Dernières menaces à la liberté des médias

 

Le FSB détient des journalistes indépendants à Svetogorsk

Pas de réponse de l'État
Année 20 mars 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Index , Article 19 , CPJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
20 mars 2017 Fédération de Russie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Index , Article 19 , CPJ , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 7 mars 2017, des agents du Service de sécurité russe (FSB) ont détenu des journalistes travaillant pour le journal indépendant Snob basé à Moscou -Igor Zalyubovin, un journaliste, et Vladimir Yarotsky, photographe - dans le bâtiment où les journalistes avaient loué un appartement afin de préparer un reportage sur la vie quotidienne dans la ville de Svetogorsk, a annoncé Snob dans un communiqué. L'article a été planifié en réponse à l’affirmation du maire de Svetogorsk selon laquelle il n'y avait pas d'homosexuels dans la ville et qu'il s'agissait d'une «ville sans péché», selon les médias. Les agents du FSB ont emmené Zalyubovin et Yarotsky dans un centre de détention proche, où ils ont été accusés de pénétrer dans une zone frontalière sans autorisation. Ils ont été libérés plus tard et il leur a été ordonné de quitter Svetogorsk, selon leur employeur. Il s’agissait de la deuxième fois en quelques jours que des journalistes étaient détenus et empêchés d’effectuer des reportages dans la ville. Yevgeniya Zobnina, correspondante de la chaîne de télévision indépendante de Moscou Dozhd TV, a voyagé avec des militants des droits de l'homme vers la ville, également pour faire suite aux affirmations de Davydov, selon des articles de presse. Zobnina avait prévu de rendre compte d'une réunion que les activistes ont cherchée à organiser avec le maire, a déclaré Dozhd TV. Au lieu de cela, les agents du FSB ont emmené Zobnina et les quatre militants à un poste de police local pour interrogatoire. Les policiers ont demandé à la journaliste pourquoi elle faisait un reportage, et pour qui, avant de donner au groupe un avertissement pour avoir pénétré dans une zone frontalière sans permission et de les libérer, Dozhd TV a rapporté. Le 7 mars, le Comité pour la protection des journalistes a publié un communiqué déclarant que les services de sécurité russes devaient cesser de harceler et de faire obstruction au travail des journalistes et leur permettre de travailler sans entrave. Svetogorsk est une ville de 15.000 personnes, située à environ 200 kilomètres de Saint-Pétersbourg et à un kilomètre de la frontière avec la Finlande. Pour la visiter, il faut soit un visa Schengen pour entrer via la Finlande, soit une invitation d'un résident local, soit un permis spécial du FSB, conformément à la loi de 2014. Le 7 mars 2017, le rédacteur en chef du Snob, Yegor Mostovshikov, a déclaré au site d’information Meduza que son journal n’avait pas demandé de permis au FSB "car il faut jusqu'à 30 jours pour l'obtenir".

Un parti politique exerce des pressions pour le remplacement d'un membre du conseil de surveillance du diffuseur public

Mise à jour : 20 mars 2017 Pas de réponse de l'État
Année 16 mars 2017 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Auteur RSF , Index Niveau d'alerte Niveau 2
16 mars 2017 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique RSF , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 22 février 2017, la fraction parlementaire du Parti radical d'Oleh Lyashko a adressé une lettre au Conseil national de la radiodiffusion pour lui demander de remplacer Vyacheslav Kozak, le membre du conseil de surveillance de la Société nationale de radiodiffusion publique, qu'il avait précédemment désigné, par Valentyna Rudenko. La fraction parlementaire n’a fait référence à aucun motif juridique pour justifier sa demande. Les membres du conseil de surveillance et les proches de M. Kozak affirment qu'il subit des pressions pour signer une lettre de «démission volontaire». L'article 10 de la loi sur le service public de radiodiffusion fournit une liste exhaustive des motifs juridiques invocables pour la révocation des membres du conseil de surveillance et interdit toute révocation fondée sur d'autres motifs. Son article 8 empêche également les membres du Conseil de surveillance de «remplir des fonctions pour un parti politique». Les membres du conseil de surveillance de la Société nationale de radiodiffusion publique d'Ukraine ont publié une déclaration, le 14 mars, dénonçant des ingérences politiques dans leur travail.

