Dernières menaces à la liberté des médias

 

Des journalistes frappés par des agents de sécurité et la police municipale à Kharkiv

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 16 nov. 2016 Pays Ukraine Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
16 nov. 2016 Ukraine A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ , Index Niveau 1

Le 12 novembre 2016, à Kharkiv, deux journalistes du site d’information en ligne ‘Stop corruption’ et une journaliste du site d’information en ligne apravda.co ont été menacés et battus par quatre agents de sécurité et trois policiers, dans le centre commercial "Boulevard Français". Les journalistes enquêtaient sur l'effondrement du plafond du centre commercial. Le journaliste Sergei Medyanik a affirmé qu'il avait été menacé avec des armes, enchaîné et battu dans le sous-sol du centre commercial. Il a ajouté que les auteurs des violences avaient tenté de violer sa collègue, volé leur argent et cassé leurs smartphones. Les incidents ont été signalés aux autorités locales.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Les données personnelles de milliers de journalistes prétendument accrédités auprès des rebelles publiées sur un site ukrainien

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 12 mai 2016 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 2
12 mai 2016 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique EFJ/IFJ , Index , IPI Niveau 2

Une organisation ukrainienne appelée le «Centre de recherche d'éléments de crimes contre la sécurité nationale (Myrotvorets)" a publié sur son site des milliers de données personnelles de journalistes qui, selon elle, seraient accrédités auprès des mouvements rebelles dans l'est du pays. Les détails comprennent les noms, les employeurs, les adresses e-mail et les numéros de téléphones portables de plus de 4000 journalistes, dont 36 Ukrainiens et étrangers. La publication de ces données a été condamnée par les journalistes ukrainiens qui considèrent cela comme une tentative d'intimidation des journalistes les incitant à ne pas demander l'accès aux zones aux mains des rebelles en Ukraine par peur d'être accusés de trahison ou d’être lynché par la foule dans le pays.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernment ukrainien

Suites données

13 mai 2016 : Le Secrétaire Général écrit au Président ukrainien.
12 mai 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias exprime son inquiètude au sujet de la sécurité des journalistes en Ukraine

Le conseil national pour la radio et la télévision d'Ukraine interdit la diffusion de la chaîne russe Dozhd TV

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 13 janv. 2017 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
13 janv. 2017 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau 2

Le 12 Janvier 2017, le Conseil national de la radio et télévision (CNRT) d'Ukraine a voté à l'unanimité la cessation de la retransmission de la chaîne russe Dozhd TV dans le mois à venir, suite à des reportages télévisés décrivant la Crimée comme appartenant à la Russie. Serhiy Kostynsky , membre du CNRT, a affirmé que les descriptions de la Crimée comme une république russe avaient provoqué la décision, mais que la chaîne avait également violé à plusieurs reprises les lois ukrainiennes relative à la publicité tout au long de l’année 2016. La Directrice de Dozhd TV, Natalya Sindeyev, a expliqué que la loi russe exige l'utilisation de cartes indiquant la possession de la Crimée par la Russie. Elle affirme également que la chaîne n'a reçu aucune notification officielle de manquement de la part des autorités ukrainiennes. Sur Twitter, la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, a qualifié l'interdiction de « très dommageable pour le pluralisme des médias en Ukraine ».

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

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13 janv. 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias décrit la décision de stopper la diffusion de DozhdTV prise par NacRada comme très dommageable pour le pluralisme des medias en Ukraine.

Un journal local perquisitionné et son bureau mis sous scellés par les représentants des autorités locales de Kivertsy

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 19 sept. 2016 Pays Ukraine Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
19 sept. 2016 Ukraine C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ Niveau 2

Le bureau du journal local ukrainien "Vilnym Shliakhom" (Voie libre) basé à Kivertsy, dans l’oblast de Volyn, a été perquisitionné et son bureau scellé par les représentants du conseil local dans la matinée du 8 septembre 2016, sans décision de justice ou du service d'exécution de l’Etat. Les portes du bureau ont été brisées, les serrures ont été changées et les locaux du journal ont été scellés par les représentants locaux, qui prétendaient agir sur "décision du conseil local”. Les agents de police sur place ne sont pas intervenus. Le rédacteur en chef du journal a été changé et la Charte modifiée par le chef du conseil du district de Kivertsy sans l'accord du personnel (qui est co-propriétaire du journal avec le conseil). Le raid n’est que la dernière action dans le conflit de longue date qui oppose les autorités du district de Kivertsy au journal au sujet du processus de privatisation lancé par le journal suite à l'adoption en Ukraine de la loi sur "la réforme de l'Etat et les médias imprimés municipaux". Le personnel de "Vilnymn Shkiakhom" a annoncé une grève illimitée à partir du 19 septembre, à cause des «actions illégales du gouvernement local", l'inaction des forces de l’ordre locales et l'incapacité à résoudre le conflit avec le conseil de district. Le Syndicat des médias indépendants d'Ukraine a condamné l'attaque et l’a dénoncé comme une tentative pour arrêter la privatisation. Les organisations internationales de journalistes ont fait appel au Président ukrainien, en tant que garant de la Constitution, pour faire cesser les attaques qui portent atteinte à la liberté des médias. Ils lui ont demandé d’utiliser tous les moyens possibles pour résoudre le conflit - les négociations, la création d’une commission de réconciliation, les appels au procureur général et au chef de la police nationale d'Ukraine - afin d'éviter la grève.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Impunité persistante suite au meurtre du journaliste ukrainien d'investigation Georgiy Gongadze

