Dernières menaces à la liberté des médias

 

Attaque d`un atelier sur le journalisme d`investigation

Pas de réponse de l'État
Année 28 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur Article 19 , CPJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
28 avr. 2017 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Non-étatique Article 19 , CPJ , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 27 avril 2017, le lieu d'un atelier sur le journalisme d'investigation a été attaqué à Yoshkar-Ola, dans la République de Mari-El, en Russie centrale, par des assaillants non identifiés. Vers 2 heures du matin, une fenêtre a été cassée au rez-de-chaussée d'une maison privée utilisée pour un atelier avec des journalistes locaux et des blogueurs par la Communauté des journalistes d'investigation, un ONG. Un rat mort a été alors laissé à l'extérieur de la fenêtre. Le jour précédent, un homme identifié a projeté de la peinture verte sur Galina Sidorova, organisatrice de l`atelier et contributrice de Radio Free Europe/ Radio Liberty. L'incident a été signalé à la police. L'attaque a été initialement rapporté sur les médias sociaux par Grigory Pasko, le directeur de la Communauté des journalistes d'investigation, qui a documenté un certain nombre de tentatives visant à intimider les journalistes participants aux ateliers précédents et qui a été lui-même attaqué physiquement lors d'un atelier à Barnaul en septembre 2016.

Allemagne: Un projet de loi sur les réseaux sociaux soulève de sérieuses préoccupations en matière de liberté d'expression

Pas de réponse de l'État
Année 28 avr. 2017 Pays Allemagne Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , IPI Niveau d'alerte Niveau 2
28 avr. 2017 Allemagne E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , IPI Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 5 avril 2017, le Cabinet allemand a approuvé le projet de loi sur l'amélioration de l'application des droits sur les réseaux sociaux. Le but du projet de loi serait de lutter contre les discours haineux et la désinformation en ligne. Cependant, les organisations de défense des droits de l'homme et de la liberté de l`internet se sont déclarées préoccupées par le fait que cela permettrait une censure disproportionnée des contenus en ligne. Le projet de loi doit maintenant être débattu par le Parlement. Le projet de loi propose un mécanisme selon lequel les «réseaux sociaux» se verraient infliger des sanctions administratives sévères (amendes) afin de ne pas supprimer le contenu qui va à l’encontre de viole 24 dispositions du Code pénal allemand actuel - y compris des infractions aussi variées telles que la «diffamation des religions» (blasphème ), la diffamation du président de la Fédération, la diffamation et les insultes criminelles, et le déni des crimes de l'ère nationale-socialiste, entre autres. Cette obligation s'applique sans qu’un tribunal statue sur la légalité du contenu litigieux et sans aucunes lignes directrices pour les réseaux sociaux sur le respect du droit à la liberté d'expression. Les détracteurs du projet de loi soutiennent que les intermédiaires n`ont pas les compétences nécessaires pour faire ces qualifications factuelles et juridiques complexes et que le projet de loi ne prévoit pas de voie de recours pour les utilisateurs dont le contenu est bloqué ou supprimé de manière injuste en vertu du projet de loi. Les critiques affirment en outre qu'il existe une forte probabilité que les réseaux sociaux suppriment ou bloquent le contenu avec excès de zèle, en raison de l'incertitude juridique qui imprègne le projet de loi. Cela comprend des ambiguïtés dans le terme «Réseau social», ce qui signifie qu'un certain nombre de médias en ligne en pourraient être affectés; Et un seuil peu clair pour déterminer si la réponse d'un réseau social à un contenu illégal est «inadéquate» et devrait donc être sanctionnée.

Russie: le blogueur Ilya Varlamov agressé à l’aéroport de Stavropol

Pas de réponse de l'État
Année 27 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur Article 19 , CPJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 2
27 avr. 2017 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue Article 19 , CPJ , Index , IPI Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 26 avril 2017, le blogueur Ilya Varlamov a été agressé par des assaillants non identifiés après avoir atterri à l’aéroport de Stavropol dans le sud de la Russie. Tel que rapporté par les réseaux sociaux et par son blog, un groupe d’individus l’attendait à l’arrivée et ont tout de suite projeté sur lui de la peinture verte et de l'iode qui ont touché ses yeux, ses vêtements et son équipements. Les assaillants lui ont crié « Rentre dans ton Amérique ». Des policiers ont assisté à l’agression sans intervenir. Varlamov à dénonce l’agression à la police locale, mais a de nouveau subi une attaque plus tard dans la journée par une groupe d’individus similaire qui ont essayé par la suite de percuter son véhicule. Ilya Varlamov est l’un des blogueurs russes les plus connus, avec plus de 200 000 abonnés sur les réseaux sociaux. Il contribue également à des médias en ligne comme la radio Echo de Moscou.

