Dernières menaces à la liberté des médias

 

Agression d’un journaliste arménien qui assurait la couverture des élections parlementaires en Arménie

Pas de réponse de l'État
Année 20 avr. 2017 Pays Arménie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
20 avr. 2017 Arménie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Non-étatique EFJ/IFJ , AEJ , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Sisak Gabrielian, journaliste à la section arménienne de Radio Free Europe (RFE), a été agressé par des militants du Parti républicain d’Arménie (HHK), parti au pouvoir en Arménie , alors qu’il assurait la couverture des élections parlementaires à Erevan, le 2 avril 2017. Le journaliste a déclaré qu’après avoir remarqué que de nombreux votants d’un bureau de vote du quartier Kond de Erevan se rendaient à un bureau de campagne du HHK (certains ayant des billets dans leurs mains à leur sortie) avant d’aller voter au bureau de vote proche, il a été chassé par la force du bureau. Il a également déclaré que certains des militants du HHK l’ont frappé au visage et lui ont pris son téléphone portable qu’il avait utilisé pour filmer la conversation.

Décès d’un journaliste suite à deux violentes agressions

Pas de réponse de l'État
Année 20 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur Index , CPJ , EFJ/IFJ , INSI Niveau d'alerte Niveau 1
20 avr. 2017 Fédération de Russie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue Index , CPJ , EFJ/IFJ , INSI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Nikolay Andruschenko, fondateur et correspondant d’investigation pour l’hebdomadaire Novyi Petersburg est décédé le 19 avril 2017 par suite de ses blessures. Aux dires de la Directrice de Novyi Peterburg, Alevtina Ageyeva, le journaliste aurait été agressé à deux reprises en mars 2017. La première agression a eu lieu dans la soirée du 9 mars. Deux inconnus se sont approchés de lui, à proximité de son domicile, et lui ont demandé de leur remettre des documents et pièces relatifs à l’enquête qu’il menait sur l’abus de pouvoirs par des agents de police. Suite au refus du journaliste, ils l’ont frappé à plusieurs reprises à la tête avant de prendre la fuite. La deuxième agression a eu lieu quelques jours plus tard, quand le journaliste a été retrouvé inconscient avec une blessure au cerveau à proximité de son appartement. . Une enquête a été débutée par la police. Ageyeva declare qu’elle doute que la police mènera correctement l’enquête étant donné qu’Andruschenko menait des recherches sur la corruption, l’abus de pouvoir et l’usage de la torture par la police de Saint-Petersburg. Elle est convaincue que les deux agressions sont liées à l’activité professionnelle de journaliste. L’épouse d’Andruschenko précise qu’aucun des effets personnels du journaliste ne lui a été dérobé pendant l’agression.

Des fonctionnaires et des prédicateurs tchétchènes menacent des journalistes de Novaya Gazeta

Pas de réponse de l'État
Année 18 avr. 2017 Pays Fédération de Russie Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
18 avr. 2017 Fédération de Russie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le journal Novaya Gazeta a publié une déclaration le 13 avril 2017, disant qu’il craignait pour la sécurité de ses journalistes après que Adam Shahidov, un conseiller du Président tchétchène Ramzan Kadyrov, ainsi que des prédicateurs musulmans aient accusé le journal de diffamation et l’aient menacé de représailles à l’occasion d’un grand rassemblement dans une mosquée au centre de Grozny. Plus tôt ce mois-ci, Novaya Gazeta avait publié des articles d’investigation déclarant que plus de 100 hommes suspectés par les autorités d’actes homosexuels seraient détenus et torturés dans des prisons secrètes dans la république du Nord-Caucase. Selon Novaya Gazeta, au moins trois hommes auraient été tués. Lors du rassemblement du 3 avril 2017, qui a réuni 15.000 hommes environ, Shahidov avait traité les journalistes de Novaya Gazeta d’ « ennemis de notre foi et de notre patrie » et avait promis « vengeance ». La résolution adoptée lors du rassemblement incluait la “promesse que le châtiment atteindrait les semeurs de haine qui et où qu’ils soient, sans prescription possible”, selon Novaya Gazeta, qui affirmait dans sa déclaration qu’il était « évident que la résolution encouragera les fanatiques religieux à exercer des représailles contre nos journalistes ». Le Rédacteur en chef de Novaya Gazeta, Dmitry Muratov, a lancé une action auprès du Procureur Général le 8 avril 2017. Un journaliste de Novaya Gazeta qui a conduit une enquête et écrit sur la violation des droits des homosexuels tchétchènes a fui la Russie.

