Réserves et Déclarations pour le traité n°160 - Convention européenne sur l'exercice des droits des enfants

Déclarations en vigueur à ce jour
Situation au 27/02/2017

Albanie

Déclaration consignée dans une Note verbale de la Représentation Permanente de l'Albanie, datée du 18 octobre 2011, déposée avec l'instrument de ratification le 19 octobre 2011 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République d'Albanie déclare qu'elle appliquera la Convention à tous les litiges familiaux devant une autorité judiciaire concernant l'enfant relatifs à :

- l'examen des litiges découlant du mariage;
- l'examen des conséquences de la dissolution du mariage;
- la reconnaissance et la contestation de la maternité et de la paternité;
- l'examen des litiges pour l'octroi d'une pension alimentaire (entretien) obligatoire;
- l'exercice de la responsabilité parentale;
- l'adoption;
- la garde;
- la protection contre toutes les formes de violence.
Période couverte: 01/02/2012 -
Articles concernés : 1


Allemagne

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 10 avril 2002 - Or. angl./all.

Conformément à l’article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République Fédérale d’Allemagne appliquera la Convention européenne sur l’exercice des droits des enfants aux procédures devant le Tribunal de la famille ou le Tribunal de tutelle en conformité avec les dispositions suivantes de son Code Civil qui concernent la garde de l’enfant :

1. transfert du droit de déterminer le nom de l’enfant (article 1617 alinéas [2] et [3]),

2. substitution au consentement de l’autre parent eu égard à l’octroi du nom (article 1618, quatrième phrase),

3. transfert du pouvoir de décision dans les cas où existent des divergences de vues entre les parents pour ce qui concerne l’exercice de l’autorité parentale (article 1628),

4. retrait du pouvoir d’un parent, tuteur ou curateur, de représenter l’enfant (article 1629 alinéa [2], troisième phrase, et articles 1796 et 1915),

5. décision sur les divergences de vues entre les parents et un curateur (article 1630 alinéa [2]),

6. transfert des questions relatives à l’autorité parentale à la personne chargée de la garde de l’enfant (article 1630 alinéa [3]),

7. assistance aux parents pour la garde de l’enfant (article 1631 alinéa [3]),

8. placement d’un enfant impliquant une privation de liberté (articles 1631b, 1800 et 1915),

9. remise de l’enfant, détermination du droit de visite des tierces personnes, retrait de l’enfant à la personne chargée de la garde de l’enfant (article 1632) ou de l’époux ou de la personne titulaire du droit de visite (article 1682),

10. risques pour les intérêts de l’enfant (article 1666 et 1666a),

11. autorité parentale en cas de séparation des parents (articles 1671 et 1672),

12. suspension de l’autorité parentale (articles 1674 et 1678 alinéa [2]),

13. autorité parentale consécutive au décès d’un parent (article 1680 alinéa [2], et article 1681),

14. autorité parentale consécutive au retrait de la garde (article 1680 alinéa [3]),

15. droit de visite auprès de l’enfant (articles 1684 et 1685),

16. restriction ou exclusion du pouvoir de décision quant aux questions affectant la vie quotidienne ou l’entretien actuel (article 1687 alinéa [2], article 1687a, article 1688 alinéa [3], deuxième phrase, et alinéa [4]),

17. mesures quand les parents sont empêchés d’exercer leurs obligations afférentes à la garde (article 1693),

18. nomination d’un tuteur, d’un subrogé-tuteur ou d’un curateur (articles 1773 à 1792, articles 1915 et 1916),

19. décision sur les divergences de vues ou sur la répartition des devoirs entre plusieurs tuteurs ou curateurs (articles 1797, 1798 et 1915),

20. retrait de la garde confiée à un tuteur ou un curateur eu égard à l’éducation religieuse du pupille ou de la personne confiée à la garde du tuteur ou du curateur (article 1801, alinéa [1] et article 1915),

21. mesures préalables à la nomination d’un tuteur ou d’un curateur, ou lorsqu’un tuteur ou un curateur est empêché d’exercer ses obligations afférentes à la garde (articles 1846 et 1915),

22. démission d’un tuteur, d’un subrogé-tuteur ou d’un curateur (articles 1886 à 1889, articles 1895 et 1915),

23. modification et contrôle des ordonnances judiciaires (article 1696).
Période couverte: 01/08/2002 -
Articles concernés : 1


Autriche

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 25 juin 2008 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, l'Autriche déclare qu'elle appliquera la Convention à toutes les catégories de litiges familiaux devant une autorité judiciaire concernant:

- la garde
- les visites/les contacts
- l'adoption.
Période couverte: 01/10/2008 -
Articles concernés : 1


Chypre

Déclaration consignée dans une lettre du Représentant Permanent de Chypre, en date du 24 octobre 2005, enregistrée au Secrétariat Général le 25 octobre 2005 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, le Représentant Permanent de Chypre informe que suite à une décision du Conseil des Ministres (Dec. No 56.045) de la République de Chypre, la Convention s’applique à trois catégories de litiges familiaux devant une autorité judiciaire, à savoir : (1) garde, (2) adoptions et (3) protection contre les mauvais traitements et comportement inhumain.
Période couverte: 01/02/2006 -
Articles concernés : 1


Croatie

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 6 avril 2010 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République de Croatie désigne les catégories de litiges familiaux suivantes auxquelles la Convention a vocation à s'appliquer devant ses autorités judiciaires :

. procédures relatives à la détermination de la personne chargée de la garde de l'enfant lors du divorce des parents;
. procédures relatives aux modalités d'exercice de l'autorité parentale ;
. mesures pour la protection des droits personnels et intérêts d'un enfant ;
. procédure d'adoption, et
. procédure relative à la tutelle des mineurs.
Période couverte: 01/08/2010 -
Articles concernés : 1


Espagne

Déclaration consignée dans l’instrument de ratification déposé le 18 décembre 2014 – Or. fr.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, l’Espagne déclare que la Convention s’applique aux catégories de procédures suivantes :

- Procédures relatives à l’annulation de mariage, à la séparation et au divorce et aux modifications des mesures adoptées durant ces procédures.
- Procédures relatives exclusivement à la garde d’enfants mineurs ou aux demandes de pension alimentaire réclamée par un parent à l’autre, au nom des enfants mineurs.
- Procédures relatives à la filiation, à la paternité et maternité.
- Procédures relatives à la contestation de décisions administratives en matière de protection des mineurs.
- Procédures relatives à l’adoption de mesures de protection des mineurs dans les cas visés aux articles 158 et 216 du Code Civil.
- Procédures relatives à l’adoption de mesures concernant le retour de mineurs dans les cas d’enlèvements internationaux.
- Procédures relatives à la résolution des aspects liés à l’exercice de l’autorité parentale en cas de désaccord entre les parents (article 156 du Code Civil).
- Procédures relatives au placement et à l’adoption des mineurs (articles 1825 à 1832 du Code de Procédure civile de 1881).
- Nomination de tuteur ou curateur (articles 1833 à 1840 du Code de Procédure civile de 1881).
- Et, en règle générale, toute procédure familiale dans laquelle les droits du mineur peuvent être affectés par la décision adoptée.
Période couverte: 01/04/2015 -
Articles concernés : 1

Déclaration consignée dans l’instrument de ratification déposé le 18 décembre 2014 – Or. fr.

Dans le cas où la présente Convention serait ratifiée par le Royaume-Uni et étendue au territoire de Gibraltar, l'Espagne souhaite émettre la déclaration suivante :

1. Gibraltar est un territoire non autonome dont les relations extérieures relèvent de la responsabilité du Royaume-Uni et qui fait l'objet d'un processus de décolonisation conformément aux décisions et résolutions applicables de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

2. Les autorités de Gibraltar ont un statut d’Administration locale et exercent des compétences exclusivement internes qui trouvent leur origine et leur fondement dans une distribution et une attribution de compétences effectuées par le Royaume-Uni, conformément aux dispositions de sa législation interne, en tant qu’Etat souverain dont dépend ledit territoire non autonome.

3. Dès lors, il faut considérer que la participation éventuelle des autorités gibraltariennes à l'application de la présente Convention se réalisera exclusivement dans le cadre des compétences internes de Gibraltar, et ne pourra être interprétée comme altérant aucunement les déclarations formulées dans les deux paragraphes précédents.

4. La procédure prévue dans « l’Accord sur le régime relatif aux Autorités de Gibraltar dans le cadre de certains traités internationaux », conclu entre l’Espagne et le Royaume-Uni le 19 décembre 2007, ainsi que « l’Accord sur le régime relatif aux Autorités de Gibraltar dans le cadre des instruments de l’UE et de la CE et les traités y afférents », du 19 avril 2000, s’appliquent à la Convention européenne sur l'exercice des droits des enfants.