Attaque au bureau de Kathimerini à Thessalonique

Pas de réponse de l'État
Année 26 avr. 2017 Pays Grèce Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
26 avr. 2017 Grèce A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Non-étatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , IPI , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 24 avril 2017, des assaillants non identifiés ont attaqué le bureau du quotidien grec Kathimerini à Thessalonique. Une dizaine de personnes masquées ont pris d'assaut le bureau, ont projeté de la peinture verte partout et ont disséminé des tracts portant le message « Une pierre jetée sur la tête d'un journaliste, voilà ce qui ferait un bon article». Le personnel administratif qui était dans le bureau au moment de l'attaque a appelé la police après que les intrus aient ignoré ses demandes de s'arrêter et de partir. Ils ont finalement quitté les lieux avant l'arrivée de la police.

Agression d’un journaliste arménien qui assurait la couverture des élections parlementaires en Arménie

Pas de réponse de l'État
Année 20 avr. 2017 Pays Arménie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
20 avr. 2017 Arménie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Non-étatique EFJ/IFJ , AEJ , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Sisak Gabrielian, journaliste à la section arménienne de Radio Free Europe (RFE), a été agressé par des militants du Parti républicain d’Arménie (HHK), parti au pouvoir en Arménie , alors qu’il assurait la couverture des élections parlementaires à Erevan, le 2 avril 2017. Le journaliste a déclaré qu’après avoir remarqué que de nombreux votants d’un bureau de vote du quartier Kond de Erevan se rendaient à un bureau de campagne du HHK (certains ayant des billets dans leurs mains à leur sortie) avant d’aller voter au bureau de vote proche, il a été chassé par la force du bureau. Il a également déclaré que certains des militants du HHK l’ont frappé au visage et lui ont pris son téléphone portable qu’il avait utilisé pour filmer la conversation.

Décès d’un journaliste suite à deux violentes agressions

Pas de réponse de l'État
Année 20 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur Index , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , INSI Niveau d'alerte Niveau 1
20 avr. 2017 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue Index , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , INSI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Nikolay Andruschenko, fondateur et correspondant d’investigation pour l’hebdomadaire Novyi Petersburg est décédé le 19 avril 2017 par suite de ses blessures. Aux dires de la Directrice de Novyi Peterburg, Alevtina Ageyeva, le journaliste aurait été agressé à deux reprises en mars 2017. La première agression a eu lieu dans la soirée du 9 mars. Deux inconnus se sont approchés de lui, à proximité de son domicile, et lui ont demandé de leur remettre des documents et pièces relatifs à l’enquête qu’il menait sur l’abus de pouvoirs par des agents de police. Suite au refus du journaliste, ils l’ont frappé à plusieurs reprises à la tête avant de prendre la fuite. La deuxième agression a eu lieu quelques jours plus tard, quand le journaliste a été retrouvé inconscient avec une blessure au cerveau à proximité de son appartement. . Une enquête a été débutée par la police. Ageyeva declare qu’elle doute que la police mènera correctement l’enquête étant donné qu’Andruschenko menait des recherches sur la corruption, l’abus de pouvoir et l’usage de la torture par la police de Saint-Petersburg. Elle est convaincue que les deux agressions sont liées à l’activité professionnelle de journaliste. L’épouse d’Andruschenko précise qu’aucun des effets personnels du journaliste ne lui a été dérobé pendant l’agression.

Des fonctionnaires et des prédicateurs tchétchènes menacent des journalistes de Novaya Gazeta

Pas de réponse de l'État
Année 18 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur CPJ , AEJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
18 avr. 2017 Fédération de Russie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique CPJ , AEJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le journal Novaya Gazeta a publié une déclaration le 13 avril 2017, disant qu’il craignait pour la sécurité de ses journalistes après que Adam Shahidov, un conseiller du Président tchétchène Ramzan Kadyrov, ainsi que des prédicateurs musulmans aient accusé le journal de diffamation et l’aient menacé de représailles à l’occasion d’un grand rassemblement dans une mosquée au centre de Grozny. Plus tôt ce mois-ci, Novaya Gazeta avait publié des articles d’investigation déclarant que plus de 100 hommes suspectés par les autorités d’actes homosexuels seraient détenus et torturés dans des prisons secrètes dans la république du Nord-Caucase. Selon Novaya Gazeta, au moins trois hommes auraient été tués. Lors du rassemblement du 3 avril 2017, qui a réuni 15.000 hommes environ, Shahidov avait traité les journalistes de Novaya Gazeta d’ « ennemis de notre foi et de notre patrie » et avait promis « vengeance ». La résolution adoptée lors du rassemblement incluait la “promesse que le châtiment atteindrait les semeurs de haine qui et où qu’ils soient, sans prescription possible”, selon Novaya Gazeta, qui affirmait dans sa déclaration qu’il était « évident que la résolution encouragera les fanatiques religieux à exercer des représailles contre nos journalistes ». Le Rédacteur en chef de Novaya Gazeta, Dmitry Muratov, a lancé une action auprès du Procureur Général le 8 avril 2017. Un journaliste de Novaya Gazeta qui a conduit une enquête et écrit sur la violation des droits des homosexuels tchétchènes a fui la Russie.