Suites données

Nouveau 20 mars 2017 : L'indépendance du Conseil de Surveillance du diffuseur public est d'une importance cruciale pour la réforme de la radiodiffusion publique

Le journaliste français à l’origine des révélations LuxLeaks inculpé au Luxembourg

Mise à jour : 16 mars 2017 L'État a répondu
Année 24 avr. 2015 Pays Luxembourg Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
24 avr. 2015 Luxembourg E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index Niveau 2

Un juge d’instruction luxembourgeois a mis en examen, le jeudi 23 avril 2015, le journaliste français Édouard Perrin, qui avait révélé les premiers éléments du scandale financier LuxLeaks, en mai 2012, sur la chaîne publique France 2. Édouard Perrin est poursuivi en tant que co-auteur présumé de vol domestique, violation du secret professionnel, violation de secrets d’affaires, blanchiment et accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, à en croire le parquet de Luxembourg. La Justice luxembourgeoise soupçonne Édouard Perrin d’être co-auteur des infractions commises par l’un des anciens collaborateurs de PwC, cabinet d’audit d’où proviennent nombre de documents qui ont permis à l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) de révéler à grande échelle, en novembre 2014, le scandale des centaines d’accords fiscaux préalables avantageux conclus par le fisc luxembourgeois avec de nombreux groupes privés internationaux. La Fédération européenne des journalistes et la Fédération internationale des journalistes ont dénoncé ces poursuites, estimant qu’elles relevaient d’une volonté d’intimidation et étaient disproportionnées face à l’intérêt public légitime à révéler les pratiques d'évitement fiscal en vigueur au Luxembourg.

Mises à jour

Nouveau 16 mars 2017 : Le 15 mars 2017, la Cour d'appel du Luxembourg a réduit les peines de deux donneurs d'alerte dans l'affaire “Luxleaks”, et a confirmé l'acquittement du journaliste d'investigation Edouard Perrin.
01 juil. 2016 : Le 29 juin 2016, un tribunal de Luxembourg a acquitté le journaliste Edouard Perrin, qui avait révélé les premiers éléments du scandale financier LuxLeaks, en mai 2012, de tous les chefs d'inculpation. Les anciens employés de PricewaterhouseCoopers Antoine Deltour et Raphael Halet ont écopé de peines de prison avec sursis de respectivement 12 et 9 mois pour avoir 'fuité' les documents. Ils ont également été condamnés avec sursis à des amendes de 1 500 euros et 1 000 euros. Les deux lanceurs d'alerte ont annoncé leur intention de faire appel du verdict. Les organisations représentatives et associations de journalistes ont condamné le verdict pour ses effets dissuasifs sur les lanceurs d'alertes en leur qualité de sources journalistiques. Elles demandent une protection légale forte des lanceurs d'alerte au niveau européen.
27 avr. 2016 : Le journaliste français Edouard Perrin, reporter pour le magazine Cash Investigation diffusé sur la chaîne France 2, a comparu devant le tribunal le 26 avril 2016 pour répondre aux accusations selon lesquelles il a été fortement impliqué dans la fuite de documents révélant le scandale Luxleaks, qui divulgait l'évasion fiscale de grandes entreprises. Il est accusé par la société financière PricewaterhouseCoopers (PwC) d’avoir manipulé le donneur d’alerte Raphaël Halet afin que celui-ci livre des documents et d'avoir joué "un rôle actif dans la commission» d'infractions dont ce dernier et un ancien collègue de PwC Antoine Deltour sont également accusés: cambriolage, divulgation de secrets d'affaires, violation du secret professionnel et blanchiment d'argent. Perrin a révélé le scandale Luxleaks en mai 2012 dans le programme Cash Investigation, mais le scandale a véritablement éclaté en novembre 2014, lorsque les pratiques d'optimisation fiscale de grandes entreprises telles que Apple, Ikea et Pepsi ont été révélées. Deltour, qui a fait profil bas et travaille maintenant en tant que fonctionnaire à Nancy (Lorraine) dans l’est de la France, a contacté le journaliste et co-accusé Edouard Perrin en 2012. Deltour avait demandé au journaliste de ne pas divulguer le nom de PwC dans son exposé des faits et de ne publier aucun document. Cependant, Cash Investigation est allé de l'avant et a publié les détails, qui ont finalement été transmis au Consortium international des journalistes d'investigation basé à New York. PwC a engagé des poursuites après la diffusion du programme sur France 2.

