Dernières menaces à la liberté des médias

 

La loi sur le secret des sources journalistiques ignorée

Pas de réponse de l'État
Année 27 févr. 2017 Pays Belgique Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
27 févr. 2017 Belgique E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le parquet de Bruxelles a ordonné l’audition par la police de la journaliste Pauline Deglume, du quotidien « La Dernière Heure », le 23 février 2017, à Bruxelles. La journaliste a été interrogée en tant que « suspect » suite au dépôt d’une plainte par la Société des Transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), afin d’identifier la source de ses informations concernant un article qu’elle avait publié le 17 janvier 2015 sur la surveillance des stations de métro bruxelloises. La journaliste et les organisations professionnelles de journalistes ont dénoncé cette intimidation et violation de la loi belge du 7 avril 2005 relative à la protection des sources journalistiques. La loi précise que seul un juge d’instruction (pas le parquet ni la police) peut interroger un journaliste sur ses sources et uniquement dans une situation de menace grave pour l’intégrité physique d’une personne et quand les informations demandées ne peuvent être obtenues d’aucune autre manière.

Deux journalistes harcelés par des manifestants d'extrême droite

Pas de réponse de l'État
Année 27 févr. 2017 Pays Grèce Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
27 févr. 2017 Grèce C. Harcèlement et intimidation de journalistes Non-étatique EFJ/IFJ , Index Niveau 2
Pas de réponse de l'État

Le 20 février 2017, deux journalistes ont été harcelés par des manifestants d'extrême droite lors d'un reportage en direct à Thessalonique, en Grèce. Maria Travlou, qui travaille pour la chaîne publique ERT3, et Eleni Latrou, pour la station privée Skai TV, ont été insultées et empêchées de faire leur travail par des hommes et femmes faisant partie de la soi-disant «Organisation des Patriotes» qui manifestaient à l'extérieur d'une école . Ces derniers empêchaient les enfants réfugiés de suivre des cours. Les manifestants ont couvert l'objectif de la caméra avec leurs mains et apostrophé en criant les journalistes, leur ordonnant de quitter l'endroit. La présentatrice a décidé d'arrêter la retransmission de la scène après quelques minutes.

Deniz Yücel, correspondant de "Die Welt" en Turquie, détenu

Pas de réponse de l'État
Année 24 févr. 2017 Pays Turquie Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
24 févr. 2017 Turquie B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique EFJ/IFJ , Article 19 , AEJ , CPJ , Index , IPI , RSF Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le correspondant du quotidien allemand ‘Die Welt’ Deniz Yücel a été arrêté à Istanbul le 14 février 2017. M. Yücel, qui possède la double nationalité allemande et turque, est accusé par les autorités turques d'appartenance à une organisation terroriste, de propagande et d'utilisation abusive d’informations, des charges réfutées par le défendeur ainsi que par les organisations de médias. Le journaliste avait fait un reportage - comme six autres journalistes travaillant pour des médias nationaux détenus fin décembre 2016 – sur les courriels que le collectif de pirates informatiques RedHack s’était procurés sur le compte de courrier électronique privé du ministre turc de l'Énergie, Berat Albayrak, gendre du Président Erdoğan. Les courriels saisis auraient révélé l’existence d’un contrôle sur les médias et l'utilisation de faux comptes Twitter pour influencer l’opinion en faveur de l’AKP, parti au pouvoir.

Le journaliste azerbaïdjanais Elchin Ismayilli en détention

Pas de réponse de l'État
Année 23 févr. 2017 Pays Azerbaïdjan Catégorie B. Détention et emprisonnement de journalistes Source de la menace Etatique Auteur Article 19 , Index Niveau d'alerte Niveau 1
23 févr. 2017 Azerbaïdjan B. Détention et emprisonnement de journalistes Etatique Article 19 , Index Niveau 1
Pas de réponse de l'État

Le 17 février 2017, Elchin Ismayilli, fondateur et rédacteur en chef de Kend.info, un site d'information en ligne réputé pour sa couverture des affaires de corruption et violations des droits de l'homme dans la région d'Ismayilli, a été placé en détention par la police. Il est accusé d'avoir menacé un fonctionnaire local et a été inculpé pour extortion et abus de position d'influence. Ismayilli nie les charges. Le 18 février, le tribunal du district de Nasimi a condamné Ismayilli à de la détention provisoire pour une période initiale de 24 jours. Ismayilli est actuellement détenu dans le centre de détention provisoire de Kurdakhani.