Menace de fermeture pour la Radio-Télévision publique

Pas de réponse de l'État
Année 18 avr. 2017 Pays Bosnie-Herzégovine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
18 avr. 2017 Bosnie-Herzégovine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , RSF Niveau 2
Pas de réponse de l'État

La Radio-Télévision de Bosnie et Herzégovine (BHRT) pourrait être contrainte de fermer du fait de l’absence d’accord sur un plan de financement durable des médias de radio-télédiffusion du service public. Le BHRT qui est en proie à des difficultés financières, notamment des arriérés de versement de salaires et de paiement de fournisseurs tels que L'Union Européenne de Radio-Télévision (UER), fonctionne depuis juin 2016 sur la base de services largement réduits, se limitant à la diffusion de compétitions sportives et à la rediffusion d’anciennes émissions. L’UER aurait intenté une action pour paiement des dettes accumulées, qui totalisent une somme substantielle et aurait placé la BHRT sous le coup d’une sanction de niveau 3, provoquant l’arrêt de ses services vis-à-vis du radio-télédiffuseur public. Le risque de fermeture pour le BHRT s’en trouve accru.

Suites données

Nouveau 18 avr. 2017 : Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias affirme que la fermeture du radio-télédiffuseur public en Bosnie-Herzégovine n'est ni une solution ni une option

Arrestation de journalistes dans le contexte de la vague de répression massive suite au coup d'etat manqué en Turquie

Mise à jour : 13 avr. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 27 juil. 2016 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
27 juil. 2016 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 25 juillet, le Procureur anti-terrorisme turc Irfan Fidan a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes dans le cadre de la vaste répression intervenant dans le sillage du coup d'Etat manqué contre le président Erdoğan. Selon l'agence de presse Anatolian News, les journalistes qui font l'objet de ces mandats sont : Abdullah Abdulkadiroğlu, Abdullah Kılıç, Ahmet Dönmez, Ali Akkuş, Arda Akın, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bilal Şahin, Bülent Ceyhan, Bülent Mumay, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cevheri Güven, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Erkan Akkuş, Ertuğrul Erbaş, Fatih Akalan, Fatih Yağmur, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Kamil Maman, Kerim Gün, Levent Kenez, Mahmut Hazar, Mehmet Gündem, Metin Yıkar, Muhammed Fatih Uğur, Mustafa Erkan Acar, Mürsel Genç, Selahattin Sevi, Seyid Kılıç, Turan Görüryılmaz, Ufuk Şanlı, Ufuk Emin Köroğlu, Yakup Sağlam et Yakup Çetin. Selon NTV et CNN-Turk, Nazli Ilicak, journaliste réputé et ancien parlementaire, figure parmi les journalistes visés par les mandats. Il avait été licencié du quotidien pro-gouvernemental Sabah daily en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale lié à la corruption. Le 27 juillet, le journaliste Nuriye Akman a été placé en détention. Le 27 juillet, des procureurs d'Istanbul ont émis des mandats d'arrêt à l’encontre de 47 anciens cadres et éditorialistes du journal Zaman : Osman Nuri Öztürk, Ali Akbulut, Bülent Keneş, Mehmet Kamis, Hüseyin Dogme, Süleyman Sargın, Veysel Ayhan, Şeref Yılmaz, Mehmet Akif Afsar, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Kardıç, Metin Tamer Gökçeoğlu, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Sevgi Akarçeşme, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Ahmet Turan Alkan, Lalezar Sarıibrahimoğlu, Ali Bulaç, Bülent Korucu, Ihsan Duran Dağı, Nuriye Ural, Hamit Çiçek, Adil Gülçek, Hamit Bilici, Şenol Kahraman, Melih Kılıç, Nevzat Güner, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Sedat Yetişkin, Oktay Vızvız, Abdullah Katircioglu, Behçet Akyar, Murat Avcioglu, Yüksel Durgut, Zafer Özsoy, Cumes Kaya, Hakan Taşdelen , Osman Nuri Arslan, et Ömer Karakaş. Ce même jour, l’éditorialiste de Zaman Şahin Alpay a été arrêté après que la police ait fait irruption dans sa maison aux premières heures du matin. Lale Sarıibrahimoğlu, qui travaillait pour Zaman et Today’s Zaman et actuellement pour IHS Jane’s Defence Weekly, a été également appréhendée par la police à son domicile tôt dans la même journée. Elle avait couvert en détail les questions concernant les forces armées de Turquie, leurs actifs financiers, et les lacunes en termes de transparence et de responsabilité. Elle est de santé fragile depuis plusieurs années et son état exige un accès garanti à des soins médicaux.