Réponses de l'État

27 juil. 2016 : Réponse du Gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg
24 juin 2015 : Lettre du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes du Grand-Duché de Luxembourg adressée au Secrétaire général du Conseil de l'Europe

Suites données

28 avr. 2015 : Selon la Représentante de l’OSCE pour la liberté des médias les journalistes ne devraient pas faire l’objet d’accusations au pénal pour leur travail

La loi polonaise relative au service public de diffusion supprime les garanties d'indépendance

Mise à jour : 15 mars 2017 L'État a répondu
Année 04 janv. 2016 Pays Pologne Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur AEJ , Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
04 janv. 2016 Pologne E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique AEJ , Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , RSF Niveau 2

La loi polonaise relative à la gouvernance du service public de radio-diffusion qui a été adoptée à la hâte par le Parlement polonais prévoit la suppression des garanties d'indépendance du service public de la télévision (TVP) et de la radio (PR), en violation des normes du Conseil de l'Europe et du mandat donné par la Constitution polonaise à l'autorité indépendante de diffusion (KRRiT) de maintenir l'intérêt du grand public à la diffusion. La loi adoptée octroie à un ministre du Gouvernement les pouvoirs exclusifs de nomination et de révocation de l'ensemble des membres des conseils de surveillance et d'administration de la TVP et de la PR, les rendant entièrement dépendant de la bonne volonté et des faveurs du gouvernement. Les dispositions proposées représentent un glissement vers un contrôle direct du Gouvernement sur le positionnement stratégique et éditorial des diffuseurs publics qui est totalement inacceptable dans une véritable démocratie. Les changements drastiques proposés ont été adoptés par le Parlement sans que le texte en question ait fait l'objet d'un débat public ouvert et ce en dépit des fortes objections soulevées par la KRRiT et de nombreux organismes concernés en Pologne et à l'étranger. Les plans du Gouvernement polonais contredisent directement les engagements pris par le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe dans sa déclaration de 2012 relative à la gouvernance des médias de service public. Celle-ci déclarait que les médias de service public doivent rester indépendants de toute interférence politique ou économique et doivent être responsables et transparents étant donné qu'ils ont l'obligation de servir le public dans toute sa diversité. Les organisations qui soumettent cette alerte appellent le parti au pouvoir en Pologne à abandonner immédiatement la loi proposée.

Mises à jour

07 janv. 2016 : Le 7 janvier 2016, le Président polonais, Andrzej Duda, a promulgué la loi relative à la gouvernance du service public des médias.

Réponses de l'État

Nouveau 15 mars 2017 : Réponse du Gouvernement polonais
25 janv. 2016 : Réponse du Gouvernement polonais (en anglais)

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15 juin 2016 : Dans le contexte de la réforme des médias de service public menée actuellement, le Commissaire a exhorté les autorités polonaises à veiller à ce que l’indépendance de ces médias soit garantie et à ce qu’ils soient protégés contre les influences politiques.
15 juin 2016 : Le Secrétaire général salue le dialogue constructif engagé avec les autorités polonaises sur la législation relative aux médias du secteur public.
07 juin 2016 : Dialogue expert entre le gouvernement polonais et le Conseil de l'Europe: publications des conclusions des experts
16 févr. 2016 : A son retour d'une visite en Pologne, le Commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe exprime sa préoccupation suite à l'adoption, en décembre 2015, d'une loi intérimaire dans le domaine du service public des médias, dans l'attente de l'adoption d'une réforme plus large de ce secteur, avant l'été 2016.
14 janv. 2016 : Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe mentionne les changements apportés à la loi polonaise relative à la radio et télé-diffusion dans son allocution devant le Comité des Ministres
06 janv. 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des medias appelle le gouvernement polonais à retirer les propositions législatives visant à modifier le processus de désignation des instances de gestion des diffuseurs publics.
05 janv. 2016 : Le Secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjørn Jagland fait part de son inquiétude concernant la nouvelle loi polonaise relative au service public de diffusion et son impact potentiel sur l'intégrité et l'indépendance des medias publics.
05 janv. 2016 : Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe demande au Président polonais de ne pas signer la nouvelle loi relative aux médias