Mise à jour : 16 févr. 2017 L'État a répondu
Année 16 nov. 2016 Pays Ukraine Catégorie D. Impunité Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
16 nov. 2016 Ukraine D. Impunité Inconnue EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau 1

Pour marquer la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes, la FEJ, la FIJ, Index on Censorship, AEJ, RSF et le CPJ soumettent une alerte au Conseil de l'Europe au sujet de l'impunité persistante suite à l’enlèvement et au meurtre du journaliste ukrainien Georgiy Gongadze. Le 16 septembre 2000, le journaliste a disparu; son corps décapité a été retrouvé six semaines plus tard. Georgiy Gongadze avait enquêté sur la corruption au sein du gouvernement et sous la présidence de l’ancien président Koutchma. Dans les mois qui ont précédé sa mort, Gongadze avait signalé qu'il était sous surveillance et qu'il avait reçu des menaces. Après des années d'enquêtes, quatre anciens agents du Service secret ukrainien (SBU) ont été condamnés, mais personne n'a été condamné pour avoir ordonné et incité à commettre son meurtre. Au cours des seize dernières années, l'absence d'enquête efficace sur l'enlèvement et le meurtre de Georgiy Gongadze a eu un impact important sur la société ukrainienne et sur la communauté journalistique en général. Les organisations partenaires de la Plateforme du Conseil de l'Europe demandent aux autorités ukrainiennes de confirmer leur attachement à la liberté de la presse en traduisant en justice tous les responsables de la mort de Georgiy Gongadze.

Réponses de l'État

Nouveau 16 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

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15 nov. 2016 : Pour la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, le meurtre de Gongadze doit faire l'objet d'une enquête approfondie. Elle appelle les autorités ukrainiennes à faire cesser le climat d'impunité.

Harcèlement en Crimée (Ukraine) des journalistes Natalya Kokorina et Anna Andrievska par des fonctionnaires russes

Mise à jour : 16 févr. 2017 L'État a répondu
Année 02 avr. 2015 Pays Ukraine Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 2
02 avr. 2015 Ukraine C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ Niveau 2

Selon les informations portées à notre connaissance, le 6 mars 2015, des agents du FSB, services secrets russes, ont perquisitionné les domiciles des parents des journalistes Natalya Kokorina et Anna Andrievska dans la péninsule de Crimée. Le même jour, N. Kokorina était mise en détention, l’accès à son avocat lui étant dans une premier temps refusé. Elle a été finalement libérée après six heures de détention pour lesquelles aucune raison n’a été donnée. Un ordinateur appartenant au père d’ Anna Andrievska a été emporté. Anna, qui est membre du Syndicat des Médias Indépendants d’Ukraine (IMTUU) a été accusée d’activités anti-Etat. Les accusations se fondent sur un article publié en décembre 2014, qui selon les autorités « avait pour but de violer l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie ». Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu’à 5 ans de prison. Les deux journalistes travaillaient pour le portail d’actualités du Centre de Crimée pour le journalisme d’investigation. Après l’annexion de la Crimée par la Russie l’année dernière, le centre, initialement basé à Simferopol, a été forcé de se délocaliser à Kiev après que son personnel ait fait l’objet d’attaques, de harcèlement et de restrictions juridiques par les autorités. Andrievska a déménagé à Kiev début mai 2014 mais sa famille est restée en Crimée.

Réponses de l'État

Nouveau 16 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Le ministre de l'Economie de Malte intente quatre procès en diffamation et délivre des mandats de saisie contre la blogueuse Daphne Caruana Galizia.

Mise à jour : 16 févr. 2017 L'État a répondu
Année 10 févr. 2017 Pays Malte Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , CPJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 2
10 févr. 2017 Malte C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , CPJ , Index , IPI Niveau 2

Les comptes bancaires de la journaliste indépendante et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia ont été gelés par des mesures conservatoires à hauteur de 47.460 euros après qu'un tribunal ait confirmé, le 8 février 2017, une demande du ministre maltais de l'Économie Chris Cardona et de son consultant Joe Gerada visant à délivrer des ordres de saisie, parallèlement à quatre procès en diffamation qu’ils ont ouvert contre elle. La journaliste est poursuivie pour avoir publié sur son blog un article rapportant que les deux hommes ont visité un bordel à Velbert (Allemagne) alors qu’ils étaient en voyage officiel. Cardona a nié l'allégation. Selon les médias, l'effet des mesures conservatoires sur ses avoirs signifie que ses comptes bancaires resteront gelés jusqu'à ce que l’affaire soit conclue et cela pourrait prendre de nombreuses années. Dans un communiqué publié sur son blog, Daphne Caruana Galizia a dénoncé une tentative de musèlement de la presse. L'Institut des journalistes maltais a demandé au ministre de réexaminer son action, soulignant le caractère exagéré de l'action en justice.