Mises à jour

Nouveau 13 avr. 2017 : Le 11 avril 2017, un acte d'accusation concernant des journalistes et chroniqueurs du quotidien Zaman a été déposé auprès de la 13ème Cour pénale d'Istanbul. L'acte d'accusation requiert trois condamnations à perpétuité consécutives pour les 30 défendeurs accusés d’avoir tenté de renverser le gouvernement. 30 journalistes, dont 21 sont déjà détenus, ont été inculpés. Les défendeurs comprennent Mümtazer Türköne, Ahmet Turan Alkan, Şahin Alpay, Mustafa Ünal et Ali Bulaç, anciens auteurs de Zaman. Les journalistes sont accusés de «tentative de coup d'Etat» motif pour lequel le procureur exige trois condamnations à perpétuité consécutives sans possibilité de libération conditionnelle. En outre, le procureur exige jusqu'à 15 ans de prison pour tous les suspects accusés de «participation à une organisation terroriste». Selon l'agence d'information Anatolie, les défendeurs sont Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Bulaç, Ahmet Metin Sekizkardeş, Ahmet Turan Alkan, Alaattin Güner, Cuma Kaya, Faruk Akkan, Hakan Taşdelen, Hüseyin Belli, Hüseyin Turan, İbrahim Karayeğen, İsmail Küçük, Mehmet Özdemir, Murat Avcıoğlu, Mustafa Ünal, Onur Kutlu, Sedat Yetişkin, Şeref Yılmaz, Yüksel Durgut ve Zafer Özsoy tutuklu, Ahmet İrem, Ali Hüseyinçelebi, Süleyman Sargın, Osman Nuri Arslan, Osman Nuri Öztürk, Lalezer Sarıibrahimoğlu, Nuriye Ural et Orhan Kemal Cengiz . Sarıibrahimoğlu, Ural et Cengiz sont répertoriés comme suspects libres en attente d’un procès.
26 oct. 2016 : Le 26 octobre 2016, la liste des journalistes détenus a été mise à jour. Les 24 journalistes suivants, arrêtés dans la cadre de l'état d'urgence en lien avec l'enquête relative à la tentative de coup, y ont été ajoutés : Abdullah Özyurt, Ahmet Yavaş, Ayşenur Parıldak, Aytekin Gezici, Aziz İstegün, Bayram Parlak, Cumali Önal, Gültekin Avcı, Eda Şanlı, Halil İbrahim Mert, İbrahim Karayeğen, Kenan Baş, Lokman Erdoğan, Mehmet Kuru, Murat Aksoy, Nurullah Kaya, Nuri Durna, Olgun Matur, Osman Yakut, Özkan Mayda, Tuncer Çetinkaya, Vahit Yazgan, Vedat Demir et Yalçın Güler. La plupart d'entre eux sont d'anciens journalistes ou cadres de Zaman. Par ailleurs, 12 journalistes, arrêtés dans le cadre de l'état d'urgence mais hors de l'enquête relative à la tentative de coup, ont également été ajoutés à la liste des journalistes détenus : Ali Aşikar, Erdem Mühirci, Hülya Karakaya, İlker İlkan, Mehmet Anıl, Mehmet Arslan, Necmiye Alpay, Nizamettin Yılmaz, Rabia Özkaya, Selahattin Koyuncu, Şirin Çoban et Zeynel Abidin Bulut.
