de presse indépendante Caucasian Knot, a été agressé par des inconnus, a rapporté le journaliste sur Facebook. Selon le journaliste, il y avait cinq assaillants, aux visages recouverts par des écharpes. L'un d'entre eux a saisi sa main et lui a demandé de "le suivre pour une conversation". Juste après, quatre autres personnes sont intervenues et ont commencé à frapper le journaliste à la tête. Ryazantcev a rapporté que les passants lui ont alors porté secours. Il a précisé que les assaillants n'ont pas essayé de le voler. "Je ne sais pas à quoi l'attaque est liée, a écrit Ryazantcev sur Facebook. Il a ensuite déposé une plainte auprès de la police. La veille, le 9 janvier, le porte-parole du parlement tchétchène, Magomed Daudov, avait publié des menaces contre le rédacteur en chef du Caucasian Knot, Grigori Shvedov, sur Instagram.

Un journaliste et blogueur azerbaïdjanais détenu pendant une nuit

Mise à jour : 11 janv. 2017
Date de saisie 10 janv. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Soumis par Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
10 janv. 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1

Le 9 janvier 2017, Mehman Huseynov, blogueur et journaliste, a été arrêté au centre de Bakou par des policiers en civil et détenu au secret pendant la nuit. Mehman a rapporté que pendant qu'il était en garde à vue, la police a placé un sac sur sa tête et utilisé la force contre lui. Le 10 janvier, il a été conduit au tribunal du district de Nasimi, où il a été jugé pour désobéissance à la police (article 535.1 du Code des infractions administratives), une charge qui entraîne une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 30 jours. La Cour l'a relâché; il a cependant été condamné à une amende de 200 AZN (environ 100 EUR). Huseynov est bien connu pour son journalisme d'investigation, axé sur la corruption de l'élite azerbaïdjanaise. Plus récemment, il avait diffusé sur internet des photos de propriétés de luxe, qui, selon lui, appartenaient à des fonctionnaires du gouvernement. Il fait depuis longtemps l’objet de pressions des autorités et a été soumis à une interdiction de voyager pendant plusieurs années.

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Nouveau 11 janv. 2017 : Le Commissaire aux Droits de l'Homme exprime ses inquiétudes au sujet du mauvais traitement, de l'arrestation et de la condamnation au paiement d'une amende du blogueur Mehman Huseynov

Le journaliste Ahmet Şık détenu

Date de saisie 11 janv. 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Soumis par EFJ/IFJ , Article 19 , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
11 janv. 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , CPJ , Index , RSF Niveau 1

Depuis le 29 décembre 2016, le journaliste d'investigation Ahmet Şık est détenu par les autorités turques pour «propagande au nom d'une organisation terroriste illégale» et «dénigrement public de la République turque, de ses organes judiciaires et de ses forces armées et policières». Şık a tweeté qu'il était détenu en raison d'un seul tweet ; un article de presse a déclaré que la détention était également liée à diverses publications, dont une interview avec l'administrateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) publiée dans le quotidien Cumhuriyet en mars 2015. Le 30 décembre, Ahmet Şık a été officiellement arrêté pour diffusion de propagande au nom du PKK, du Parti de la Libération du Parti Révolutionnaire (DHKP-C) et du mouvement Fethullah Gülen, un réseau islamique que la justice turque qualifie d’Organisation Terroriste Fethullahiste (FETÖ). Ces trois groupes sont interdits en Turquie. Un article publié par Cumhuriyet a affirmé qu'Ahmet Şık avait été privé d'eau potable pendant trois jours à la prison de Metris, où il a été détenu avant d'être transféré à la prison de Silivri le 3 janvier. La Direction générale des établissements pénitentiaires du ministère de la Justice a publié une déclaration officielle dans laquelle elle a nié l'allégation, affirmant que Şık avait reçu 1,5 litre d'eau en bouteille le 1er janvier. La réglementation propre aux autorités turques stipule que «tout détenu a le droit d'avoir quotidiennement 200 litres d'eau froide et 50 litres d'eau chaude». Ahmet Şık a également prétendu qu'on lui avait refusé l'accès aux journaux, à un stylo et aux livres dans sa cellule. L'accès d'Ahmet Şık à ses avocats (Can Atalay et Tora Pekin) et aux membres de sa famille a également été refusé pendant les 5 premiers jours de sa détention parce que les autorités ne pouvaient enregistrer la conversation entre les avocats et leur client. Şık a été arrêté auparavant en mars 2011 dans le cadre d'une enquête sur le site d’information en ligne Oda TV. Il a passé un an en prison pour un livre critique inédit sur le mouvement Gülen soutenu, à cette époque, par le gouvernement AKP. Aujourd'hui, le journaliste est accusé de faire de la propagande pour le même mouvement. Le quotidien Cumhuriyet où Ahmet Şık travaille compte encore 10 journalistes et travailleurs des médias actuellement en prison. Les noms sont Akin Atalay (avocat), Murat Sabuncu (rédacteur en chef), Kadri Gürsel (chroniqueur), Güray Öz, Hakan Kara, Turhan Günay, Önder Celik, Bülent Utku (avocat), Musa Kart (caricaturiste) et Kemal Güngör.

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