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Nouveau 16 févr. 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias demande aux autorités maltaises de protéger les jpurnalistes indépendants et la liberté d'expression

Le journaliste pro-Russe, Oles Buzyna, abattu à Kiev, Ukraine

Mise à jour : 16 févr. 2017 L'État a répondu
Année 29 avr. 2015 Pays Ukraine Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ Niveau d'alerte Niveau 1
29 avr. 2015 Ukraine A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ Niveau 1

La Fédération Internationale des Journalistes et son groupe régional, la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), ont condamné le meurtre du journaliste Oles Buzyna, qui a été abattu le 16 avril 2015 à Kiev. Les deux fédérations ont demandé à ce qu’une enquête indépendant soit immédiatement menée sur ce meurtre. Selon les médias, le département des relations publiques et de la recherche d’Ukraine à Kiev aurait déclaré que O. Buzyna aurait reçu des tirs mortels vers midi 20 dans la ville de Shevchenko district, à proximité de son domicile. Le Ministre de l’Intérieur, Anton Herashchenko, a affirmé que les hommes armés avaient pris la fuite dans une Ford Focus bleu foncé portant une plaque d’immatriculation étrangère. O. Buzyna, journaliste, présentateur TV et ancien rédacteur en chef du journal Segodnia édité en langue russe à Kiev. Il était connu pour ses opinions pro-russes et était un témoin clé dans une affaire criminelle concernant une manifestation pro-russe à Kiev. En 2012, O. Buzyna s’était présenté aux élections parlementaires sur la liste du Parti des Régions.

Réponses de l'État

Nouveau 16 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

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16 avr. 2015 : Council of Europe Secretary General Thorbjørn Jagland: 'Attacks on journalists are unacceptable, whether in conflict or peace. Killing of Oles Buzyna in Ukraine must be fully investigated.'

Le site d'hébergement de vidéos DailyMotion bloqué de façon permanente en Russie

Pas de réponse de l'État
Année 16 févr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
16 févr. 2017 Fédération de Russie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Article 19 , AEJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

La plateforme d'hébergement vidéo DailyMotion a été bloquée de façon permanente en Russie après des allégations de violation du copyright portées contre la société par la chaîne de télévision 'Pyatnitsa'. La plateforme, propriété de la société française Vivendi, est le troisième site de partage de vidéos le plus populaire au monde et compte environ 5 millions d'utilisateurs en Russie. 'Pyatnitsa', propriété de Gazprom Media, a d’abord porté plainte contre DailyMotion en mars 2016 pour l'hébergement sans autorisation de clips vidéo de ses programmes. Suite à cette plainte, des URL spécifiques ont été bloquées par décision de justice à deux reprises en 2016. En vertu des dispositions relatives à la récidive de la loi contre le piratage, en vigueur depuis 2015, le site a été ajouté à une liste de récidivistes et le tribunal de Moscou a ordonné son blocage en décembre. Roskomnadzor, l'organisme russe de régulation qui surveille le contenu en ligne, a appliqué la décision en janvier 2017. Les représentants de Daily Motion ont déclaré que la société n'était au courant d’aucune procédure judiciaire en cours et «prendrait toutes les mesures nécessaires pour prendre contact avec les autorités compétentes en Russie afin de résoudre la question ».

Au moins vingt chaînes de télévision et stations de radio supprimées du bouquet Türksat, l'opérateur de satellite national

Mise à jour : 15 févr. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 30 sept. 2016 Pays Turquie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
30 sept. 2016 Turquie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 28 septembre 2016, l'opérateur national turc de satellite Türksat, le seul opérateur de satellite de communication en Turquie, a coupé le signal de douze chaînes de télévision en Turquie - y compris IMC TV, Hayatın Sesi, Azadi TV, Jiyan TV, Van TV, TV 10, Denge TV et Zarok TV, ainsi que d'un certain nombre de stations de radio. Un responsable du Conseil suprême de la radio et de la télévision, l’autorité de surveillance étatique, a confirmé que vingt chaînes et stations avaient été fermées. Cette décision administrative de Türksat, qui porte atteinte au droit du public à l'information, a été prise sur ordre direct du gouvernement, qui a invoqué des charges de «diffusion de propagande terroriste» et «de sécurité nationale» comme motifs de ces fermetures.

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Nouveau 15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie
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