18 oct. 2016 : Au 18 octobre 2016, 35 des 89 journalistes visés par l'un des deux mandats d'arrêt de masse émis après la tentative de coup ont été arrêtés : Abdullah Kılıç, Ali Akkuş, Nazlı Ilıcak, Bayram Kaya, Bünyamin Köseli, Cemal Azmi Kalyoncu, Cihan Acar, Cuma Ulus, Emre Soncan, Ercan Gün, Habip Güler, Hanım Büşra Erdal, Haşim Söylemez, Hüseyin Aydın, İbrahim Balta, Mustafa Erkan Acar, Seyid Kılıç, Ufuk Şanlı, et Yakup Çetin - Şeref Yılmaz, Ahmet Metin Sekizkardeş, Alaattin Güner, Faruk Akkan, Mümtazer Türköne, Şahin Alpay, Ali Ünal, Mustafa Ünal, Ahmet Turan Alkan, Ali Bulaç, Mehmet Özdemir, Fevzi Yazıcı, Murat Avcıoğlu, Zafer Özsoy, Cuma Kaya et Hakan Taşdelen. Le 12 octobre, les ex-éditorialistes de Taraf et Zaman Lalezar Sarıibrahimoğlu et Nuriye (Akman) Ural ont été mises en liberté provisoire dans l'attente de leur procès. Une cour pénale d'Istanbul a décidé qu'il y avait des motifs suffisants pour les suspecter d'appartenir à la soi-disante organisation terroriste Fethullah Gülen/ Structure d'Etat parallèle, ou FETÖ/PDY, mais a également précisé que leur cas ferait l'objet d'un examen complémentaire afin de déterminer s'il s'avère suffisament solide pour continuer les poursuites. Sur ce fondement, en appel, elles ont été remises en liberté assortie de mesures de contrôle judiciaire. Toutes les deux sont interdites de sortie de territoire. A ce jour, dix journalistes ont été libérés: Arda Akın, Bülent Mumay, Mehmet Gündem, et Yakup Sağlam - Zeki Önal, Hilmi Yavuz, Lalezar Sarıibrahimoğlu (Lale Kemal), İhsan Duran Dağı, Nuriye (Akman) Ural et Osman Nuri Arslan.
12 août 2016 : En date du 12 août 2016, la FIJ / FEJ indique que 74 journalistes et travailleurs des médias ont été incarcérées après le coup échoué d'Etat du 15 juillet en Turquie.
26 juil. 2016 : Aux premières heures du 26 juillet 2016, le journaliste et ancien parliamentaire Nazlı Ilıcak, l'un des 42 journalistes faisant l'objet des mandats d'arrêt dans le cadre de la répression faisant suite à la tentative de coup d'Etat, a été arrêté à Bodrum, localité de la province égéenne de Muğla. Selon les médias turcs, six autres journalistes figurant sur la liste ont également été arrêtés : Yakup Sağlam, İbrahim Balta, Seyit Kılıç, Bayram Kaya, Cihan Acar et Hanım Büşra Erdal.

Suites données

Nouveau 14 mars 2017 : Opinion de la Commission de Venise relative aux mesures prises dans les récents décrets d'application de l'état d'urgence en matière de liberté des médias
15 févr. 2017 : Commissaire aux droits de l'homme : Des mesures urgentes sont nécessaires pour rétablir la liberté d’expression en Turquie

Pression du Premier Ministre sur le radiodiffuseur public au sujet de la couverture éditoriale