Le journaliste Elvi Fundo attaqué à Tirana

Mise à jour : 14 mars 2017 L'État a répondu
Année 10 mars 2017 Pays Albanie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
10 mars 2017 Albanie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ , CPJ , Index , RSF Niveau 1

Le 8 mars 2017, Elvi Fundo, directeur du portail en ligne Citynews.al et Radio Best, a été battu par des assaillants non identifiés près de la gare de Tirana. Il a ensuite été envoyé à l'hôpital. Il a déclaré à Balkan Insight, le portail d'information du réseau Balkan Investigative Reporting : «Deux individus m'ont attaqué près de mon bureau à 10h30, causant des blessures (...) Je ne crois pas que ce soit une attaque politiquement motivée, mais le travail de criminels financés par des clans des médias corrompus liés au trafic de drogue ". Les politiciens albanais, y compris le Premier ministre Edi Rama, ainsi que l'Autorité des médias audiovisuels (AMA) et la représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, ont condamné l'attaque.

Réponses de l'État

Nouveau 14 mars 2017 : Réponse des autorités albanaises

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10 mars 2017 : La représentante de l'OSCE pour la liberté des médias condamne l'agression d'un journaliste en Albanie et appelle de ses voeux une enquête rapide.

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

Mise à jour : 14 mars 2017 Pas de réponse de l'État
Année 27 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
27 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin. Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention. Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş. Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin. Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux.

Mises à jour

26 oct. 2016 : Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016 : Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
12 août 2016 : En date du 12 août 2016, la FIJ / FEJ indique que 74 journalistes et travailleurs des médias ont été incarcérées après le coup échoué d'Etat du 15 juillet en Turquie.
26 juil. 2016 : Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.

Suites données

Nouveau 14 mars 2017 : Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
Nouveau 15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie

Un journaliste norvégien se voit refuser l'entrée en Russie

Pas de réponse de l'État
Année 13 mars 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
13 mars 2017 Fédération de Russie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Article 19 , AEJ , EFJ/IFJ , IPI , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 8 mars 2017, le rédacteur en chef de l'Observateur de Barents, Thomas Nilsen, s'est vu refuser l'entrée en Russie, bien qu'il soit en possession de documents de voyage valables et d'une accréditation pour réaliser un reportage dans le pays. Le journal Barents Observer est un journal indépendant basé en Norvège qui appartient à ses journalistes. Il couvre les développements dans l'Arctique européen et russe. Il rédige tout son contenu en anglais et en russe. Nilsen voyageait avec une délégation de la commission des affaires étrangères du Parlement danois à Murmansk, mais a été arrêté au poste frontière de Borisoglebsk. Il a été informé par les gardes-frontières qu'il se verrait refuser l'entrée et que son visa à entrées multiples de cinq ans serait annulé pour des raisons liées à la sécurité de l'État. On ne lui a pas précisé la raison pour laquelle il était maintenant considéré comme une menace pour la sécurité. Il n'a pas non plus eu accès à une procédure qui lui permettrait d’intenter un recours contre cette décision.

Des journalistes de la chaîne de télévision macédonienne A1 TV attaqués alors qu'ils couvraient une manifestation

Pas de réponse de l'État
Année 08 mars 2017 Pays "L'ex-République yougoslave de Macédoine" Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur RSF , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
08 mars 2017 "L'ex-République yougoslave de Macédoine" A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Non-étatique RSF , EFJ/IFJ , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