Le Procureur de Crimée ouvre une enquête criminelle à l'encontre du journaliste Mykola Semena

Mise à jour : 22 févr. 2017 L'État a répondu
Année 22 avr. 2016 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur CPJ , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 2
22 avr. 2016 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique CPJ , AEJ , EFJ/IFJ , Index Niveau 2

Le 19 avril 2016, des agents du FSB, dans la région ukrainienne de Crimée-annexée par la Russie, ont fait une descente et fouillé la maison du journaliste Mykola Semena (journaliste indépendant travaillant avec Krym.Realii, et le service Crimée de RFE / RL), ont confisqué son matériel de reportage, et l’ont brièvement détenu pour interrogatoire dans le cadre d'une enquête criminelle portant sur des accusations d’appels au séparatisme. Les accusations découlent d'un article publié par Krym.Realii sous un pseudonyme; Semena nie toute accusation. Selon son avocat, le FSB aurait dit à Semena qu'il était le principal suspect dans l'affaire et qu'il lui était interdit de quitter la région pendant toute la durée de l'enquête. En cas de condamnation, Semena risque jusqu'à cinq ans de prison. Le 19 avril 2016, le procureur général de Crimée, Natalia Poklonskaïa, a annoncé qu’un journaliste anonyme de Krym.Realii (Réalités de Crimée) était sous le coup d’une enquête du FSB pour un article publié par le site d’information en ligne qui, a-t-elle affirmé, avait cité les appels de militants ukrainiens à isoler la péninsule de Crimée et à mener une action militaire pour soustraire la région au contrôle russe. Le même jour, le bureau de Poklonskaya a déclaré dans un communiqué qu'elle suivait une affaire contre un journaliste anonyme de Krym.Realii, et que les procureurs envisageaient d'interdire le site en Crimée faisant valoir que leur examen des publications avait montré que le site d’information chercherait à «discréditer les actions de la Fédération de Russie sur le territoire de la Crimée, à inciter à la haine inter-ethnique et à diffuser des appels à l'extrémisme." Mykola Semena a été arrêté le 19 avril, puis libéré sous caution assortie de restrictions de mouvement, selon son avocat. Sur la base de la déclaration de l'avocat, le CPJ a conclu que les procureurs de Crimée supervisaient l’enquête contre Semena. C’est au moins la deuxième fois depuis l'annexion de la Crimée que les autorités russes en Crimée enquêtent sur un journaliste pour des accusations de séparatisme. En mars 2015, les agents du FSB ont fait une descente dans la maison des parents de la journaliste Anna Andriyevskaya, informant sa famille qu'elle était recherchée pour avoir lancé des appels publics en faveur de l'indépendance de la Crimée dans un article de novembre 2014.

Mises à jour

07 déc. 2016 : Le 7 décembre 2016, les avocats de Semena, Emil Kuberdinov et Andrei Sabinin, ont déclaré que leur client avait reçu les chefs d'accusation définitifs par écrit de la part des autorités imposées par la Russie en Crimée. Semena est accusé de disséminer "des appels visant à saper l'intégrité territoriale russe par l'intermédiaire des médias". Il risque une peine de cinq ans de prison s'il est condamné.
02 sept. 2016 : On 2 September, IFJ/EFJ launched an appeal, urging Russia to let a Ukrainian journalist return to Kiev for urgent treatment

Réponses de l'État

Nouveau 22 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Des journalistes frappés par des agents de sécurité et la police municipale à Kharkiv