Pas de réponse de l'État
Année 13 avr. 2017 Pays République slovaque Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur IPI Niveau d'alerte Niveau 2
13 avr. 2017 République slovaque E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique IPI Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Dans une allocution du 6 avril 2017, devant le Parlement de Slovaquie, le Premier ministre Robert Fico, en qualité de chef du parti Direction - Démocratie sociale (Smer-SD), a annoncé qu'il donnerait des instructions aux députés pour changer la direction de la Radio et Télévision de Slovaquie (RTVS), le radiodiffuseur public. Il est prévu que le Parlement décide en juin de maintenir à son poste ou de remplacer le directeur général actuel de RTVS, Václav Mika, qui s’approche de la fin d'un mandat de cinq ans. Fico a critiqué la couverture de l’actualité du diffuseur, l'accusant d'être partial et de poser des questions injustes. Il a également déclaré qu'il donnerait aux législateurs une « orientation claire» recommandant un changement de la direction de RTVS. L'appel fait écho aux déclarations de Fico plus tôt dans la semaine accusant le radiodiffuseur de n'être « plus un service public » et d’être « orienté vers l'opposition ». RTVS a fait l'objet de critiques de la part des législateurs du Parti national slovaque (SNS), puisqu'ils ont rejoint un gouvernement de coalition avec Smer en 2016. Les députés de Smer ont fait face à des accusations de pression similaires en 2012 lorsqu'ils ont élu Mika pour un mandat de cinq ans après qu’il ait été mis un terme de manière controversée au mandat du directeur général de la RTVS alors en place, Miroslava Zemková. Ce dernier s’était abstenu d’informer les législateurs du lancement d'un appel d’offre. La plupart des partis de l'opposition ont boycotté le vote de 2012 élisant Mika, le considérant comme une tentative de Smer pour affirmer son contrôle politique sur la RTVS.

Douze ans d'impunité dans la cas du meurtre d'Elmar Huseynov

Mise à jour : 13 avr. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 03 mars 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie D. Impunité Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 1
03 mars 2017 Azerbaïdjan D. Impunité Etatique EFJ/IFJ , AEJ , Index , IPI Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 2 mars 2005, Elmar Huseynov, un journaliste azerbaïdjanais travaillant pour le magazine Monitor, a été abattu devant son appartement à Bakou à la suite d'une attaque planifiée. Le journaliste avait reçu de nombreuses menaces liées à son travail avant que le meurtre ne se produise. En avril 2005, des enquêteurs azerbaïdjanais ont annoncé l'identification de six suspects géorgiens liés à ce meurtre, qui de «meurtre prémédité» a été requalifié en «acte de terrorisme» visant à déstabiliser le pays. Bien que le président Ilham Aliyev ait promis de trouver et de punir le commanditaire du meurtre du journaliste, douze ans plus tard, les autorités n'ont été en mesure de présenter des suspects à la justice.

Mises à jour

Nouveau 13 avr. 2017 : Le 13 avril 2017, la CEDH a rendu son jugement dans l'affaire Huseynova c. Azerbaïdjan, concluant à une violation de l'Article 2 (droit à la vie/enquête).

Mehman Huseynov condamné à deux ans de prison pour diffamation

Mise à jour : 12 avr. 2017 Pas de réponse de l'État
Année 10 janv. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
10 janv. 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , AEJ , CPJ , EFJ/IFJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 9 janvier 2017, Mehman Huseynov, blogueur et journaliste, a été arrêté au centre de Bakou par des policiers en civil et détenu au secret pendant la nuit. Mehman a rapporté que pendant qu'il était en garde à vue, la police a placé un sac sur sa tête et utilisé la force contre lui. Le 10 janvier, il a été conduit au tribunal du district de Nasimi, où il a été jugé pour désobéissance à la police (article 535.1 du Code des infractions administratives), une charge qui entraîne une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 30 jours. La Cour l'a relâché; il a cependant été condamné à une amende de 200 AZN (environ 100 EUR). Huseynov est bien connu pour son journalisme d'investigation, axé sur la corruption de l'élite azerbaïdjanaise. Plus récemment, il avait diffusé sur internet des photos de propriétés de luxe, qui, selon lui, appartenaient à des fonctionnaires du gouvernement. Il fait depuis longtemps l’objet de pressions des autorités et a été soumis à une interdiction de voyager pendant plusieurs années.