Menace de fermeture pour la Radio-Télévision publique

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Année 18 avr. 2017 Pays Bosnie-Herzégovine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
18 avr. 2017 Bosnie-Herzégovine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

La Radio-Télévision de Bosnie et Herzégovine (BHRT) pourrait être contrainte de fermer du fait de l’absence d’accord sur un plan de financement durable des médias de radio-télédiffusion du service public. Le BHRT qui est en proie à des difficultés financières, notamment des arriérés de versement de salaires et de paiement de fournisseurs tels que L'Union Européenne de Radio-Télévision (UER), fonctionne depuis juin 2016 sur la base de services largement réduits, se limitant à la diffusion de compétitions sportives et à la rediffusion d’anciennes émissions. L’UER aurait intenté une action pour paiement des dettes accumulées, qui totalisent une somme substantielle et aurait placé la BHRT sous le coup d’une sanction de niveau 3, provoquant l’arrêt de ses services vis-à-vis du radio-télédiffuseur public. Le risque de fermeture pour le BHRT s’en trouve accru.

Suites données

Nouveau 18 avr. 2017 : Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias affirme que la fermeture du radio-télédiffuseur public en Bosnie-Herzégovine n'est ni une solution ni une option

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

Mise à jour : 13 avr. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 27 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
27 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin. Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention. Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş. Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin. Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux.

Mises à jour

Nouveau 13 avr. 2017 : Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut ve Zafer Özsoy tutuklu, Ahmet İrem, Ali Hüseyinçelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
26 oct. 2016 : Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016 : Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
12 août 2016 : En date du 12 août 2016, la FIJ / FEJ indique que 74 journalistes et travailleurs des médias ont été incarcérées après le coup échoué d'Etat du 15 juillet en Turquie.
26 juil. 2016 : Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.

Suites données

Nouveau 14 mars 2017 : Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie

Pression du Premier Ministre sur le radiodiffuseur public au sujet de la couverture éditoriale

Pas de réponse de l'État
Année 13 avr. 2017 Pays République slovaque Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur IPI , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
13 avr. 2017 République slovaque E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique IPI , AEJ Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Dans une allocution du 6 avril 2017, devant le Parlement de Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico, en qualité de chef du parti Direction - Démocratie sociale (Smer-SD), a annoncé qu'il donnerait des instructions aux députés pour changer la direction de la Radio et Télévision de Slovaquie (RTVS), le radiodiffuseur public. Il est prévu que le Parlement décide en juin de maintenir à son poste ou de remplacer le directeur général actuel de RTVS, Václav Mika, qui s’approche de la fin d'un mandat de cinq ans. Fico a critiqué la couverture de l’actualité du diffuseur, l'accusant d'être partial et de poser des questions injustes. Il a également déclaré qu'il donnerait aux législateurs une « orientation claire» recommandant un changement de la direction de RTVS. L'appel fait écho aux déclarations de Fico plus tôt dans la semaine accusant le radiodiffuseur de n'être « plus un service public » et d’être « orienté vers l'opposition ». RTVS a fait l'objet de critiques de la part des législateurs du Parti national slovaque (SNS), puisqu'ils ont rejoint un gouvernement de coalition avec Smer en 2016. Les députés de Smer ont fait face à des accusations de pression similaires en 2012 lorsqu'ils ont élu Mika pour un mandat de cinq ans après qu’il ait été mis un terme de manière controversée au mandat du directeur général de la RTVS alors en place, Miroslava Zemková. Ce dernier s’était abstenu d’informer les législateurs du lancement d'un appel d’offre. La plupart des partis de l'opposition ont boycotté le vote de 2012 élisant Mika, le considérant comme une tentative de Smer pour affirmer son contrôle politique sur la RTVS.

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