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 16 nov. 2016 Pays Ukraine Catégorie A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , Index Niveau d'alerte Niveau 1
16 nov. 2016 Ukraine A. Atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique des journalistes Inconnue EFJ/IFJ , Index Niveau 1

Le 12 novembre 2016, à Kharkiv, deux journalistes du site d’information en ligne ‘Stop corruption’ et une journaliste du site d’information en ligne apravda.co ont été menacés et battus par quatre agents de sécurité et trois policiers, dans le centre commercial "Boulevard Français". Les journalistes enquêtaient sur l'effondrement du plafond du centre commercial. Le journaliste Sergei Medyanik a affirmé qu'il avait été menacé avec des armes, enchaîné et battu dans le sous-sol du centre commercial. Il a ajouté que les auteurs des violences avaient tenté de violer sa collègue, volé leur argent et cassé leurs smartphones. Les incidents ont été signalés aux autorités locales.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Les données personnelles de milliers de journalistes prétendument accrédités auprès des rebelles publiées sur un site ukrainien

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 12 mai 2016 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Non-étatique Auteur EFJ/IFJ , Index , IPI Niveau d'alerte Niveau 2
12 mai 2016 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Non-étatique EFJ/IFJ , Index , IPI Niveau 2

Une organisation ukrainienne appelée le «Centre de recherche d'éléments de crimes contre la sécurité nationale (Myrotvorets)" a publié sur son site des milliers de données personnelles de journalistes qui, selon elle, seraient accrédités auprès des mouvements rebelles dans l'est du pays. Les détails comprennent les noms, les employeurs, les adresses e-mail et les numéros de téléphones portables de plus de 4000 journalistes, dont 36 Ukrainiens et étrangers. La publication de ces données a été condamnée par les journalistes ukrainiens qui considèrent cela comme une tentative d'intimidation des journalistes les incitant à ne pas demander l'accès aux zones aux mains des rebelles en Ukraine par peur d'être accusés de trahison ou d’être lynché par la foule dans le pays.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernment ukrainien

Suites données

13 mai 2016 : Le Secrétaire Général écrit au Président ukrainien.
12 mai 2016 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias exprime son inquiètude au sujet de la sécurité des journalistes en Ukraine

Le conseil national pour la radio et la télévision d'Ukraine interdit la diffusion de la chaîne russe Dozhd TV

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 13 janv. 2017 Pays Ukraine Catégorie E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 2
13 janv. 2017 Ukraine E. Autres actes ayant des effets dissuasifs sur la liberté des médias Etatique EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau 2

Le 12 Janvier 2017, le Conseil national de la radio et télévision (CNRT) d'Ukraine a voté à l'unanimité la cessation de la retransmission de la chaîne russe Dozhd TV dans le mois à venir, suite à des reportages télévisés décrivant la Crimée comme appartenant à la Russie. Serhiy Kostynsky , membre du CNRT, a affirmé que les descriptions de la Crimée comme une république russe avaient provoqué la décision, mais que la chaîne avait également violé à plusieurs reprises les lois ukrainiennes relative à la publicité tout au long de l’année 2016. La Directrice de Dozhd TV, Natalya Sindeyev, a expliqué que la loi russe exige l'utilisation de cartes indiquant la possession de la Crimée par la Russie. Elle affirme également que la chaîne n'a reçu aucune notification officielle de manquement de la part des autorités ukrainiennes. Sur Twitter, la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatović, a qualifié l'interdiction de « très dommageable pour le pluralisme des médias en Ukraine ».

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Suites données

13 janv. 2017 : La Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias décrit la décision de stopper la diffusion de DozhdTV prise par NacRada comme très dommageable pour le pluralisme des medias en Ukraine.