5. L’application au territoire de Gibraltar de ladite Convention ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d’un droit quelconque ni d’une situation quelconque concernant les espaces non envisagés à l’article X du Traité d’Utrecht, du 13 juillet 1713, conclu entre les Royaumes d’Espagne et de la Grande Bretagne.
Période couverte: 01/04/2015 -
Articles concernés : -


Finlande

Déclaration consignée dans l'instrument d'acceptation déposé le 29 novembre 2010 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la Finlande déclare que la Convention s’appliquera devant ses autorités judiciaires aux trois catégories de litiges familiaux suivants : l'établissement de la filiation parentale, l’adoption et la prise en charge d’un enfant.
Période couverte: 01/03/2011 -
Articles concernés : 1


France

Déclaration consignée dans l'instrument d'approbation déposé le 18 septembre 2007 - Or. frl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la France désigne les catégories de litiges familiaux suivantes auxquelles la Convention a vocation à s'appliquer devant une autorité judiciaire:

. procédures relatives aux modalités d'exercice de l'autorité parentale;
. procédures relatives à la détermination de la résidence de l'enfant;
. procédures relatives à l'organisation des modalités des rencontres des titulaires de l'autorité parentale avec l'enfant;
. procédures fixant les modalités du lien de l'enfant avec des tiers;
. procédure d'assistance éducative pour les enfants en danger.
Période couverte: 01/01/2008 -
Articles concernés : 1

Déclaration consignée dans l'instrument d'approbation déposé le 18 septembre 2007 - Or. frl.

La France interprète la notion de "détenteurs des responsabilités parentales" telle que définie à l'article 2b de la Convention comme visant les représentants légaux de l'enfant au sens du droit français.
Période couverte: 01/01/2008 -
Articles concernés : 2


Grèce

Déclaration consignée dans une Note Verbale remise au Secrétaire Général lors du dépôt de l'instrument de ratification, le 11 septembre 1997 - Or. fr.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention européenne sur l'exercice des droits des enfants, signée à Strasbourg le 25 janvier 1996, le Gouvernement de la République Hellénique déclare que les catégories de litiges familiaux devant une autorité judiciaire auxquelles la Convention susmentionnée a vocation à s'appliquer sont les suivantes :

- Affaires concernant la garde des enfants;
- Affaires concernant la communication entre parents et enfants;
- Affaires d'adoption.
Période couverte: 01/07/2000 -
Articles concernés : 1


Italie

Déclaration consignée dans une lettre du Représentant Permanent de l'Italie, en date du 23 juin 2003, remise à la Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe lors du dépôt de l'instrument de ratification, le 4 juillet 2003 - Or.fr.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, le Gouvernement de la République italienne indique comme différends auxquels la Convention peut s'appliquer, ceux visés aux article 145 du code civil, en matière d'autorité parentale ; 244, dernier alinéa, du code civil, en matière de filiation naturelle ; 247, dernier alinéa, du code civil, sur le même thème ; 264, alinéa 2, et 274 du code civil sur le même thème ; 322 et 323 du code civil en matière d'opposition du fils à certains actes d'administration des biens, accomplis par les parents.
Période couverte: 01/11/2003 -
Articles concernés : 1


Lettonie

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 30 mai 2001 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République de Lettonie déclare que les catégories de litiges familiaux devant une autorité judiciaire auxquelles ladite Convention s'applique sont:

1. les affaires de divorce;
2. les affaires concernant l'autorité parentale;
3. les affaires d'adoption;
4. les affaires concernant à la conclusion de transactions relatives aux biens des enfants;
5. les affaires concernant la séparation de l'enfant de sa famille;
6. les affaires concernant la garde des enfants.
Période couverte: 01/09/2001 -
Articles concernés : 1


L'ex-République yougoslave de Macédoine

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 15 janvier 2003 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphes 4 et 5, de la Convention, la République de Macédoine déclare que ladite Convention s’applique aux catégories suivantes de litiges familiaux : les procédures d’adoption, les affaires concernant la garde des enfants, les procédures lors de la décision sur la garde et l’éducation des enfants et les procédures concernant l’établissement de la filiation parentale (paternité et maternité), de même que lors des procédures lorsque la filiation parentale est contestée.
Période couverte: 01/05/2003 -
Articles concernés : 1


Malte

Déclaration consignée dans une Note Verbale de la Représentation Permanente de Malte, datée du 6 mars 2015, déposée avec l'instrument de ratification, le 9 mars 2015 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, Malte déclare que ces droits seront appliqués dans les procédures suivantes:

1. Procédures de séparation;
2. Annulation de mariage;
3. Procédures d'adoption;
4. Procédures de divorce;
5. Garde et entretien, ou droit de visite, des enfants.
Période couverte: 01/07/2015 -
Articles concernés : 1


Monténégro

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 1 octobre 2010 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, le Monténégro déclare que la Convention s’appliquera aux trois catégories de litiges familiaux devant une autorité judiciaire : la garde, l’adoption et les visites/contacts avec l’enfant.
Période couverte: 01/02/2011 -
Articles concernés : 1


Pologne

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification, déposé le 28 novembre 1997 - Or. pol./fr.