En Macédoine, deux journalistes de A1 TV, Aleksandar Todevski et le caméraman Vladimir Zhelchevski ont été battus le 28 février 2017 à Skopje alors qu'ils couvraient des manifestations devant le parlement et ont été emmenés à l'hôpital suite à l'attaque. La police a interrogé 12 personnes suite à l'attaque, mais personne n'a été détenu ou inculpé. Une série d'attaques sans précédent contre les journalistes a eu lieu ces derniers jours après que le chef du parti VMRO, Nikola Gruevski, a décrit ses adversaires comme des traîtres. Les journalistes Borjan Jovanovski de Novatv a été attaqué verbalement par un adolescent bqui lui a aussi craché au visage. Cet incident a été filmé et diffusé sur les médias sociaux; Ana Petrusheva de BIRN a été harcelée sur Twitter et l’adresse de son domicile y a été diffusée.

Le blogueur israélo-russe Aleksandr Lapshin doit être jugé en Azerbaïdjan

Pas de réponse de l'État
Année 07 mars 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur CPJ , AEJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
07 mars 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique CPJ , AEJ , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Aleksandr Lapshin, un blogueur israélo-russe, a été arrêté à Minsk, en Biélorussie, le 15 décembre 2016, à la demande de l'Azerbaïdjan et extradé à Bakou, le 7 février 2017. Lapshin risque une peine maximale de huit ans de prison pour avoir illégalement traversé les frontières de l'Azerbaïdjan lors de ses visites d'avril 2011, d'octobre 2012 et de juin 2016 au Haut-Karabakh et pour avoir lancé des «appels anti-étatiques au public» et critiqué la politique de l'Azerbaïdjan. Actuellement, Alexander Lapshin se trouve au centre de détention préventive de Kurdakhani de la prison d'enquête n ° 1 de Bakou.

Mehman Huseynov condamné à deux ans de prison pour diffamation

Mise à jour : 07 mars 2017 Pas de réponse de l'État
Année 10 janv. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
10 janv. 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 9 janvier 2017, Mehman Huseynov, blogueur et journaliste, a été arrêté au centre de Bakou par des policiers en civil et détenu au secret pendant la nuit. Mehman a rapporté que pendant qu'il était en garde à vue, la police a placé un sac sur sa tête et utilisé la force contre lui. Le 10 janvier, il a été conduit au tribunal du district de Nasimi, où il a été jugé pour désobéissance à la police (article 535.1 du Code des infractions administratives), une charge qui entraîne une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 30 jours. La Cour l'a relâché; il a cependant été condamné à une amende de 200 AZN (environ 100 EUR). Huseynov est bien connu pour son journalisme d'investigation, axé sur la corruption de l'élite azerbaïdjanaise. Plus récemment, il avait diffusé sur internet des photos de propriétés de luxe, qui, selon lui, appartenaient à des fonctionnaires du gouvernement. Il fait depuis longtemps l’objet de pressions des autorités et a été soumis à une interdiction de voyager pendant plusieurs années.

Mises à jour

Nouveau 03 mars 2017 : Le 3 mars 2017, Mehman Huseynov a été condamné à deux ans de prison pour diffamation (article 147.2 du Code pénal - diffamation liée à un crime très grave) par le tribunal de district de Surakhani. Il a été arrêté dans la salle d'audience. Le chef de la police du district de Nasimi avait déposé plainte pour diffamation contre Huseynov, affirmant que le blogueur avait menti quand il a declare, suite à sa libération en janvier, qu'il avait été battu par la police, qui avait exigé qu'il arrête ses activités de blogueur. Mehman Huseynov est la première personne condamnée pour calomnie en Azerbaïdjan.

Suites données

Nouveau 07 mars 2017 : La Représentante pour la liberté des médias et le responsable des droits de l'homme de l'OSCE appellent à la liberation d'un blogueur et défenseur des droits de l'homme en Azerbaïdjan.
Nouveau 03 mars 2017 : Le Commissaire aux droits de l'Homme qualifie de "consternante" la condamnation à deux ans de prison prononcée à l'encontre de Mehman Huseynov dans un cas de diffamation.
11 janv. 2017 : Le Commissaire aux Droits de l'Homme exprime ses inquiétudes au sujet du mauvais traitement, de l'arrestation et de la condamnation au paiement d'une amende du blogueur Mehman Huseynov
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