Un journal local perquisitionné et son bureau mis sous scellés par les représentants des autorités locales de Kivertsy

Mise à jour : 17 févr. 2017 L'État a répondu
Année 19 sept. 2016 Pays Ukraine Catégorie C. Harcèlement et intimidation de journalistes Source de la menace Etatique Auteur EFJ/IFJ , AEJ Niveau d'alerte Niveau 2
19 sept. 2016 Ukraine C. Harcèlement et intimidation de journalistes Etatique EFJ/IFJ , AEJ Niveau 2

Le bureau du journal local ukrainien "Vilnym Shliakhom" (Voie libre) basé à Kivertsy, dans l’oblast de Volyn, a été perquisitionné et son bureau scellé par les représentants du conseil local dans la matinée du 8 septembre 2016, sans décision de justice ou du service d'exécution de l’Etat. Les portes du bureau ont été brisées, les serrures ont été changées et les locaux du journal ont été scellés par les représentants locaux, qui prétendaient agir sur "décision du conseil local”. Les agents de police sur place ne sont pas intervenus. Le rédacteur en chef du journal a été changé et la Charte modifiée par le chef du conseil du district de Kivertsy sans l'accord du personnel (qui est co-propriétaire du journal avec le conseil). Le raid n’est que la dernière action dans le conflit de longue date qui oppose les autorités du district de Kivertsy au journal au sujet du processus de privatisation lancé par le journal suite à l'adoption en Ukraine de la loi sur "la réforme de l'Etat et les médias imprimés municipaux". Le personnel de "Vilnymn Shkiakhom" a annoncé une grève illimitée à partir du 19 septembre, à cause des «actions illégales du gouvernement local", l'inaction des forces de l’ordre locales et l'incapacité à résoudre le conflit avec le conseil de district. Le Syndicat des médias indépendants d'Ukraine a condamné l'attaque et l’a dénoncé comme une tentative pour arrêter la privatisation. Les organisations internationales de journalistes ont fait appel au Président ukrainien, en tant que garant de la Constitution, pour faire cesser les attaques qui portent atteinte à la liberté des médias. Ils lui ont demandé d’utiliser tous les moyens possibles pour résoudre le conflit - les négociations, la création d’une commission de réconciliation, les appels au procureur général et au chef de la police nationale d'Ukraine - afin d'éviter la grève.

Réponses de l'État

Nouveau 17 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Impunité persistante suite au meurtre du journaliste ukrainien d'investigation Georgiy Gongadze

Mise à jour : 16 févr. 2017 L'État a répondu
Année 16 nov. 2016 Pays Ukraine Catégorie D. Impunité Source de la menace Inconnue Auteur EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau d'alerte Niveau 1
16 nov. 2016 Ukraine D. Impunité Inconnue EFJ/IFJ , AEJ , CPJ , Index , RSF Niveau 1

Pour marquer la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes, la FEJ, la FIJ, Index on Censorship, AEJ, RSF et le CPJ soumettent une alerte au Conseil de l'Europe au sujet de l'impunité persistante suite à l’enlèvement et au meurtre du journaliste ukrainien Georgiy Gongadze. Le 16 septembre 2000, le journaliste a disparu; son corps décapité a été retrouvé six semaines plus tard. Georgiy Gongadze avait enquêté sur la corruption au sein du gouvernement et sous la présidence de l’ancien président Koutchma. Dans les mois qui ont précédé sa mort, Gongadze avait signalé qu'il était sous surveillance et qu'il avait reçu des menaces. Après des années d'enquêtes, quatre anciens agents du Service secret ukrainien (SBU) ont été condamnés, mais personne n'a été condamné pour avoir ordonné et incité à commettre son meurtre. Au cours des seize dernières années, l'absence d'enquête efficace sur l'enlèvement et le meurtre de Georgiy Gongadze a eu un impact important sur la société ukrainienne et sur la communauté journalistique en général. Les organisations partenaires de la Plateforme du Conseil de l'Europe demandent aux autorités ukrainiennes de confirmer leur attachement à la liberté de la presse en traduisant en justice tous les responsables de la mort de Georgiy Gongadze.

Réponses de l'État

Nouveau 16 févr. 2017 : Réponse du Gouvernement ukrainien

Suites données

15 nov. 2016 : Pour la Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias, le meurtre de Gongadze doit faire l'objet d'une enquête approfondie. Elle appelle les autorités ukrainiennes à faire cesser le climat d'impunité.
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