Conformément aux dispositions de l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République de Pologne déclare que ladite Convention s'appliquera aux catégories suivantes des litiges familiaux:

- demande d'adoption;
- tutelle;
- décisions sur les questions importantes relatives à la personne de l'enfant à défaut d'entente entre les parents.
Période couverte: 01/07/2000 -
Articles concernés : 1


Portugal

Déclaration consignée dans une lettre du Représentant Permanent du Portugal, datée du 31 mars 2014, déposée avec l'instrument de ratification le 31 mars 2014 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République portugaise précise les catégories suivantes de litiges familiaux devant une autorité judiciaire auxquelles la présente Convention s'applique :

1. procédures d’adoption;
2. procédures relatives à la protection et à la promotion des enfants et des jeunes ;
3. procédures relatives à la garde des enfants et des jeunes, ainsi qu’à l'administration de leurs biens.
Période couverte: 01/07/2014 -
Articles concernés : 1


République tchèque

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 7 mars 2001 - Or. engl.

Conformément à l’article 1, paragraphe 4 de la Convention européenne sur l’exercice des droits des enfants, ouverte à Strasbourg le 25 janvier 1996, la République tchèque déclare qu’elle appliquera la Convention aux procédures d’adoption, aux procédures de placement et aux procédures relatives à la limitation ou à la déchéance des responsabilités parentales, ainsi qu’à toute autre procédure familiale intéressant les droits de l’enfant.
Période couverte: 01/07/2001 -
Articles concernés : 1


Slovénie

Déclaration consignée dans une Note Verbale remise au Secrétaire Général lors du dépôt de l'instrument de ratification, le 28 mars 2000 - Or. angl.

Conformément à l’article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République de Slovénie déclare que les procédures stipulées par la Convention dans le domaine du droit de la famille sont les suivantes : les procédures relatives aux décisions concernant l’éducation de l’enfant, les procédures d’adoption, les procédures relatives au droit de garde, les procédures concernant la gestion des biens de l’enfant et les procédures de fixation du montant de la pension alimentaire.
Période couverte: 01/07/2000 -
Articles concernés : 1


Turquie

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 10 juin 2002 - Or. angl./tur.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, la République de Turquie a l'honneur de déclarer que la Convention s'appliquera aux catégories suivantes de litiges familiaux devant une autorité judiciaire :

1. litiges concernant le divorce,
2. litiges concernant la séparation,
3. litiges concernant la garde des enfants,
4. litiges concernant les droits de visite des parents,
5. litiges concernant l'établissement de la filiation paternelle par des décisions judiciaires.
Période couverte: 01/10/2002 -
Articles concernés : 1


Ukraine

Déclaration consignée dans l'instrument de ratification déposé le 21 décembre 2006 - Or. angl.

Conformément à l'article 1, paragraphe 4, de la Convention, l’Ukraine déclare que cette Convention s’applique à l’examen des cas suivants par les tribunaux :

. adoption d’un enfant,
. établissement de la tutelle,
. annulation ou retrait des droits parentaux,
. autres questions relatives aux relations entre les parents et un enfant,
. toute autre question qui concerne un enfant personnellement ainsi que toute question concernant sa famille (comprenant l’éducation, le rétablissement des droits parentaux, l’administration de ses biens).
Période couverte: 01/04/2007 -
Articles concernés : 1

Déclaration consignee dans une Note verbale du Ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine, datée du 12 octobre 2015, transmise par une Note verbale de la Représentation Permanente de l’Ukraine, datée du 13 octobre 2015, enregistrée au Secrétariat Général le 16 octobre 2015 – Or. angl.