Mises à jour

Nouveau 12 avr. 2017 : Le 12 avril 2017, la Cour d'Appel a confirmé la condamnation à deux ans de prison de Mehman Huseynov.
Nouveau 03 mars 2017 : Le 3 mars 2017, Mehman Huseynov a été condamné à deux ans de prison pour diffamation (article 147.2 du Code pénal - diffamation liée à un crime très grave) par le tribunal de district de Surakhani. Il a été arrêté dans la salle d'audience. Le chef de la police du district de Nasimi avait déposé plainte pour diffamation contre Huseynov, affirmant que le blogueur avait menti quand il a declare, suite à sa libération en janvier, qu'il avait été battu par la police, qui avait exigé qu'il arrête ses activités de blogueur. Mehman Huseynov est la première personne condamnée pour calomnie en Azerbaïdjan.

Suites données

Nouveau 07 mars 2017 : La Représentante pour la liberté des médias et le responsable des droits de l'homme de l'OSCE appellent à la liberation d'un blogueur et défenseur des droits de l'homme en Azerbaïdjan.
Nouveau 03 mars 2017 : Le Commissaire aux droits de l'Homme qualifie de "consternante" la condamnation à deux ans de prison prononcée à l'encontre de Mehman Huseynov dans un cas de diffamation.
11 janv. 2017 : Le Commissaire aux Droits de l'Homme exprime ses inquiétudes au sujet du mauvais traitement, de l'arrestation et de la condamnation au paiement d'une amende du blogueur Mehman Huseynov

Un journaliste grec arrêté pour diffamation

Pas de réponse de l'État
Année 11 avr. 2017 Pays Grèce Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur IPI , Index Niveau d'alerte Niveau 1
11 avr. 2017 Grèce B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique IPI , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le journaliste grec d'investigation Kostas Vaxevanis a été détenu par la police pour diffamation après qu’il se soit présenté volontairement au poste de police de Kallithea à Athènes le 10 avril 2017. Un procureur a ensuite ordonné sa libération dans l’attente d’une enquête préliminaire. Les accusations portent sur un article publié le 9 avril 2017 dans le journal Documento alléguant que Stavroula Nikolopoulou-Stournara, épouse du gouverneur de la banque centrale de Grèce, avait profité de l'influence de son mari pour obtenir un financement public pour organiser des conférences médicales sans passer par un appel d'offres public. L’article soulevait également des questions sur les liens de Nikolopoulou-Stournara avec l'industrie pharmaceutique ainsi que l'implication de son mari, Yannis Stournaras, dans des conférences. Nikolopoulou-Stournara, dont la maison a été fouillée l'année dernière dans le cadre d'une enquête sur une éventuelle corruption impliquant le Centre de contrôle et de prévention des maladies de Grèce, a rejeté les allégations énoncées dans l’article et a porté plainte pour diffamation contre Vaxevanis. En mars 2015, un tribunal avait condamné Vaxevanis à 26 mois de prison pour avoir diffamé un éminent homme d'affaires grec, Andreas Vgenopoulos, dans le cadre d'une enquête sur la crise financière qui a eu lieu à Chypre de 2012 à 2013. En septembre 2016, une formation de trois juges de la Cour d'appel d'Athènes avait cassé à l'unanimité la condamnation.

Des sites d'information d'opposition et indépendants bloqués

Pas de réponse de l'État
Année 11 avr. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur Index , Article 19 Niveau d'alerte Niveau 2
11 avr. 2017 Azerbaïdjan E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique Index , Article 19 Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 27 mars 2017, l'accès à trois sites internet a été bloqué a déclaré la plateforme d’information indépendante contact.az. Les sites de Meydan TV, Azadliq Qezeti et du service local de Radio Free Europe / Radio Liberty étaient devenus inaccessibles à l'intérieur du pays. Selon des sources indépendantes, Azerbaijan Saadi (l’heure d'Azerbaïdjan) a également été inaccessible durant la semaine précédente. Azerbaijan Saadi est une chaîne vidéo YouTube, gérée par le rédacteur en chef du journal d'opposition Azadliq, qui vit actuellement en exil.

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