Le Ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine présente ses compliments au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, en sa qualité de Dépositaire de la Convention européenne dans le domaine de l'information sur le droit étranger du 7 juin 1968, du Protocole additionnel à la Convention européenne dans le domaine de l'information sur le droit étranger du 15 mars 1978, de la Convention européenne pour la surveillance des personnes condamnées ou libérées sous condition du 30 novembre 1964, de la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées du 21 mars 1983, du Protocole additionnel à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées du 18 décembre 1997, de la Convention européenne sur la transmission des procédures répressives du 15 mai 1972, de la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 20 avril 1959, du Protocole additionnel à la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 17 mars 1978, du Deuxième Protocole additionnel à la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 8 novembre 2001, de la Convention européenne d’extradition du 13 décembre 1957, du Protocole additionnel à la Convention européenne d’extradition du 15 octobre 1975, du Deuxième Protocole additionnel à la Convention européenne d’extradition du 17 mars 1978, de la Convention européenne pour la répression du terrorisme du 27 janvier 1977, du Protocole portant amendement à la Convention européenne pour la répression du terrorisme du 15 mai 2003, de la Convention du Conseil de l'Europe pour la prévention du terrorisme du 16 mai 2005, de la Convention européenne sur la valeur internationale des jugements répressifs du 28 mai 1970, de la Convention sur la cybercriminalité du 23 novembre 2001, du Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques du 28 janvier 2003, de la Convention relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime du 8 novembre 1990, de la Convention du Conseil de l'Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme du 16 mai 2005, de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains du 16 mai 2005, de la Convention européenne sur l'exercice des droits des enfants du 25 janvier 1996, de la Convention sur les relations personnelles concernant les enfants du 15 mai 2003, de la Convention européenne sur la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière de garde des enfants et le rétablissement de la garde des enfants du 20 mai 1980, du la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels du 25 octobre 2007, de la Convention relative à l'établissement d'un système d'inscription des testaments du 16 mai 1972, de l’Accord relatif au trafic illicite par mer, mettant en oeuvre l'article 17 de la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes du 31 janvier 1995, de la Convention pénale sur la corruption du 27 janvier 1999, du Protocole additionnel à la Convention pénale sur la corruption du 15 mai 2003 (dénommés ci-après respectivement les « Conventions, Protocoles, Accord »), et a l’honneur de l’informer de ce qui suit.

En février 2014, la Fédération de Russie a lancé une agression armée contre l’Ukraine et occupé une partie du territoire de l’Ukraine – la République autonome de Crimée et la ville de Sebastopol, et exerce aujourd’hui le contrôle effectif de certains districts des oblasts de Donetsk et Louhansk de l'Ukraine. Ces actions sont en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et constituent une menace pour la paix et sécurité internationales. La Fédération de Russie, en tant qu’Etat agresseur et Force d’Occupation, porte l’entière responsabilité de ses actes et de leurs conséquences au regard du droit international.

La Résolution A/RES/68/262 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 27 mars 2014, a confirmé la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine au sein de ses frontières internationalement reconnues. Les Nations Unies ont également appelé l’ensemble des Etats, organisations internationales et agences spécialisées à ne reconnaître aucune modification du statut de la République autonome de Crimée et de la ville de Sebastopol.

A cet égard, l’Ukraine déclare qu’à compter du 20 février 2014 et pour la période d’occupation temporaire par la Fédération de Russie d’une partie du territoire de l’Ukraine – la République autonome de Crimée et la ville de Sebastopol – en raison de l'agression armée de la Fédération de Russie commise contre l’Ukraine et jusqu’à la restauration complète de l'ordre constitutionnel et du bon ordre et du contrôle effectif par l’Ukraine sur ces territoires occupés, ainsi que sur certains districts des oblasts de Donetsk et Louhansk de l'Ukraine qui ne sont temporairement pas sous le contrôle de l’Ukraine en raison de l'agression armée de la Fédération de Russie, l’application et la mise en œuvre par l’Ukraine des obligations au titre des Conventions, Protocoles et Accord précités, telle qu’appliqués aux territoires susmentionnés occupés et non contrôlés de l’Ukraine, est limitée et n’est pas garantie.

Les documents ou demandes faites ou émises par les autorités d'occupation de la Fédération de Russie, ses fonctionnaires à tous les niveaux dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol et par les autorités illégales dans certains districts des oblasts de Donetsk et Louhansk de l'Ukraine, qui ne sont temporairement pas sous le contrôle de l'Ukraine, sont nuls et non avenus et sans effet juridique indépendamment de la question de savoir s’ils sont présentés directement ou indirectement par les autorités de la Fédération de Russie.

Les dispositions des Conventions, Protocoles, Accord relatives à la possibilité de communication ou d’interaction directe ne s’appliquent pas aux organes territoriaux de l’Ukraine dans la République autonome de Crimée et la ville de Sebastopol, ainsi que dans certains territoires des oblasts de Donetsk et Louhansk de l'Ukraine, qui ne sont temporairement pas sous le contrôle de l’Ukraine. L’ordre de communication pertinent est déterminé par les autorités centrales de l’Ukraine à Kiev.
Période couverte: 16/10/2015 -
Articles concernés : -


Source : Bureau des Traités http://conventions.coe.int - * Disclaimer.